Journal de transition – septembre

Journal de transition, septembre 2018

— Rien écrit en août —

Au menu :

Achat et mise en route de la maison de transition
Énergie : hors-réseau ou en bord de réseau, l’eau, le feu…
Cadeaux de bienvenue
Connexion à la terre, sommeil, tapis de connexion, surrénales, chakra racine
Chélation, protocole Cutler
Travaux, devis, huisseries, aides financières
Religion, prière, paganisme
Psychédéliques, Marija Gimbutas, Jeremy Narby, Terence McKenna
Chélation, dump phase, détox
Toit, charpente
Devis, aides financières, entreprises RGE, isolation, gain énergétique
Circulation des énergies
Histoire de la maison

 

Dimanche 16 septembre, 7h30.

A y est. L’achat de la maison de « transition », c’est fait.

Signature dûment fêtée quasi dès l’arrivée, avec un petit apéro en solo sur la terrasse.

Début du ménage

Je n’ai pas encore les toilettes sèches, ni le triple ou double vitrage mais la cuisinière à bois est quasi en état de fonctionner (reste à virer la laine de verre et d’éventuels autres trucs incombustibles égarés dedans), j’ai le certificat de ramonage, j’ai l’eau (avec un compteur tout neuf, le seul truc neuf de la maison), et le ramoneur-plombier-chauffagiste repasse demain pour réparer la fuite sous la baignoire, du coup je pourrai en principe me servir de l’eau dès demain, et j’ai l’électricité, vu que je ne compte pas tenter de « sortir » du réseau tout de suite.
D’abord en bord de réseau et peut-être à terme sortir du réseau, sortir au moins du nucléaire.

Là, vu que je galère pour raccorder ma bouteille de campingaz à mon vieux réchaud, j’ai craqué, pour avoir de l’eau chaude de bon matin, j’ai acheté une bouilloire électrique à 10 euros.
SHAME (shame = honte, en anglais)!!!

Bon, le gaz non plus ce n’est pas très « off grid »/hors-réseau (oui je suis bilingue, pardon), c’est de l’énergie non-renouvelable mais je me vois mal mettre en route la cuisinière à bois juste pour chauffer mon demi-litre d’eau pour le café (très délavé). Je suppose que les anciens laissaient la cuisinière à bois allumée toute l’année, ne serait-ce qu’à petit feu pour avoir de l’eau chaude tous les jours ? Ou peut-être que les cuisinières de ce genre sont apparues en même temps que les bouteilles de gaz ? Et du coup en été, on laissait la cuisinière éteinte et on se contentait de la gazinière ? Parce que là en journée je suis encore en tshirt. Quand l’air fraîchit dehors, l’intérieur de la maison reste tiède, même le matin, la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur reste très nette (et appréciable). Le sol et les murs font masse (sur le plein thermique), c’est agréable. Ce le sera peut-être un peu moins en hiver…
Bref.
J’ai amené les WC chimiques de « ma » petite cabane du Jura (« chimique » aux huiles essentielles, hein, quand même).
Hier j’ai été faire connaissance avec le bourg du village. J’ai pris un café à l’auberge, on m’a gentiment rempli 2 bidons d’eau, parce qu’on n’est pas sûr que l’eau des toilettes publiques soit potable.

Demain j’irai faire connaissance avec la mairie, je demanderai si l’eau des WC publics est potable, faut aussi que je transmette des remerciements à l’employé de mairie qui a fait les travaux du compteur d’eau alors que je n’étais pas encore là. C’était agréable de trouver un truc déjà fait à mon arrivée, comme de voir la factrice s’arrêter devant la maison alors que je venais d’arriver, pour me donner une lettre d’Orange (la ligne téléphonique n’est pas prête à être rouverte, mais bon, au moins Orange sait où me trouver).

Hier j’ai fait connaissance avec des voisins, l’un d’eux m’a offert un cadeau de bienvenue génial : une paire de baguettes de sourcier faites maison, à la minute, au cas où ça pourrait m’aider à trouver ma fosse sceptique. Les baguettes marquent bien certains endroits mais soit je ne creuse pas assez profond, soit je ne suis pas douée et c’est juste n’importe quoi, soit il se peut aussi qu’elles marquent juste des canalisations du réseau d’épandage (ou des galeries de taupe)…
Bref, je me donne encore la journée pour trouver, après je repousse le rendez-vous avec l’entreprise qui doit venir vidanger la fosse, en principe demain.
J’ai eu un autre cadeau de bienvenue impromptu que je trouve de bon augure: au magasin bio situé à la sortie d’Autun, où je me suis arrêtée vendredi après la signature chez le notaire, il y avait une tombola, je me suis inscrite et, truc de fou, moi qui ne gagne jamais rien, j’ai gagné un petit sac de produits « Bonneterre », dont une tasse, dans laquelle je bois mon café-chicorée bio délavé, mon rituel matinal. J’ai aussi amené des tasses, que j’avais achetée à Prague en 1998, et auxquelles je tiens un peu (« Ahhh, revoir Prague et mourir ! », Lol!)… Mais je me suis dit qu’il fallait honorer le cadeau et s’en servir, comme je vais me servir du chocolat et des fruits secs. Les petits gâteaux glutenisés, par contre, je les offrirai à je ne sais qui (à quelqu’un que je n’aime pas ??! re-lol).

J’ai la tête qui part dans tous les sens quand je pense à tous les trucs « à faire ».
Par exemple penser à demander au merveilleux ramoneur-plombier-chauffagiste qui passe demain…. (oui, c’est précieux, un plombier qui ne soit pas débordé au point de ne pas rappeler et qui peut caser un dépannage en quasi urgence en 48h)… lui demander de me faire un devis pour un ballon d’eau chaude, tant qu’il y est. J’ai oublié de lui en parler hier. Je ne me souvenais plus qu’il m’avait dit qu’il est aussi plombier-chauffagiste.
A la base je le faisais venir juste pour ramoner les deux conduits de cheminée : celui de la cuisinière et de la chaudière. Mais le conduit de la cuisinière lui a pris un gros moment (ça n’avait pas été ramoné probablement depuis au moins 20 ans) et j’avais ce soucis de fuite sous la baignoire et je n’arrivais pas à enlever la trappe de la baignoire pour accéder au dessous, ne serait-ce que pour éponger, donc on a dévié et du coup il a juste regardé la chaudière, qui est trop vétuste pour lui (il connaît mieux le neuf que l’ancien, c’est bien honnête de le dire) et donc, on a zappé le ramonage du conduit de la chaudière pour faire le diag de la fuite sous la baignoire.

Je crois qu’il est fort probable que je fasse carrément virer la chaudière sans chercher ni à la réparer, ni à la remplacer. Et la cuve de fioul virera avec. Ca me rebute franchement d’avoir autant de pétrole chez moi. Moi qui culpabilise déjà d’avoir acheté une bouilloire en plastique, alors une cuve de bien 1000L de fioul…
Je vais voir cet hiver si c’est vivable de se contenter de la cuisinière à bois (oui, soyons fou!).

Avec des doubles ou triple vitrages, et une nouvelle porte, ça pourrait peut-être le faire… ?? Et dire que des gens ont vécu ici à l’année, juste avec une grosse cheminée et des simples vitrages… Et moi je fais la chochotte en me disant que « peut-être, avec des doubles vitrages ça va le faire ? »…
Costauds, les « anciens », quand même…

—- C’est là que j’aborde le sujet de la connexion à la terre. Définition de la connexion à la terre : « mise à la terre du corps sur le plan électrique », soit « au naturel » c’est à dire pieds nus dans l’herbe ou sur d’autres sols naturels (ou dans l’eau!), ou avec des chaussures à semelles plein cuir sur des sols naturels, soit via des systèmes de connexion à la terre/earthing, comme on en trouve sur Geotellurique ou Navoti ——

Cet histoire de vitrage, je n’y pensais pas du tout jusqu’à vendredi soir, quand j’ai réalisé que je ne pouvais pas dormir dans la chambre côté Nord/prairie, parce que je ne peux pas brancher mon piquet de terre de ce côté parce qu’il y a des vaches, et donc une clôture électrique et le piquet de terre et le câble qui relient le piquet au tapis de connexion font « antenne » et captent les champs électriques (se mettre à la terre à proximité d’un champ électrique costaud, c’est pas bon). Et la clôture électrique, il n’y a pas moyen de l’éviter : elle longe toute la maison et elle émet un champ électrique bien costaud.
Donc je me suis dit que j’allais dormir dans une chambre côté route, puisque je devais planter mon piquet de terre de ce côté-là, mais à 21h, il y a encore quelques voitures qui passent et les simples vitrages sont vraiment très minces !!

Le bruit du passage ne me dérange absolument pas en journée, c’est suffisamment sporadique pour ne pas être gênant, mais le soir, quand je veux dormir et que je suis vannée, ça devient too much.
Bref, impossible de dormir près de mon piquet de terre…

Vendredi soir, j’étais tellement vannée qu’à 22h, je n’ai pas du tout eu l’idée de démêler les câbles qui relient le piquet au tapis, pour voir si ça pouvait aller jusqu’à la chambre « Nord » (ces câbles s’emmêlent beaucoup, je n’ai jamais vu de câbles qui s’entortillent autant, c’est abominable à démêler). Et du coup j’ai dû dormir sans « terre », enfin, disons que j’ai vaguement réussi à dormir un peu sans terre.
J’ai mis un temps fou à m’endormir, j’ai mal dormi, je me suis levée la tête dans le pâté, et sans de quoi faire chauffer l’eau pour le café… Enfin, à 7h15 j’étais quand même en train de m’attaquer aux ronces au-dessus du probable emplacement de la fosse sceptique…
Bref, pour ma première nuit ici, j’ai retrouvé mon sommeil tout pourri d’il y a un peu plus d’1 an, du temps où je ne dormais pas à la terre.
Ce n’est pas que je sois devenue « accro » à la connexion à la terre, c’est juste que, selon moi, un sommeil tout pourri, c’est un signe de manque de « terre » au quotidien et un signe de surrénales plus ou moins dans les choux (d’après ma compréhension actuelle des choses, les glandes surrénales sont les organes qui ont le plus besoin de la connexion à la terre, c’est leur « nutriment » « énergétique » de base, les surrénales sont souvent associées au chakra « racine », et une racine a besoin de terre pour fonctionner !).
Sommeil tout pourri dès l’enfance = surrénales toutes pourries dès l’enfance et manque de terre.

