Journal de transition – Novembre 2018

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– D’abord, en bref, le message le plus important de ce long laïus :

A moins qu’il soit en mode avion/hors-ligne, un smartphone allumé, c’est comme un mégot de clope qui n’en finit jamais de produire une fumée digne d’un fumigène ; qu’on soit asthmatique ou pas, on s’en prend plein les poumons tout pareil !!!
Un téléphone portable émet régulièrement un « flash » de champs électriques hautes fréquences (genre une émission toutes les 15 secondes), même quand il est en « veille » dans votre poche.
Parfois j’aimerais juste faire 1,85m et 80kg de muscles, avoir une paire de testicules, une prostate, une gueule de surfeur californien et un titre de champion de karaté, je me dis qu’on me vannerait peut-être quand même un chouilla moins, que ce soit sur le sujet des pollutions électromagnétiques, de l’électrohypersensibilité ou sur tout le reste.

– Les ancêtres
– Maisons de retraite, géobiologie, connexion à la terre, matériaux naturels, économie
– Les grands-mères
– Naturel 21, matériaux naturels
– Electrohypersensibilité et railleries
– La vie que je veux mener, profession de foi
– Ancêtres, Les Bouchoux, Jura
– Gilets Jaunes, politique
– Orange, téléphone
– Gilets Jaunes, Cotisation Foncière des Entreprises

 

Mardi 6 novembre, 17h40 :

Le journal online de la nana qui écrit pour se tenir compagnie et que pas grand monde ne lira…
Le décors a légèrement changé depuis octobre. J’ai rapproché la table de la cuisinière.

On aperçoit le feu, par l’entrebâillement de la plaque gondolée de la cuisinière.

Je suis arrivée cet après-midi, à 15h45, après 5h15 de route, dont 40 minutes de pause, en respectant toutes les limitations de vitesse (soit environ 600 en 300km, à la louche), enfin j’espère que je les ai toutes respectées. J’avais emmené du café, j’ai roulé à 40km/h dans Marmagne. Je commence à prendre plaisir à rouler un peu en-dessous de la limitation de vitesse. Juste pour être sûre, pour faire genre « je m’applique, vous voyez et les gens derrière-moi ça vous fait chier ? Vous habitez ici ? Allez dire merci au maire ! ». Je me fais doubler un peu plus qu’avant… Et ça ne rallonge même pas le temps de trajet, en tout cas sûrement moins que de rester 20km derrière un poids lourds dans le col du Berthiand (entre Nantua et Bourg-en-Bresse).

Il faisait 10° dans la maison à l’arrivée, il fait toujours 10°. D’abord j’ai mangé, casse-croûte paysan à peu près paléo (tiré par les cheveux): noix de jambon fumé, craquottes de sarrasin, beurre bio au lait cru avec un chouilla de confiture de cassis bio.
Ensuite j’ai fait le feu.

J’ai aussi essayé de tester mes WC, puisque tout le monde me disait « tu devrais tester, si ça se trouve ça marche !! ». C’est un peu comme les gens qui disent « « on » va faire ceci cela » et qui te laissent ensuite faire « ceci cela » bien tout seul…
J’ai mis de l’eau dans la cuvette, de l’eau dans le réservoir de la chasse d’eau, j’ai essayé de tirer la chasse mais ça ne marche pas, rien ne s’écoule. Je voulais mettre du produit pour la fosse sceptique, de l’Eparsil, mais si ça ne s’écoule pas, je ne vois pas comment… Heureusement que ce n’est que de l’eau. Soit c’est bouché, soit il y a un truc qui m’échappe et je ne vois vraiment pas quoi, vu que je n’y connais strictement rien que dalle nada en chasse d’eau. [ps, janvier 2019 : au final c’est juste un élément de la chasse d’eau qui est probablement cassé, l’écoulement par contre fonctionne, à condition qu’on mette suffisamment d’eau dans la cuvette (5L et pas juste 2)].

Je mets ma toque en fourrure, le temps que la cuisinière chauffe, en espérant qu’elle va chauffer. En principe, de la fonte [ou de l’acier?] sur du feu, ça fait de la chaleur, mais la maison est grande, le plafond pas isolé et les murs froids. Donc va peut-être falloir chauffer 2-3 jours pour réussir à faire monter un peu le thermomètre.

Ma toque, je crois l’avoir payée dans les 20 euros sur la brocante d’Annecy, c’est une vieille chose dont j’ai enlevé une doublure pas si ancienne que ça en synthétique. Je récup’.

Ce matin ma mère m’a dit qu’en pensant à ma maison, elle a réalisé qu’elle et ses parents et ses grands-parents avaient bien vécu dans des conditions de ce genre, comme chez moi, avec du simple vitrage, pas d’isolation, juste une cheminée ou un poêle à bois, alors ma foi, après tout…
Bref, les grands esprits se rencontrent.
Je n’arrête pas d’y penser, aux ancêtres, aux bâtisseurs.
A vrai dire, même les nobles et les bourgeois devaient se les geler dans leurs châteaux, leurs manoirs, leurs maisons bourgeoises. Anne Rice le raconte bien, dans « Lestat, le vampire », la jeunesse du noble Lestat de Lioncourt, dans un vieux château glacial et, l’hiver, Lestat va chasser le loup.
Ca doit tenir bien chaud, la fourrure de loup.
Bon, ici, on n’en est pas encore à guetter le loup, mais je contemple le nuage de condensation qui s’échappe de ma bouche si je soupire lourdement.
Demain après-midi, j’ai une visite, j’espère que j’aurai réussi à gagner 1 ou 2 degrés d’ici là.

En principe, le couvreur est passé vendredi dernier pour faire les travaux de consolidation de la charpente, et pour remplacer 2-3 tuiles, va falloir que j’aille voir. Je ferai ça demain.

21h10 : 13° !! Youpie ! Et puis après avoir mangé une bonne soupe bien chaude, ça va mieux (et du pain riz-sarrasin et du beurre).
Rien que 3 degrés de différence, ça joue.
A force d’essayer de manier les ouvertures de la cuisinière, orienter le machin comme ça, ouvrir le truc comme ci… je vais peut-être finir par trouver la bonne position : déjà là j’ai l’impression que ça « tire » mieux, que ça sent moins la fumée et que ça brûle pour de bon au lieu de mijoter un peu misérablement.
J’ai fait chauffer ma soupe sur le « feu », j’étais super fière de ne pas utiliser d’énergie non renouvelable. Bon, c’est de la soupe en brique au bilan carbone misérable, et à la valeur nutritionnelle très discutable, mais bon, réchauffée sur le feu plutôt que sur du gaz ou de la plaque nucléaire (électrique), ça fait une bonne différence.
Ca a même chauffé super vite. Je suis contente.

 

Mercredi 7 novembre, 12h45 :
Des pommes cuisent sur la cuisinière à bois.
Mes pommes, ma cuisinière, mon bois, de l’énergie renouvelable.
Ce matin j’ai aussi fait bouillir mes gants de toilettes sur la cuisinière. J’ai rentré du bois à la cuisine, je l’ai rangé derrière la cuisinière, pour qu’il finisse de bien sécher.
Faut que j’appuie le bon côté des choses parce que la température, la pluie et le ciel gris me rendent ronchon, je parie que c’est mon foie qui galère un peu. Il a besoin de fonctionner à 40° si je ne m’abuse, un peu plus que la température du reste du corps et j’ai une petite vitalité, je suis « frileuse » et j’ai du mal à maintenir une température normale, du coup quelque chose me dit que mon foie pourrait galérer, juste à cause de la température ambiante (ou bien parce qu’il galère, alors j’ai froid?? c’est pas improbable… ça galère comme ça depuis les vaccins contre l’hépatite B, je dis ça je dis rien, date d’apparition de mon syndrome de Reynaud).
Dans la nuit, la température dans la cuisine est montée à presque 15°, avec toutes les portes de chambre fermées. C’est pas mal. Mais quand ma chambre est ouverte, ça stagne à 14.
Je dors dans la chambre, porte fermée, pour protéger du bruit des 3-4 voitures qui passent dans la soirée ou dans la nuit.
Hier à 2H du matin, l’heure de prendre mon acide alpha lipoïque (chélation selon protocole Cutler), j’ai profité de devoir me réveiller pour me lever et recharger le feu, 2 voitures sont passées. J’ai trouvé ça très insolite.
A 14°, je peux enlever ma toque et rester tête nue, on se croirait presque au printemps.
Cette nuit j’ai aussi aéré. Il n’y a pas d’aération et j’ai l’impression de le sentir. Je n’aère pas en plein milieu de la nuit quand je ne fais pas de feu, mais s’il y a du feu, je pense que c’est plus prudent d’aérer.

 

Vendredi 9 novembre 2018, 18h35 :
Cet après-midi, j’ai été voir l’ancienne propriétaire de ma maison, Mme C., avec une voisine du Chézet, une de ses amies. Mme C. est pensionnaire d’une de ces maisons de retraite « modernes », une boîte entièrement bétonnée et plastifiée, sans espace vert, entourée de goudron, avec vue sur les immeubles d’en face. Le super marché d’en face et son parking, c’est une des attractions star du lieu (coude à coude avec le loto), certains pensionnaires préfèrent s’asseoir là, dans le hall, dans le courant d’air, face au parking, face au passage, face à la vie qui va qui vient, plutôt que face à la télé.

Comme je l’ai dit à ma voisine, les gens qui construisent ce genre de lieu n’ont pas de tête, et je pourrais ajouter « pas de coeur », ou plutôt, pour être plus juste, un cœur fermé, obstrué par des monticules de conneries monumentales, comme seul le capitalisme sait en produire.
Moi, on me met dans un lieu pareil, avec toutes mes jambes et tous mes bras et toute ma tête, on me retrouve sénile en dépression profonde au bout d’un mois.
C’est juste ignoble de construire des trucs pareils et non seulement de les construire, mais en plus d’y mettre des personnes vulnérables.

Je serais maire, j’embaucherais 2-3 géobiologues en amont de la construction de ce genre de structure, et leurs choix et décisions auraient la priorité sur ceux des architectes et des maçons et des « financiers ». Et, pour compenser le surcoût induit par l’utilisation de matériaux biocompatibles écolo (bois, pierre, argile, chanvre, tomettes…), je ferais adhérer la commune à l’association des Castors, pour que les travaux soient réalisés un maximum par des « chantiers participatifs » (« vous voulez un lieu de vie sympa et convivial et sain pour vos anciens et pour vous plus tard ? Alors retroussez vous les manches et venez pelleter de la chaux, de l’argile et du chanvre! »).
D’ailleurs j’ai contacté une géobiologue, pour demander un devis pour l’installation d’une prise de terre correcte chez moi.
Votez Caroline ! Lol.

Je suis en train d’écrire un topo sur la connexion à la terre pour le site web de Coeur d’EHS, pour qu’il soit simple comme un clic de comprendre le pourquoi comment de mon propos…
Les lieux de vie pour les anciens devraient être de plein pieds, avec vue et accès partout sur un joli jardin-potager-verger, avec une terrasse dallée en terra cota ou équivalent tout autour du bâtiment pour permettre un accès facile aux fauteuils roulant, mais zéro goudron et, à l’intérieur, avec un sol en tomettes sur chape à la chaux partout, et du mobilier 100% bois, coton, chanvre et laine (fauteuils, chaises, lits…). Ca aurait l’avantage de faire fonctionner l’artisanat et la petite industrie locale, d’autant plus que la fabrication et la pose de ce genre de matériaux à l’ancienne pourrait aussi donner un travail sensé à des personnes en situation de handicap (les « simplets » et autres « anormaux » d’antan, les autistes et autres personnes avec troubles du développement d’aujourd’hui) qui ne manquent pas de compétences, tant qu’on leur apprend un travail de ce genre, un travail à la méthodologie immuable, ancestrale et somme toute très noble, puisque le truc qui serait produit (entretien de jardins-potagers-vergers, fabrication de tomettes, travail de la laine, culture du chanvre…) est on ne peut plus noble, c’est à dire parfaitement biocompatible, propice à la santé et à la joie de vivre.
A défaut de tomettes (parce que ce n’est pas pratique à entretenir blabla), on pourrait mettre un bon vieux carrelage non ciré, non scellé. Mais bon dieu, PAS du plastique partout !!!
On est vraiment de grands malades, de mettre nos « anciens » (ceux qui nous ont transmis la Vie, le truc le plus précieux qui soit sur cette planète) dans ce genre de lieu. Idem les hôpitaux et autres lieux de « vie » pour personnes vulnérables, malades, en situation de handicaps variés… Idem les prisons, à vrai dire. Mettre des gens dans des lieux pareils, ça ne peut les rendre que dépressifs, malades et/ou agressifs. Autrement dit, ça revient à se tirer une douzaine de balles dans chaque pieds, avec nos impôts, qui plus est.
Et oui,évidement, ça veut dire que les personnes valides, en bonne santé et honnêtes, auraient elles aussi tout intérêt à vivre dans des lieux biocompatibles et écolo conçus ou rénovés par des géobiologues, évidement (des géobiologues qui connaissent bien la connexion à la terre, ils ne sont pas encore tous au point sur le sujet).

Mais bon bref, j’ai donc vu l’ancienne propriétaire de ma maison, je suis contente, je m’efforcerai d’y retourner de temps en temps.
C’est fou ce qu’elle ressemble à ma grand-mère maternelle, physiquement, elles auraient pu passer pour deux sœurs et le plus « drôle », c’est qu’elles ont toutes les deux travaillé à la Banque de France à Paris. Pas dans le même bâtiment ni dans le même arrondissement (et elles avaient 15 ans d’écart, donc peut-être pas en même temps), mais dans la même « boîte » (j’avais honte, je ne me souvenais plus du nom de celle où était ma grand-mère, Mme C. m’a aidé en me parlant de « Malesherbe ». Je crois bien que c’était ça).
Donc je n’ai pas de famille ici mais j’ai une maison qui me fait penser à mes grands-mères : la paternelle, avec le petit côté « buvette qui donne sur la rue, lieu de passage où l’on cause » et la maternelle avec le petit côté « Banque de France », et puis il y a le petit côté qui me fait penser juste à moi, avec la grand-mère paternelle de Mme C. qui a été nourrice de Jean Cocteau et le mari de Mme C. qui louait un appartement à des artistes, à Paris, dont Jiacometti et Zao Wou-Ki (oui, j’ai pris des notes). Non que je puisse me dire moi-même franchement « artiste », mais vu le temps que j’ai passé à traîner avec des musiciens, à faire de la photo, de la chronique de concert, de la nouvelle fantastique, de l’auto-fiction, à financer un album de punk-rock, à écrire un mémoire-livre sur l’autisme… Si, en fait, allez, Jean Cocteau, il parle bien à mon petit côté « originale un peu artiste zarbi sur les bords ».

Hier matin, j’ai été à Naturel 21, à Vievy  http://www.naturel21.com/, le magasin de matériaux de construction/rénovation écolo du Morvan. Ils sont dans un coin à peu près 1000 fois plus paumé que le mien. J’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi mettre un commerce dans un coin pareil. Ok c’est beau et quand on y va, c’est un peu comme de plonger dans un épisode de la 4ème dimension, surtout par temps brumeux, quand on perce le brouillard un peu avant d’arriver, pour trouver du ciel bleu au-dessus du bocage, pour voir émerger de grands bœufs blancs des bancs de brume, et pour finir par devoir slalomer entre des canards dans la dernière courbe, avant de se garer devant un bâtiment où l’électricité est biocompatible (câbles blindés).
C’est vraiment très très joli, et tranquille, et ils ont même des options « bidouille » à proposer aux gens qui cherchent des solutions low cost, par exemple pour faire des volets d’intérieur anti-bruit escamotables.
Le seul hic, c’est qu’ils ont pas mal de truc « sans fil » dans le bureau. C’est ballot de faire de l’électricité biocompatible, de vendre des détecteurs de pollutions électromagnétiques et d’avoir des ordinateurs en wifi, des smartphones et peut-être même une imprimante en blutooth ou truc dans le genre qui rend bien sénile, mais à part ça, nickel, c’est là où j’ai trouvé l’adresse de la géobiologue.

 

Samedi 10 novembre 17h15, crépuscule :
Je mets du Triste Sire (je reste fan de leur « Anémie Mon Amour »), le ciel est gris, il pleut, le jour baisse, et une grande bande de corbeaux vient tournoyer en croassant devant la maison…
C’était la minute gothique.
C’est surtout le weekend, j’ai envie de prendre des airs de sortie en bar gothique. Ca me rappelle mon jeune temps, le Mark XIII, « Gre » (noble)…

Cet après-midi, grand jour ! J’ai été acheter des meubles à Emmaüs.
J’ai eu un mal de chien à choisir et à me lancer (tel meuble me plaît bien mais les serrures sont cassées, tel autre est bien joli mais il n’y a pas de penderie…). Après avoir passé 1h30 à tourner et retourner un peu partout, j’ai arrêté mon choix sur un buffet et une armoire (avec une penderie). J’aurais bien aimé trouver un lit de 90cm, mais leurs lits en morceaux, c’est vraiment trop compliqué de s’y retrouver. Reste juste à caler la date de la livraison.

J’ai aussi acheté quelques autres bidules : 2 couvre-tête en laine, un gros marteau, une paire de jolis sabots mettables (j’ai très envie de tester), deux petites briques à faire chauffer sur la cuisinière et à mettre dans le lit avant d’aller se coucher, des boîtes en fer pour les photos de famille de Mme C. (c’est le genre de cadeau que je peux me permettre, je prévoie de les lui apporter le mois prochain). J’ai aussi trouvé une jolie petite boîte en fer pour mon sucre en poudre et une corne de vache dont je pourrai peut-être me servir de corne à boire (comme pour les sabots, c’est le genre de truc archaïque que j’ai envie de tester).

Hier on m’a gentiment proposé un four à micro-onde, mais voilà, je préfère les sabots 100% bois, les toques 100% cuir et fourrure, les cuisinières à bois… Je vais finir par me faire traiter de réac
Je me suis aussi arrêtée à Morvan Bio pour un paquet de chips et du beurre label Demeter.
Et à Bricomachin, j’ai pris une petite hachette pour faire du petit bois, un lot de bûches compressées et un paquet de lignite pour voir si je peux faire tenir un feu toute une nuit avec ça. Je commence à avoir très envie de commander un lot de bûches compressées, c’est vraiment très pratique, ça s’allume plus facilement que les bûches bois qui sont parfois un peu capricieuses, à moins que ça soit la cuisinière qui soit un peu capricieuse, il y aurait des joints à remplacer, d’autres à remettre…

Je lis et relis les articles que j’ai écris pour le site web de Coeur d’EHS, j’en suis plutôt contente.
Les mouches me harcèlent.

Les dernières mouches de l’année, très occupées par une tâche de confiture de cassis bio.

