Journal de transition – Août

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Romaric Sangars, Gre et la réacosphère
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Gorge de la Cance et éclipse

 

Mardi 8 août, Haute-Savoie.
Rdv cet après-midi avec mon conseiller bancaire attitré.
Question : est-il possible de contracter un prêt, un tout petit prêt de rien du tout, quand on touche l’allocation adulte handicapé ?
Réponse : je ne sais pas, je ne suis pas en charge des prêts, et puis c’est une situation inhabituelle, prenez rdv avec ma collègue lorsque la CAF aura déterminé le montant de votre allocation.
Oui parce que la CAF prend son temps pour calculer.
La MDPH a pris sa décision le 27 juin, ça aurait été trop beau que la CAF fasse son boulot en une semaine, voyons !!
Ou même en un mois.
Nan nan, fallait encore qu’elle m’envoie une demande de PUTAIN DE JUSTIFICATIF A LA CON parce que la CAF a un TOC de vérification !
(TOC = Trouble Obsessionnel Compulsif)
Il faut qu’elle vérifie et revérifie tout le temps si les gens ont bien toujours les mêmes revenus et la même situation que ceux qu’ils ont déclarés 15 jours avant.
On sait jamais, au cas où…
Donc à partir du moment où la MDPH a pris sa décision, la CAF commence par réfléchir pendant 3 semaines à quel formulaire de demande de justificatif elle va bien pouvoir envoyer, puis elle l’envoie et ensuite elle prend encore bien 3 semaines pour calculer le poids du kilo de la taille du schmilblic.
A moins qu’au bout des 3 semaines, elle se rende compte qu’elle n’a pas tout bien vérifier et qu’il lui faut encore vérifier un peu mieux un tout petit truc.
Donc voilà, je suis allée porter mon justificatif en main propre et une employée de la CAF m’a dit que d’ici septembre ça devrait être bon.
Heureusement que ce n’est pas comme si ma vie en dépendait, hein !
C’est bien connu, les handicapés vivent d’amour et d’eau fraîche, les braves petits, ils demandent des sous juste pour passer le temps, et puis pour donner gentiment du travail à la gentille administration.

 

Mardi 15 août 2017, Haute-Savoie, 18h.
Ce matin, j’étais à la messe aux Bouchoux, dans le Jura. Messe de l’Assomption, dite entre autre pour Mr J., que j’ai à peine connu, qui était le frère d’une amie de la famille. Je l’ai vu deux fois, brièvement, avant son décès, il nous avait montré ses lapins, ses lapereaux, je lui avais demandé ce qu’il faisait des peaux, il m’avait répondu qu’il les laissait au renard.
Et ce matin je contemplais sa tombe toute fleurie.
J’étais là aussi pour ses obsèques, il y a 15 jours.

Au jardin, ici en Haute-Savoie, j’ai pris soin d’un rosier qui peinait à faire quoi que ce soit, il semblait prêt à mourir. A présent il refait des feuilles.
Prendre soin d’un être vivant, ne serait-ce que 5 minutes, le temps d’un regard vrai et bienveillant, d’une parole amicale, d’une question anodine, cela crée un lien, une relation. A présent je me sens responsable de ce rosier, je me sens liée à la famille de ce monsieur qui m’avait montré ses lapins.
Je ne sais pas du tout pourquoi, ni comment…

Je me mets à la couture. J’ai envie de prendre des cours pour apprendre à faire un patron, des slips sans élastique ni tissu stretch, des pantalons, des robes, des tuniques…, apprendre à manier une machine à coudre. Et peut-être apprendre à tricoter…
Je commence à modifier des vêtements, il faut que j’apprenne à remplacer une fermeture éclair par une boutonnière. Le métal au contact de la peau, ou à proximité, c’est loin d’être top, surtout au niveau du cœur ou des organes génitaux, mais le pire pour moi c’est peut-être le synthétique (isolant électrique), et une fermeture éclair est toujours montée sur un tissu synthétique.
C’est difficile à démonter, à découdre, une fermeture éclair de pantalon.
On peut aussi avoir un beau manteau en cuir avec des boutons en plastique tout moche, ou bien une chemise en soie dont les emmanchures et l’encolure sont renforcées d’un tissu synthétique à la con.
Enlever une étiquette, c’est assez facile, enlever un élastique cousu dans la couture, c’est plus compliqué, surtout quand le tissu est délicat, en laine et soie.

En fin de semaine, je pars une douzaine de jours, faire du co-babysitting chez une cousine.
J’aime bien cette notion de clan, de service, de solidarité au sein de la famille. Ce n’est pas forcément facile, d’autant que la maison de la cousine me semble assez chargée en pollutions électromagnétiques, mais bon, j’aime bien quand même.
J’en profiterai peut-être pour retourner dans les magnifiques gorges de la Cance, pour visiter une maison à vendre, que sais-je…

Au chalet, à La Pesse, les tournesols ont bien poussé, bien fleuris. Je n’ai pas pris de photos. Les courges fleurissent aussi. Elles auront peut-être le temps de former quelques petits fruits d’ici l’automne.