Les surrénales sont les glandes gestionnaires du stress et j’ai tendance à penser que les femmes ont des surrénales plus faibles que celles des hommes, parce que vivre dans une société patriarcale misogyne (donc particulièrement stressante pour les femmes, donc épuisantes pour leurs surrénales), pendant des générations et des générations, ça a forcément des conséquences génétiques et épigénétiques néfastes sur le corps, conséquences qui se transmettent de génération en génération, ce qui conduit à avoir des faiblesses physiologiques qui se transmettent et s’amplifient lentement de génération en génération…
Un bébé qui naîtrait avec un système neuro-endocrinien dans les choux mais qui passerait beaucoup de temps à la terre dès sa naissance (dans les bras de gens eux-même à la terre, par exemple), pourrait peut-être voir ses surrénales et son sommeil se maintenir, voir se réparer au fil des mois, des années. Peut-être.
A moins que les femmes aient naturellement un besoin de « terre » plus important que les hommes, pour des raisons physiologiques qui m’échappent encore…

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’hier j’ai eu l’idée de démêler tous mes câbles et Ô Joie ! Je peux bien brancher mon tapis à un piquet situé au sud de la maison et l’amener dans la chambre Nord. Les câbles sont assez longs, une fois démêlés.
Si je devais héberger quelqu’un d’aussi sensible que moi au bruit, on pourrait faire un « dortoir » de cette chambre Nord et j’ai même un connecteur pour brancher 2 tapis au même « câble de terre ».

Du coup, je suis moins en stress et du coup j’ai beaucoup mieux dormi cette seconde nuit et je n’ai pas trop stressé hier quand le voisin qui met ses vaches sur mon terrain m’a dit qu’il ne pourrait pas les déplacer tout de suite (trop occupé en ce moment et, déplacer une clôture, c’est sûr que c’est du travail et je n’ai pas envie d’être chieuse dès mon arrivée et je préfère créer des relations de bon voisinage plutôt que l’inverse!!).

Je peux donc survivre ici, à la terre la nuit, même avec la clôture électrique à deux pas de la maison, ça va.

Mais bref, ces simples vitrages m’ont fait réaliser que la première tranche de travaux à prévoir c’est le changement des huisseries et, ça, je n’avais pas prévu (personne n’ai parfait, hein) et je n’ai même pas pensé à le budgetter à l’avance (aucune idée du coût) et qu’il va peut-être falloir que je trouve un boulot illico pour arriver à boucler le budget.

Et donc, vendredi soir, sans « terre », dans une nouvelle maison, ma maison, je cogitais et je commençais à me dire « oh la la, j’ai peut-être fait une connerie monumentale en achetant, si ça se trouve je vais échouer à tout gérer, le changement des huisseries est peut-être inatteignable dans l’immédiat, ça va être impossible de blablabla…, va falloir que je trouve des artisans à qui demander des devis, blablabla… et va falloir que je trouve un boulot genre la semaine prochaine… blaaaaahh».
Et c’est là que je bénis Andrew Cutler et son protocole de chélation des métaux lourds parce que s’il avait fallu que j’envisage de reprendre le boulot il y a 6 mois, ça m’aurait mis dans un tel état de stress que j’aurais échoué à dormir, même à la terre !!!

Il y a 6 mois, je n’étais pas en état d’envisager reprendre un boulot. Trop de fatigue, de fatigabilité.
Mais là, ça va, la chélation fait son bon œuvre. Reprendre un petit job d’aide à domicile de 15-20h/semaine, ça devrait être faisable.
Donc j’ai quand même réussi à dormir un peu.

Et en prime, dès le lendemain matin, un ramoneur me propose de prendre les cottes des huisseries pour son « collègue » menuisier qui pratique des prix sympa…
Donc ça devrait se mettre en place, d’une façon où d’une autre.

Je prie beaucoup.
J’ose dire que je deviens religieuse, franchement.

Une visiteuse…

J’avais pour ainsi dire « découvert » la prière en 2010-2011, environ, peut-être bien avec les bouquins de Jean-Yves Leloup – l’hésychasme, la prière du cœur orthodoxe – puis l’oraison catholique, des formes de méditation propres au monothéisme.
Ma religion n’est ni le christianisme, ni l’hindouisme, ni aucune des autres religions monothéistes actuelles. C’est d’avantage une forme de paganisme, faut bien le dire. Enfin, du moins, je commence à réussir à le conceptualiser et à oser le dire, enfin l’écrire, pour commencer.

Je pourrais résumer en disant que ma religion c’est l’amour de la vie, de tout ce qui bouillonne de vie, de ce qui porte la vie, de ce qui est propice à la vie, de la protection de la vie, de la biodiversité, de l’environnement, des « esprits » propices à la vie, etc… Religion de bienveillance « vraie », aussi. S’agit pas d’aller prendre les armes ou de se mettre à beugler pour la faire valoir.

Bon voilà, il est 10h, j’ai bien bu, bien écrit, bien mangé, je peux m’occuper de tout le reste !

Lundi 17 septembre, 8h20, Roussillon en Morvan.
Tête dans le pâté. Se pourrait-il que mes hormones me fassent encore des misères ? Seconde partie de cycle, donc probabilité que cela soit non seulement la nouveauté, le stress…, tout ça, mais les hormones, trucs de fille, syndrome prémenstruel, blahhhh.

J’ai appelé l’entreprise d’assainissement pour annuler la vidange de la fosse, qui reste aux objets perdus.
Je vais à la mairie ce matin, au cas où je vais en profiter pour demander si leur employé de mairie a assez d’ancienneté pour se souvenir éventuellement de la façon dont le lieu a été aménagé, ou s’il y a un « ancien » quelque part qui pourrait se souvenir On m’a parlé d’une amie de l’ancienne propriétaire, qui habite au village et pourrait peut-être savoir des trucs. En tout cas voilà, va falloir que j’enquête, parce que creuser, là j’avoue je commence à fatiguer. Non pas que j’ai beaucoup creusé mais j’ai défriché, j’ai balayé, j’ai passé la serpillière, j’ai fait des allée-retour pour chercher de l’eau ou de quoi raccorder mon réchaud à ma bouteille de gaz et puis je ne sais plus quoi d’autre, la route, les émotions…, tout ça avec les nuits un peu perturbées, eufh, creuser….

Faut que je reprenne la chélation, aussi, peut-être. J’en suis au 8ème jour depuis la fin du dernier tour de chélation. Ca commence peut-être à se sentir. Si mon corps est en mode « relargage » des stocks » de métaux lourds, il galère à le faire tout seul, les chélateur le soutiennent bien dans son effort. Si je reste trop longtemps sans chélater, c’est possible que ça finisse par « charger » le foie, les reins…

Comme je n’ai pas internet, je m’occupe en partie en farfouillant dans mes documents PDF, tous les trucs téléchargés et jamais lus en entier à ce jour.

Hier soir j’ai commencé à lire « Mushroom sacrements in the cult of early Europe », par Carl Anton et Paul Ruck (NeuroQuantology, March 2016, Volume 14, Issue 1, Page 68-93, doi: 10.14704/nq.2016.14.1.897). Ca parle des « psilo », les champignons « magiques », considérés comme des médecines sacrées par de nombreuses cultures.

J’ai aussi amené un carton de livres. Il y a environ une semaine j’ai commencé « Food of the Gods », de Terence McKenna (ça existe aussi en français : « La nourriture des dieux »).

Miam, si je puis dire.

Il y a 2-3 semaines, via la lecture du « Serpent cosmique » de Jeremy Narby, j’ai découvert Marija Gimbutas.
Narby cite Campbell, et sur le site web de Campbell, il y a une grosse bibliographie variée avec, entre autre, les bouquins de Gimbutas dont les titres m’ont interpellée. Le culte de la Grande Déesse, tout ça… La religion qui existait probablement en Europe et partout ailleurs avant l’avènement des religions monothéistes et de la culture patriarcale. Une société qui aurait été réellement égalitaire, pacifiste, et qui aurait vénéré une Grande Déesse, à la fois unique et multiforme : la Grande Déesse, ce qu’on pourrait appeler aussi tout simplement « la Vie », qui anime toute chose et tout être, le lion et la gazelle, l’humain et la bactérie, le champignon et l’étoile.
Et en lisant McKenna, je découvre qu’il cite Gimbutas. Cette nana était géniale…

Mardi 18 septembre, Roussillon, 11h40 :

J’ai enfin passé une bonne nuit. J’ai repris la chélation hier après-midi et, voilà : nuit nickel.
Ce matin en me levant, je chantonnais carrément.
Donc je pense que je suis bien en phase de « relargage » des métaux lourds, phase de détox spontanée, et que, comme Andrew Cutler l’explique, chélater à ce moment-là permet de soulager les symptômes de la détox (baisse d’humeur, troubles du sommeil, augmentation de la sensibilité au bruit…). Le chélateur vient « tamponner » les métaux lourds remis en circulation dans le sang et la lymphe, le foie et les reins « s’encrassent » moins…, bref, ça soulage (pour plus d’infos sur la chélation, voir mon article « Protocole de chélation Cutler – les bases).

Je me suis donc levée tôt, avant l’aube et j’ai commencé à virer les petits nids de guêpes accrochés aux fenêtres et au-dessus de la porte d’entrée. Mais, contrairement aux jours précédents, la température de l’air était tellement douce, les guêpes tout juste endormies, que j’ai préféré éviter de toucher à ceux qui étaient les plus habités. J’ai surtout virés ceux dans la boîte à lettre, comme ça j’ai pu la fermer correctement (il y a même une clé!), donc le facteur pourra laisser des trucs dedans sans que ça craigne trop.

L’orage a menacé pendant tout le début de la matinée, il a même un peu tonné vers le sud, et puis finalement, il s’est éloigné, ça c’est éclairci, et il fait à nouveau chaud. C’est très agréable. Ca permet au sol de la cave et de la chaufferie de sécher. Il y a eu un gros orage il y a 15 jours, l’eau a raviné a droite à gauche et comme la virage de la route qui contourne la maison est en légère pente et que des travaux venaient d’être fait, que la terre avant été remuée et mise à nue au bord de la route, ça a raviné, de la terre sablonneuse a été chassée contre la maison et de l’eau a un peu inondé la cave et la chaufferie. Rien de grave, vu que la chaudière est vétuste et éteinte de toute façon, et le sol de la cave est en terre battue, il a épongé, mais bon, je laisse ouvertes les portes en journée pour que ça sèche. Sacrée chance qu’il fasse aussi beau.

Dans la rubrique des trucs à faire, il faut que je trouve du bois de chauffage sec pour cet hiver. A la scierie en contre-bas, ils en ont un peu, mais du vert à fendre qui ne pourra pas faire pour cet hiver.

Je dois contacter un plombier pour un devis.

Je dois contacter une entreprise pour un 2nd devis pour les huisseries ; le ramoneur-plombier-chauffagiste qui est passé hier a pris les cotes pour son collègue menuisier. Donc ça fera un premier devis.