 

Dimanche 11 novembre 2018, 10h30 :
Un voisin vient de passer avec un de ses potes ex-plombier.
Bon, heureusement qu’il fait beau et déjà un peu chaud, au soleil, sur le perron.
J’avais bien pris note que toute la plomberie est à refaire.
J’ai repris bonne note.
Je pense que cette maison sera habitable dans un an, au mieux, 6 mois si j’ai beaucoup de chance.
Dans un premier temps, faut changer l’évier et mettre un petit chauffe-eau, pour avoir un écoulement et de l’eau chaude au moins à la cuisine.
Après, la salle de bain, on verra. Peut-être dans un an… ou deux ?
Une fois que j’aurai de l’eau chaude et un évier décent, je pourrai envisager de prendre un boulot d’aide à domicile, pour financer la salle de bain. Parce que revenir du boulot le soir après avoir brassé de la poussière chez des gens et ne pas pouvoir me laver autrement que dans une bassine, ça risque d’être un peu trop pour mes petits nerfs de princesse.
Et en attendant, dans la salle de bain, je pourrai toujours passer le temps en cassant les faïences qui me sortent par les trous de nez. [p.s, janvier 2019 : au final les faïences, je pense plutôt les peindre, un jour prochain, vu qu’elles sont en bon état].

Changer l’évier, mettre un mini chauffe-eau.
Remplacer la cuisinière bois.
Remplacer les fenêtres et la porte d’entrée.
Isoler le plafond par le grenier.
Donc, à vrai dire, j’aurais bien le temps de faire un CAP plomberie, ça serait bien kiffe kiffe bourricot, en terme de délais, non ?

15h45 :
J’ai fait une sieste de presque 2H.
On dirait bien que je suis fatiguée. Pas de journée « off » depuis que je suis arrivée, mardi dernier. Plein de temps passé dans les « ondes » (champs électriques de hautes fréquences), je n’ai demandé à personne « tu pourrais éteindre ton portable, ste plait ? ».
Je vois bien que je reste un peu traumatisée par toutes les réactions de moqueries, de railleries, de suspicion, les yeux au ciel que j’ai obtenu jusque là, presque à chaque fois que j’ai posé cette question. Maintenant, souvent, je préfère faire la fière et ne rien demander, ne rien dire, faire profil bas (la fière ou profil bas, oui, je ne sais plus trop).
C’est pire qu’avec le végétalisme. Quand on se fout de ta gueule parce que tu ne manges pas ceci cela, ça te fait de la peine, ton petit cœur saigne, mais c’est tout, là avec les « onnnnndes », en prime ça te crame la gueule et tu dois rester poli et fermer ta gueule et sourire pour faire genre « oui, ha ha ha, c’est vraiment très rigolo, c’est fou ce qu’on se marre et ce que je suis gentille et bien élevée » (contrairement à tous ceux qui n’en ont rien à foutre de ma gueule qui crame , hein, mais non je ne le dirai pas tout haut, je me contenterai de l’écrire sur un blog que personne ne lira ») et donc non je ne vais pas faire d’esclandre, je vais fermer ma gueule comme une gentille petite et après tout le monde me demande « mais pourquoi on ne t’entend pas, t’es tellement discrète, pourquoi tu ne dis jamais rien ??? ».
LOOOOL.

Personne n’écoute et après on se demande pourquoi je ne parle pas…
Je suis logique, moi, je ne vais pas dépenser ma salive quand je sais que personne n’en a rien à foutre de ce que je dis.
Et tout le monde qui est toujours persuadé d’être le premier à te vanner…
Du coup j’endure, puisque maintenant, je vois que j’endure un peu mieux qu’il y a 6 mois.
Et si je dis ça à quelqu’un, on va me dire « ah, alors c’est bon, je peux laisser mon portable allumé, ça te fait plus rien ? »
Et ce sera reparti pour un tour d’explication et après on se demandera pourquoi je préfère encore rester toute seule…
Un jour je péterai un câble je prendrai un smartphone, je le piétinerai, je le réduirai en miette et vraiment personne ne comprendra pourquoi je me comporte en hystérique.

A moins qu’il soit en mode avion/hors-ligne, un smartphone allumé, c’est comme un mégot de clope qui n’en finit jamais de produire une fumée digne d’un fumigène ; qu’on soit asthmatique ou pas, on s’en prend plein les poumons tout pareil !!!

Pendant que je dormais, le thermomètre est monté à 16°, grâce au soleil. J’ai même passé un moment dehors assise sur le banc, à lire pieds nus dans l’herbe au soleil, après déjeuner.

 

Maintenant le ciel s’est couvert et j’écoute Tool, Aenima. J’ai remis ma toque.

Parfois j’aimerais juste faire 1,80m et 80kg de muscles, avoir une paire de testicules, une gueule de surfeur californien et un titre de champion de karaté, je me dis qu’on me vannerait peut-être quand même un chouilla moins.

 

Lundi 12 novembre :
14h :

La vie que je veux mener, profession de foi :
Une vie qui soit propice à la Vie, une vie qui prenne soin de la Vie.
Utiliser le moins d’énergie nucléaire possible, à terme cesser de collaborer avec le nucléaire.
Utiliser le moins de pétrochimie possible, à terme cesser de collaborer avec la pétrochimie.
Utiliser du bois pour se chauffer, des outils à main, du chanvre pour isoler le plafond, faire chauffer l’eau sur la cuisinière bois ou sur le poêle à bois plutôt que sur des plaques électriques ou avec une bouilloire électrique.
Faire la lessive avec une lessiveuse à l’ancienne quand le poêle chauffe et qu’on peut faire chauffer la lessiveuse dessus. L’été, trouver un moyen de bidouiller un système de chauffe-eau solaire, pour avoir de l’eau chaude gratis, sans gaz ni nucléaire.
Pourquoi pas une douche solaire en extérieur ?
Cultiver les relations de bon voisinage, parce qu’un bon voisin vaut environ 10 voitures et, comme une voiture, un bon voisin ça s’entretient, alors avec lui, comme en famille, on évite de parler politique et religion, on parle plutôt cueillette de champignons, jardinage, cuisson de la courge, plomberie, météo et santé.

19h :
Une poêlée de courge cuit sur la cuisinière. Ca m’enquiquine qu’elle fume un peu, ma cuisinière, je laisse carrément la fenêtre de la chambre ouverte (l’air circule très peu même comme ça, à moins qu’il y ait du vent dehors). J’aimerais bien trouver quelqu’un pour me refaire les joints, au cas où ça suffirait à… Enfin non, le rendement laisse quand même à désirer et elle est difficile à manier, un peu capricieuse.
Faudra que je trouve un poêle de remplacement sur lequel on peut faire cuire des trucs [ps : il me faut une cuisinière pour faire cuire des trucs, on ne peut rien faire cuire sur un poêle, j’ai appris ça en dévembre].

Je pense à mes ancêtres, mon arrière-grand-mère Maria Bonneville, aux Bouchoux, il y a 100 ans, pile à cette heure-là dans le Jura, elle préparait peut-être à manger pour ses trois gosses, dont mon grand-père André qui avait 12 ans. On peut supposer que la nouvelle de l’armistice leur était parvenue. Le mari de Maria était mort depuis 6 ans. La cuisine devait être faiblement éclairée avec une ou deux lampes à pétrole. J’ignore complètement quand l’électricité est arrivée aux Bouchoux, peut-être dans les années 1930-40 ?
Je ne suis pas sûre qu’ils aient eu une cheminée, peut-être juste un petit poêle à bois. Maria préparait peut-être des « gaudes », des galettes de polenta, qui ont marqué la mémoire de mon grand-père, il en gardait un mauvais souvenir, ils étaient pauvres, les menus devaient être assez répétitifs.
Ou bien à cette heure-là, ils étaient peut-être déjà couchés, pas trop au chaud, malgré des matelas laine et des édredons en duvet. Ils se couchaient peut-être avec leurs vêtements, des bonnets (c’est ce que je fais aussi) et ils se réveillaient le matin pour trouver du givre sur les fenêtres. A cette saison, il y avait peut-être déjà une bonne couche de neige, peut-être déjà cinquante centimètre, un mètre? Maria est morte en 1934, si ma mémoire est bonne, d’une bronchite, à 56 ans.

Aujourd’hui j’ai rentré du bois dans la cuisine, j’ai testé ma petite hachette mais ce n’est pas encore le bon outil pour réduire un peu la taille des plus gros bouts de bois qui ne rentreront jamais tel quel dans ma cuisinière. Faudra une masse et une cognée ? Même pour faire du petit bois, détacher l’écorce des bûches, c’est limite, elle est assez lourde au final, où bien c’est moi qui suis vraiment fatiguée.
J’ai aussi réussi à remettre la main sur le plombier, il va passer mercredi pour parler devis et nouvel évier.
Et le rendez-vous avec Emmaüs est fixé à jeudi, pour la livraison de mon buffet et de mon armoire à linge avec penderie. Cet après-midi, j’ai fini d’enlever le liseret synthétique d’une couverture laine que je rangerai donc avec grand plaisir dans mon armoire.
C’est la première fois de ma vie que je peux dire ça : « mon armoire, ma cuisinière… ». Ca a un goût vraiment particulier. Jusque là je n’avais eu quasiment que des meubles achetés par mes parents, donc leurs meubles, pas les miens, ou bien des meubles hérités d’une grand-mère ou d’une grand-tante. Là ça ressemble à des meubles hérités d’une vieille tante, mais non, c’est mon choix !
En tout cas il y a 100 ans, dans le village des Bouchoux, à environ 900m d’altitude, quelque chose me dit qu’il n’y avait plus de mouches depuis quelques semaines.

J’ai encore entendu une émission sur l’effondrement de la biodiversité cet après-midi, sur France Inter. 75% des insectes volants disparus en Europe en je ne sais plus combien de temps… Mais il reste quelques mouches.

Par contre, entre le maniement du bois et de la tige métallique qui sert à ouvrir la cuisinière (une des plaques par lesquelles on passe le bois est vraiment lourde, surtout quand on doit la soulever avec une tige qui ne me semble pas très adaptée), le petit ménage que j’ai fait ce matin (serpillière et petite lessive), bah j’ai mal aux mains. C’est peut-être aussi la session de grattage de tomettes d’il y a 3-4 jours. Ca me secoue un peu les articulations, ce grattage, je crois que c’est peut-être un peu rude, du coup je traîne à m’y remettre.
Malgré toute l’aération, et la fenêtre de la chambre ouverte, j’arrive à avoir 18° ici, à l’intérieur, dehors il fait 13°. Il a fait très doux, cet après-midi. Ce sera une autre histoire quand il gèlera la nuit et qu’on ne verra pas le soleil de la journée.

 

Mercredi 14 novembre, 14h30 :
J’ai recommencé à gratter mes tomettes. Encore une heure et je pourrai dire que j’en ai récupéré 3m2 sur 12.

Après, je me ferai une onction des mains aux huiles essentielles de gaultérie, laurier noble et lavande.

J’ai testé mes sabots en bois 2 minutes. Ils sont malheureusement un peu petit mais j’ai été surprise de m’y sentir plutôt bien. Le bois donne de la tenue, une stature, presque un meilleur maintien, c’est peut-être la nature de l’essence de bois (noyer ? hêtre?), un bois bien dur, en tout cas. Peut-être pas du chêne, quand même ? Ou du châtaigner ? En tout cas du costaud qui évoque aussi les chaussures de claquette. Bon, un peu casse-gueule sur un sol lisse mais sympa.

Le plombier est passé pour me remettre le devis en main propre. Pour une nouvelle plomberie (arrivée d’eau, écoulement), du compteur d’eau à l’évier de la cuisine, avec un mini chauffe-eau de 15-30L dans la cuisine et une arrivée d’eau dans la salle de bain (juste l’arrivée d’eau), ça ferait dans les 1700. Et donc sans salle de bain, juste une nouvelle installation sans fuite, sans risque de nouveau pétage de joints ou que sais-je.
Je suppose que c’est un prix correct? Et en prime je garderai peut-être mon vieil évier en céramique.
Après, faut penser à garder du budget pour les fenêtres, la porte, le poêle à bois. Parce que j’ai beau avoir droit à des aides, elles s’élèvent à 60% du budget total des travaux, et si ma part de 40% s’élève à 1000 ou 2000, on ne va pas aller loin, avec ça.

En pensant à tout ça, je bois du thé vert.
Certains racontent que certains types de thé les fond planer. Je me souviens de l’effet très relaxant d’un certain thé vert Gunpowder.
Là, je cherche juste à me réchauffer pendant ma pause. Je n’ai pas allumé le feu ce matin, il faisait et fait toujours 15° dans la maison, ça va, avec un bonnet en laine mérinos acheté même pas 2 euros à Emmaüs. Ce matin il faisait un grand soleil, maintenant la brume est montée. Ca fait toujours un peu d’eau pour les prés.
Tous les jours, bien deux fois par jour, je vois les employés de mairie passer devant chez moi en tracteur, avec une citerne pleine, pour remplir un réservoir d’eau potable sur les hauteurs de la commune.

16h40 :
Pour mon 4H, une craquotte de sarrasin tartinée de rillettes de porc. Le travail physique et la température qui fraîchit, ça donne faim. Ca m’avait fait le même effet en mars-avril 2017, quand j’avais passé du temps dans « ma » petite cabane du Jura, à La Pesse. Je me souviens d’avoir été acheter des rillettes, ou une terrine, je ne sais plus, par une fin d’après-midi neigeuse, avec la neige qui me volait dans la figure.

J’ai bien récupéré 3m2 de tomettes. Je les ai nettoyées, j’attends qu’elles sèchent et en attendant, je fais du feu et de la fumée. Hier soir j’ai réalisé que ce sont non seulement les éléments de la plaque en fonte qui « fuient » mais aussi la base du tuyau des fumées qui est légèrement disjoint de la cuisinière. Tu m’étonnes que ça fume.

 

Jeudi 15 novembre, 8h :

Politique et écologie : est-ce que j’irai manifester en « gilet jaune » pour protester contre l’augmentation du prix de l’essence ?
Non, pourtant, en vivant à 300km de ma famille, ça finira par devenir « compliqué » de faire le trajet pour se voir. On utilisera skype ? Tant que les data centers qui font le web tiennent le coup ? Après faudra peut-être revenir au bon vieux téléphone à fil ? Peut-être que pour faire des économies d’énergie et réduire le bilan carbone on sera forcé de revenir à un Internet 1.0, essentiellement pour communiquer via des emails et des forums de discussion et on reviendra au bon vieux HTML de base des années 1990 pour les sites web, de façon à ce qu’ils soient aussi économes que possible en espace de stockage…

Je souhaite que l’essence devienne de plus en plus chère et que les gens recommencent à aller travailler à 5km de chez eux maximum, que les jeunes recommencent à faire des CAP plomberie et qu’ils restent travailler dans les villages, pour qu’il y ait un plombier par village, si ça pouvait être comme ça pour des trucs comme les médecins (ou les « rebouteux » ou les « sage femme » et autre ostéopathes et professionnels de la santé, de la santé classique ou alternative), les mécano, les maraîchers et les épiceries (magasins associatifs et coopératifs de producteurs locaux, qui vendraient aussi du sel, du fil, un chouilla de café, de cacao, des chaussettes en laine, du savon et de la lessive, tout 100% bio autant que possible)… On aurait tout à coup beaucoup moins besoin de voitures.
On arrêterait de manger des bananes en France et toutes les communes du pays se mettraient à planter des fruitiers plutôt que des arbres d’ornement.
Les artisans et autres professionnels qui ont besoin d’un véhicule, comme les médecins, les agriculteurs et les infirmières et aides à domicile, auraient un salaire adapté, des subventions, une carte pro, que sais-je, pour faire face.
Ces subventions viendraient d’une copieuse taxation du kérozène des avions et du carburant des bateaux de croisière et autres bateaux de loisirs. Tous les véhicules de loisirs seraient taxés (on aurait un véhicule principal pour les déplacements indispensables et tout autre véhicule « secondaire » serait taxé un max, comme les résidences secondaires). On aurait des chemins de campagnes, des lacs et des bords de mers beaucoup plus calmes, sans tous ces engins à moteurs qui servent uniquement à se faire « plaisir ».
On pourrait carrément envisager de labelliser l’artisanat local, de lui faire un statut réellement simplifié et allégé en taxes : les plombiers, charpentiers et autres électriciens qui s’engageraient à travailler dans un rayon de 10-20km maximum autour de chez eux seraient exonérés de tout un tas de trucs.
Et puis on interdirait carrément, en amont, la production de véhicules « gourmands » en carburant : finit les 4X4, les SUV, les voitures de sport, les « berlines » grand luxe (oui je sais c’est triste, j’adore les Porsches 911 mais on se consolerait avec les voitures vintage de collection). Les 4X4 seraient réservés aux pompiers, aux gardes forestiers, ce genre de profession, ce serait des véhicules strictement professionnels et basta. On obligerait les fabricants à faire des véhicules « légers » et relativement lents (oui, bridés).
Parce qu’on est dans le caca jusqu’au cou, nous sommes en train de vivre la 6ème grande extinction de masse, je viens encore de voir passer le tracteur de la mairie, emmener une citerne d’eau pour remplir le réservoir un peu plus haut, une sécheresse en plein mois de novembre, non mais allôôô, quoi ! Il est temps de se bouger le popotin, grave.

12h30 :
Emmaüs me livre mes meubles vers 14h, je pense prendre la route vers 15h au plus tard et remettre le cap sur la Haute-Savoie, après avoir pris de la red maca, pour rester bien réveillée, pour respecter les 600 changements de limitations de vitesse environ, entre ici et chez moi.

 

Vendredi 30 novembre, 5h40, Roussillon :

L’ordi au petit matin, avec le logiciel f.lux, qui filtre la lumière bleue, là en mode ember ou candle. J’ai découvert le Dr Jack Kruse et ses conférences et interviews youtube en novembre, depuis, j’ai transformé l’écran de mon ordi en bougie. Ca épargne un peu ma mélatonine, mon DHA, mes rythmes circadiens…

Il y a une dizaine de jours, une employée du service client d’Orange me disait que mon « rendez-vous » du 30 novembre pour les travaux de réouverture de ma ligne téléphonique était maintenu et que je devais d’ailleurs être sur place ce jour-là (une autre m’avait dit le contraire peut-être un mois auparavant).
Et hier, un technicien d’Orange me laisse un message vocal incompréhensible, je sors de mes gonds, j’appelle le 3900, j’explique que je sais que mon interlocuteur n’y ai pour rien mais désolée je suis en pétard et il va essuyer les plâtres pour Orange.
Il a bien gardé son calme, limite charmant (moi j’avais limite envie de hurler au téléphone).
Et là j’ai appris qu’il n’y avait jamais eu de « rendez-vous », que techniquement, il n’y avait qu’une « estimation » de date de livraison du service et que les autres collègues m’avait parlé de rendez-vous pour éviter de se faire engueuler.
Bah tu m’étonnes.
Après avoir passé 15 minutes en attente, hier, avec la petite musique devenu insupportable au bout de presque 3 mois d’attente au final, j’ai eu l’idée de demander si Orange consentirait à un « geste commercial », pour compenser les « désagréments ». On m’a dit oui, un mois d’abonnement gratuit. Bah ma foi, ce serait un strict minimum.
J’ai entendu dire qu’Orange prévoirait de supprimer le réseau du téléphone filaire d’ici quelques années. C’en est peut-être les prémices ? Tout faire pour dégoûter les gens d’avoir un téléphone filaire ?
Ne serait-ce pas simplement une méthode de gestion de la « masse salariale » appliquée à la « masse clientèle » ? L’usure et le mépris, pour qu’on renonce. Ou juste du jmenfoutisme?
Moi, pardon, mais tout ça, ça me donne surtout envie d’aller débrancher les antennes de téléphonie mobile. Je dis ça comme ça pour éviter de risquer de me faire accuser de terrorisme, hein, on ne sait jamais.
Ca me rappelle le gars, instituteur à la retraite, qui raconte volontiers qu’un jour où la mairie avait été prise de l’idée de laisser installer une antenne relais au-dessus de l’école, il avait été pris de l’envie de démonter l’antenne à coups de disqueuse.
Mais bon, c’est un instit à la retraite, il a des sous, c’est un mec, il a le droit de dire des choses sans se faire arrêter, moi si je me met à écrire des trucs dans ce genre, ça pourrait être une autre chose.
Les écrits restent blabla.