Faut que je dessine des plans et que je regroupe tout un tas de documents pour la semaine prochaine, pour des gens du service «énergie » du Parc du Morvan qui vont me dire si j’ai droit à des aides financières, un peu, beaucoup, ou pas, pour les travaux. Déjà que j’ai eu un rabais sur les frais de notaire parce que je suis en zone de « redynamisation économique » ou je ne sais plus quoi… Je me dis qu’il y a des chances…

Faut que je repasse un coup de serpillière partout, que je finisse de virer toutes les araignées et leurs toiles aux plafonds. Côté ménage, j’ai bien dégrossi la salle de bain et ma chambre côté nord, mais reste plein plein plein plein à faire partout ailleurs, sans parler d’enlever la moquette dans la chambre sud-ouest (là je vais m’amuser, je pense, ça risque de me prendre des semaines à tout grattouiller centimètre par centimètre si c’est collé sur toute la surface), les peintures/enduits, faire tuber le conduit de la cuisinière (un jour prochain), m’assurer que la fosse est vraiment inaccessible (chercher des trappes un peu partout, comme à l’entrée de la grange, où une dalle bringuebale un peu bizarrement…), louer une débroussailleuse, etc, etc…
J’ai contacté un ami qui s’y connaît bien en rénovation de vieille maison. Une sorte de maçon-électricien-chauffagiste-plombier-menuisier amateur avec environ 40 ans d’expérience dans la rénovation de vieilles pierres, c’est précieux ! Il a accepté d’être mon conseiller technique, il pense pouvoir venir début/mi-octobre [ps : au final l’ami s’est défilé].

J’ai commencé à trier des photos pour mon neveu. Je ne sais pas encore comment je vais organiser tout ça. Je vais peut-être lui faire plusieurs petits albums thématiques (papy, mamie, les chats, Paris…), une sorte de rétrospective de ces dix dernières années, ainsi qu’un aperçu des années précédentes.
Je fais beaucoup de photos depuis 1994, à l’époque c’était de l’argentique, je faisais tout tirer sur papier systématiquement, mais depuis que je suis passée au numérique, ça a tendance à tout rester sur ordi et disque dur.
Ca fait pas mal de volume à trier !

 

Jeudi 27 septembre 2018, 7h50, Roussillon.

Ce matin à la radio (sur NRJ, première fois depuis des années que j’écoute NRJ), j’ai appris qu’un français sur 5 aimerait pouvoir vivre pieds nus.
Du coup, je me sens moins seule.
Un des animateurs racontait qu’il est tout le temps pieds nus, dès qu’il peut, mais que le regard des gens est pesant (en effet)… Et un autre a dit « oui mais en ville, par terre, c’est dégueulasse. »…
Évidement, en ville. Va à la campagne de temps en temps, gros malin, c’est pas pareil !

Je suis arrivée hier après-midi, à 15h30. Je suis partie de mon chez moi haut-savoyard à 9h50, je me suis arrêtée acheter du pain riz-sarrasin et du beurre au lait cru à Satoriz, j’ai fait 2 pauses pipi-café-casse-croûte, donc en tout j’ai mis un peu moins de 5h pour faire la route en passant par les départementales. Mort à l’autoroute !! qui ne me fait gagner environ que 1H (je roule lentement), tout en me pompant 25 euros pour le péage et bien 10 euros de plus pour l’essence, je pense.
J’en viens à trouver cool la nouvelle limitation de vitesse à 80km/h: c’est vrai qu’elle fait faire des économies d’essence, c’est bien pour moi et pour l’environnement.

Je stress un peu à l’idée de faire le trajet avec mes chats. J’envisage de les amener ici de nuit, début novembre, je ferai la route en soirée, je me dis que ça aura des chances de les perturber peut-être un peu moins de ne pas trop voir le paysage défiler. Je leur ai trouvé une grande cage de transport métallique à Bazar Sans Frontière. Mon chat est capable de défoncer une petite caisse de transport en plastique, donc du 100% métal, ce sera plus sûr. {ps : en novembre, je ne peux pas encore emménager, je n’ai pas de nouvelle porte, pas de chatière, j’ai une cuisinière bois qui fume, etc…]

Hier, à peine arrivée, j’ai testé ma cuisinière à bois. J’ai amené quelques bûches. Il y a une dizaine de jours, j’avais ramassé du petit bois ici, sous le cerisier.
Résultat : oui, ça marche ! J’ai eu un peu peur au début, pendant les 30 premières secondes, elle a fumé de partout, je me suis dit c’est foutu, faut que j’en achète une autre et puis la cheminée a commencé à tirer et hop là. Impeccable [ps : après quelques jours et nuits d’utilisation, pas si impeccable que ça]. Un élément du « plateau » en fonte est un peu de guingois. Les derniers occupants ont eu la bonne idée de laisser un truc en plastique sur la fonte et ça a fondu et ça fait une concrétion plastique dans une des jointures et du coup ça ne ferme pas bien. Mais bon apparemment rien de trop gênant. J’ai pu essuyer une partie du plastique une fois qu’il a été chaud et fondu, mais il en reste.

Je prévois d’acheter au minimum une brosse métallique, pour nettoyer un peu le truc.

Ensuite le couvreur est passé, pour la charpente. Je lui ai demandé un devis quand même par acquis de conscience mais il m’a dit que ça coûterait probablement un peu moins cher que ce qu’il m’avait annoncé (donc moins de 700-800 euros), pour renforcer 2-3 bouts de poutres bien piqués à la vrillette (on va dire que c’est de la vrillette, hein, voilà), et qui s’effritent un peu. Une ou deux ardoises du toit ont glissé (les crochets en métal rouillent et cassent), il faudra les remplacer et puis en gros voilà, le toit va plutôt bien. Certaines poutres en chêne sont très anciennes, taillées à la main, d’autres éléments (ceux sur lesquels sont posés les ardoises et dont je ne me souviens plus du petit nom) sont plus récents, quasi « neufs » pour le couvreur, c’est à dire que la couverture doit avoir 30-40 ans « seulement » et ça se voit que le bois « récent » a été machiné, coupé à la machine, pas à la main.
Il y a quelques mois, sur youtube, j’avais vu un reportage sur un charpentier qui travaille à l’ancienne entièrement à la main (voir la vidéo), avec des outils anciens, ça m’a limite donné envie de devenir charpentière tellement j’ai trouvé ça merveilleux. Maintenant je rêve d’une charpente taillée à la main.
Un jour, je trouverai peut-être quelqu’un à qui vendre la moitié de la maison et avec les sous, on fera faire un toit à la main !Surtout que le charpentier en question est assez jeune, il est dans le Doubs, du coup c’est quasi un voisin qui devrait encore être en activité d’ici 5-10 ans, quand il sera peut-être temps de faire refaire le toit. Ou bien d’ici là il aura fait des émules et il y a aura un charpentier comme lui dans le coin…

J’ai amené ma vieille stéréo, du coup j’écoute la radio avec un son décent.
J’ai chargé ma voiture mardi après-midi, je n’avais jamais si mal chargé une voiture, le voisin ou bien un ouvrier du voisin jouait du marteau piqueur (il refont toute leur « terrasse », qui fait tout le tour de la maison, et peut-être aussi l’enrobé, comme on appelle ça, le goudron devant leur garage, ça doit faire 6 mois qu’ils ont commencé, on n’en peut plus). Ca a dû me perturber, le marteau-piqueur (son bruit et son champ magnétique), ou j’étais stressée, ou c’était les hormones ou le tour de chélation ou tout ça à la fois, je ne sais pas en tout cas j’aurais pu mettre 2 fois plus de trucs dans ma voiture mais je n’ai quasi qu’un petit meuble à étagère, ma stéréo, ma collection de CD, un duo de plaques électriques (puisque j’ai échoué à trouvé le bon détendeur pour ma bouteille de gaz), quelques outils, dont une faux à broussailles (pour les ronces).

Je vis toujours à la japonaise, ici. J’écris assise par terre, sur une peau de mouton, comme dans mon chez moi haut-savoyard où il y a plein de chaises sur lesquelles je ne m’assois que pour manger. Et quand je suis seule ou pour manger une moitié de melon à 4H, je mange parfois aussi par terre, assise sur le vieux dalflex qui permet une semi-mise à la terre (contrairement aux vieux tapis en synthétique sur lequel est posé la table de la salle à manger, tapis qui est un bon gros isolant fort sur le plan électrique).

Ici je suis bien contente de mon carrelage, même s’il commence déjà à être un peu frais, là, de bon matin.

J’ai le cul bordé de nouilles, quand même, comme on dit : la météo est parfaitement clémente jusque là pour mon installation, c’est tellement plus chouette de charger et décharger une voiture sous le soleil, de faire du ménage avec la porte et les fenêtres grandes ouvertes et une température qui permet au sol de sécher vite une fois qu’il est lavé… Impeccable. Il commence à faire frais le matin et le soir, mais vu que c’est livré avec un temps sec, je prends volontiers. La pluie finira bien par revenir, ça fera du bien à la terre qui est toute sèche, mais ce sera moins facile pour décharger la voiture…

Aujourd’hui au programme, faut au minimum que j’aille au rendez-vous avec des gens du service « Energie » du Parc du Morvan, à Autun, pour voir si j’ai droit à des aides financières pour mes travaux d’isolation/rénovation (changement des huisseries, eau chaude sanitaire…). Il y a quelques jours, aux infos, à la télé, ils ont parlé du crédit d’impôt, pour les changements d’huisseries, qui sera supprimé en 2019. Du coup je fais peut-être vraiment bien d’avoir à faire ça en 2018 [ps: en décembre, le dossier « ANAH » n’est pas encore bouclé, les travaux ne sont toujours pas prêts d’être réalisés)…

Je pense que j’en profiterai pour aller livrer mon carton de vieilles photos à l’ancienne copropriétaire, Mme C., qui est dans une maison de retraite à Autun. Ce sont de vieilles photos de familles qui ont été regroupées par l’entreprise qui a vidé la maison et que les autre ex-copropriétaires n’ont pas eu le temps de passer prendre.

J’ai trouvé du bois pour cet hiver, chez un voisin qui en vend à 2km de chez moi et il fait même les livraisons ! Et en plus, le bois est moins cher ici que dans le massif du Pilat, par exemple, au sud de Lyon. Ici, 45 euros la stère (livré), là-bas chez les riches de Rhône-Alpes : 60 euros la stère !

Quand j’ai expliqué au gars où j’habite, il m’a raconté qu’ils en avait sorti une belle quantité, du bois, quand les anciens proprio ont fait vider la maison avant de la mettre en vente. Je trouve ça un peu dommage, disons, de virer le bois quand tu vends une maison, alors que tu y laisses une cuisinière à bois… Peut-être qu’ils ont aussi viré des vieux meubles qui m’auraient été bien utiles… Là il va falloir que je loue un utilitaire pour amener des meubles un peu encombrants, du genre buffet de cuisine, table de salle à manger… Et puis uniquement quand j’aurai quelqu’un ici pour m’aider à décharger… Je me vois mal décharger un gros bahut toute seule, hein. A moins qu’Emmaüs fasse aussi les livraisons… A moins que j’achète des meubles sur Leboncoin à des gens d’ici qui proposent de faire la livraison… On verra.

J’ai repéré une belle table de salle à manger sur leboncoin, elle est du côté de Mâcon, c’est une table « provençale », rectangulaire avec des angles arrondis et des brins d’olivier peints sur tout le bord. Une table « provençale » à La Provencière, à Roussillon en Morvan, pour quelqu’un qui voulait partir dans le Sud mais qui a été retenu par un budget un peu serré… A défaut de Sud, ça mettrait encore un peu plus de soleil dans la maison.

Jeudi 28 septembre, 8h05, Roussillon :

Grosse sensation de ne pas avoir fait grand chose depuis mon arrivée.
Hier soir en revenant du rendez-vous avec les « gens du Parc », vers 17h15, j’avais le cerveau frit par la wifi des bureaux de l’ADIL et j’ai fini ma bouteille de vin sur la terrasse (il restait environ 8cl, je pense), et assise là sur mon muret au soleil couchant j’ai vu qu’un angle de la dalle en béton de la terrasse est bizarrement incurvé et qu’il était recouvert de terre et d’herbe et je me suis dit « tiens c’est bizarre ». Alors j’ai creusé, j’ai dégagé une trappe métallique et j’ai réussi à la soulever avec ma serfouette et en-dessous il y a une cuve qui contient de l’eau.


Donc la « terrasse », c’est une cuve.
Va savoir si c’est une cuve de récupération de l’eau de pluie (peu probable, je pense, vu qu’il ne semble pas y avoir de quoi faire sortir l’eau une fois qu’elle y est, quoi que je n’ai pas encore défriché tout autour de la « terrasse »-cuve) ou si c’est la fosse septique…

Je ne sais pas. Vu que c’est construit juste devant l’ancienne étable, ça pourrait être cohérent, qu’ils aient construit la fosse ici pour récupérer les effluents de l’étable autant que ceux de la partie habitation. Il y a aussi une dalle qui bringuebale devant la porte de l’étable, mais celle-là, je ne la soulèverai pas avec ma serfouette et mes tout petits bras.

Un gars d’une grosse entreprise de rénovation du patelin voisin doit passer ce soir pour faire un devis pour mes fenêtres (ils sont labellisé RGE bien comme il faut pour avoir les aides financières du Parc), je lui demanderai s’il pense que ça peut être la fosse.
Je lui demanderai aussi de me faire la totale pour les devis : fenêtres double vitrage « accoustique », porte d’entrée semi-vitrée avec chatière, VMC, isolation du plancher du grenier avec ouate de cellulose, isolation du mur Nord par l’extérieur, plomberie, chauffe-eau…

Pendant le rendez-vous d’hier, on a parlé de tout ça. J’ai bien droit à des aides mais pour les obtenir via le dispositif « habiter mieux sérénité », il faut que je fasse un gain énergétique d’au moins 25% grâce aux travaux. Donc isolation à fond…
Quoi que je n’aime pas cette idée d’isolation du mur Nord par l’extérieur parce que ça impliquerait un pare-pluie ou pare-vapeur (je ne sais plus!) et que ça, c’est forcément du plastique et je ne veux pas de plastique !!!!
Peut-être qu’il y a moyen de faire un gain énergétique de 25% juste avec l’isolation du plafond et les fenêtres et la porte et un nouveau poêle à bois ?
Au gars qui passe ce soir, je demanderai s’ils posent aussi des poêles à bois label flamme verte, ou bien s’il sait à qui je peux demander ça.
Bon, il me dira sûrement que pour cette fois, il va me faire le devis pour les huisseries mais qu’il faudra que je rappelle pour fixer un autre rendez-vous pour les autres devis.
Et au final de fil en aiguilles je commence à me demander si je vais pouvoir emménager ici quand j’aurai le téléphone, d’ici l’hiver, d’ici la fin de l’année, en somme.

Déjà, je ne sais toujours pas quand j’aurai le téléphone (une ligne fixe) [ps: à la mi-décembre, je ne l’ai toujours pas!].
Ensuite, vu les délais pour fixer des rendez-vous avec les artisans (quand on ne peut pas être sur place en permanence), obtenir les devis, puis faire le dossier pour les aides, puis faire faire les travaux…
Eumph….
Pour l’isolation du plafond de la partie habitation, c’est à dire l’isolation du plancher du grenier, avec l’option low-cost « bottes de paille », l’idéal ce serait peut-être de faire un chantier participatif (sous réserve que je puisse trouver assez de bottes de paille ? Soit 3 bottes par m2, si j’ai bonne mémoire ?… 240 bottes de paille???) .
Mais comment est-ce qu’on organise ça dans une région où il n’y a pas de SEL ? On demande juste à la famille et aux amis ? Mais quand tous ces gens sont toujours trop débordés pour faire tout ce qu’ils ont à faire chez eux et que de toute façon ils sont loin et c’est « compliqué » pour eux de venir, on fait avec qui, alors ?
Même Mr E. qui s’y connaît bien en rénovation écolo low-cost, il ne connaît pas d’association dans ce domaine sur le Sud-Morvan. Il connaît un peu sur Saulieu. Pas mieux.
Du coup je fais quoi ?
Je baptise cet endroit « Oasis », je m’inscris au réseau des Oasis du réseau « Colibris » et peut-être que via ces réseaux il y aurait moyen de moyenner quelque chose ?
Ah et il y a les Castors, que je n’ai pas encore contactés. Eux aussi, ils ont du réseau.

19h20 :
Bon, le gars de la grosse entreprise du patelin d’à côté est passé et bien sûr j’ai oublié de lui demander ce qu’il pense de la trappe que j’ai trouvée hier.
Il m’a demandé les clés pour pouvoir repasser, de façon à étudier le chantier en détail plus tranquillement (tout le monde est dans le speed, de nos jours).
On part sur un projet de changement des huisseries (sauf la fenêtre de la chambre Nord, qui est déjà en double vitrage), la création d’une VMC, l’isolation du mur Nord par l’intérieur avec un équivalent écolo de la laine de verre, le changement du chauffe-eau, la dépose des WC, l’isolation du plafond de la partie habitable/plancher du grenier. [ps: au final, le gars a fini par me rendre ma clé en la laissant dans la boîte à lettre, sans jamais m’envoyer le devis, va comprendre…]
Ce à quoi j’ai bien pensé, cet après-midi, c’est aller acheter du fromage de chèvre et une bouteille de vin rouge au Gaec d’à côté. Le vin, ce n’est pas du bio mais c’est du local, estampillé « Parc du Morvan » et qui semble issu d’une culture et d’une vinification bien raisonnée, à en croire ce qui est raconté sur l’étiquette.

Demain au programme, les Emmaüs d’Etang Sur Arroux et achat d’un chouilla de bois à Bricomarché, juste pour pouvoir faire une veillée au coin d’un feu digne de ce nom demain soir.
Ce sera ma soirée festive de la semaine.

Aujourd’hui j’ai surtout nettoyé l’extérieur de la fenêtre de ma chambre (il y avait des restes de laine de verre et de crottes sédimentée de je ne sais quoi), nettoyé le placard (intégré au mur) pour y ranger des vêtements et j’ai fait de la « découture » : j’ai décousu le liseret synthétique d’une couverture laine.

J’ai testé ma faux. Je me suis sentie quasi dangereuse, ainsi armée. C’est une belle lame, qui vient d’Autriche, ça m’a fait penser à la « faucheuse » et à des films d’horreurs.

J’ai réfléchi aux travaux qu’il faudrait faire pour protéger la maison d’un nouveau phénomène de ravinement, en cas d’orage, quand de l’eau ruisselle sur la route, de façon à protéger la cave et la chaufferie d’une éventuelle inondation.
Faudrait peut-être faire des digues, des petits murets et/ou demander à une entreprise de terrassement de créer une sorte de caniveau le long de la route ou un peu en retrait et parallèle à la maison (parce qu’au bord de la route, il y a la canalisation d’eau)…

 

Dimanche 30 septembre, 8h, Roussillon :

Je vais me réattaquer aux ronces, je pense, aujourd’hui.
Je m’attaquerais bien à la moquette de la chambre sud-ouest mais il me faudrait peut-être un cutter pour avoir sa peau. Je pourrais tenter le sécateur ou le ciseau, on va voir.
La chambre sud-est, elle sent le plâtre, c’est embêtant. Il y a un soucis de circulation des « énergies », on va dire (circulation de l’eau/humidité, de l’air). C’est forcément dû aux matériaux de construction, c’est une extension récente (années 1960-70 ?) : mur Est en parpaings, cloison Nord en placoplâtre, dalle du sol probablement en béton et puis il y a la canalisation d’eau qui passe dans le sol, qui a pu fuir et mettre de l’eau là-dessous.
Les matériaux anciens laissent respirer le bâti, eux, ils laissent circuler les « énergies », le « Chi », l’eau, l’air, de haut en bas et de bas en haut. C’est très sain.
La situation de cette chambre qui sent le plâtre sera peut-être améliorée quand de nouvelles fenêtres auront été posées, avec une VMC, et quand on aura refait les peintures et quand on aura viré la canalisation vétuste du sol, si c’est possible de la virer (ce serait mieux qu’il n’y ait plus de métal dans le sol).

Je vais peut-être retourner à Etang-Sur-Arroux aujourd’hui, à Emmaüs. J’y suis allée hier matin mais j’avais mal lu les horaires sur le net, ça n’ouvre que l’après-midi.
Il me faudrait aussi un aspirateur, avant de pouvoir m’attaquer à la moquette de la chambre sud-ouest, parce que j’ai moyennement envie de manger 4 ans de poussière et d’acariens!
Ah oui parce que je me rends compte en relisant ce que j’ai écrit ce mois-ci que j’ai oublié de raconter que j’ai appris à la mairie que la maison a été occupée jusqu’en 2014.
L’agent immobilier m’avait dit que la maison était « inoccupée depuis 20 ans », EDF et Orange m’ont dit que les abonnements électricité et téléphone ont été résiliés aux alentours de 2009, les anciens copropriétaires m’ont appris le jour de signature que la maison avait été « squattée » à une époque, et puis à la mairie on m’a appris qu’en guise de squatteuse il y avait eu une « locataire » indélicate, on va dire, jusqu’en 2014.
Il y a eu 3 carcasses de voitures sur le terrain, à une époque. Bref, c’était – semble-t-il, un peu des bohémiens qui vivaient là.
Maintenant, c’est à nouveau une « bohémienne », décidément… mais une bohémienne propre.
Il y a du mieux, quand même.

Trouvailles 100% laine à Emmaüs: des couvertures, des fringues et une paire de mules en corde, fourrure et soie peinte – achetée pour la déco)

 

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Journal de transition -Juin-Juillet

Journal de transition – Juin-Juillet 2018

Menu :
Sommeil au naturel
Processus d’achat, solitude
Chélation des métaux lourds, les chélateurs

Juin : rien écrit !
J’ai quand même été revisiter la maison de Roussillon en Morvan avec ma mère…


L’arrière du terrain, environ 4000m2 de prairie de ce côté.

Et dans « ma » petite cabane du Jura (elle ne m’appartient pas mais je suis quasi la seule à y aller), j’ai commencé à tester la paillasse en foin, pour un sommeil au naturel: ça sent très bon, ça isole bien du froid et c’est plutôt bien confortable et c’est très low cost!!!