[ps : bref, le 30 novembre, aucun technicien d’Orange ne s’est montré. En janvier 2019, je suis toujours sans téléphone fixe]

Il faisait 7° dans la maison quand je suis arrivée hier midi, hier soir je suis montée jusqu’à 13° et là, c’est retombée à 10°.
Les 2 bûches de nuit mise hier soir à 21h30 étaient en cendre ce matin à 5H, pourtant l’arrivée d’air était fermée. Prout. Soit faudra que je me couche plus tard, soit faudra que je renonce à avoir de bonnes braises quand je me lève. Ou bien j’entretiendrai le feu quand je serai en tour de chélation, et le reste du temps, tant pis.

Hier j’ai commencé à nettoyer mes meubles. Ils sont à peine poussiéreux, par contre les étagères du buffet ont été plastifiées, un truc adhésif qui colle bien sur les étagères du bas, ça réchauffe bien de le décoller.

Aujourd’hui j’ai aussi à rentrer du bois à la cuisine, ça aussi ça réchauffe et puis gratter mes tomettes, plein de trucs qui réchauffent.
Quoi que mes mains m’inquiètent un peu, j’ai l’impression qu’elles n’ont pas totalement récupéré des dernières sessions de grattage d’il y a 15 jours.
Mais bon, je me fais du soucis facilement, faut toujours que je me dise ça, que je suis hypersensible au stress et que cela se traduit par un tendance naturelle à se faire plus de soucis que nécessaire.
Mes mains fonctionnent très bien.

Politique – Gilets Jaunes : j’ai un peu évolué au sujet des gilets jaunes. Il y a 3-4 jours j’écrivais sur facebook que non je ne les soutenais pas et que non je ne leur amènerai pas le café, que je souhaitais voir le prix de l’essence augmenter encore, et hier j’ai fait une partie de la route avec le gilet jaune derrière le pare-brise (et puis il a fini par glisser).
C’est que mardi matin, avant-hier, j’ai eu une conversation passionnante avec un employé du service des impôts des entreprises, au sujet de la cotisation foncière des entreprises 2018.
J’avais envoyé un email pour demander si c’était une erreur, et non ce n’est pas une erreur. Quand on est autoentrepreneur, même quand on n’a pas de local pro, on doit payer une cotisation foncière des entreprises, dont le montant est fixé par la commune de domiciliation de l’entreprise (ça me titille d’aller voir mon maire, du coup).
C’est soit-disant calculé au prorata du chiffre d’affaire : on paye 131 euros quand le chiffre d’affaire est situé entre 0 et 10.000 euros.
Le chiffre d’affaire, c’est grosso modo l’argent qui rentre dans les caisses, mais c’est très différent de l’argent qui reste dans les caisses à la fin du mois ou de l’année.
Quand il m’ adit ça, j’ai demandé au gars : « Vous êtes sérieux » ?
Lol. (si si, ça me refait rire, rétrospectivement, c’est nerveux).
Alors, comme il me l’a suggéré, j’ai envoyé un autre email pour demander une exonération en expliquant pourquoi : le montant pitoyable de mon chiffre d’affaire (dans les 400 euros sur 2 ans), mes revenus d’handicapé au dessous du seuil de pauvreté, l’absence de local pro, les cotisations déjà versées à l’urssaf, l’assurance pro payée chaque année, et surtout les bénéfices nuls (vu les cotisations et l’assurance pro)….
Et là j’ai commencé à comprendre les gilets jaunes, le raz le bol des taxes (France, une des championnes du monde des taxes et impôts) et à avoir envie de leur apporter du café.
Quoi que leur apporter du café, pardon mais ce serait encore débourser des sous et comment dire… Moi qui en suis à faire du 40km/h quand c’est limité à 50, juste pour être sûre de ne pas me faire traire une énième fois par un radar, parce que j’aimerais vraiment beaucoup pouvoir m’acheter un nouveau poêle à bois et faire refaire ma plomberie, tout ça…

 

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Journal de transition – Octobre 2018

Au menu:
Maison-buvette et grand-mère paternelle.
Laine et Emmaüs
Sol de la chambre sud-ouest, début de la récupération des tomettes
Dossier ANAH, gain énergétique et aides financières très conditionnelles
Atelier d’écriture à domicile, association La Peurtantaine
Connexion à la terre et maison de retraite
Géobiologie, phénomène de résonance
Bois
Nourrice de Jean Cocteau
Transition et jeu vidéo
Seidr, chamanisme scandinave, « high seat » et perron
Association La Cafetière, concert
Connexion à la terre, quelques symptômes de la vie hors-sol et d’hyperélectrosensibilité

Lundi 1er octobre 2018, 5h35, Roussillon :

Tombée du lit. Couchée tôt, levée tôt.
Hier, c’était le dernier jour de validité de mon assurance pro de naturopathe.
J’ai discuté pendant 10 minutes avec des gens du bourg, des voisins, qui se promenaient à pieds et se sont arrêtés devant chez moi. J’ai raconté que j’ai déjà remarqué que, devant chez moi, c’est un peu l’endroit où l’on cause : des gens se croisent en voiture et s’arrêtent pour papoter. Peut-être pourrais-je faire une buvette, m’a-t-on dit ! Même le voisin qui doit me livrer du bois était de passage… Ca aide à se faire connaître, une maison pareille. Elle va devenir mon poisson-pilote, mon assistante de sociabilisation.

J’y ai repensé après, l’idée de la buvette, ça m’a rappelé ma grand-mère paternelle qui habitait au bord de la route, dans un petit village des Ardennes, et qui faisait « buvette » les jours de foot, vu qu’elle habitait juste à côté du terrain de foot. Elle avait toujours du café ou autre chose à offrir aux visiteurs et il y en avait souvent, visiblement, des visiteurs, vu l’affluence le jour de son enterrement.
On pourrait peut-être vraiment faire un café associatif, par exemple, un « Café Santé », avec des jus de légumes et des tisanes, comme ça on ne risquerait pas trop de faire de l’ombre à l’Auberge, et on ouvrirait uniquement quand l’Auberge serait fermée.

Hier, à Emmaüs, j’ai acheté 3 grandes couvertures en laine, des pulls en laine, un châle en laine et soie, un panier à chien en osier (qui deviendra panier à chats) et des mules vintage en corde, fourrure et soie peinte. J’aurais pu acheter 2 ou 3 fois plus de couvertures, je me suis retenue, vu que je n’ai nulle part où les ranger pour le moment.

J’aurais pu acheter des meubles et me les faire livrer mais il y a un tel bric-à-brac là-dedans que j’en avais un peu le tournis, de me demander ce qui pourrait aller chez moi et de devoir y penser en compagnie de plein de smartphones.
En tout cas c’est ze place to be, le dimanche après-midi, à Etang-Sur-Arroux.

Hier j’ai fait un grand feu, après le coucher du soleil, dehors, pour brûler le grand tas de ronces, d’orties, de chardons, d’herbe sèche que j’avais accumulé devant la maison depuis mon arrivée il y a 15 jours.

Ou plutôt, j’ai fait un petit feu, que j’ai alimenté petit à petit avec le gros tas, parce que ça n’aurait pas été prudent du tout, de tout brûler d’un coup, il y avait un peu de vent. Ca m’a pris quasi 1H.
Maintenant il y a des nuages.

Au programme de la journée, aujourd’hui, je retourne en Haute-Savoie, via Bourg-en-Bresse, où je vais faire une visite.
Hier soir j’ai passé en revue le répertoire de mon téléphone, j’ai réalisé que c’est une sorte de collection de tous les gens que j’ai perdu de vue depuis 10 ans. Ca ne m’a pas vraiment remonté le moral. Lol.
Je vais reprendre la chélation, ça me remontera le moral un peu plus assurément.
Jeudi, ma voiture passe le contrôle technique, on va croiser les doigts pour qu’elle le passe à moindre frais.

Vendredi ce sera moi qui passerai le contrôle technique, je vais faire un check-up chez mon médecin, après 8 mois de chélation en toute autonomie, faut que je m’assure que tout roule, surtout au niveau du foie, des reins, des neutrophiles (comme j’ai eu testé le DMSA et qu’il a la réputation de faire baisser les neutrophiles, bon, faut vérifier).
Ce matin, en rouvrant l’eau au compteur, dans la cave (je ferme l’eau le soir pour que la plomberie vétuste ne reste pas sous pression toute la nuit, au cas où), je me suis à nouveau sentie tentée de venir dormir là. La cave est semi-enterrée, faudrait que je vois comment elle se comporte au niveau phonique. Mais là, ça sent encore l’humidité, à cause de la petite inondation du début du mois.
Oui, j’envisage de dormir dans une cave, pour être au plus près de la terre, au moins pour voir.
Quand on est passionnée par la « connexion à la terre »…, bah on est passionné.
Le seul hic, c’est qu’on est dans une région concernée par le radon, donc la cave pourrait être particulièrement concernée par le radon et du coup je ne testerai peut-être jamais…
Bref, on verra.

Lundi 8 octobre 2018, 19h, Roussillon.
A y est, j’écris sur une table, je mange sur une table, je suis assise sur une chaise. J’ai enfin un peu l’air civilisé.

J’ai amené la table et 3 chaises (toutes en pin) hier, de la « récupération », avec un aspirateur acheté à Bazar Sans Frontières à Annecy.
Je n’ai toujours pas d’écoulement, d’eau chaude, de doubles vitrages acoustiques, de bois de chauffage…, mais on avance.
Aujourd’hui j’ai repassé un coup de serpillière avec de l’eau bien chaude (je crois bien que le savon noir que j’ai utilisé au début laisse une pellicule sur le carrelage, ça le ternit et ça pourrait avoir un effet un peu « cirage », autrement dit gêner la respiration du sol).

Je me suis attaquée à la moquette de la chambre sud-ouest et j’ai découvert que, non contents d’avoir mis une moquette, les anciens occupants/proprio (?) avaient mis un lino en-dessous, pour faire bon poids (bien étouffe-sol). Et bien entendu, le lino est collé quasi partout sur les tomettes. Je serais moins en forme, j’en pleurerais, tellement c’est triste, laid, tellement ça pue et tellement ça va être un casse-tête à récupérer, si c’est récupérable.

Un moderno-moderne me dirait « te fatigue pas, casse tout, coule une dalle en béton, pose du plancher flottant ! ».
Arrrrr. Vade retro satanas.

Dans la chambre Nord, les tomettes sont magnifiques. Pas toutes neuves mais magnifiques. Je ne m’attendais pas à avoir autant de luminosité dans une chambre orientée plein nord, surtout vu le papier peint un peu chargé. J’ai l’impression que les tomettes font un peu un effet miroir. Le lustre de la terre cuite ?

Je me fais des pommes cuites, avec un peu de sucre et de cannelle. Première fois que je me fais un peu de « cuisine ».
Faut que je signe le devis du couvreur, quasi comme il est (il y a juste une ligne à virer, je me dépatouillerai moi-même du vague feuillet isolant qui part en morceau sous partie de la couverture).
Faut que j’essaye de trouver au moins un plombier pas trop débordé, capable de venir me faire un devis.
Faut que je fasse faire des devis pour la pose d’un petit poêle à bois label flamme verte, avec tubage du conduit de cheminée en prime.
Quand je fais du feu, puisqu’il n’y a pas de VMC/aération, la cuisinière tire beaucoup d’air dans la pièce et au bout d’un moment faut aérer.
Du coup pour le moment je vais juste m’habiller un peu chaudement.
Si on ne m’a toujours pas livré du bois d’ici la fin de la semaine, je passerai commande de bûches compressées quelque part, peut-être à SimplyFeu, qui a un dépôt à Chalon-Sur-Saône, où l’on peut passer prendre les commandes directement soi-même, pour éviter de payer la livraison.
Et je ferai une petite flambée juste un peu le soir, quand il commencera à faire vraiment froid.
Là il fait 16,5°, ça va encore.

J’ai eu au téléphone l’entreprise de Châlon qui va m’envoyer un expert pour le dossier ANAH de demande d’aide financière pour les travaux d’isolation. Puisque je suis un foyer « très modeste », j’ai droit à 60% d’aide, + quelques aides annexes (soit 13.500 euros maximum), sur un budget de 20 000 euros max (tout surplus serait à ma charge), dont quasi 1000 euros d’expertise.
Si on pense à tous les dossiers ANAH qui nécessitent forcément 1000 euros d’expertise, on se dit que ce ne sera pas mon petit dossier tout seul qui coûtera le plus cher à la communauté.
Décidément, à partir du moment où la communauté me donne le droit à 13.500 euros, ça lui coûterait moins cher de me les donner directement sans tortiller du popotin, sans expertise, ça économiserait du temps, de l’énergie et de l’argent à tout le monde.

Mardi 9 octobre, 18h30, Roussillon :

Ce matin j’ai appris qu’il y a un atelier d’écriture en ce moment à La Peurtantaine, l’asso-gîte à moins d’1km de chez moi.
C’est peut-être le genre de truc auquel je pourrais participer (si les gens acceptent d’éteindre leur smartphones?), quand j’aurai un peu moins de choses à faire par ailleurs, comme arracher un lino et gratter des tomettes, réussir à faire réparer ma plomberie… Le jour où je pourrai prendre un bain dans cette maison, ce sera tellement un événement que, exceptionnellement, je prendrai un bain avec un verre de vin rouge bio sans sulfites, pour fêter ça.
Donc je suis passée faire coucou à La Peurtantaine, où les châtaigniers larguent des bombes.
J’ai réalisé qu’il y a des châtaigniers partout, par ici. Ca fait beaucoup de dîners gratis, si j’arrive à trouver le temps d’aller ramasser.
Il y a quelques jours, j’avais trouvé la page facebook de La Peurtantaine, avec l’annonce d’un chantier participatif, début septembre. J’avais envoyé un petit mot pour dire que c’était dommage que je l’ai loupé, ça aurait été l’occasion de faire connaissance avec des voisins.
A défaut de chantier participatif, dans l’immédiat, j’y ai récupéré un numéro de téléphone de plombier. C’est précieux, les téléphones de plombier.
On a parlé tissu associatif. Ma famille me disait « va pas te perdre dans le Morvan, c’est le désert ! ».
En fait non, pas du tout. C’est vivant ! Ca remue ! Faut s’approcher d’un peu près, peut-être, pour s’en apercevoir. Ce n’est pas (encore) aussi « énorme » qu’en Drôme ou en Ardèche ou dans le massif du Pilat, mais il y a du « potentiel », comme disent les agents immobiliers. Pour grandir, ça demande juste de l’attention, de l’huile de coude… Un peu comme mes tomettes : pour les récupérer, va juste falloir que j’y passe du temps. Beaucoup de temps.
On m’a parlé de l’association-lieu La Cafetière. On m’a appris qu’il y a des profs de qi-gong dans le coin.
Et puis j’ai déjeuné à l’auberge du village, de sandre et de frites, mon premier vrai repas digne de ce nom ici. J’ai lu en mangeant, bien comme il ne faut pas. Le « Food of the Gods », de McKenna, a fait office de petit verre de vin. Ce gars était génial, faut le dire.

Voilà, je fais mon atelier d’écriture à domicile. L’exercice est périlleux : raconter des rencontres avec des gens qui existent vraiment, qui pourraient me lire, respecter les limites de leur anonymat qui ne sont jamais que plus ou moins relative, à partir du moment où ils décident d’avoir une activité plus ou moins publique.

Cet après-midi, j’ai fait un mini tour express dans les gorges de la Canche. J’étais tombée amoureuse des gorges de la Cance, en Ardèche, l’année dernière, entre Annonay et Sarras.
Là, on dirait un peu sa petite sœur.

J’ai fait une visite à Chaleur Bois, à Autun, pour demander un devis pour une pose de poêle à bois. J’ai bien peur que leur prix soient trop élevés pour moi mais j’ai besoin de devis et ils ont des Brullerjan, qui me sont bien sympathiques, même s’ils sont un peu légers et ne font pas masse. J’aimerais un poêle un peu arrondi.
Je suis aussi passée à la maison de retraite où vit l’ancienne copropriétaire de la maison, Mme C.. J’ai déposé le carton de vieilles photos de famille qui avait été laissé dans la cuisine. La personne de l’accueil a trouvé ça très gentil mais a préféré que je ne rencontre pas Mme C. tout de suite parce qu’elle n’est pas sûre qu’elle soit au courant que sa maison a été vendue. Il vaut mieux éviter de causer un éventuel choc à la vieille dame, d’autant qu’elle ne me connaît pas.
J’attendrai un peu, mais j’aimerais bien la rencontrer, j’aimerais qu’elle me parle de la maison, connaître un peu son histoire.

Connexion à la terre:
A la maison de retraite, j’ai vu les sols plastiques, les chaussures plastiques des résidents. Même moi je deviens sénile dans des conditions pareilles. Faudrait faire des expériences très sérieuses : mettre des personnes âgées en maison de retraite de plein pieds, sur des « vrais » sols naturels et des chaussons en laine et cuir, ou des chaussures plein cuir… Ma main au feu qu’on verrait des résultats bluffants (sur la tension artérielle, la mémoire, l’équilibre, la régulation thermique…). La mise à la terre du corps sur le plan électrique, c’est magique, c’est la vie (voir le site du Eearthing Institute http://www.earthinginstitute.net/research/).