Paillasse bidouillée avec du foin bien sec roulé dans un vieux draps.

11 juillet 2018, Haute-Savoie, 15h15 :

Le délai de rétractation est passé.
Ce matin j’ai reçu par email les coordonnées bancaires de l’agence notariale pour faire le virement de l’avance.
Cet après-midi, j’ai été faire le virement : 6 000 euros.
Sensation de solitude toujours assez prégnante, pourtant plusieurs personnes interviennent dans cet achat. Même mon chat intervient, puisqu’il faut une maison qui puisse lui convenir.
La route est un peu près du seuil mais mon chat a passé pas mal de temps sur un parking en ville, dans sa jeunesse, il devrait pouvoir s’y adapter et il y a un gros terrain de chasse derrière la maison. Même si je viens avec l’autre chat de la maison, une petite chatte nettement plus jeune que lui, il devrait y avoir assez de place et suffisamment d’espace par ailleurs pour qu’ils restent éloignés de la route.
Mais que ce soit pour faire quasi toutes les visites, le virement de l’avance, la signature finale… Je suis en solo. C’est le truc le plus flippant que j’ai fait de ma vie. En même temps je me sens un peu portée, comme par le courant d’une rivière. L’embarcation ne menace pas de chavirer, mais le paysage défile à toute allure et je suis entraînée dieu sait où. C’est impressionnant.

Samedi 14 juillet 2018, 18h30, Haute-Savoie.
21ème tour de chélation (protocole Cutler) ; 6,25mg d’ALA.
Comme durant les tours d’ALA précédents, après environ une trentaine d’heure de chélation : paix, douceur, sens esthétique aiguisé, meilleur sensibilité à la beauté de la lumière. Ca me rappelle mes 20 ans, sans la dépression ni la phobie sociale ni l’imagination fantasmagorique débridée.


L’ALA m’a donné des sensation de douceur comme ça: comme le velouté du vert tendre de la feuille de cognassier un peu duveteuse et de sa fleur d’un délicat blanc rosé…

J’ai des envies de faire du ménage, de faire du beau, de faire entrer la lumière, de réharmoniser des choses, de faire brûler de l’encens (en grains sur charbon).
J’ai farfouillé dans ma boîte à échantillons de parfums, j’ai posé, sur le décolleté de ma robe, une goutte de Drôle de Rose, de L’Artisan Parfumeur. Une rose-violette assez synthétique mais ronde, douce, rigolote, légère.

J’ai farfouillé dans la rubrique « à écouter » de deezer. J’essaye du Jane Weaver, « Modern Kosmology ». Il y a une ressemblance avec l’état de ma sensibilité : féminin, léger, délicat, un peu décalé, comme en lévitation entre deux étages.

Merci l’ALA (acide alpha-lipoïque).

Dès l’adolescence et pendant longtemps j’ai vu les molécules de synthèse comme de mauvais esprit, des diables en puissance.
A présent, j’apprends à en considérer certaines comme des armes de protection massive : ALA et DMPS en particulier (un peu moins le DMSA, mais c’est une préférence personnelle, peut-être parce que j’ai du plomb à évacuer et que le DMSA est doué pour le remuer).
[ps : attention l’achat de DMSA est illégal en France sans ordonnance et l’achat de DMPS est illégal tout court, faut d’autorisation de mise sur le marché, et je l’ignorais complètement à l’époque où j’ai écrit ce texte!!!!]

Les Russes ont été plus intelligents que nous, ils ont créé des outils pour se désintoxiquer du mercure (DMPS et DMSA sont des créations russes). C’est peut-être notre chauvinisme extrême (pour ainsi dire raciste) qui nous rend si suspicieux, voir parano vis à vis d’eux ?
En France, se désintoxiquer est toujours considéré comme plus dangereux que le poison lui-même… Va comprendre. « Non non faut garder notre mercure, c’est bon le mercure, ça donne envie de râler tout le temps, ça rend morose et noir, c’est gothique le mercure, c’est stylé, c’est intemporel, vive le mercure ! ».

J’attends la signature de l’acte final, l’acte de vente de la maison de Roussillon.

Encore environ un mois à attendre [ps: en fait la signature a eu lieu mi-septembre!!]
Pendant ce temps, je compte faire du ménage ici, histoire de partir en bonne entente avec la maison.

Je n’ai absolument aucun plan. Je range un tiroir par-ci, je passe un coup de balais par-là, j’ai déjà un voyage à la déchetterie à mon actif.

C’est incroyable ce que ça sent le calme.
Ca donnerait presque envie de sortir dans un bar, boire des bières ou des martini, voir si tout ce calme peut résister à l’animation d’un samedi soir.
Ca donnerait presque envie d’essayé d’en profiter avec des gens.

Mais le ciel est trop grand, le calme trop gluant, ça donne envie de s’y enfoncer, de s’en soûler.

 

Journal de transition – Mai

Journal de transition – Mai 2018

Menu:
Peut-être une location dans le massif du Pilat
Homesteading – fait maison
Electrohypersensibilité et chélation des métaux lourds
Découverte de LA maison dans le Morvan
Chélation, protocole Cutler, premier bilan après 3 mois de chélation

Mardi 1er mai, 14h35, Haute-Savoie :

Dans quelques semaines, j’aurai peut-être emménagé dans une maison, dans le Parc Régional du Pilat, au sud de Lyon, dans une location.

J’aurai peut-être une très grande pièce à vivre, une cuisine kitch, deux chambres de bonne taille, une salle de bain avec baignoire, un bureau, un jardin.

Je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, le contrat de location n’est pas encore signé, pas encore rédigé, et avec les ponts du mois de mai… Je m’attends encore à ce qu’il y ait des empêchements.
Le sol de la pièce à vivre permet une bonne mise à la terre. Je me suis mise en chaussette dessus, j’ai senti que ça réveillait le péristaltisme, qui ramait après avoir passé presque deux jours hors sol.
Du coup je dormirai peut-être là.
Ca me fera aussi un espace de pratique du taï-chi en hiver et les jours de pluie.

Il y a quelques jours j’ai découvert un nouveau mot anglais : « homesteading ». Je suis encore incapable de le traduire en français. Ca consiste à vivre en autonomie autant que possible, tout simplement, élever quelques animaux, faire toute la bouffe maison, faire sécher des fruits, faire fermenter des légumes, etc… faire de la couture, du tricot…, faire autant de choses que possible soi-même. Il y a des groupes de discussions facebook consacrés au sujet et réservés aux femmes.
La vie « off grid », hors réseau.
Women power.
Ca inspire.

Le weekend dernier j’ai donné un coup de main à mes cousins maraîchers bio du Pilat, pour le weekend « De ferme en ferme ». Ils faisaient visiter leur exploitation. Ils ont eu dans les 400 visiteurs et moi j’avais nettement présumé de mes forces.
J’ai beau être un chouilla moins sensible aux champs magnétiques grâce à la chélation (protocole Cutler), faut que je continue à éviter les champs électriques hautes fréquences (wifi, smartphones…), ça m’épuise trop.
Et là, 400 visiteurs, donc quasi 400 smartphones + ceux de l’équipe de gens venus donner le coup de main, ça a tapé sec.

Bon j’ai quand même survécu mais je suis encore un peu dans le pâté, j’ai encore des points de QI à récupérer.
Je voulais prendre des mesures dans la maison que je vais peut-être louer (mesurer les dimensions des pièces), faire une liste de quelques meubles à virer… J’ai juste pris des photos vite fait.
Neurones grillés. J’ai juste pensé à vérifier s’il y a des matelas en laine, et oui, il y en a 2. Par contre les sommiers semblent être à ressorts…

Ce sera loué en l’état, quasi.
J’ai déjà envie d’aller y faire du ménage, du rangement, enlever les revêtements de sol (lino, moquettes) pour dégager le vieux plancher…
En principe le proprio va juste faire réparer la chaudière (qui chauffe l’eau), j’espère que ça ne va pas prendre tout l’été…
Il se pourrait que ce soit une maison où il devrait être possible de faire la sieste l’après-midi sans avoir à mettre des bouchons d’oreille.
Ici, même s’il n’y a qu’une moto qui passe toutes les 10-15minutes, elles passent tellement vite en pétaradant tout ce qu’elles peuvent que ça suffit à m’empêcher de m’endormir si je n’ai pas de coton dans les oreilles.
Le 50km/h c’est pour les chiens, ici.

 

Mercredi 30 mai, 10h45, Haute-Savoie :

En un mois, il s’est passé plein de choses.

J’AI SIGNE UNE PROPOSITION D’ACHAT !!!!!!!

Dix jours après m’avoir proposé de me louer sa maison, le proprio du Pilat s’est rétracté.
Il a décidé que finalement… bon…, après en avoir parlé avec son fils, tout ça tout ça, compliqué…. Vaut mieux qu’il la vende, sa maison.

Il m’a prévenue par lettre.
Ca m’a laissé un peu émue. Voir que ça tombait à l’eau, que je commençais à compter dessus et puis plouf.
Du coup ni une ni deux, j’ai repris le chemin des sites web des agences immobilières du Morvan, des paruvendu et compagnie…

Et assez vite je suis tombée sur ça :

Au départ elle était en vente à 65000.
Mais c’est bien connu, c’est souvent possible de négocier.
Ca avait l’air charmant, trop beau pour être vrai.
Alors j’ai appelé, j’ai demandé l’état du gros œuvre, les mitoyennetés, l’extrait du cadastre…
Aucune mitoyenneté, aucun voisin à proximité, une vraie jolie vue dégagée vers l’Ouest (je suis malheureuse quand mon Ouest est bouché, que je ne peux pas voir le couchant).
Donc la semaine suivante, hop là, visite.
Et c’est juste aussi charmant que sur les photos.


Oui, bon, il y a un peu une route en +, mais une petite de presque rien du tout et rien n’est jamais parfait.
Quasi comme sur les photos, sauf aussi pour la ligne 20 000 Volt qui passe à 25 mètres du seuil de la maison.
Mais dans la maison, les murs en pierre font un bon blindage basse et haute fréquence.
Les volets sont en métal et ils pourront peut-être être mis à la terre pour faire un blindage supplémentaire (haute et basse fréquences).
Et puis il y a un champ attenant de 6000m2, dont l’extrémité est assez loin de la ligne électrique.
N’est-ce pas.
6.000m2, quoi. Genre. Un six avec trois zéros. Six mille mètres carrés de terrain attenant.
Genre. Je peux mettre des chevaux ou un taureau si je veux.


Le terrain côté ouest, avec un taureau.

Il y a aussi 2 antennes relais à environ 1,5km de là, mais bon, ça reste une distance de sécurité décente pour une personne qui n’est que « légèrement » électrohypersensible.
Et puis bon, crotte, rien n’est jamais parfait.
Il y a une chambre qui semble être avec tomettes sous moquette.
Mais il y en a une qui est sans moquette.

Faudra remplacer le chauffe-eau, hors-d’âge mettre un ballon d’eau chaude, au moins, dans un premier temps.
Faudra faire remplacer quelques ardoises (le toit est entièrement en ardoise, la rolls des couvertures!). Faudra probablement changer la baignoire, la robinetterie, des petites choses comme ça…
Et puis je verrais si la cuisinière à bois chauffe bien ou si je la change plus tard…
Faudra du bois et ça tombe bien, dans le Morvan il y en a plein, il y a même une scierie à 4-5k.
Bon voilà je me projette déjà, alors que la Sacer a droit de préemption, vu que ce sont des terres et un bâtiment agricoles, et qu’il reste encore à ce qu’elle donne son accord…
L’agence immobilière m’a dit qu’en principe si un agriculteur du coin était intéressé, il se serait déjà manifesté.

Ah et la cerise sur le gâteau :
La maison n’est pas en vente à 65 000 euros mais à 60 000 !!!
Ils avaient fait une petite erreur d’affichage.
L’agent m’a prévenue après la visite, du coup j’ai eu la sensation que je venais de négocier 5000 euros de rabais… C’était magique, quoi.
Il y a même un rabais sur les frais de notaire, parce que c’est en zone de redynamisation rurale ou quelque chose dans le genre.
Donc dès le lendemain de la visite, j’ai fait une offre d’achat au prix de vente et du coup ça lance directe la procédure d’achat.
Là j’attends que le diagnostic de l’assainissement soit fait pour pouvoir signer le compromis, bientôt en principe et si tout continue (enfin) à rouler comme ça, je pourrai emménager durant l’été [ps-spoiler: en novembre 2018, la maison est à moi mais je n’ai pas encore emménagé: il faut refaire la plomberie, la cuisinière à bois fume un peu et il faut la changer, il faut aussi changer la porte et les fenêtre simple vitrage et mettre du double vitrage acoustique parce que la petite route de rien du tout est quand même un peu passante au final et, bon, ça s’entend].

YEYYYYY !!

Petit point sur la chélation selon le protocole Cutler :
Ca avance !! En seulement 3 mois je vois déjà des choses qui bougent et qui s’améliorent.
Je suis contente, je suis une passionnée d’amélioration.
Je n’ai pas encore fini les chélateurs de ma première commande, mais j’en ai passé une seconde pour ne pas risquer d’avoir à l’attendre.
Je vois déjà les premiers effets :
– Meilleure énergie, presque plus besoin de faire la sieste l’après-midi.
– Mon hypersensibilité aux champs magnétiques des moteurs a très légèrement diminuée.
– Ma flexibilité s’est améliorée, je le constate en faisant du yoga.
– J’ai d’avantage envie de bouger, tout simplement, je suis un peu plus dynamique.
– Je retrouve petit à petit le goût de la musique, du chant, goût qui s’était effrité doucement au fil des années (alors que de 2005 à 2008 j’ai écumé les salles de concert des environs pour faire de la photo de concert et collectionner les CD des groupes locaux ; j’ai même financé un album, bon sang…).
L’humeur franchement morose qui ne m’a pas quittée de tout l’hiver s’est dissipée, quoi qu’on pourrait mettre ça sur le compte du retour du soleil et l’augmentation des températures…
L’acné qui s’était vivement réveillée un mois après la dépose des amalgames (détox) s’est un peu calmée.
– Pendant mes 2 premiers tours d’ALA (acide alpha-lipoïque), j’ai ressenti un truc incroyable qui m’a vraiment bluffée : je me suis sentie plus douce, plus diplomate que d’habitude. Je l’ai constatée surtout grâce à facebook, en voyant les commentaires que j’écrivais à droite à gauche. Alors que d’habitude je suis assez sèche, voir tranchante, et alors que le DMPS et le DMSA m’ont eu rendu au début franchement tendue, à cran, là avec l’ALA, je me sentais toute douce, un truc de fou. Et pas niaise, hein, non. Douce, attentionnée.

Bon, il y a toujours des petits hauts et bas. Des coups de fatigue soit pendant un tour de chélation soit après, ça fluctue de façon un peu imprévisible. Mais, globalement, ça semble franchement prendre une bonne direction.

Jeudi 31 mai, Haute-Savoie, 15h :

Anniversaire : il y a un an tout juste je prenais conscience de mon életrohypersensibilité.
Grâce à cela, j’ai tellement appris depuis, que j’ai la sensation d’avoir passé un an en voyage autour du monde, et chez l’habitant, pas au Club Med!
Il y a un an j’étais complètement flippée par le truc. Depuis j’ai pris de l’assurance, j’ai appris à en parler, du moins un peu avec certaines personnes, et puis à l’écrit.

C’est déjà ça.

 

Du concret, une maison, peut-être

Voilà plus d’un an que j’ai commencé à chercher une maison, un an et demi que j’ai décidé de déménager.
Il y a bientôt un mois, j’ai trouvé une maison que je vais peut-être bien pouvoir acheter.
Je garde le « peut-être » parce qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il y a deux mois je disais « Bientôt, je vais peut-être louer une maison dans le parc du Pilat ». Et finalement, le propriétaire s’est rétracté et maintenant sa maison est en vente à 127 00 euros.

Je me rends compte que beaucoup de choses ont guidé mes choix, pas juste l’esthétique, le prix, le nombre de chambres, l’altitude, l’état du gros oeuvre…

A force de m’intéresser à la permaculture, j’ai commencé à voir passer des vidéos de survivalisme, de maison autonome, d’autocontrusction, de « BAD » (Base Autonome Durable)… Et tout cela a infusé au fil des mois, cela s’est frotté aux centaines d’annonces que j’ai consultées, aux quelques maisons que j’ai visitées…
Et voilà que j’ai opté pour une ancienne ferme, avec une cave, une étable, un puits quelque part…
La Safer a même droit de préemption, il y a 6.000m2 de terrain agricole.

J’ai envie d’avoir non seulement de l’espace pour me préserver d’éventuels voisins et de leurs pollutions électromagnétiques, de l’espace pour respirer à l’aise, pour avoir une vue, pour mes chats…, mais aussi de l’espace de stockage, ne serait-ce que pour pouvoir stocker les dizaines de courges que je ne manquerai pas de réussir à faire pousser d’ici un an ou deux.
Je voulais de la place pour que des gens puissent venir me voir et rester au moins une nuit ou deux à l’occasion, parce que personne de pourra s’arrêter « en passant ». Personne ne passe par le Morvan. Soit on y va, soit on le contourne.
Il y a un grand grenier quasi sur l’ensemble, pas du tout aménagé mais où il est possible de dormir un peu plus au sec que dans une tente, au cas où les chambres et la grande cuisine/salle à manger ne suffiraient pas.
J’ai envie d’avoir de la place, de la place, de la place.
Le luxe ultime: de l’espace à soi.

J’ai envie de planter des fruitiers, des lilas, des plantes médicinales, du chèvre-feuille, des pivoines, des rosiers, un pin, des patates, des graines de tabac (si si c’est légal, en vente sur le site de la Ferme de Ste Marthe), du tournesol pour les oiseaux…

Si tout continue à se dérouler sans accroc jusqu’au bout, j’aurais bientôt Nicolas Pezeril comme voisin, à moins de 10km de « ma ferme ». Je pourrai lui demander 2-3 petits conseils en « perma », tout ça tout ça…

Et puis je commençais à avoir envie d’habitat groupé, vu que, seule, avec mon pauvre budget minuscule, je ne trouvais pas, je ne trouvais pas… je me disais que je pourrais avoir intérêt à trouver des alliés pour réussir à venir à bout de cette quête et voilà que, de fil en aiguille, j’ai trouvé un « collègue ». Peut-être pour quelques mois seulement, pas de quoi faire une SCI pour le moment mais de la cohabitation, de la coopération, du test de mini-habitat groupé.

Il va y avoir du travail manuel à abattre. Il y a 2 jours, sur un vide-grenier, j’ai acheté des gants de jardin en cuir, 4 paires neuves. J’ai lorgné quelques petites haches anciennes très bien entretenues, lustrées et aiguisées.
Je chinerai beaucoup pour l’ameublement. Je veux du matelas en laine d’occasion, du bois, de l’osier, de la récup’, du patiné, ces matériaux nobles dont les « modernes » ne veulent plus.
Hier je suis passée chez une nana que je ne connais pas pour acheter une peau de vache d’occasion.
Je regarde les rouleaux de feutre de chanvre et de laine, sur les sites de matériaux écolo, en me demandant si je pourrais en faire des tapis de sol d’appoint…

J’ai envie d’apprendre à faire des choses de mes dix doigts. Je pense meubles, je pense couture, je pense lactofermentations… « off grid », « homesteading »….

Cet après-midi j’ai aussi acheté des chapeaux en paille à Bazar Sans Frontière, pour le farniente, quand même.

 

Journal de transition – Avril

Au menu:
Parc du Pilat ou du Morvan?
Débuts de la chélation des métaux lourds – Protocole Cutler
Bruits, moteur et vitesse

 

Vendredi 13 avril, 17h30, Haute-Savoie :

Par dépit, rien écrit en février ni en mars.
Pourtant je ne suis pas restée inactive, surtout en mars. Lasse d’attendre les estimations d’une maison dans le Pilat, estimations qui ne venaient pas, j’ai fini par prendre le mord aux dents et par aller visiter quelques maisons dans le Morvan. J’en ai trouvé une en particulier qui m’a beaucoup plue, une fermette un peu dans son jus, mais un jus décent et habitable.
Je suis tombée amoureuse du bocage et des tomettes posées à l’ancienne sur chape à la chaux.

Et puis les estimations de la maison du Pilat, près de chez ma cousine, sont tombées, en ma défaveur. Alors, à Pâques, j’en ai discuté avec la famille et les amis de la famille et on m’a dit « tente le viager » !

Donc j’ai proposé l’idée au co-propriétaire qui s’occupe de gérer le bien, il est ok, mais reste à voir si le juge des tutelles, qui veille sur les intérêts de son épouse, l’autre co-propriétaire, sera d’accord. Je ne sais plus si j’ai déjà raconté que la maison est en copropriété entre 2 époux dont l’un est sous tutelle pour cause d’alzheimer… Bref, rien n’est simple.

En mars j’ai donc fait 3 allées-retours dans le Morvan en 10 jours (un sur 3 jours, 2 sur une journée). C’en fut un peu trop pour mon système endocrinien. Retour des cycles menstruels irréguliers.

Idem un bref séjour de 3 jours dans le Jura au début d’avril, dans le froid, sur la dalle du chalet qui fait frigidaire en + d’empêcher la connexion à la terre. Mon système endocrinien n’a pas apprécié.


Cherchez le renard!
C’était vers midi. Pour qu’un renard sorte en pleine journée, faisait vraiment frisquet.