Ensuite je suis passée à CrocNature, à deux pas de là, le magasin bio d’Autun, plus grand que celui à la sortie de la ville, avec des prix nettement plus sympa, faut avouer. On m’a créé un compte fidélité.
J’ai donné l’adresse de la maison. Officiellement, sur les cartes, le lieu dit ici c’est « Provencière », moi je préfère dire « La Provencière ». Pour moi c’est la maison, « La Provencière », pas juste le lieu-dit. Je me demande d’où sort ce nom. J’ai lu sur Wikipédia que Roussillon en Morvan tient son nom d’une famille noble qui venait de Roussillon en Provence.
Souvent, quand je donne le nom de mon patelin, je me trompe, je dis « Roussillon en Provence ».
Récemment, j’ai découvert le phénomène de résonance en géobiologie, les phénomènes de résonance entre les choses de même forme, de même nom peut-être aussi ? Le phénomène de résonance, c’est ce qu’on évite avec des doubles vitrages acoustiques, dont les vitres sont d’épaisseurs différentes. Si les vitres sont d’épaisseurs identiques, là ça résonne.
Pourtant le Morvan n’a pas grand chose de la Provence, sauf cette année, avec ses fougères cramées, ses bébés sapins de Noël cramés, ses pâtures jaunies, ses lacs qui font comme celui d’Annecy et reculent…

Ce matin, à La Peurtantaine, on a parlé environnement, vu que c’est un peu le thème central de l’association, du moment (de ma vie, faut dire!), on m’a expliqué que ce qui assèche en partie le Morvan, c’est la plantation massive de sapin Douglas, des résineux qui ne restituent pas les 300L d’eau qu’ils pompent tous les jours.
Un chêne, ça respire, ça sue, ça rend ses feuilles en automne, en plus de faire de belles charpentes qui résistent bien aux ravageurs et aux parasites, contrairement aux conifères.
Je me suis encore arrêtée à Bricomachin avant de rentrer, acheter un chouilla de bûches compressées, un cuter en métal, des lames spéciales lino, un couteau (plat)/grattoir de peintre/à enduit avec un manche en bois, pour gratter mes tomettes.
Et enfin je suis passée à la chèvrerie.
Je commence à prendre mes marques, des petites habitudes, je commence à connaître des prénoms de voisins. C’est précieux, je me sens un peu moins comme une étrangère.
Le voisin qui va me livrer du bois m’a même expliqué qu’il s’est débrouillé pour trouver du bois encore plus sec que le sien, chez un collègue, et que c’est pour ça que la livraison prend un peu de temps. Royal. Je veux bien attendre pour la bonne cause.

 

Mercredi 10 octobre, 17h35 :

A y est j’ai du bois !!! Je suis joie !!
Et du coup j’ai un truc de plus à faire : ranger le bois !! [ps: en janvier 2019, je n’ai toujours pas rangé le bois! Depuis octobre, j’ai découvert Jonna Jinton, une youtubeuse suédoise qui montre parfois son propre tas de bois pas du tout rangé, du coup je me sens moins seule!).

Cet après-midi, j’ai passé 2h chez une voisine, une amie de l’ancienne propriétaire.
L’enquête sur l’histoire de la maison avance donc. Ca me fait une sorte de carte de visite (en + de mes vieilles cartes de visites de naturopathe, que je recycle ici en précisant bien que j’ai arrêté la naturopathie), un sujet de conversation (en + du pourquoi comment j’ai arrêté la naturopathie et de comment je compte reprendre l’aide à domicile).
« Est-ce que vous connaissez ma maison ? Son pédigré, ses anciens occupants… ? ». Il y aurait déjà de quoi en faire un roman.
J’ai besoin de la connaître comme on a besoin de connaître un nouveau patron, un nouveau collègue. C’est aussi un peu comme quand on marche : vaut mieux regarder où l’on met les pieds plutôt que de marcher au petit bonheur, faut apprendre à connaître le terrain pour savoir où l’on va et comment on va y aller (sandales, chaussures fermées, avec ou sans talon…).
L’élément historique le plus remarquable, c’est que l’une des grand-mères de l’ancienne propriétaire a été la nourrice de Jean Cocteau. Je pense que c’est le genre de chose que je peux raconter sans risquer de heurter des sensibilités. Il y a prescription.
Et il y avait souvent de l’eau dans la cave – ça, ça m’embête un peu, et des couleuvres – ça, ça m’embête moins.
Mais moi qui aime les endroits marécageux, là je suis un peu servie, avec le bout de terrain marécageux et le ruisseau qui passe à l’ouest de chez moi et mon terrain qui a tendance à retenir l’eau et à attirer les couleuvres… Mais c’est quand même bizarre, pour une maison où il y a souvent eu de l’eau, les murs n’ont pas l’air humides, il n’y a pas d’odeurs de moisi, d’humidité…

Jeudi 11 octobre 2018, Roussillon, 11h30 :
A y est j’ai une fosse septique !!
A la mairie, j’ai croisé le fils de mes voisins « du bas », qui a pu me donner des renseignements sur l’emplacement de la fosse, c’est royal, du coup je sais à peu près où chercher et je peux aussi aller voir mes voisins qui sauront peut-être me montrer l’emplacement de la trappe plus précisément.
J’ai aussi appris qu’il y a une « buse », une source, probablement sur mon terrain, dans le champ derrière la maison. A moins qu’elle soit en contre-bas sur le terrain marécageux qui appartient toujours aux gens qui m’ont vendu la maison, on ne sait plus trop…

Tout ça, toute cette aventure d’installation dans le Morvan, c’est vraiment un peu comme un jeu vidéo, sauf que c’est réel mais ça fonctionne un peu pareil.
Le nom du jeu c’est « ma ferme autonome » et le but du jeu, c’est de réussir à créer une ferme relativement autonome, qui fonctionne en coopération avec les voisins.

Là j’en suis au premier niveau.
Ou bien peut-être déjà au deuxième.
Le premier c’était « trouver la ferme et l’acheter » : quête immobilière, prospection, consultation des annonces immobilières, visites, apprendre à reconnaître la maison qui convient au projet (évaluation de l’état du gros œuvre, situation géographique, exposition, géobiologie…).
Le deuxième, c’est « l’emménagement » : mettre en route la maison, les « flux », l’eau, l’électricité, le chauffage, le téléphone… Faire ou faire faire les travaux indispensables… Mettre en place le réseau social, qui va être aussi un « flux » : celui de l’information locale –qui va aider à trouver le plombier, le bois.., et celui de la chaleur humaine, puis plus tard celui de l’entraide au besoin, du troc, éventuellement, si on arrive à se présenter correctement, sous un jour suffisamment propice, si on a amassé suffisamment de compétences au niveau…, euh, du prologue ?
Après, il y aura le troisième niveau : création du potager pour viser, à terme, une certaine autonomie en fruits et légumes, l’accueil des visiteurs, mise en place d’un troc de services avec les voisins… Et dieu sait quoi d’autre…
La quête de l’information sur l’histoire du lieu peut faire figure de « stratégie » pour faire connaissance avec les habitants des environs, se présenter, se faire connaître, récolter toutes sortes d’informations annexes potentiellement utiles (artisans, emploi, magasins…), et qui sait, un jour prochain, non seulement se sentir chez soi et être confortable, mais aussi avoir des amis ?
Vraiment comme dans un jeu vidéo, il s’agit d’aller parler aux personnages qu’on croise, en étant aussi cool et amicale que possible, en espérant tomber sur un maximum de gens cool et amicaux et en espérant éviter de tomber sur les méchants « boss »… Mais en sachant aussi que si on tombe sur un « boss » c’est que le jeu estime qu’on a déjà assez d’armes adaptées pour les affronter et pour sortir de la confrontation avec des points en plus… Et dans ce jeu-là, il n’est pas question de guerre ni de combat à mort. C’est d’avantage un jeu de société et, au final, en réalité, une quête initiatique.
Et justement à la mairie, j’ai appris qu’avec les noms de rue qui ont récemment été créé, j’habite maintenant au 1, route de Jeuzot. J’aurais bien gardé « Provencière » mais le jeu et les eaux, c’est bien aussi.

19h15 :
Je viens de voir deux gros camions passer à toute allure devant chez moi, ils descendent de Jeuzot, où ils s’activaient à raser une vieille ruine. Sur la remorque d’un des camions, il y avait une pelleteuse et, du coup, ça doit vouloir dire qu’on va arrêter de voir de gros camions faire les allées-retours pour charger les gravats, emmener les gravats… C’est soit ça, soit le chantier du futur poulailler du Gaec de la Ferme de Roussillon qui avance…
J’étais à Jeuzot hier, pour ma visite à l’amie de Mme C., juste à côté des travaux… J’ai réalisé que c’est bien peuplé là-haut, on m’a dit environ une cinquantaine de maisons, et les seuls gens de là-haut qui respectent la limitation de vitesse devant chez moi ça doit être ceux qui regardent ce qui s’y passe, en passant… Il y a trois jours, tôt le matin, avant le levé du jour, j’étais déjà debout, la lumière allumée, une voiture a calé devant chez moi.
Tellement ils ralentissent pour voir, ils calent !!
Je préfère encore ça à ceux qui klaxonnent avant de prendre le virage, tellement ils vont vite et tellement ils s’imaginent que klaxonner va faire ranger tous ceux qui arrivent en sens inverse… Oui oui, bah voyons, c’est cela, voui. On appelle ça de la pensée magique, et puis c’est dangereux de rouler aussi vite (j’en ai vu un déraper tout seul dans le virage plus haut, juste après avoir klaxonné, c’est ballot, un peu plus et boom dans le fossé), en plus d’être un truc illégal, hein (bon, déjà qu’ils grillent au fer rouge la limitation de vitesse, un truc illégal de plus ou de moins, hein, bon…).
Est-ce que je dois me demander si un jour, si ça continue comme ça, je vais en retrouver un encastré dans ma façade ?? Faut que je fasse un mur, ou bien ??
Le panneau « 50 » ne sera respecté que le jour où l’essence coûtera un bras, je pense. Là, on se dira que c’est peut-être bien finalement, de respecter la limitation de vitesse. Hein.
Donc je souhaite qu’un jour l’essence coûte un bras et ce jour-là, je m’achèterai un cheval de traie pour aller faire les courses, comme le gars de « Journal de marche » https://1ersauvage.wordpress.com/ , sauf que j’ai une étable et 6000m2 de pré, je ne prévoie pas du tout de faire SDF à cheval.
Ou bien je ferai des « sittings » sur la route, en protestation, jusqu’à ce que tout le monde comprenne bien qu’il y a quelqu’un qui vit là, quelqu’un qui est susceptible de faire des sittings quand ça lui chante, puisque la route est à tout le monde, elle est bien à moi aussi, après tout…

Cet après-midi, je me suis attaquée au buisson de ronces à côté du perron et je l’ai à peu près achevé. J’ai réfléchi au cours d’eau qui se forme quand il y a un gros orage et que ça ravine tout le long de la route au-dessus de chez moi, jusque dans ma cave.

Bout de racine d’un pied de ronce.

J’ai cherché avec quoi je pourrais faire un peu barrage, digue. J’ai trouvé de gros rondins derrière, j’ai ramassé 2-3 grosses pierres, dont une vraiment très grosse dont le transport exceptionnel avec mes deux petits bras de nana a fait ralentir un gars qui passait devant chez moi.
Je me dis que les gens d’ici doivent bien se marrer, en me voyant faire mes petits travaux avec ma petite pelle et mon petit seau et ma petite faux… Non je n’ai pas de débroussailleuse et je n’en veux pas, non je n’ai pas de tondeuse et je n’en veux pas (à moins que ce soit une hélicoïdale SILENCIEUSE), non je ne veux pas de tronçonneuse et je n’en veux pas, etc…

Bon, je finirai peut-être par louer, voir acheter ceci cela, en fonction du budget, comme je finirai par acheter des meubles d’occasion, comme je l’ai expliqué à Mme G., au Jeuzot,… au cas où elle aurait de vieux meubles dont elle n’aurait plus l’usage, elle ou un voisin, moi je veux bien acheter ce qui me plaît d’occasion (pas juste le premier truc qui passe, quand même), surtout si ça peut débarrasser des voisins… idem les outils…

Après une journée bien remplie, avec des travaux un peu physiques, dont environ 1h30 passée à gratter très énergiquement une bonne couche de plâtre (ou d’enduit?) sur environ 7 tomettes (à raison de 7 tomettes à l’heure, j’aurais peut-être fini dans un mois??)… Je me rends compte à quel point un bon petit verre de vin est le bienvenu pour atténuer un peu la fourbutude…

Je comprends mieux les ouvriers et paysans d’antan qui buvaient tant de « rouge » : ce n’était pas tant de l’alcoolisme, à la base, qu’un traitement anti-douleur (eh oui, à dose relativement modérée, l’alcool est anxiolytique et analgésique).
Va falloir que je m’achète du Boswellia serrata pour ce genre de fin de journée, ou de l’Harapaophytum, ce sera plus cohérent pour mon foie. La curcumine c’est bien aussi mais c’est cher et puis au bout de 3-4 jours de curcumine, je me mets à avoir des brûlures d’estomac.

J’ai commencé à écrire des « petits » articles pour le site de l’association Coeur d’EHS, à destination des électrohypersensibles qui ont besoin de conseils pour améliorer leur santé.
J’avoue que maintenant que j’ai arrêté ma tentative de pratique pro, je jubile un peu à l’idée de ne plus faire que du bénévolat. J’aime bien donner. C’est plus simple. Ca enlève un grosse pression inconfortable.

Vendredi 12 octobre, Roussillon, 12h15 :
Ce matin, je peux dire que j’ai récupéré 0,65m2 de tomettes, après environ 4h de travail (répartis entre hier et ce matin), sans compter l’enlèvement de la moquette et du lino.
Une fois nettoyée simplement à l’eau, dépoussiérées, elles sont toutes belles.
Je suis franchement fière, j’avoue.

21h : Aujourd’hui, j’ai continué mes petits travaux de terrassement. Ce matin un gars d’un magasin de poêle à bois est passé pour me faire un devis. Un plombier est passé en fin d’après-midi, faut refaire toute la plomberie à neuf. On pourra peut-être garder le vieil évier en céramique, ou pas. Et les gens de la Cafetière se sont arrêtés en passant, pour papoter avec le plombier (ici c’est l’endroit où l’on cause, je vous dis). Du coup ils m’ont rappelée qu’il y a concert dimanche soir, à 18h à la Cafetière. Un groupe de Perpignan. Je trouverai peut-être des gens avec qui papoter de Thierry Casasnovas, de Montescot, du cru ?

Hier en débroussaillant, j’ai trouvé un bout de mue de couleuvre et j’en ai retrouvé deux autres aujourd’hui sous l’évier, dont une entière. Carrément sous l’évier. On m’a dit « c’est bon signe ».
Perso j’adore. Le dessous de l’évier communique avec la cave. J’ai aussi trouvé un bout de mue à la cave. J’adore. J’ai hâte de trouver ma première couleuvre dans la maison, pour pouvoir la prendre à la main pour l’emmener dehors, ou bien pour la ramener à la cave ?! La première petite que j’avais trouvé, je l’avais transportée de l’autre côté de la route, en croyant bien faire. Bourde, donc, sorry.
Oui oui, je veux bien cohabiter avec des couleuvres (tant que personnes ne me les fait avaler), elles sont sûrement de bonnes prédatrices de plein de choses.

Dimanche 14 octobre, Roussillon, 12h45 :

Petit apéro solo (là où il y a de la gêne…). Vin rouge bio sans sulfites (au cas où vous vous demanderiez quoi m’offrir, un jour prochain).
Grand vent. Ca souffle fort. C’en est impressionnant. On se croirait en bord de mer. J’ai entendu il y un jour ou deux à la météo, à la radio, que le vent allait tourner à l’ouest, apporter de l’eau et une grosse dégringolade de température. Là, je ne sais pas si c’est du vent d’ouest, ça semble tournoyer un peu, en tout cas ça déménage et la température reste très agréable, comme un vent chaud de tempête du sud. Je suis pieds nus dans ma cuisine, sur du carrelage, et les pieds au frais restent confortables (je porte quand même 2 pulls en laine).
J’ai un peu de bordel dans mon champ de vision, face au perron, à la route, de la lumière et quelques premières couleurs d’automne, mais à peine, des couleurs qui se mêlent à celles de la sécheresse, si bien qu’on ne sait trop dire ce qui tient de l’automne ou du climat.

Et dire que, sous ma « terrasse », je stock de l’eau, éhontément. La cuve que j’ai découverte il y a environ 2 semaines s’avère être une cuve de récupération d’eau de pluie et lisier. Il faudra probablement y puiser avec des seaux. Je n’ai pas trouvé de robinet, d’écoulement. Mais je n’ai pas encore tout défriché autour, à voir.

Ce soir c’est concert à La Cafetière, à environ 1km d’ici. Si on m’avait dit il y a 10 ans que je viendrai vivre dans un coin paumé, mais à 1km d’une salle de concert associative… Bah j’aurais répondu « bah of course, évidement, normal quoi ! ». A l’époque je vivais à 500m des Tilleuls, un café-concert, à Annecy, je me sentais comme bénie des Dieux.
Un voisin d’Aigreveau, un lieu-dit en contre-bas, au sud, s’est arrêté devant chez moi ce matin pour se présenter, dire bonjour et signaler le concert.
Moi je faisais mes gélules de combo DMSA-ALA. J’en ai des 25mg qu’il faut que je divise en 2, pour faire du 12,5mg (à la louche, à vue de nez). Assise à ma table, face au perron, à la route, porte grande ouverte pour faire de l’air.
Cette maison a décidément un potentiel de buvette où il fait bon s’arrêter papoter 5 minutes.

Mon perron, il me fait penser au High Seat de la tradition Seidr – ou Seith, tradition chamanique scandinave. Certains auteurs parlent de l’importance su « haut-siège » dans cette tradition, certains auteurs parlent de l’importance du bâton, d’autres encore de l’importance du « mead » (hydromel dont la recette mystérieuse est perdue) servi dans une corne de vache.

On pourrait aussi parler de l’importance de la plume de rapace (comme dans la tradition nord-américaine) ou de la bouteille d’huile, comme en géobiologie…

Terrence McKenna en parle, du « mead », dans son « Food of The Gods ». Le bâton, on va dire que c’est un peu le bâton de Gandalf, dans le Seigneur des Anneaux et le High Seat ça peut être par exemple celui sur lequel s’assoie Frodon, à la fin de la première partie du Seigneur des Anneaux… Tolkien était un fin connaisseur des « Saga », de la mythologie et des langues scandinaves, en plus d’être un fan de champignons, comme ses Hobbits, visiblement.

Dans environ 3 semaines, je devrais avoir Internet [ps: en janvier 2019, je n’ai toujours pas internet], j’ai hâte, je pourrai regarder les Reines du Shopping en streaming, ou bien les infos, ou bien écouter de la musique sur Deezer et refaire du bénévolat sur les groupes de discussion « santé » facebook. J’aime vraiment ça, le bénévolat, en fait. J’arrête pas de dire, avec un grand sourire – aux gens qui me disent « oh quel dommage d’avoir arrêté la naturopathie » – que maintenant, les conseils sont gratis ! C’est gratuit, donné de bon cœur, gratos, conseil d’amie !

Alors de quoi se plaint-on ?! Les mêmes conseils, exactement les mêmes, à zéro euro de l’heure au lieu de 30.
Venez prendre le café, ou autre chose, ou bien invitez-moi chez vous à prendre la café ou la tisane et on papotera, on fera du partage d’expérience (parce qu’on sait toujours plus de choses qu’on ne le croit, oui, même vous), j’apprendrai beaucoup, vous aussi, et vous pourrez me demander mon avis sur tout ce qui vous chante. Je le donnerai bien volontiers, en bonne miss-je-sais-tout que je suis devenue (parce que lorsque j’avais 5 ans, non, j’étais juste mutique en société, d’autant plus qu’à l’époque on ne me demandait pas grand chose, à vrai dire).
Ou bien on fera du troc : je vous troquerai des conseils en nutrition pour traiter votre maladie auto-immune, ou autre chose, en échange de conseils en matière de plomberie, ou autre chose.

Ouhla… Les premières feuilles mortes volent, ainsi que la poussière sur la route, la terre des champs desséchés, le bâton qui tient les volets de l’entrée quand je m’en vais, et le fil de la ligne 220V qui se balance… Le ciel se voile, la bouteille se vide (un peu) (oui, j’ai une âme de punk, en vrai, j’écris ce texte en pensant à tous les gens qui vont venir au concert de ce soir à La Cafetière et qui, eux aussi, même s’ils n’osent pas l’avouer, ont une âme de punk ou de rockeur, au moins à temps partiel)…

 

Lundi 15 octobre, 6h :
J’écris beaucoup trop. Je vais devenir la gazette de Roussillon.
Hier soir, à 18H, c’était concert à La Cafetière, une grande maison pleine de cachet et lieu d’accueil associatif. Je serais bien restée jusqu’au bout mais il y avait trop de smartphones !
Beaucoup de gens = beaucoup de smartphones.
Va falloir que j’explique aux voisins mon petit soucis d’électrohypersensibilité, histoire qu’ils ne s’imaginent pas que je suis juste une sauvage qui part sans dire au revoir parce qu’elle est trop mal élevée.
Et je n’avais pas prévu de rentrer à la nuit, alors j’y suis allée à pied et tout le monde m’avait dit que c’était à deux pas, en fait non (au moins 2km? Je suppose que personne n’y va jamais à pieds ??), surtout quand on se goure de chemin en rentrant à la nuit, en craignant la pluie qui menace quand on n’a pas de parapluie, sur une route qu’on ne connaît pas avec juste une petite lampe led de porte-clé.
A part ça je me serais crue aux Tilleuls à Annecy, ou bien à la salle des fêtes de Bellecombe en Bauges. Ambiance conviviale, des jeunes, des moins jeunes, des gosses, des gens que je ne connais pas qui m’appellent déjà par mon prénom, un petit jardinet où fumer, prendre l’air, patouiller le chat, faire une pause sans trop de smartphones…

Connexion à la terre: 
J’ai flashé sur les carreaux de ciment de la grande cuisine-bar et j’ai passé un long moment à méditer sur les Converses noires de la chanteuses : j’avais les mêmes à une époque et j’ai pensé déminéralisation, stress chronique, fatigue chronique, conséquences de la vie hors-sol isolé de la terre sur le plan électrique… J’ai imaginé la chanteuse avec des chaussures de flamenco plein cuir à l’ancienne et ma main au feu qu’on l’aurait entendue et sentie taper du pied jusqu’au fond du jardinet avec des chaussures pareilles… Les carreaux de ciment n’auraient peut-être pas survécus. Alors que là, avec du plastique au pied, on est comme avec des boulets aux pieds et on se demande pourquoi on est tout stressé tendu fatigué, avec des boulets aux pieds qui nous en font bien baver tout le temps, et pourquoi la vie semble si dure, et triste et sombre, alors qu’on a tant de fougue, tant de feu en soi, et pourquoi c’est si difficile d’arrêter de fumer, du coup… Mais des boulets aux pieds tout le temps, c’est une telle source de stress que, forcément, il faut des trucs pour compenser, calmer, détendre, tout le temps… Surtout qu’il y a non seulement les chaussures en plastique, les chaussons en plastique, mais aussi les matelas des lits en synthétique, les couettes en synthétique, les vêtements en synthétique, l’asphalte en ville, les planchers flottants, les moquettes… On est plombé de partout, et je ne vous parle même pas des trucs qu’on nous met dans les dents, littéralement, ou dans le ventre quand on est une femme en prime, littéralement (plombages, implants en tous genres, stérilets, couronnes, composites…)…

Alors, cadeau de naturopathe à la retraite, je vous offre une liste de quelques uns des symptômes les plus classiques d’électrohypersensibilité dans un lieu saturé de champs électriques hautes fréquences, comme La Cafetière, un soir de concert (wifi, smartphone, bluetooth…) – attention, on cumule rarement tous ces symptômes à la fois !

– Les yeux qui se plissent comme s’il y avait trop de lumière, larmoiement
– Maux de tête, vertiges
– Tachycardie, oppression, hypo/hypertension
– Somnolence, fatigue
– Troubles de la mémoire et de l’attention : sensation de devenir « Alzheimer », sénile (ex. :difficulté à faire des calculs de tête, désorientation, problèmes de coordination, on égare plein de choses, on perd nos mots au milieu d’une phrase, on devient mutique…)
– Chat dans la gorge, ou gorge qui se sert.

On notera qu’un bon nombre de ces symptômes peuvent être confondus avec ce qu’on appelle « émotivité », avec des symptômes soit-disant « psychosomatiques » (on est toujours très rapide à psychanalyser ce qu’on ne comprend pas).
Certains symptômes peuvent apparaître en différé, au bout d’un certain temps d’exposition ou après la surexposition. Il peuvent varier de minute en minute, en fonction de la puissance des smartphones qui se déplacent dans les poches autour de vous….
Tous ces symptômes peuvent devenir chroniques en cas d’exposition chronique et peuvent se dégrader en pathologies variées, ophtalmologiques, cardio-vasculaires, neurologiques, burn-out… Pathologies dont les médecins seront incapables d’expliquer la cause, ou bien, leur incompétence en matière d’électrohypersensibilité les amèneront à vous expliquer, avec beaucoup d’assurance, que « tout ça, c’est dans votre tête, allez voir un psy ! ».
Un électrohypersensible pourra ressentir ce genre de symptômes même en l’absence de champs électriques haute-fréquences, quand il est hors-sol, sur/dans de l’isolant électrique et/ou en présence de champs électriques basse fréquence (émis par toute installation/appareil électrique sous tension…), ou encore en présence de champs magnétiques, comme celui des moteurs en rotation (compresseur du frigo, machine à laver, voitures, tondeuses…).

Pour savoir si certains de nos symptômes sont dus à notre environnement électromagnétique, il faut faire un comparatif avec/sans pollutions, pour voir si les symptômes varient en fonction de l’environnement: aller en pleine nature, pieds nus ou en chaussures plein cuir, habillés uniquement de vêtements 100% naturels (ou à poil sur une plage naturiste!), avec zéro électricité/antenne relais/smartphone à 1km à la ronde, de préférence entouré de beaucoup d’arbres, qui font écran aux pollutions électriques émises par la « civilisation ».

Ce matin, alors que j’écris ce texte, je me rends compte que la pluie, qui menaçait hier soir, a fini par passer tout à fait, sans tomber. Le sol est toujours aussi sec qu’hier, les nuages semblent défaits, le vent à presque tout emmené, alors qu’il y a trois jours à la radio ils annonçaient la pluie et la fraîcheur tant espérées par les cultivateurs. Pluie qui tombe à torrent dans le Sud, mais pas encore ici.
A l’heure où l’on parle de « marcher pour le climat », il peut être bon de prendre conscience de tout ce qui nous retient de nous mettre « en marche », comme Emmanuel, ce qui nous retient de nous « sortir les doigts », comme dirait Michel Onfray depuis son AVC (un AVC peut laisser des séquelles cocasses, comme une grosse désinhibition).
Les boulets qu’on a aux pieds sont nombreux, pas étonnant qu’on traîne autant la patte à réinventer nos modes de vie pour les rendre plus compatibles avec la nature, notre nature. La bonne nouvelle c’est que, bons nombres de ces boulets, nous pouvons nous en libérer en appuyant sur un bouton (désactiver le wifi ici, le bluetooth là…), en achetant des chaussures plein cuir franco-françaises qui viennent de la Drôme (des Made In Romans), ou en allant acheter des vêtements et de la literie en matière naturelle pas chers chez Emmaüs, de préférence en faisant du covoiturage avec les voisins, en attendant de devenir capable de fabriquer nos propres vêtements, nos propres chaussures…
Et à terme, pour améliorer le bilan carbone des concerts en organisant des concerts 100% locaux, on deviendra peut-être un peu tous musiciens, comme bon nombre de nos ancêtres, qui n’étaient pas si « arriérés », ou « en retard » que la « modernité » voudrait nous le faire croire.

 

Quelques autres photos:

Compagnons d’aventure sans alcool.

 

Visite

 

Les roues, wheels.

Mes premières pommes: elles se gardent mal mais elles sont délicieuses! Peu acide, sucrées et parfumées.

 

 

Bubulle, l’oeuf cosmique

Bila, un dieu serpent arc-en-ciel des aborigènes d’Australie.

 

Petit conte de Noël. Cadeau.
Spéciale dédicace à toutes les sorcières et à tous leurs fans.

Il est difficile et périlleux de transmettre des informations récoltées avec des techniques de « sorcière ».
Il est difficile d’en évaluer honnêtement, objectivement la solidité.
Alors on les transmet comme on peut, en racontant des « histoires ».
Si vous n’aimez pas les fictions, vous pouvez aller à la fin du texte, piocher dans les « vraies » références-sources d’inspiration. J’y ai réuni – entre autres, des références-clés qui permettent d’améliorer la santé, la vie, le quotidien par toutes sortes de moyens naturels.

Meilleurs voeux pour 2019!
2-11 décembre 2018, Roussillon en Morvan – Haute-Savoie

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Bubulle, l’œuf cosmique

Et si tout ce qu’on croyait savoir était franchement faux… ?
Vraiment tout ?!
Inversé, perverti, vraiment tout tordu ?!

Quelque part dans la galaxie…

Un gros cailloux a été ensemencé, probablement par une collision gigantesque avec un autre gros cailloux tournoyant autour d’une étoile.
Papa-Maman planètes sont là, tous gênés : « Oups, on ne l’a pas fait exprès, on s’est frotté d’un peu trop près, comme quand vous allez passer la soirée à boire dans un bar et que vous vous retrouvez le lendemain dans le lit d’un ou d’une inconnue, plus si inconnu que ça après une nuit passée à vous « frotter » l’un à l’autre… ».

La graine ainsi semée a germé, le gros cailloux est devenu ce que les humains appellent une planète tellurique qui abrite la vie, une planète qui ressemble étrangement à la notre – un peu comme un Africain ressemble à un Européen, sauf qu’ici, on n’appelle pas cela une « planète », puisque ce gros cailloux n’a rien de plat… Quoi que le mot grec humain à l’origine du mot « planète » est « planetes, planetai », qui signifie « voyageur », et « planasthai », en grec, signifie « voyager, errer ».
On n’appelle pas cela une orange non plus, puisqu’une orange est pleine d’eau et que ce cailloux est d’avantage comme un gros œuf dont seule la coquille est solide, alors que le blanc et le jaune de cet œuf sont du magma plus ou moins en fusion, c’est un œuf de feu, un gros œuf de dragon-vie, couvé par le souffle chaud de l’étoile-coeur autour de laquelle il tourne. Dans ce monde, on donne souvent deux ou trois noms aux choses, histoire de bien expliquer ce dont on cause, parce que toute chose peut toujours être décrite de plusieurs points de vue différents et donc avoir plusieurs formes-apparences et une chose peut avoir plusieurs fonctions, et donc plusieurs noms.
Dans ce monde, la vie-conscience est qualifiée de « dragon », une force monumentale qui voyage de monde en monde et qui prospère partout en toutes choses, sous toutes les formes possibles et imaginables, formes plus ou moins complexes, plus ou moins grandes, de l’atome à l’ADN, de l’astéroïde à la galaxie. Et ce dragon géant pond des œufs à son image, des œufs géants : les galaxies, les étoiles et les planètes, qui à leur tour « pondent » et génèrent de plus petits œufs à leur surface : toutes sortes de créatures et de formes, leurs enfants-habitants qui, à leur tour, « pondent », etc…
Dans ce monde, on appelle donc cette planète un œuf, ou un œuf cosmique et cet œuf-là en particulier, plus familièrement, ses habitants l’appellent Bubulle.

Cet œuf cosmique est celui d’un esprit-foetus de dragon un peu spécial. Il s’agit d’un dragon-phœnix qui se consume régulièrement et renaît, comme Fumesec dans Harry Potter.
Les Aztec auraient vécu sur cette planète, ils auraient appelé cette créature Quetzalcoatl, ils l’auraient décrit comme un gros serpent à plume multicolore, mais les Maya sont loin. Les Vikings, eux, l’auraient appelé « Draak » ou « Dreki », mais les Vikings aussi sont loin, Jeremy Narby aurait peut-être été tenté de l’appeler « Le Serpent Cosmique », mais Mr Narby est loin aussi, donc ici, cet œuf, on l’appelle juste Bubulle, parce qu’il est à peu près rond et lisse comme une bulle (vu de loin) et qu’il rote régulièrement de grosses bulles de magma, causant des éruptions volcaniques plus ou moins catastrophiques.
Cet œuf en fusion est comme le creuset dans lequel mijote l’esprit-fœtus bouillonnant d’un dragon-phœnix particulièrement remuant, limite un peu punk, sans cesse en train de se régénérer, n’en faisant qu’à sa tête, sans cesse en train de donner puis de reprendre la vie à ses créatures-enfants-graines qui grouillent à sa surface, et il leur transmet une vie à l’image de la sienne : auto-réparable, que les visionnaires de cette planète perçoivent en chaque être vivant sous la forme d’un dragon ailé cracheur de feu, qui ressemble un peu à ce que les visionnaires humains appellent « kundalini ». D’ailleurs, chaque être vivant sur cette planète est doté des caractéristiques vitales de ce phœnix : capable de transmettre la vie, capable de générer de l’énergie-électromagnétisme au cœur de ses cellules, comme ce gros bébé en génère en son cœur spirituo-electromagnéto-magmatique et capable de renaître de leurs cendres : quand les êtres de cette planète meurent, leur esprit-vie retourne à sa source : le cœur en fusion de Bubulle. Bubulle redonne forme à cet esprit un peu plus tard, ou bien il le recycle en autre chose si l’esprit-graine n’avait rien donné de bien intéressant ou si elle avait mal tourné, ou il lui permet de transiter vers d’autres dimensions, puisque le cœur de Bubulle est un gros chakra, c’est à dire un vortex, une porte qui peut mener à d’autres coeurs-vortex, d’autres cœurs de planètes, d’étoiles ou de galaxies ailleurs dans l’univers. Les cœurs-chakras des galaxies, c’est ce que les humains appellent les « trous noirs ». Les humains n’y voient pas très clair en matière de chakra.

Bubulle est un esprit-phoenix, qui se consume et renaît sans cesse, mais bien sûr, la planète-creuset elle-même ne se consume pas et n’explose pas réellement tous les 50 000 ans, par exemple. Elle reste pleine et entière et, vue de loin, elle tourne tranquillement autour de son étoile depuis 4 milliards d’années. C’est la vie-conscience, l’esprit de cet œuf, manifesté concrètement à la surface matérielle de l’œuf, sur sa « coquille », qui germe, grandit, se multiplie puis ce consume et renaît régulièrement sous une nouvelle forme. Ainsi, sur cet œuf cosmique, des créatures ressemblant à des dinosaures seraient susceptible d’être apparues à un moment donné, de s’être développées, multipliées et puis boum, un beau jour, on efface tout et on recommence. Plus exactement, on efface 95% des formes de vie à la surface de l’œuf et on laisse les « cendres », soit les 5% restant créer quelque chose d’autre, petit à petit.
C’est un peu un cercle vertueux, ou bien un cercle vicieux, selon les points de vue.

Un beau jour, un des clans vivant sur cet œuf, le clan des Bâtisseurs (aussi surnommé les « Gourmands », ou plus familièrement encore par leurs détracteurs, « les Baffreurs ») – qui était un clan de nantis délicats, qui aimaient bien leur petit confort et préféraient construire des maisons en pierre plutôt que de vivre en nomade dans des tentes, ce clan en eu marre de ces cycles de mort et de renaissance. Ce clan chercha à arrêter le processus, à le mettre sur « pause », de la même façon qu’ils s’étaient mis eux-même sur pause en commençant à cultiver des céréales toujours au même endroit, en faisant des stocks et en construisant des maisons et des caves, plutôt que de voyager léger sans arrêt, en nomades chasseurs-cueilleurs, plutôt que de manger ce qu’ils trouvaient en chemin (donc parfois pas grand chose): « On est bien, là, comme ça, avec notre petit confort, notre petite bedaine, nos gros murs, nos stocks de grains, nos gosses qu’on aime et qu’on aimerait voir grandir, donc on aimerait bien que tout cela continue éternellement, donc on va essayer d’arrêter la croissance de l’oeuf-dragon-phoenix et on va essayer de faire en sorte qu’il en reste toujours à son état larvaire, tranquille dans son œuf, qu’il arrête de tout péter en remuant sans arrêt, sans parler du branle-bas de combat quand il brise sa coquille et déploie ses petites ailes de bébé phœnix ».
Et en aparté, en secret, ils ajoutèrent « Et on en profitera pour que l’énergie-souffle-vie de Bubulle cesse de se déverser partout dans tous les sens de façon anarchique, qu’elle cesse de se donner à tout le monde comme une catin, et on la gardera pure et rien que pour nous ». Les « Bâtisseurs » étaient vraiment très gourmands, leurs céréales les avaient rendus un chouilla possessifs, jaloux, paranoïaques et psycho-rigides, autrement dit dominateurs, et ils réfléchirent donc à un moyen de faire en sorte de toujours rester bien nourris, comme les rois de la jungle, pour être toujours les premiers à pouvoir se remplir la panse. En d’autres termes, ils travaillèrent à la création d’une machine capable de générer ce que les humains appellent du « capitalisme » à perpétuité partout sur la planète, avec une grande foule de petits « frugaux » à la base qui nourrirait à perpétuité une petite élite de costauds « baffreurs » au sommet.

Sur cette planète, il y avait aussi jadis le Clan de l’œuf, et au sein de ce clan, des gens devenaient même sage-femme pour œuf, surtout des femmes, parce que les femmes s’y connaissent en gestation, en accouchement, vu qu’elles font ça assez souvent elle-même. Alors elles s’entraident entre elles quand elles tombent enceinte et accouchent, et donc c’était elles les mieux placées pour comprendre le processus de gestation de la « petite graine » de phœnix, ce qui était propice à sa bonne croissance, et à son éclosion.
Parfois elles organisaient des cérémonies pour danser et aider le bébé phœnix à se retourner, à respirer ou à percer sa coquille, parce que danser, c’était comme de tapoter la surface de la coquille, surtout quand elles s’aidaient d’un tambour ou d’un grand bâton pour taper le sol (ça fait encore plus de vibrations-vagues-bruits).
Elles avaient développé toutes sortes de techniques pour évaluer où en était la gestation. Par exemple elles collaient leur corps à la coquille, à la surface de la planète, et en plaçant certaines parties de leur corps au contact direct du sol (donc pas sur des tapis en plastique comme on fait sur Terre), en plaçant par exemple leur troisième œil contre le sol, elles pouvaient voir et communiquer avec le bébé, elles appelaient ça la « posture de l’enfant », c’était comme de coller l’oreille contre le ventre d’une femme enceinte. Elles lui parlaient, elles lui expliquaient leur monde, elles lui expliquaient le pourquoi du comment de leurs actes pour qu’il les comprenne, elles lui expliquaient les raisons de l’abattage d’un arbre ici ou de la construction d’un bâtiment là, elles lui expliquaient les choses comme un dentiste explique ce qu’il va faire à son patient pour que le patient ne s’imagine pas qu’il se fait agresser par un malade qui essaye juste de lui faire mal par pur plaisir, elles le traitaient avec douceur et respect, comme on se doit de traiter le ventre d’une femme enceinte qui est en train de fabriquer le truc le plus précieux qui soit : la vie.
Et de la même façon qu’elles communiquaient et coopéraient avec Bubulle, elles œuvraient à communiquer et à coopérer avec toutes ses créatures-enfants-esprits: elles travaillaient et coopéraient avec tous les « règnes-esprits », de toutes sortes de façons. Par exemple, elles élevaient des moutons pour pouvoir se servir de leur laine, elles montaient sur des chevaux pour pouvoir voyager plus loin, elles apprivoisaient des chiens-loups pour leur défense et elles se servaient des plantes pour soigner ou pour modifier leurs perceptions et pour voir le monde comme le voyaient les plantes ou les animaux ou Bubulle lui-même. Elles travaillaient autant à comprendre qu’à enseigner Bubulle, et à en tisser les éléments pour rendre la vie encore plus belle et encore plus prospère, comme on peut transformer une toison de mouton un peu crottée en joli châle multicolore et bien chaud, juste avec du temps, des outils en bois, des teintures végétales et de la « witch » (leur mot pour « envie de connaitre-enseigner-protéger-embellir-transmettre la vie »).