Un des allées-retours dans le Morvan fut fait en compagnie d’un anciens pote breton qui en a marre de son appartement four à micro-onde et qui a besoin de se mettre au vert. Il est prêt à me troquer une chambre dans ma future maison en échange d’un coups de mains pour gérer les travaux, il est bon bricoleur, ça pourrait faire un début d’habitat groupé, ou en tout cas de test d’habitat groupé…

Je continue la chélation. Quoi que la dernière fois que j’ai écrit dans ce journal, en janvier, je ne l’avais pas commencée.
Commencée début février.
Quelques rounds de DMPS.
Premier round de DMSA cette semaine, un peu rock’n roll. Fatigant. J’ai déclenché une sorte de symptôme grippal éclair de 36h, sans savoir si c’est le contre-coup du séjour dans le froid du Jura, des 18h passées dans les « ondes » électromagnétiques à Oyonnax avant de revenir ici, ou juste la détox/redistribution causées par le round de DMSA, ou un cocktail de tout ça à la fois.

Donc je vais peut-être acheter une maison à Pélussin, en viager libre, à 10km d’une centrale nucléaire et de la chape de pollution de la vallée du Rhône.

A côté de ma cousine et de son maraîcher bio de mari et sous un climat plus clément que celui du Morvan, à 30kmd’Annonay, de ses lilas et de ses pins.

Mais le Morvan, qu’est-ce que c’est joli… Si je ne m’y installe pas cette année, ce sera peut-être un peu plus tard. C’est d’un calme merveilleux, en tout cas hors vacances scolaires.

Ici le bruit s’amplifie toujours.
Les oiseaux continuent à venir picorer les dernières graines qui nous restent.

La chélation cause probablement un peu de redistribution qui me rend un peu plus sensible aux champs magnétiques des moteurs des engins de malheur, que ce soit les voitures, les tracteurs, les tondeuses qui commencent à ronronner ou les motos et autres quads qui couinent.

J’ai dû renoncer à lire dehors, le concert de l’après-midi vrombissait dans ma tête… Et encore, ce n’est qu’un vendredi après-midi avec un ciel vaguement couvert.
Le weekend, quand il fait beau, c’est bien pire. Et il n’y a toujours pas de ralentisseurs autour de chez nous, toujours uniquement des radars pédagogiques, pas de zone 30km/h, donc tout le monde s’en donne à cœur joie.

Le 50km/h ? C’est pour les tafioles, je présume.
Il y a quelques jours j’ai vu le voisin faire une roue arrière sur son quad, sur la route au-dessus de chez nous. Mr est tout fier d’avoir son permis et des engins aux moteurs « homologués », n’est-ce pas, et il en profite pour avoir une conduite dangereuse et bien sûr, jamais aucun gendarme n’est là pour lui expliquer un peu la vie (et ses parents ? Bah ils lui ont mis le cul sur des motos et des quads alors qu’il n’était pas encore en âge de rouler des joints, donc bon…).

Je me suis achetée un voile de tête « anti-onde » pour les déplacements en voiture.
C’est mes trajets dan le Morvan qui m’ont décidée. Ca grille trop le cerveau de conduire, maintenant. La fatigue au volant s’accroît au fil des mois, au fur et à mesure que les antennes se multiplient le long des routes, que les utilisateurs de technologies « modernes » se multiplient comme les métastases dans le corps d’un cancéreux en phase terminale .
Pour le moment je ne mets le voile qu’en voiture, pour me protéger des antennes-relais, des smartphones dans les voitures autour de moi, des bluetooth des voitures autour de moi, des systèmes anti-collision, des radars de recul et dieu sait quoi d’autre… Les antennes-relais, je ne comprends pas comment ils peuvent en mettre autant partout et espérer que ça ne causera jamais de soucis. Ce sont des machines à générer des coup de barres, des somnolences, vu que le long des routes elles sont toujours orientées pile dans l’axe de la route.
On peut souvent les sentir avant de les voir.

 

Dimanche 22 avril, 14h30, Haute-Savoie :
Bon, finalement, je vais peut-être louer la maison de Pélussin.
Il reste à voir quand, combien exactement…
Et pour pouvoir bénéficier des allocations logement, va falloir que je renonce à mon statut d’auto-entrepreneur, vu que les auto-entrepreneurs n’ont pas droit aux alloc logement, vu que ce sont des « patrons » et que, c’est bien connu, un patron gagne forcément au moins 1500 euros/mois, n’est-ce pas.

Donc moi qui me disait « chouette, il y a une petite pièce pile bien située dans la maison qui va pouvoir servir de cabinet de consultation ! »… Bah non, elle servira de je ne sais quoi mais pas de cabinet de consultation.
Je donne ma réponse demain au proprio. C’est lui qui m’a proposé l’option de la location quand le juge des tutelles a dit « non le viager libre n’est pas à votre avantage blabla ».
Le proprio semble vraiment vouloir tout faire pour m’arranger au maximum.
Un peu comme le grand-père que je n’ai pas eu.

Par contre la juge des tutelles pourrait avoir échoué à comprendre ce qu’est un viager libre… Va falloir creuser un chouilla de ce côté, et si elle a juste mal compris, qui sait… Ou si c’est le proprio qui a oublié de préciser « viager libre, pas occupé »…

En attendant j’ai tellement envie de partir d’ici et tout le monde se décarcasse tellement pour que je puisse choisir Pélussin, que bon… Je me dis, au moins pour un an, pourquoi pas tenter l’aventure de la location.

Dans le Pilat, dans la maison peut-être à louer:

Le sol de ce salon était excellent! Bonne mise à la terre, bon soutien du péristaltisme!

Sinon, à part ça, après la mi-avril, le soleil est revenu!!!!!!!!!

Le Semnoz.

Journal de transition – Janvier 2018

(Bonne année – oui, je sais, je publie le journal de janvier alors qu’on est en mai, ça craint, je suis lente, tout ça…)

Au menu:
Préménopause
Analyse de cheveux – protocole de chélation des métaux lourds Cutler
La Pesse au soleil, ou pas.
Maillot de bain coton sans élastique
Éclaircies, famille.

 

Vendredi 5 janvier 2018, 15h15, Haute-Savoie.
Pas un pet de vent.
Après des semaines de météo plus ou moins tempétueuse, ça fait bizarre, beaucoup trop calme, presque lourd, alors que le ciel semble vouloir tourner à l’éclaircie.

J’ai eu des nouvelles du notaire hier. La secrétaire m’a fait un retour sur les diagnostics de la maison de Pélussin : de l’amiante un peu partout, radon catégorie 3, installation électrique et chaudière à revoir… Mais apparemment gros œuvre bien en bon état.
Il ne reste plus qu’à faire le diagnostic de l’assainissement et les estimations, qui seraient « en cours » (sans plus de précision, ça reste un peu frustrant).

 

Lundi 15 janvier, 16h45, Haute-Savoie :
Les diagnostics de la maison de Pélussin sont tous faits mais rien ne bouge. Pas d’estimations en vue.
Attendre, attendre…

Ce matin, rendez-vous chez la médecin généraliste qui fait mon suivi gynéco : la périménopause – préménopause semble confirmée.
Demain matin, prise de sang pour bilan sanguin lambda (foie, thyroïde, électrolytes, vitamine D…), pas de bilan hormonal, ça ne sert à rien, semble-t-il.
Diagnostic clinique, en fonction des symptômes : plusieurs cycles très raccourcis en 2017, quelques premières bouffées de chaleurs, le dernier syndrome prémenstruel a duré 10 jours au lieu des 2 jours habituels…
Voilà, et c’est parti pour quelques années de bazar dans le genre.
Alors j’ai encore fait chauffer la carte bancaire et j’ai commandé du gattilier sur ABC de la Nature, avec du Palmier nain de Floride pour voir si ça aussi pourrait avoir un bon effet sur mes petits problèmes de peau (un peu inspiré de cet article : https://recoveringkids.com/2018/01/10/androgens/).

J’ai reçu les résultats d’une analyse de cheveux (métaux lourds et minéraux), via le labo américain Holistic Heal.
Les annotations sont du Dr Amy Yasko.

Lithium dans les choux, à supplémenter (via du lithium orotate, 5mg).
Les taux de calcium, magnésium, sodium potassium (la façon dont ils sont « déplacés » par rapport à la norme) indiquent une fatigue surrénale (sans déconner ?! Plus de 5 ans que j’ai compris le truc via les vidéos de Thierry Casasnovas, mais c’est cool d’avoir confirmation via une analyse).
Indication d’une fatigue surrénale dans une analyse de cheveux par Holitic Heal : quand les taux de calcium/magnésium vont dans un sens et que les taux de sodium/potassium partent dans l’autre sens.
Les taux de métaux lourds semblent relativement modestes, mais cela peut être tout simplement le signe que le corps échoue à les éliminer(comme souvent, parait-il, en cas d’autisme/trouble du développement) et si on applique les « counting rules » du protocole Cutler http://autismrecoverysystem.com/wp-content/uploads/2017/05/Counting-Rule-Assessment-of-Hair-Analysis.pdf, on trouve quand même un dérangement des minéraux qui pointe une intox au mercure. C’est la « counting rule » n°4 : il y a intox lorsque 4 minéraux ou plus sont aux extrêmes (au-delà du 2,5th percentile ou du 97,5th percentile). Ici c’est le cas du calcium, magnésium, lithium et du cobalt.
Vu que le protocole Cutler est le seul à ma connaissance à prédire la détox spontanée post-dépose des amalgames (la « dump phase »), et vu qu’il est le seul protocole préconisé dans l’approche biomédicale de l’autisme, je vais m’y tenir.
D’après certaines analyses de cheveux faites par des gens avant et pendant la chélation, les taux de métaux lourds peuvent être modestes avant la chélation et augmenter au cours de la chélation (ce qui montre que les métaux « sortent »), pour finir par chuter au bout d’un an ou deux de chélation.

Et bien sûr, oui, tout ça coûte des sous…

 

Mercredi 31 janvier 2018, 9h30, Haute-Savoie.

Hier Météo France affirmait sur son site qu’il faisait grand soleil ici, qu’on aurait du soleil toute la journée.
On a eu la tête dans le pâté de grisaille toute la journée. Ils deviennent nuls même en météo en temps réel. Ca devient grave.
Dimanche et lundi j’étais à La Pesse, j’ai pris le soleil, le vrai, pas le virtuel de Météo France.
Mardi matin, ici, dans la grisaille, j’avais encore la sensation d’être dans le soleil, tellement j’en avais pris plein les mirettes pendant 2 jours. Ca avait imprimé ma rétine.
Mais bon, c’était hier matin.
Et déjà hier après-midi, j’avais à nouveau envie d’assassiner le ciel, tellement j’en peux plus de cette grisaille, même en prenant de la vitamine D3 et de la vitamine K2-MK4 et du gattilier et de ceci et de cela.