Mais les Bâtisseurs, eux, voulaient tout sauf voir éclore ce gros œuf.
Ils racontaient à tout le monde que c’était un méchant dragon qu’il fallait occire, que c’était le mal personnifié sous la forme d’un vilain serpent, certains l’appelèrent Satane, ce qui était le diminutif de « satané mioche ».
Ils commencèrent à fabriquer des machines-formes anti-éclosion, pour l’empêcher de grandir, l’empêcher de faire surface, pour l’empêcher de remuer, pour l’affaiblir, comme on affaiblit un lion en le mettant en cage sous sédatifs, pour pouvoir le « dompter ».
Le truc qui marchait le mieux c’était les croix à angle droit : un excellent outil de bannissement ou d’exorcisme, qui bloquait et repoussait le souffle-énergie de Bubulle dans les profondeurs de la planète, l’empêchant de percer la surface et d’y répandre son souffle-énergie librement.


Pyramides de Gizeh vues du ciel.

Source: Scientists discover Great Pyramid of Giza can focus electromagnetic energy through its hidden chambers

Parce que oui, quand Bubulle venait respirer à la surface de l’œuf, son souffle se répandait partout, tout autour. Ainsi on pouvait venir respirer avec lui dans ces lieux bouches-portes-chakra et le souffle-énergie était distribué également à toute créature avoisinante, sans distinction d’âge, d’espèce, de race, de sexe, de taille de bedaine ou de taille de stock de grains.
Les Bâtisseurs n’aimaient pas du tout cette générosité complètement débridée qu’ils estimaient être très injuste, puisque peu importe votre mérite, votre rang, votre poids… vous aviez droit à la même dose d’énergie, comme tout le monde.
Ce souffle-énergie pouvait être canalisé, on pouvait en faciliter la circulation : le clan des sages-femmes, avaient l’habitude de créer des cercles géants sur ces chakras, elles les appelaient des « medecine wheel », des roues de guérison, c’était comme de faire de l’acupuncture à coup de pierre géantes en guise d’aiguilles, pour faciliter la respiration du bébé et venir respirer encore mieux avec lui, grâce à lui, pour unir leur souffle à son souffle, et faciliter la circulation et le partage du souffle-énergie.


Pömmelte, Allemagne


Majorville, Medecine Wheel, Canada

Et c’est en voyant ça que les Bâtisseurs comprirent que s’il était possible de faciliter la circulation de ce souffle, il devait donc être aussi possible d’en entraver la circulation : il suffisait de construire une croix géante à certains endroits de la coquille, ces endroits où la coquille étaient plus fine qu’ailleurs, des endroits où la coquille de Bubulle laissait parfois passer un peu de vapeurs cosmiques, des lieux de respiration, ce que les humains sur Terre appelleraient des points d’acupuncture ou des cheminées cosmo-telluriques ou bien encore des vortex ou des chakras. On pouvait repérer facilement ces chakras parce qu’il y avait de l’eau sous terre à ces endroits, les humains appellent ça des « aquifères » ou des nappes phréatiques. C’est l’eau qui peut le mieux transmettre le souffle-énergie de Bubulle à travers la roche poreuse. Ce souffle-énergie, certains humains l’appelleraient courant électrique ou bien encore Chi ou Prana, et l’eau est un excellent conducteur de chi-énergie-électricité.
Le clan des Bâtisseurs, lui, se mit donc à construire des croix géantes sous différentes formes carrées à ces endroits, puisqu’un carré, c’est une croix à angles droits dont on a joint les extrémités. Ainsi apparurent partout ce qui ressemblaient étrangement à des pyramides et à des églises et, un beau jour (pas si beau que ça), les Bâtisseurs parvinrent bien à bloquer le processus de croissance du phœnix à son état larvaire. Quoi que, pas vraiment tout à fait, parce qu’ils avaient beau être très gras et bedonnants, ils n’étaient pas de taille face à Bubulle, mais ils réussirent bien à entraver la croissance de Bubulle, à la ralentir, à la mettre comme à l’hyper ralenti et tout sur la planète se mis un peu à tourner comme un disque rayé. Et la forme pyramidale qui chapeautait les croix, elle, permettait de diriger-modeler l’énergie-souffle de Bubulle d’une façon complètement anti-naturelle, c’est à dire de façon sélective : la forme pyramidale modelait une énergie-forme-société toute aussi pyramidale, capitaliste, propice aux Bâtisseurs.
Le phœnix resta ainsi coincé à son état de bébé prêt à naître et il se mis à donner vie à des formes de vie qui lui ressemblaient : des formes de vie dont le QES (quotient émotiono-spirituel) ne dépassait guère celui d’un enfant de 3 ans, éternels irresponsables (« Pardonnez-leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font », professa d’ailleurs l’un des prophètes qui vécu sur Bubulle il y a environ 50 000 ans, un prophète qui était miraculeusement parvenu à atteindre l’âge mental d’un enfant de 7 ans).

Le « hic », c’est que la vie de Bubulle et celle de chaque être auquel il transmet la vie sont étroitement liés, comme l’arbre est lié à ses feuilles, à ses fruits et à ses racines. Mettre un poison sur les racines d’un arbre, c’est en mettre sur chacune de ses feuilles, sur chacun de ses fruits. Entraver la croissance et la maturation de Bubulle, c’est entraver le développement de toutes ses créatures-enfants qui vivent à sa surface et ainsi, à terme, c’est générer précisément ce que l’on cherche à éviter : un étouffement de la vie, et c’est maintenir la conscience de tout être vivant à un état infantile, un état de conscience fœtal, c’est un peu comme de maintenir un arbre artificiellement en hiver, de façon à ce qu’il ne fleurisse jamais, au prétexte qu’on n’aime pas ramasser les feuilles mortes en automne et qu’on n’aimerait pas que cet arbre meurt.
Poser ce qu’on pourrait appeler un sort de bannissement de l’énergie-vie sur les chakra de la source de Vie de toute la planète, c’est – par effet de résonance comme disent les géobiologues et les fans de médecine quantique, c’est comme de poser un signe de bannissement sur tous les chakras de toutes les formes de vie de cette planète, et des « chakras-vortex-portes » ce sont ce qu’on appelle aussi des « organes », et chaque créature en a beaucoup et ainsi les cœurs se ferment, les troisième œil se ferment, les mains se ferment, les lèvres se scellent, les mémoires s’obscurcissent…, et les créatures cessent de sentir ce qui les entoure, cessent de dire ce qu’elles pensent, cesse de voir ce qui est, cesse de se souvenir, et elles recommencent sans cesse leurs erreurs, fautes de les voir, faute d’en sentir les conséquences et faute de pouvoir même s’en souvenir.
Ainsi, par exemple, entravé dans sa croissance et dans tout son être, même des créatures biologiquement adultes dotées d’une intelligence capable de fabriquer une fusée se retrouvent incapables de gérer leur frustration, comme un gros bébé qui se met à hurler dès qu’il a faim. Un gros bébé capable de fabriquer des fusées et des armes en tous genre, ça provoque beaucoup de guerres et d’autres calamités dans le genre des centrales nucléaires ou de la pauvreté.
Alors qu’à l’inverse, prendre soin de Bubulle, le soigner, le cocoler, le dorloter, lui parler, lui jouer de la musique, le bercer, prendre soin de sa coquille sans jamais l’éventrer à coup de pelleteuse ou de bombe, lui expliquer les choses, lui expliquer le pourquoi du comment de nos actes et toujours faire en sorte que ces actes soient aussi propices à la vie que possible…, cela lui permet d’apprendre, de grandir et cela permet ainsi à chaque être de ce monde de grandir et de maturer en cœur avec lui. Plus Bubulle grandit et apprend, plus les créatures qu’il génère gagnent aussi en maturité et en conscience.

Mais petit à petit, ces croix géantes s’érodèrent. La pluie, le vent, le souffle et et les coups de pattes de Bubulle firent leur œuvre.
On ne peut pas éternellement empêcher un bébé phœnix de remuer et de grandir. C’est trop puissant, un bébé phœnix. Alors le bébé continua à grandir malgré tout, très lentement mais sûrement, ses coups de pattes dans la coquille menèrent à la disparition des Bâtisseurs de croix géantes, ce qui ravit Bubulle…

Avec le temps – et du temps, il en avait beaucoup plus que n’importe quelle autre créature sur cette planète, Bubulle en était arrivé à haïr les Bâtisseurs et leurs descendants qui l’empêchaient de respirer à l’aise. Bubulle avait une bonne nature, un bon cœur à la base, comme n’importe quelle esprit-vie – puisque la vie ne peut être que bienveillante envers elle-même, mais imaginez qu’on vous plonge la tête sous l’eau et qu’on ne vous permette de respirer qu’une fois par minute, pendant des millénaires. A force, évidement, ça énerve et Bubulle, réduit à ce régime d’asthmatique, finit par apprendre à haïr les Bâtisseurs et tout ce que leurs descendants se mirent en tête de construire par la suite, en recouvrant la surface de l’œuf-planète avec des matériaux plus ou moins irritants, plus ou moins étouffants (à l’opposé des roches aquifères poreuses), en éventrant sa coquille fragile à coup de machines ou de bombes et en construisant des bâtiments tous plus ou moins carrés et anguleux.
Et Bubulle donna de plus en plus vie à des créatures dans le même état que lui : des créatures plus ou moins asthmatiques et énervées, qui tombaient plus ou moins malades quand elles entraient dans des bâtiments carrés ou anguleux, ou quand elles se tenaient sur des matériaux plus ou moins étouffants qui empêchaient la circulation du souffle-énergie, autrement dit sur des matériaux étanches à l’air et à l’humidité (comme le plastique, le béton ou l’asphalte sur Terre). Et comme les descendants des Bâtisseurs étaient nombreux et qu’ils fabriquaient des boîtes carrées hermétiques pour tout le monde (en appelant ça le nec plus ultra de la modernité et du confort), ça faisait beaucoup de malades sur cette planète.
Toute une population plus ou moins malade et bloquée au stade de développement spirituel d’un enfant de 3 ans, ça faisait beaucoup de gros bébés qui hurlaient, et des bébés non seulement incapables de se soigner eux-même, mais carrément inconscients d’être malades.
« Tout va bien, circulez, y a rien à voir », répétaient souvent les descendants des Bâtisseurs, qui restaient toujours les plus nantis pénards de tous les clans, « Circulez, y a rien n’a voir! », répétaient-ils à ceux qui se plaignaient un tant soit peu, qui réclamaient que les choses changent, ceux qui sentaient que, tout de même, quelque chose ne tournait pas rond (ou que ça tournait justement un peu trop en rond, comme un disque rayé).
Et comme Bubulle était bien énervé contre les Bâtisseurs et contre leur descendants, il avait tendance à leur refuser l’accès à son cœur. Ce qu’il faut bien convenir d’appeler les esprits-graines les moins favorables à la vie, les graines tordues cancéreuses qui auraient été à recycler, au moment de leur mort, rebondissaient ainsi contre la coquille de Bubulle et restaient là, ni recyclées, ni pardonnées, bannies, soit esprits-errants-perdus, soit réincarnés à l’identique, en nouveaux esprits-graines-tordus. Après quelques millénaires, cela commença à faire beaucoup d’esprit bannis autour de Bubulle et beaucoup de créatures-tordues sur Bubulle, comme des tumeurs qui grandissaient et se multipliaient et créaient toujours plus de boîtes carrées bien hermétiques-étouffantes, de capitalisme, de machine à pain, etc…

Les descendants des Bâtisseurs aimaient en effet vraiment beaucoup leurs créations, ils étaient devenus plus ou moins incapables de s’en passer, accro, ils étaient tous perdus quand ils devaient vivre trois jours dans une tente en pleine campagne, sans aucune place pour leurs stocks de céréales (qu’ils aimaient transformer en pain, en pâtes, en pizzas, en gâteaux…, pour pouvoir appeler ça « manger varié »). Ils ne savaient plus chasser, ils ne savaient plus fabriquer des vêtements et des tentes avec de la peau de bête, ils ne savaient plus traire un yack ni un buffle ni un renne, ils ne savaient plus se soigner tout seul, ils ne savaient plus faire grand chose d’autre que fabriquer des machines qui faisaient toutes ces choses qu’ils étaient devenus incapables de faire eux-même, ils ne savaient plus faire grand chose d’autre que de construire des boîtes pour s’abriter et stocker des céréales, en fabriquer à la chaîne, comme des disques rayés. Ils étaient obsédés par l’énergie, comment en avoir toujours plus, puisqu’ils avaient « bridé » celle de Bubulle, si bien que même eux n’en disposaient plus vraiment, et ils cherchaient à produire toujours plus d’énergie-électricité, parce qu’ils avaient oublié que, comme Bubulle, ils étaient capable d’en fabriquer en eux, pour peu qu’ils puissent respirer librement le souffle-énergie de Bubulle, ce que leurs boîtes hermétiques les empêchaient de faire. Et toute cette énergie-électricité qu’ils rependaient  à la surface de la planète, là où elle n’avait rien à faire, toute cette énergie-électricité énervait encore plus Bubulle – un peu comme un taser énerve un anarchiste, et elle rendait tout le monde encore plus malade.
A l’origine, les Bâtisseurs avaient voulu sortir d’un cercle qu’ils avaient estimé « vicieux » – les cycles de mort et de renaissance de Bubulle , ils en avaient construit un autre, devenu une malédiction géante anti-vie.
Ils continuaient, aveuglément, de vénérer les vestiges des croix géantes construites par leurs ancêtres. Ils se transmettaient toutes sortes de mythes à leur sujet, certains racontaient par exemple qu’il s’agissait de vestiges de merveilleuses machines magiques qui généraient de l’énergie gratuite pour tout le monde, un peu comme ce qui se passera sur Terre dans 10.000 ans : dans 10.000 ans, sur Terre, les survivants de notre humanité (s’il y en a) raconteront que ce qu’on appelle aujourd’hui des centrales nucléaires étaient de merveilleuses machines magiques qui généraient de l’énergie gratuite pour tous (Lol).

Mais les croix géantes, petit à petit, s’effritèrent, disais-je. Le vent, la pluie, les tremblements de terre, tout ça… Parfois même les descendants des Bâtisseurs eux-même démantelaient ces machines-formes en leur enlevant certains de leurs éléments-rouages-renforceurs pendant des fouilles archéologiques (ils enlevaient des squelettes-esprits de sacrifiés, des statuettes-formes-esprits…) ou en se servant des pierres des croix pour construire autre chose. Bubulle, à force de se débattre, finit aussi tout simplement par aller respirer plus loin, comme un bébé peut bouger dans le ventre de sa mère : il changea l’emplacement de ses « chakra », il alla respirer plus loin et il commença à reprendre des forces.
Ainsi, nourries par son regain d’énergie, des descendantes du Clan de l’Oeuf retrouvèrent aussi du souffle et du cœur et des mains pour donner et de la mémoire pour se souvenir, elles reprirent les danses et les soins à l’œuf cosmique. Les descendants des Bâtisseurs les appelaient des hippies, parfois des « réacs », des « ésotéro-flyés », des « gourous », des « néo-ruraux » ou juste des « hystéro bobo écolo », c’était un clan disséminé un peu partout sur la planète, un clan qui aimait marcher pieds nus dans l’herbe, faire ce que les humains appelleraient du « yoga » ou du « qi-gong », c’était un clan qui aimait apprendre à faire plein de trucs archaïques comme cultiver un potager, faire sécher des fruits, de la viande et des plantes médicinales, pêcher, chasser, coudre des vêtements, tanner des peaux, transformer de la laine de mouton en pulls, en matelas et en bonnets et ce clan aimait vivre au grand air en pleine nature dans des tentes ou des maisons rondes avec des sols en matériaux poreux (comme les tomettes en terre cuite), qui laissaient passer le souffle-énergie de Bubulle.


Source de l’image: BBC Maison

Petit à petit, donc, Bubulle reprit de plus en plus de forces, il commença à se sentir à l’étroit dans sa coquille et il advint ce qui devait arriver.

Morale de l’histoire : si vous avez des pyramides chez vous, maintenant vous savez ce qu’il vous reste à en faire ! Si vous avez des pyramides en pierre naturelle, brisez-les en demandant pardon à la pierre-esprit qui la constituait et libérez cette pierre-esprit en la rendant à la terre (faites d’abord tremper les morceaux dans de l’eau salée, puis smudgez-les avec de l’encens en grain ou de la sauge blanche, puis enterrez-les très respectueusement, et placez des cailloux en spirale sur la « tombe » ou bien, après les avoir ainsi purifiés, dispersez les morceaux dans des rivières), ou bien transformez la forme de la pyramide en autre chose d’arrondi (sans vous blesser!!), ou, au minimum, gravez des spirales sur ses faces et sa base !!

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Quelques vraies références-sources-inspirations (non-fictives) :

Livres :
Le Serpent Cosmique – Jeremy Narby
La nourriture des dieux – Terence McKenna
La médecine Psychédélique – Dr Olivier Chambon
Gluten, comment le blé moderne nous intoxique – Julien Venesson
Paléo Nutrition – Julien Venesson
Comment se protéger des ondes électromagnétiques – David Bruno
Plantes et encens de purification – Arnaud Thuly
Connectez-vous à la terre – Ober, Sinatra, Zucker
Médecine de l’habitat – Jacques La Maya
L’agriculture énergétique – Eric Petiot

Web-sites-pdf :
Pour que la roue tourne
Vivre! 
Naturopatypique 
Mission Sacrée (pdf) – Matteo Tavera
Geotellurique 
Navoti 
The Earthing Institute
Old Norse mythology, The mermaid and the Mead (pdf) – Maria Kvilhaug
The Legacy of Seiðr
MAPS 
Online Etymology Dictionary
Cours de géophysique de l’université de Lausanne

Videos-interviews-podcasts :
En français :
Claude Traks & Laurène Dartiailh 2017 -2/21- Le Psycho Chamanisme INTRO-L’Alchimie de l’Evolution
Claude Traks & Laurène Dartiailh 2017 – 6/21 – Psycho Chamanisme – Comment Faire Une Cérémonie?
Down to Earth (documentaire sous-titré en français, 15mn)
Les Sentiers du Réel – Jérôme Maury – L’eau de la Pyramide
Un esprit sain dans un corps sain avec Alain Djouad Guibert Hygiéniste
Thierry Casasnovas – Régénère
Nicolas Pezeril – Guide du Néo Rural – et Permaculture
Chaîne youtube de Jacob Karhu
Lynx Vilden, une femme bushcraft

En anglais :
Life changing magic mushroom (psilocybin) experience – Paul Stamets
051: Water, Light, Magnetism, Mitochondria & Biohacking Podcast with Dr. Jack Kruse
Dr. Jack Kruse – Blue Light Toxicity, Mitigating 5G & Mitochondrial Health
Master Kai Ying Tung performing Tai Chi Chuan
Signs out of time, the story of archeologist Marija Gimbutas
PBS Documentary 2016 ~ Teotihuacan’s Lost Kings Secrets of the Dead Weekend Special Documentary
Food is not the only source of nourishment – How To Nourish Yourself Energetically
Shiva Rea on yoga and Juil earthing footwear
Hands on history

 

Journal de transition – Mai

Journal de transition – Mai 2018

Menu:
Peut-être une location dans le massif du Pilat
Homesteading – fait maison
Electrohypersensibilité et chélation des métaux lourds
Découverte de LA maison dans le Morvan
Chélation, protocole Cutler, premier bilan après 3 mois de chélation

Mardi 1er mai, 14h35, Haute-Savoie :

Dans quelques semaines, j’aurai peut-être emménagé dans une maison, dans le Parc Régional du Pilat, au sud de Lyon, dans une location.

J’aurai peut-être une très grande pièce à vivre, une cuisine kitch, deux chambres de bonne taille, une salle de bain avec baignoire, un bureau, un jardin.

Je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, le contrat de location n’est pas encore signé, pas encore rédigé, et avec les ponts du mois de mai… Je m’attends encore à ce qu’il y ait des empêchements.
Le sol de la pièce à vivre permet une bonne mise à la terre. Je me suis mise en chaussette dessus, j’ai senti que ça réveillait le péristaltisme, qui ramait après avoir passé presque deux jours hors sol.
Du coup je dormirai peut-être là.
Ca me fera aussi un espace de pratique du taï-chi en hiver et les jours de pluie.

Il y a quelques jours j’ai découvert un nouveau mot anglais : « homesteading ». Je suis encore incapable de le traduire en français. Ca consiste à vivre en autonomie autant que possible, tout simplement, élever quelques animaux, faire toute la bouffe maison, faire sécher des fruits, faire fermenter des légumes, etc… faire de la couture, du tricot…, faire autant de choses que possible soi-même. Il y a des groupes de discussions facebook consacrés au sujet et réservés aux femmes.
La vie « off grid », hors réseau.
Women power.
Ca inspire.

Le weekend dernier j’ai donné un coup de main à mes cousins maraîchers bio du Pilat, pour le weekend « De ferme en ferme ». Ils faisaient visiter leur exploitation. Ils ont eu dans les 400 visiteurs et moi j’avais nettement présumé de mes forces.
J’ai beau être un chouilla moins sensible aux champs magnétiques grâce à la chélation (protocole Cutler), faut que je continue à éviter les champs électriques hautes fréquences (wifi, smartphones…), ça m’épuise trop.
Et là, 400 visiteurs, donc quasi 400 smartphones + ceux de l’équipe de gens venus donner le coup de main, ça a tapé sec.

Bon j’ai quand même survécu mais je suis encore un peu dans le pâté, j’ai encore des points de QI à récupérer.
Je voulais prendre des mesures dans la maison que je vais peut-être louer (mesurer les dimensions des pièces), faire une liste de quelques meubles à virer… J’ai juste pris des photos vite fait.
Neurones grillés. J’ai juste pensé à vérifier s’il y a des matelas en laine, et oui, il y en a 2. Par contre les sommiers semblent être à ressorts…

Ce sera loué en l’état, quasi.
J’ai déjà envie d’aller y faire du ménage, du rangement, enlever les revêtements de sol (lino, moquettes) pour dégager le vieux plancher…
En principe le proprio va juste faire réparer la chaudière (qui chauffe l’eau), j’espère que ça ne va pas prendre tout l’été…
Il se pourrait que ce soit une maison où il devrait être possible de faire la sieste l’après-midi sans avoir à mettre des bouchons d’oreille.
Ici, même s’il n’y a qu’une moto qui passe toutes les 10-15minutes, elles passent tellement vite en pétaradant tout ce qu’elles peuvent que ça suffit à m’empêcher de m’endormir si je n’ai pas de coton dans les oreilles.
Le 50km/h c’est pour les chiens, ici.

 

Mercredi 30 mai, 10h45, Haute-Savoie :

En un mois, il s’est passé plein de choses.

J’AI SIGNE UNE PROPOSITION D’ACHAT !!!!!!!

Dix jours après m’avoir proposé de me louer sa maison, le proprio du Pilat s’est rétracté.
Il a décidé que finalement… bon…, après en avoir parlé avec son fils, tout ça tout ça, compliqué…. Vaut mieux qu’il la vende, sa maison.

Il m’a prévenue par lettre.
Ca m’a laissé un peu émue. Voir que ça tombait à l’eau, que je commençais à compter dessus et puis plouf.
Du coup ni une ni deux, j’ai repris le chemin des sites web des agences immobilières du Morvan, des paruvendu et compagnie…

Et assez vite je suis tombée sur ça :

Au départ elle était en vente à 65000.
Mais c’est bien connu, c’est souvent possible de négocier.
Ca avait l’air charmant, trop beau pour être vrai.
Alors j’ai appelé, j’ai demandé l’état du gros œuvre, les mitoyennetés, l’extrait du cadastre…
Aucune mitoyenneté, aucun voisin à proximité, une vraie jolie vue dégagée vers l’Ouest (je suis malheureuse quand mon Ouest est bouché, que je ne peux pas voir le couchant).
Donc la semaine suivante, hop là, visite.
Et c’est juste aussi charmant que sur les photos.


Oui, bon, il y a un peu une route en +, mais une petite de presque rien du tout et rien n’est jamais parfait.
Quasi comme sur les photos, sauf aussi pour la ligne 20 000 Volt qui passe à 25 mètres du seuil de la maison.
Mais dans la maison, les murs en pierre font un bon blindage basse et haute fréquence.
Les volets sont en métal et ils pourront peut-être être mis à la terre pour faire un blindage supplémentaire (haute et basse fréquences).
Et puis il y a un champ attenant de 6000m2, dont l’extrémité est assez loin de la ligne électrique.
N’est-ce pas.
6.000m2, quoi. Genre. Un six avec trois zéros. Six mille mètres carrés de terrain attenant.
Genre. Je peux mettre des chevaux ou un taureau si je veux.


Le terrain côté ouest, avec un taureau.

Il y a aussi 2 antennes relais à environ 1,5km de là, mais bon, ça reste une distance de sécurité décente pour une personne qui n’est que « légèrement » électrohypersensible.
Et puis bon, crotte, rien n’est jamais parfait.
Il y a une chambre qui semble être avec tomettes sous moquette.
Mais il y en a une qui est sans moquette.

Faudra remplacer le chauffe-eau, hors-d’âge mettre un ballon d’eau chaude, au moins, dans un premier temps.
Faudra faire remplacer quelques ardoises (le toit est entièrement en ardoise, la rolls des couvertures!). Faudra probablement changer la baignoire, la robinetterie, des petites choses comme ça…
Et puis je verrais si la cuisinière à bois chauffe bien ou si je la change plus tard…
Faudra du bois et ça tombe bien, dans le Morvan il y en a plein, il y a même une scierie à 4-5k.
Bon voilà je me projette déjà, alors que la Sacer a droit de préemption, vu que ce sont des terres et un bâtiment agricoles, et qu’il reste encore à ce qu’elle donne son accord…
L’agence immobilière m’a dit qu’en principe si un agriculteur du coin était intéressé, il se serait déjà manifesté.

Ah et la cerise sur le gâteau :
La maison n’est pas en vente à 65 000 euros mais à 60 000 !!!
Ils avaient fait une petite erreur d’affichage.
L’agent m’a prévenue après la visite, du coup j’ai eu la sensation que je venais de négocier 5000 euros de rabais… C’était magique, quoi.
Il y a même un rabais sur les frais de notaire, parce que c’est en zone de redynamisation rurale ou quelque chose dans le genre.
Donc dès le lendemain de la visite, j’ai fait une offre d’achat au prix de vente et du coup ça lance directe la procédure d’achat.
Là j’attends que le diagnostic de l’assainissement soit fait pour pouvoir signer le compromis, bientôt en principe et si tout continue (enfin) à rouler comme ça, je pourrai emménager durant l’été [ps-spoiler: en novembre 2018, la maison est à moi mais je n’ai pas encore emménagé: il faut refaire la plomberie, la cuisinière à bois fume un peu et il faut la changer, il faut aussi changer la porte et les fenêtre simple vitrage et mettre du double vitrage acoustique parce que la petite route de rien du tout est quand même un peu passante au final et, bon, ça s’entend].

YEYYYYY !!

Petit point sur la chélation selon le protocole Cutler :
Ca avance !! En seulement 3 mois je vois déjà des choses qui bougent et qui s’améliorent.
Je suis contente, je suis une passionnée d’amélioration.
Je n’ai pas encore fini les chélateurs de ma première commande, mais j’en ai passé une seconde pour ne pas risquer d’avoir à l’attendre.
Je vois déjà les premiers effets :
– Meilleure énergie, presque plus besoin de faire la sieste l’après-midi.
– Mon hypersensibilité aux champs magnétiques des moteurs a très légèrement diminuée.
– Ma flexibilité s’est améliorée, je le constate en faisant du yoga.
– J’ai d’avantage envie de bouger, tout simplement, je suis un peu plus dynamique.
– Je retrouve petit à petit le goût de la musique, du chant, goût qui s’était effrité doucement au fil des années (alors que de 2005 à 2008 j’ai écumé les salles de concert des environs pour faire de la photo de concert et collectionner les CD des groupes locaux ; j’ai même financé un album, bon sang…).
L’humeur franchement morose qui ne m’a pas quittée de tout l’hiver s’est dissipée, quoi qu’on pourrait mettre ça sur le compte du retour du soleil et l’augmentation des températures…
L’acné qui s’était vivement réveillée un mois après la dépose des amalgames (détox) s’est un peu calmée.
– Pendant mes 2 premiers tours d’ALA (acide alpha-lipoïque), j’ai ressenti un truc incroyable qui m’a vraiment bluffée : je me suis sentie plus douce, plus diplomate que d’habitude. Je l’ai constatée surtout grâce à facebook, en voyant les commentaires que j’écrivais à droite à gauche. Alors que d’habitude je suis assez sèche, voir tranchante, et alors que le DMPS et le DMSA m’ont eu rendu au début franchement tendue, à cran, là avec l’ALA, je me sentais toute douce, un truc de fou. Et pas niaise, hein, non. Douce, attentionnée.

Bon, il y a toujours des petits hauts et bas. Des coups de fatigue soit pendant un tour de chélation soit après, ça fluctue de façon un peu imprévisible. Mais, globalement, ça semble franchement prendre une bonne direction.

Jeudi 31 mai, Haute-Savoie, 15h :

Anniversaire : il y a un an tout juste je prenais conscience de mon életrohypersensibilité.
Grâce à cela, j’ai tellement appris depuis, que j’ai la sensation d’avoir passé un an en voyage autour du monde, et chez l’habitant, pas au Club Med!
Il y a un an j’étais complètement flippée par le truc. Depuis j’ai pris de l’assurance, j’ai appris à en parler, du moins un peu avec certaines personnes, et puis à l’écrit.

C’est déjà ça.

 

Journal de transition – Novembre

(oui je sais je publie le journal de novembre 2017 en mai 2018… j’ai eu un gros coup de mou pendant tout l’hiver… quand je dis que je suis lente….)

Au menu :
Protocole de chélation des métaux lourds Cutler
Blindage
Cacao/chocolat et chamanisme
Goût musicaux, rock’n roll
Travaux manuels

1er novembre en photo, à La Pesse:

A 1200m d’altitude, quand il fait beau un 1er novembre.
Je précise que seuls les trucs en laine étaient installés sur du carton, pas moi.


J’harmonisais une couverture laine, en enlevant le liseret synthétique (voir l’article sur les « énergies » pour + de détails).

Mardi 14 novembre, Haute-Savoie, 17h15.
Après quelques jours de pluie, le soleil est revenu. Ca faisait bien un an qu’on n’avait pas eu autant de jours de pluie à la suite. On n’est plus habitué.
J’attends toujours des nouvelles du propriétaire d’une maison que je « lorgne », pour savoir à quel prix il va pouvoir la vendre.
Je pense « Plan B » : viager libre ou location temporaire et coloc ou SCI (soyons fou)…

J’envisage d’entamer un protocole de détox des métaux lourds, le protocole Cutler, qui ne peut être envisagé qu’après dépose des amalgames. C’est étrange comme ce protocole me semblait compliqué auparavant, je n’avais jamais eu le courage de me pencher dessus, alors qu’il est très prisé dans l’approche « biomédicale » de l’autisme. Là, il y a quelques jours, je me suis sentie motivée et en quelques heures de lectures, je savais grosso modo avec quel chélateur débuter (DMSA ou DMPS, surtout pas d’ALA pendant les 4 mois suivant la dépose des amalgames), j’avais déjà une préférence pour le DMPS (plus confortable à utiliser, puisqu’on le prend toutes les 8h, au lieu de 3-4h pour le DMSA, et il semble être un chélateur un peu plus « fort » qui s’accroche mieux au mercure que le DMSA, et qui génère moins d’effets secondaires), quels compléments prendre, avec quels genre de dosages commencer (de l’ordre de 10mg pour les chélateurs), combien de jours par « rounds » (3 jours entiers et 2 nuits), etc…
Comme si mon corps sentais que, ça y est, c’est bon, je peux y aller… A moins que mes fonctions cognitives se soient encore un chouilla améliorées, libérée du poids des « mauvaises ondes » générées par les métaux en bouche…
Sur le plan bioélectrique, et donc biochimique, je pense que je fonctionne vraiment un peu mieux, le bioélectrique pouvant influencer le biochimique, et vice versa, vue qu’il s’agit de la même chose, vue de deux points de vue différents, les deux faces de la même médaille.

Il y a 15 jours, j’ai donné une consultation naturo à Oyonnax et là j’en ai une autre de prévue demain matin par skype. C’est fou, c’est l’affluence !

J’envisage d’installer un léger blindage au chalet, pour pouvoir protéger l’intérieur du champ électrique basse fréquence qui vient de la ligne électrique qui passe derrière, à 25-30 mètres. Ce serait juste sur une partie du mur Nord, où est située la « tête » de mon lit. Et surtout, je voudrais mettre au moins une partie du sol à la terre (le coin nuit et repas). Et peut-être en prime blinder le plafond. L’entreprise Géotellurique m’a suggéré d’utiliser un grillage à poule pour le plafond (pour un blindage low cost). Le tout devant bien sûr être mis à la terre, sinon, non seulement ça ferait antenne mais ça réverbérerait toutes les pollutions électromagnétiques (effet ping-pong).
Mon cœur penche pour le grillage moustiquaire de géotellurique…
Si je m’occupe du plafond, faudrait peut-être que je commence par y poser un isolant thermique, tant que j’y serais… Ca m’occuperait, en attendant d’avoir des nouvelles du propriétaire de ma peut-être future maison…

Il y a quelques jours, j’ai revu un copain que je connais depuis 2008, une des très très rares personnes à avoir su entretenir le contact avec moi aussi longtemps (faut avoir de sacrées compétences en communication pour y arriver, être bien persévérant, patient, pas rancunier pour les longues périodes de silence…). De toutes les personnes avec qui j’ai eu l’occasion de me lier à l’époque, il n’y en a que 3 avec qui je garde un contact à peu près régulier.
Là, ce copain m’a demandé de le lui écrire un peu plus souvent, un peu plus qu’une fois tous les 6 mois – 1 an.
C’est très très rare qu’on me demande d’écrire plus souvent. Vraiment très très rare ! (d’habitude c’est plutôt l’inverse)

Il y a quelques jours, j’ai découvert qu’on peut consommer le cacao dans le cadre de « cérémonies » chamaniques. Je me sens bête de ne pas y avoir pensé toute seule. Jusque là je n’avais entendu parler que de l’usage du cacao durant les cérémonies avec champignons (psilo). Je connais pourtant déjà la cérémonie du tabac… Alors reste à voir si ce n’est pas juste une invention occidentale (une enième façon d’abuser d’une plante maîtresse/sacrée?) ? Mais les plantes maîtresses se « diètent » bel et bien, et si on peut utiliser le tabac seul en cérémonie, alors en effet pourquoi pas aussi le cacao…
J’ai décidé d’arrêter d’en « abuser » il y a un peu plus de 3 semaines. Moi qui en consommait tous les jours, j’ai fait ceinture à partir du 20 octobre et j’en ai consommé un peu dimanche dernier. Disons que l’effet et le contre-coup a été intéressant. Le simple fait qu’il semble y avoir eu contre-coup le lendemain (très gros coup de mou) est intéressant : phénomène d’intox causé par un aliment « toxique » ou bien par un aliment auquel je suis « sensible » ou encore phénomène de détox ? Les personnes qui organisent ces cérémonies parlent en effet d’un effet détox… Bon, disons que c’est à l’étude. Le tabac pris en décoction fait bien vomir, donc le chocolat pourrait bien aussi… Bref.
Ca fait une vingtaine d’années que j’ai commencé à me poser des tas de questions sur ce que je mange, ça me passionne toujours autant de chercher et de « creuser » dans ce domaine.

Cet après-midi, il faisait beau, j’ai eu envie d’aller me promener et une fois sur le chemin, j’ai eu envie de me mettre pieds nus. J’ai fait environ 1km pieds nus sur mon petit chemin de campagne préféré, par endroit quasi de la terre battue, très agréable très « verticalisant », j’avais quasi la sensation d’être une africaine avec une grosse cruche sur la tête tellement je me tenais droite…, et par endroit le chemin était ruisselant d’eau glacée. Je suis revenue à la maison à 16h, avec les pieds tous chauds.
Le thermomètre extérieur indiquait 6° à l’ombre.

 

18 novembre, La Pesse:

Après le soleil…

 

21 novembre, Annecy:
Ce jour-là, ma voiture a passé la journée chez le garagiste et moi je suis donc restée bloquée en ville toute la journée.

Même là, sur le Pâquier au bord de l’eau, il y a de la pollution électrique haute fréquence (wifi, antennes relais…).
Alors j’ai passé un bon bout de temps dans les églises et puis au cimetière de Loverchy, une grande étendue très dépeuplée, donc sans smartphone, un peu excentrée du centre ville, avec quelques arbres tout autour (ils font écran aux hautes fréquences) et des endroits sans goudron (pour la mise à la terre).