A La Pesse:

Sinon, pendant tout l’hiver, ça a été ça:

 

En janvier j’ai récupéré mon maillot de bain sans élastique, en coton bio, fait par la couturière des Bauges, Maud Griengl:

Vers la fin du mois il y a eu une éclaircie majeure: j’ai pu revoir mon neveu, pour la première fois depuis un an. Il a toujours la patate:

A la fin du mois, les crocus ont fait une percée (ainsi que 2-3 abeilles):

Journal de transition – Novembre

(oui je sais je publie le journal de novembre 2017 en mai 2018… j’ai eu un gros coup de mou pendant tout l’hiver… quand je dis que je suis lente….)

Au menu :
Protocole de chélation des métaux lourds Cutler
Blindage
Cacao/chocolat et chamanisme
Goût musicaux, rock’n roll
Travaux manuels

1er novembre en photo, à La Pesse:

A 1200m d’altitude, quand il fait beau un 1er novembre.
Je précise que seuls les trucs en laine étaient installés sur du carton, pas moi.


J’harmonisais une couverture laine, en enlevant le liseret synthétique (voir l’article sur les « énergies » pour + de détails).

Mardi 14 novembre, Haute-Savoie, 17h15.
Après quelques jours de pluie, le soleil est revenu. Ca faisait bien un an qu’on n’avait pas eu autant de jours de pluie à la suite. On n’est plus habitué.
J’attends toujours des nouvelles du propriétaire d’une maison que je « lorgne », pour savoir à quel prix il va pouvoir la vendre.
Je pense « Plan B » : viager libre ou location temporaire et coloc ou SCI (soyons fou)…

J’envisage d’entamer un protocole de détox des métaux lourds, le protocole Cutler, qui ne peut être envisagé qu’après dépose des amalgames. C’est étrange comme ce protocole me semblait compliqué auparavant, je n’avais jamais eu le courage de me pencher dessus, alors qu’il est très prisé dans l’approche « biomédicale » de l’autisme. Là, il y a quelques jours, je me suis sentie motivée et en quelques heures de lectures, je savais grosso modo avec quel chélateur débuter (DMSA ou DMPS, surtout pas d’ALA pendant les 4 mois suivant la dépose des amalgames), j’avais déjà une préférence pour le DMPS (plus confortable à utiliser, puisqu’on le prend toutes les 8h, au lieu de 3-4h pour le DMSA, et il semble être un chélateur un peu plus « fort » qui s’accroche mieux au mercure que le DMSA, et qui génère moins d’effets secondaires), quels compléments prendre, avec quels genre de dosages commencer (de l’ordre de 10mg pour les chélateurs), combien de jours par « rounds » (3 jours entiers et 2 nuits), etc…
Comme si mon corps sentais que, ça y est, c’est bon, je peux y aller… A moins que mes fonctions cognitives se soient encore un chouilla améliorées, libérée du poids des « mauvaises ondes » générées par les métaux en bouche…
Sur le plan bioélectrique, et donc biochimique, je pense que je fonctionne vraiment un peu mieux, le bioélectrique pouvant influencer le biochimique, et vice versa, vue qu’il s’agit de la même chose, vue de deux points de vue différents, les deux faces de la même médaille.

Il y a 15 jours, j’ai donné une consultation naturo à Oyonnax et là j’en ai une autre de prévue demain matin par skype. C’est fou, c’est l’affluence !

J’envisage d’installer un léger blindage au chalet, pour pouvoir protéger l’intérieur du champ électrique basse fréquence qui vient de la ligne électrique qui passe derrière, à 25-30 mètres. Ce serait juste sur une partie du mur Nord, où est située la « tête » de mon lit. Et surtout, je voudrais mettre au moins une partie du sol à la terre (le coin nuit et repas). Et peut-être en prime blinder le plafond. L’entreprise Géotellurique m’a suggéré d’utiliser un grillage à poule pour le plafond (pour un blindage low cost). Le tout devant bien sûr être mis à la terre, sinon, non seulement ça ferait antenne mais ça réverbérerait toutes les pollutions électromagnétiques (effet ping-pong).
Mon cœur penche pour le grillage moustiquaire de géotellurique…
Si je m’occupe du plafond, faudrait peut-être que je commence par y poser un isolant thermique, tant que j’y serais… Ca m’occuperait, en attendant d’avoir des nouvelles du propriétaire de ma peut-être future maison…

Il y a quelques jours, j’ai revu un copain que je connais depuis 2008, une des très très rares personnes à avoir su entretenir le contact avec moi aussi longtemps (faut avoir de sacrées compétences en communication pour y arriver, être bien persévérant, patient, pas rancunier pour les longues périodes de silence…). De toutes les personnes avec qui j’ai eu l’occasion de me lier à l’époque, il n’y en a que 3 avec qui je garde un contact à peu près régulier.
Là, ce copain m’a demandé de le lui écrire un peu plus souvent, un peu plus qu’une fois tous les 6 mois – 1 an.
C’est très très rare qu’on me demande d’écrire plus souvent. Vraiment très très rare ! (d’habitude c’est plutôt l’inverse)

Il y a quelques jours, j’ai découvert qu’on peut consommer le cacao dans le cadre de « cérémonies » chamaniques. Je me sens bête de ne pas y avoir pensé toute seule. Jusque là je n’avais entendu parler que de l’usage du cacao durant les cérémonies avec champignons (psilo). Je connais pourtant déjà la cérémonie du tabac… Alors reste à voir si ce n’est pas juste une invention occidentale (une enième façon d’abuser d’une plante maîtresse/sacrée?) ? Mais les plantes maîtresses se « diètent » bel et bien, et si on peut utiliser le tabac seul en cérémonie, alors en effet pourquoi pas aussi le cacao…
J’ai décidé d’arrêter d’en « abuser » il y a un peu plus de 3 semaines. Moi qui en consommait tous les jours, j’ai fait ceinture à partir du 20 octobre et j’en ai consommé un peu dimanche dernier. Disons que l’effet et le contre-coup a été intéressant. Le simple fait qu’il semble y avoir eu contre-coup le lendemain (très gros coup de mou) est intéressant : phénomène d’intox causé par un aliment « toxique » ou bien par un aliment auquel je suis « sensible » ou encore phénomène de détox ? Les personnes qui organisent ces cérémonies parlent en effet d’un effet détox… Bon, disons que c’est à l’étude. Le tabac pris en décoction fait bien vomir, donc le chocolat pourrait bien aussi… Bref.
Ca fait une vingtaine d’années que j’ai commencé à me poser des tas de questions sur ce que je mange, ça me passionne toujours autant de chercher et de « creuser » dans ce domaine.

Cet après-midi, il faisait beau, j’ai eu envie d’aller me promener et une fois sur le chemin, j’ai eu envie de me mettre pieds nus. J’ai fait environ 1km pieds nus sur mon petit chemin de campagne préféré, par endroit quasi de la terre battue, très agréable très « verticalisant », j’avais quasi la sensation d’être une africaine avec une grosse cruche sur la tête tellement je me tenais droite…, et par endroit le chemin était ruisselant d’eau glacée. Je suis revenue à la maison à 16h, avec les pieds tous chauds.
Le thermomètre extérieur indiquait 6° à l’ombre.

 

18 novembre, La Pesse:

Après le soleil…

 

21 novembre, Annecy:
Ce jour-là, ma voiture a passé la journée chez le garagiste et moi je suis donc restée bloquée en ville toute la journée.

Même là, sur le Pâquier au bord de l’eau, il y a de la pollution électrique haute fréquence (wifi, antennes relais…).
Alors j’ai passé un bon bout de temps dans les églises et puis au cimetière de Loverchy, une grande étendue très dépeuplée, donc sans smartphone, un peu excentrée du centre ville, avec quelques arbres tout autour (ils font écran aux hautes fréquences) et des endroits sans goudron (pour la mise à la terre).

 

Mardi 28 novembre 2017, Haute-Savoie, 20h35 :
J’arrive encore à écouter du Placebo, à 40 ans.
Dimanche, j’ai essayé Metallica, et j’ai échoué. Ca ne me faisait plus rien. Quoi que je n’ai pas essayé à plein volume avec de bonnes basses (quoi que bon, Metallica et la basse, ça a tendance à faire 2), juste sur ordi (shame).
C’est l’inconvénient d’un déménagement en suspens : on n’a pas sa chaîne stéréo sous la main.
Donc Placebo, oui, ça passe encore bien, Indochine aussi, par contre Bauhaus ou Interpol, c’est devenu creux, voir irritant.
C’est moche.

J’ai commencé à refaire le plafond de la chambre où je dors ici, mon ancienne chambre, la chambre qui avait été attribuée à mon neveu, du temps où il venait ici, et peut-être la chambre où il reviendra de temps en temps quand je serai partie.
Ca doit faire 10 ou 15 ans que j’ai enlevé le papier peint à papillons qui couvrait le plafond. J’en avais marre des papillons. Je devais m’attendre à trouver du plâtre bien blanc en-dessous. Ma cache. C’était du placo cartonné qui s’arrache plus ou moins en même temps que le papier peint, avec quelques tâches d’enduits ici ou là. Ca m’avait découragée.
Et ça fait 10 ou 15 ans que c’est comme ça.
Donc là hier j’ai fini d’enlever des lambeaux de papiers peints, cet après-midi j’ai acheté 5kg d’enduit de lissage et une nouvelle lame avec manche en bois (parce qu’un manche en plastique ce serait mal barré) et j’ai commencé à le passer.
J’ai fait 2m2 en 2H. J’ai des doutes sur les proportions enduit-eau indiquées sur le paquet.
Mal au poignet.
Du coup au dîner, j’ai usé des vertus médicinales du vin rouge sans sulfites : l’alcool est anti-douleur, analgésique. C’est bien pratique.
Bon d’ici 3 jours je devrais avoir fini le plafond.
Pendant que j’enduisais, je me disais que j’aurais peut-être des travaux comme ça à faire dans ma future maison. Je me disais que ça suffirait à m’occuper pendant des mois et des mois si j’avais une maison de 100m2 à « rafraîchir » du sol au plafond, vu comment je suis « douée ».
Je suis relativement douée pour apprendre, mais lentement, surtout quand il n’y a pas de prof.
Et même si je peux apprendre, mes mains restent un peu gourdes.
Mais je suppose qu’il y aurait de la fierté à pouvoir dire « cette peinture, c’est moi qui… », « ce plafond, c’est moi qui… », « cette cloison, c’est moi qui… », etc…


Le plafond, « avant ».

Jeudi 30 novembre, Haute-Savoie, 11H35 :
Mieux avancé avec le plafond hier, en mettant un peu plus d’eau que ce qui est conseillé sur l’emballage. Je suppose que le support cartonné absorbe d’avantage d’eau et a donc besoin d’un enduit un peu plus « lisse » que la moyenne.
Après 4h de boulot les bras en l’air, je n’ai pas repris de vin, j’ai pris un bain au sel d’epsom, avant d’enchaîner en début de soirée avec un cours de taï-chi.
Avant, j’affrontais la neige dans les bauges pour aller à des concerts punk, maintenant c’est pour aller à des cours de taï-chi.