 

Mardi 28 novembre 2017, Haute-Savoie, 20h35 :
J’arrive encore à écouter du Placebo, à 40 ans.
Dimanche, j’ai essayé Metallica, et j’ai échoué. Ca ne me faisait plus rien. Quoi que je n’ai pas essayé à plein volume avec de bonnes basses (quoi que bon, Metallica et la basse, ça a tendance à faire 2), juste sur ordi (shame).
C’est l’inconvénient d’un déménagement en suspens : on n’a pas sa chaîne stéréo sous la main.
Donc Placebo, oui, ça passe encore bien, Indochine aussi, par contre Bauhaus ou Interpol, c’est devenu creux, voir irritant.
C’est moche.

J’ai commencé à refaire le plafond de la chambre où je dors ici, mon ancienne chambre, la chambre qui avait été attribuée à mon neveu, du temps où il venait ici, et peut-être la chambre où il reviendra de temps en temps quand je serai partie.
Ca doit faire 10 ou 15 ans que j’ai enlevé le papier peint à papillons qui couvrait le plafond. J’en avais marre des papillons. Je devais m’attendre à trouver du plâtre bien blanc en-dessous. Ma cache. C’était du placo cartonné qui s’arrache plus ou moins en même temps que le papier peint, avec quelques tâches d’enduits ici ou là. Ca m’avait découragée.
Et ça fait 10 ou 15 ans que c’est comme ça.
Donc là hier j’ai fini d’enlever des lambeaux de papiers peints, cet après-midi j’ai acheté 5kg d’enduit de lissage et une nouvelle lame avec manche en bois (parce qu’un manche en plastique ce serait mal barré) et j’ai commencé à le passer.
J’ai fait 2m2 en 2H. J’ai des doutes sur les proportions enduit-eau indiquées sur le paquet.
Mal au poignet.
Du coup au dîner, j’ai usé des vertus médicinales du vin rouge sans sulfites : l’alcool est anti-douleur, analgésique. C’est bien pratique.
Bon d’ici 3 jours je devrais avoir fini le plafond.
Pendant que j’enduisais, je me disais que j’aurais peut-être des travaux comme ça à faire dans ma future maison. Je me disais que ça suffirait à m’occuper pendant des mois et des mois si j’avais une maison de 100m2 à « rafraîchir » du sol au plafond, vu comment je suis « douée ».
Je suis relativement douée pour apprendre, mais lentement, surtout quand il n’y a pas de prof.
Et même si je peux apprendre, mes mains restent un peu gourdes.
Mais je suppose qu’il y aurait de la fierté à pouvoir dire « cette peinture, c’est moi qui… », « ce plafond, c’est moi qui… », « cette cloison, c’est moi qui… », etc…


Le plafond, « avant ».

Jeudi 30 novembre, Haute-Savoie, 11H35 :
Mieux avancé avec le plafond hier, en mettant un peu plus d’eau que ce qui est conseillé sur l’emballage. Je suppose que le support cartonné absorbe d’avantage d’eau et a donc besoin d’un enduit un peu plus « lisse » que la moyenne.
Après 4h de boulot les bras en l’air, je n’ai pas repris de vin, j’ai pris un bain au sel d’epsom, avant d’enchaîner en début de soirée avec un cours de taï-chi.
Avant, j’affrontais la neige dans les bauges pour aller à des concerts punk, maintenant c’est pour aller à des cours de taï-chi.

 

Les « énergies »

Du temps où j’étais en formation en naturopathie (2013-2015), pendant les pauses, il arrivait que des camarades de formation parlent d’énergies (une formation en naturopathie n’est pas du tout une formation en « énergétique »!). L’une de mes camarades de promo sentait des choses en approchant ses mains de quelqu’un. Des blocages, des je-ne-sais-pas-trop-quoi.
Ca me laissait affreusement dubitative.
Pourtant, j’avais fait du taï-chi 10 ans auparavant. J’étais sensibilisée au « chi », aux méridiens, je m’étais un peu intéressée à la Wicca, à l’ésotérisme en général dès l’adolescence. Les énergies des plantes, des minéraux, des lieux, tout ça…, j’en avais entendu parler mais cela restait parfaitement fumeux pour moi.

Maintenant, j’y viens.
Le fait de prendre conscience de mon électrohypersensibilité m’a forcée à farfouiller du côté de la médecine chinoise, de la géobiologie, de l’ayurvéda, du feng-shui, de l’agriculture « énergétique » (le livre d’Eric Petiot est une bible) pour essayer de comprendre quelque chose à tout ce que je ressens, ça m’a permis d’acquérir des clés de compréhension, et petit à petit j’arrive à démêler un peu ce gros écheveau de perceptions « bizarres ».
Je suis loin d’avoir une sensibilité hyper fine, je pense que je ressens uniquement des trucs « basiques », mais disons que ça aide à conceptualiser d’autres choses.


Extrait du livre « L’agriculture énergétique » d’Eric Petiot.

Maintenant j’en arrive à aller dans les églises pour y chercher non seulement un refuge, protégé des pollutions électromagnétiques extérieures par les gros murs de pierre, mais aussi pour y chercher les endroits où je respire mieux qu’ailleurs, les endroits où ce que j’identifie comme la connexion à la terre est meilleure qu’ailleurs (connexion à la terre = mise à la terre sur le plan électrique).
Dans l’église des Cordeliers, à Lyon, dans l’allée centrale, surtout devant l’autel, il y a un endroit comme ça où je respire particulièrement bien.
Je comprends que la respiration, son amplitude, l’envie de respirer soudain à fond comme si on venait de passer un moment sous l’eau, les musceles qui se détendent… est un signe de bonne « connexion ».
Ca m’étonnerait beaucoup que ça puisse arriver sur un trottoir en asphalte (asphalte = isolant électrique).

Dehors dans la nature, autour de chez moi, je commence aussi à repérer des endroits où, sans que je puisse dire ce qui s’y passe, je suis prise de l’envie de tourner en rond sur moi-même. Ca tourne. Ce sont des endroits où l’herbe pousse plus drue, en cercle. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il peut y avoir là, je n’ai pas encore les outils, les connaissances pour comprendre, mais je sens qu’il se passe un truc.

Je commence à comprendre que ce qu’on appelle « énergie » en ésotérisme, ce n’est rien d’ésotérique mais probablement, tout simplement, au moins en partie des forces électromagnétiques.
L’énergie d’un être ou d’un objet, c’est ainsi sa « signature » électromagnétique, son champ électromagnétique, sa structure et ses propriétés électromagnétiques.

Des chercheurs comparent le brin d’ADN à une antenne, à un émetteur-récepteur d’information électromagnétique.

J’aime bien dire « champ électromagnétique » en pensant « chant électromagnétique », musique, chanson, symphonie électromagnétique.

Le « chant » d’un smartphone ou du contre-plaqué, c’est une grosse perversion, un mauvais « esprit », de la matière morte.
Un joli tapis en « jonc de mer » peut être complètement perverti par son revêtement anti-dérapant en caoutchouc.

Le chant électromagnétique d’un objet peut être plus ou moins harmonieux ou dissonant. Le liseret synthétique d’une couverture 100% laine peut perturber son « fonctionnement », sa signature, son chant électromagnétique et le simple fait d’enlever le liseret « harmonise » la couverture, comme on « harmonise » un piano en l’accordant.

Il y a un an, mon prof de taï-chi, en me voyant enlever mon gilet pendant le cours m’avait dit « non non, faut le garder, on stock de l’énergie dans nos vêtements pendant la pratique ».
Ca m’avait laissé extrêmement sceptique.
Maintenant j’ai envie de lui dire que ça m’étonnerait beaucoup qu’on puisse stocker quoi que ce soit dans des vêtements synthétiques (ce gilet en question était en laine et polyester). Un vêtement 100% laine, oui, ok, ça je confirme. Par contre un gilet fait avec un mélange de fibres naturelles et synthétiques, ça m’étonnerait. Une matière « morte » comme le polyester ne stock rien du tout, elle repousse la vie, le Chi, l’énergie, le Prana, tout ça… Une matière « morte » est bio-incompatible.
Mais je n’ose pas trop lui dire, à mon prof.
Un vêtement synthétique peut générer de l’électricité statique au contact de la peau, il peut peut-être faire « sauna » en retenant l’énergie générée par le corps, comme la vapeur d’eau reste dans un sauna, en stagnant, mais à mon sens, d’une part notre énergie (chi) n’est pas faite pour stagner comme ça, entre le vêtement et la peau, et d’autre part l’électricité statique générée de cette façon n’a rien d’une énergie biocompatible.
Mais de l’électricité statique pourrait être confondue avec l’énergie naturelle du corps. Elle est un stress pour le corps, en cas de stress le corps réagit, il est « stimulé » (synthèse de cortisol, adrenaline…) et du coup on se sent comme dynamisé par le phénomène, comme si notre énergie était augmentée… Enfin, ça c’est quand on a des glandes surrénales en bon état, comme on se sent dynamisé par du café. Mais le café n’apporte pas de l’énergie, il ne fait que mobiliser nos propres réserves… Et quand, à force de stimulation, à force d’être sans arrêt mobilisées, les réserves viennent à manquer… On se retrouve à plat, et ces matériaux « morts » ne font plus que nous affaiblir toujours plus.

Bref, j’apprends beaucoup.

Pour ceux qui cherchent des vêtements et chaussures en matières naturelles:
Chaussures: https://naturopatypique.com/2017/10/06/connexion-a-la-terre-chaussures-ehs/
Vêtements: https://naturopatypique.com/2017/12/06/vetements-matieres-naturelles-ehs/

Voir tous mes articles qui mentionnent la connexion à la terre.

 

 

Sommeil au naturel, à la terre

Intro, en résumé:
Il y a quelques mois, fin mai 2017, j’ai radicalement changé de façon de dormir, après avoir pris conscience de mon ElectroHyperSensibilté (EHS), qui s’étend non seulement aux « ondes » mais aussi aux propriétés électromagnétiques des matériaux (conducteur/isolant électrique, empêche/permet la connexion à la terre, biocompatible/bio-incompatible).

Attention: comme pour la maladie de Lyme ou l’intoxication aux métaux lourds, l’EHS n’a rien de « psychologique ».
Donc non, ce n’est PAS « dans ma tête »!

Pour s’informer sur l’électrohypersensibilité:
http://www.ehs-mcs.org/  
http://www.priartem.fr/accueil.html 
https://www.robindestoits.org/ 

J’ai d’autres articles sur le sujet, sur mon site pro:
Etre électrohypersensible, c’est comment?
Vêtements en matière naturelle – EHS
Connexion à la terre – Chaussures – EHS

Bref, pour en revenir à nos moutons, j’en ai finis avec les matelas synthétiques, les couettes synthétiques, les oreillers synthétiques. Je suis revenue au 100% naturel: laine et coton.
Je pourrais apprécier de dormir sur un matelas en laine posé sur un sommier à lattes, par exemple, ou sur un futon 100% coton posé sur un tatami en paille de riz mais, chez moi, pour le moment, j’ai opté pour quelque chose d’un peu plus rustique et de moins cher qu’un gros matelas laine ou qu’un futon en coton bio.

Et après avoir modifié ma literie, j’y ai ajouté un tapis de connexion à la terre.
Il existe toute sortes d’outils de connexion à la terre: des draps, demi-draps, des patchs, des bracelets… Et des tapis de différentes tailles: pour la voiture, pour les chaises, le yoga… J’ai opté pour un tapis « universel » de taille (et de prix) assez modeste qui me sert autant pour dormir que pour le yoga.


Tapis de chez Géotellurique. Attention il est fortement déconseillé de s’en servir sans avoir pris quelques précautions de base: voir plus bas.

Dormir par terre: 
Je cherchais avant tout à dormir sur des matériaux naturels, biocompatibles sur le plan électromagnétique. Le sol de la maison où j’habite pour le moment est assez merveilleux: la dalle en béton n’est pas trop riche en ciment (à contrario des bétons modernes, souvent très riches en ciment, qui me paraissent « plombant ») et son armature métallique a peut-être été mise à la terre. Le vieux dalflex tout moche des années 1970 a beau être artificiel, il fait office de dallage relativement « neutre », qui évoque un dallage minéral. Du coup le sol me convient bien au niveau « énergétique »/électromagnétique.
Si, chez moi, tous les sols étaient recouverts d’isolant électrique (plancher flottant, PVC, moquette…), ça aurait été plus embêtant. Si les sols avaient été en plastique, j’aurais peut-être dû partir dormir dans le jardin, dans la cave (sol en terre battue), sous l’abri à voiture, au garage… Ou j’aurais posé mon bardas sur un sommier à latte, pour être à distance du sol… Je ne sais pas trop.

Au début je voulais aussi me rapprocher du sol, me rapprocher de la terre. Dormir par terre me semblait le choix le meilleur, le plus logique. C’est un peu rude au début mais je m’y suis habituée en quelques jours.
Encore une fois, si les sols avaient été en PVC, je n’aurais pas eu cette envie.
Un sol plastique (ou une dalle en béton riche en ciment, ou de l’asphalte…) me fait l’effet d’un repoussoir. C’est un stress. Ca m’oppresse, ça me pompe mon énergie, ça me rend nerveuse. Dur de s’endormir dans ces conditions.
Alors que sur un sol naturel, comme un plancher, ça a beau être « rude », très ferme, je me détends spontanément et je m’endors facilement (à condition qu’il n’y ait pas de pollution électromagnétique alentour: wifi, smartphones…).

Matelas:
J’ai opté pour des nattes en laine (de chez Revolana et Chouette Couette) parce que je voulais des solutions nomades, facilement déplaçables, que je puisse facilement emmener en voyage.
En 2017, je me suis beaucoup déplacée, et je voulais pouvoir dormir partout, quelque soit la personne qui m’invitait, pouvoir éviter facilement les lits d’amis, presque toujours en synthétique.


Natte de chez Chouette Couette, très légère

Et puis quand le climat s’est rafraîchit, en automne, que la dalle en béton s’est aussi bien rafraîchie, j’ai ajouté des peaux de moutons (achetées à petit prix sur une brocante). Les peaux aussi ont l’avantage d’être nomades: elles peuvent me servir de tapis de sol ailleurs dans la maison ou pour passer un moment dehors et j’en prête une à mon chat dans la journée.


Mon chat bien au chaud.

Couette et couvertures:
La couette en laine, ça a été un choix un peu « de luxe », une gourmandise (Revolana fait des prix intéressants). Je peux facilement me contenter de simples couvertures 100% laine (dont le liseret synthétique à été décousu), achetées d’occasion (on en trouve parfois dans des magasins de type Emmaüs).
J’ai aussi un vieil édredon en duvet, un oreiller en plumettes et duvet (on en trouve sans produits toxiques, à bon prix, chez La Redoute, par exemple), je me sers aussi d’un vieux draps en coton à la place d’une housse de couette (les housses de couettes chargées de teintures, et contenant éventuellement un peu d’élasthanne, ça peut aller jusqu’à perturber ma régulation thermique, et les housses 100% bio, ça peut coûter un peu cher).

 

Connexion à la terre: 
Le tapis de connexion, lui est bien en matériaux synthétique mais il permet de se mettre à la terre, donc il est ok.


Dormir « à la terre » (sur le plan électrique), c’est un peu comme de dormir allongé dans l’herbe.

La mise à la terre, ou « connexion à la terre » commence à être étudiée par des chercheurs et ses effets bénéfiques sur la santé commencent à être démontrés – autrement dit, on commence à démontrer que le fait de vivre « hors-sol » a des effets nocifs sur la santé. Voir par exemple le site du Earthing Institute ou le livre « Connectez-vous à la terre ».

En très résumé, la connexion à la terre apaise autant qu’elle « recharge ».
Et en effet, je dors mieux avec mon tapis que sans lui (quand il est branché sur une prise de terre de qualité). Je m’endors facilement et si je me réveille, je me rendors facilement, et moi qui ai longtemps été insomniaque, avec des troubles du sommeil depuis l’enfance, ça me change la vie (les seules petites insomnies qui persistent sont celles que je dois aux fluctuations de mon cycle menstruel, ou encore celles qui suivent la consommation de vin non-bio avec sulfites…).
Il y a toute fois des précautions d’usage à respecter:
brancher le dispositif de mise à la terre sur une prise de terre qui a été contrôlée par un électricien (la prise doit être d’une valeur de 5-10 Ohms environ).
Les testeurs de prise de terre premier prix peuvent permettre de s’assurer qu’il y a bien une prise de terre mais pas d’en évaluer la qualité par une mesure précise.
Certains géobiologues, électriciens et électrohypersensibles sont d’avis que la plupart des prises de terre des logements sont de trop mauvaise qualité (trop polluées ou défectueuses ou inexistantes!) pour qu’on puisse y brancher de tels dispositifs.
Celle de la maison où j’habite fait parti de ces prises de terre défectueuses, donc j’ai opté pour la solution du piquet de terre planté dans le jardin, sous la fenêtre de la chambre… Mais même un piquet de terre planté dans un jardin est susceptible de drainer des pollutions électriques ambiantes : hautes fréquences (radio, wifi des voisins, antennes relais…), électricité « fuitant »  de lignes électriques enterrées, perturbations géobiologiques…
La partie métallique du piquet doit être entièrement enterrée, au moins pour éviter de capter des hautes fréquences.
Bref c’est compliqué, et à moins d’avoir des outils de mesures pointus ou des perceptions assez fines, ça peut être un peu risqué de se mettre à la terre de cette façon.
Personnellement, je constate que je dors mieux avec mon tapis que sans, donc pour le moment, ça me va.
On doit aussi faire attention de se servir de ces systèmes de connexion à distance de toute installation électrique sous tension: appareils électriques, câbles dans les murs, prises, interrupteurs… Lorsqu’on passe un long moment mis à la terre on peut en effet finir par se transformer soi-même en prise de terre vivante (de la même façon qu’un arbre vivant est une prise de terre très efficace), et on se retrouve à drainer les pollutions électriques ambiantes, ce qui n’est pas très bon le corps, surtout pendant la nuit, quand on dort.
L’idéal serait de se mettre à la terre, à l’intérieur d’un logement, uniquement lorsque l’électricité est disjonctée, à moins que l’installation électrique soit « biocompatible »: équipée au minimum d’interrupteurs automatiques de champs (biorupteurs), d’une prise de terre au top (d’une valeur de 0-10 Ohms et raccordée à toutes les prises de l’installation), et équipée éventuellement de câble blindés.
Personnellement, je me contente de dormir dans un coin de la pièce libre de câble dans les murs, de prises, d’interrupteurs et la pièce est débarrassée de tout appareil électrique pendant la nuit. C’est un coin situé à l’angle de la maison, sans mitoyenneté, donc il n’y a aucune pollution électrique de l’autre côté des murs non plus et la dalle en béton empêche toute pollution électrique d’irradier de l’étage du dessous (garage).
Attention aux planchers en bois, qui diffusent très bien les pollutions électriques venant d’en dessous!

Le matin, je range tout mon bardas et ça donne ça:


Cette maison est un peu vétuste, elle aurait besoin d’une grande rénovation, mais pour le coup, la vétusté a des avantages.

 

Pour aller (encore) plus loin:

Réalisation d’une prise de terre en terrain difficile:

 

En anglais, voici deux articles sur le lien entre les matériaux naturels, leurs propriétés électromagnétiques, et la santé:
If you sleep on sheep, count your lucky stars
Naked beneath your clothing