Je rêve de me fabriquer un caisson d’isolation phonique. Truc de fou. Un genre de grand coffre en bois doublé de liège. Ca m’initierait au travail du bois. Que ce soit ici en Haute-Savoie ou à La Pesse, le bruit devient affreux. Ca me résonne dans tout le corps, de plus en plus semble-t-il, à moins que ce soit juste l’environnement qui soit de plus en plus bruyant, ou les deux mon capitaine…

Et en parlant de capitaine, on a regardé « Le crabe tambour », hier avec le cousin. Film de guerre, années fin 1940-1970, marine française, l’esprit de troupe, l’amour de la mer, des bateaux, très réaliste, bien filmé, à la fois beau et austère. Ca me rendrait jalouse des hommes, ce genre de choses, l’esprit de troupe, l’honneur, l’esprit de corps. Les femmes n’ont pas d’équivalent, il me semble. Le mot « sororité » existe bien, mais dans la vraie vie ça n’existe pas. Même les loges maçonniques féminines, pardon mais ce sont juste des copies de ce que font les hommes. Il n’y a pas de formation entièrement féminine, avec un « esprit de corps » féminin, dont on aurait éventuellement créé un double masculin dans un effort moderniste de parité. A la rigueur les sages femmes ? Mais il n’y a pas de « corps des sages femmes », comme il y a un corps d’armée.
Aujourd’hui les armées sont mixtes, les choses sont probablement différentes, mais à rendre tout mixte, « non genré », il me semble qu’on dilue quelque chose, pas loin de le nier.

 

Dimanche 20 août, dans le Pilat, Loire.

Bien arrivée hier chez la cousine pour faire du co-babysitting pendant 11 jours.
Je me fais chauffer le dos derrière la baie vitrée. Le wifi à 5m de là crache tout ce qu’il peut, idem mon ordi. Sol épais bien isolant électrique.
Cervelle un peu évidée, grand jardin peu accessible miné par les chiens.
Je dois décidément beaucoup aimer la vie de famille.
Déjà il y a une vingtaine d’années, après avoir fait pas mal de recherches généalogiques, j’avais impulsé la mécanique d’une petite cousinade dans le Jura, alors que j’étais encore toute percluse de phobie sociale. Je semble avoir une sorte d’instinct de rassemblement, en dépit de mon besoin vital de solitude. Faire corps, l’entraide, la solidarité, le goût des liens du sang, indéfectibles. Évidement, certains membres de cette famille font office de « liant », d’émulsifiant. Si personne ne me supportait, si personne ne s’harmonisait un minimum à mes propres affinités, il faudrait bien que j’aille voir ailleurs ou que je me résolve à la solitude.
Quand je vais voir ailleurs, en général la sauce ne « prend » pas, ou bien finit par se diluer au point que ça en devient un peu désespérant.

 

Mardi 22 août 2017, Pilat, 21h40.

Oh mein Gott, Romaric Sangars en interview sur TVLibertés.
J’écoute et c’est un peu comme d’être en train de boire des bières sur un banc à Championnet.
Ou au Mark XIII.
Ce genre d’endroits, à « Gre ».
Nostalgie.
Si je l’écoute en boucle assez longtemps, je vais finir bourrée.

Aujourd’hui, je me suis essayée à la stérilisation de haricots verts, des haricots verts tous vieux, tous flétris, tous moches, des invendus, à moitié desséchés, des bio qu’on a voulu sauver du pourrissement.
Et non je ne parle plus de Mr Sangars, j’ai changé de sujet.
Bref, j’ai la sensation d’y avoir passé la journée, d’avoir utilisé à peu près un quintal d’eau et une demie bonbonne de gaz pour cuire environ 2kg de haricots, à tout casser, pour faire quatre pauvres « bocaux » qui auront peut-être complètement moisi d’ici 15 jours, tellement je m’y serai prise de travers.

Dans la maison on cherche les « tutes » du petit. Il en a toute une collection, des vieilles, des neuves, il les sème partout, il en perd tout le temps, il faut penser à en cacher, à en garder sous le coude, comme on garde une poire pour la soif, pour ces moments-là où il se rend compte qu’il n’en a plus et que c’est la fin du monde.
C’est fou, je pourrais être en train de parler de la vie sentimentale de quelqu’un, mais non.

En fin d’après-midi je me suis aussi attaquée à la carcasse de poulet rôti qui restait du dîner de samedi soir. J’y ai mis les pleines mains. Personnes n’avait voulu se dévouer pour la gratter, cette pauvre carcasse, bio elle aussi. Il restait plein de viande après, elle me faisait pitié, je n’ai pas voulu gâcher. Alors j’ai pris mon courage à deux mains, et puis un opinel et je l’ai épluchée vite fait, les os ont fini à la poubelle, le reste de viande dans l’estomac des chiens et du chat.
Il restait même le croupion, j’avais la sensation d’entendre mes cousins s’offusquer : « mais comment, même le croupion ? vous n’avez pas mangé le croupion ! Crime de lèse majesté ! Donner le croupion et la peau grillée aux chiens, mais c’est de l’attentat à la pudeur, c’est un assassinat gastronomique ! Vous n’avez pas honnnnnte ?!? ».
Visiblement non, aucune honte, et les chiens étaient même carrément ravis.
Mieux vaut ça que de passer tout à la poubelle.

Hier je me suis baignée dans la Cance, dans les gorges de la Cance, entre Sarras et Annonay.


Je fais la bohémienne, pieds nus dans les sentiers, dans l’eau, dans le sable…


C’était beau. En contre bas d’une petite route minuscule, cachée au milieu des arbres. Pas de réseau, peu ou pas de pollution électromagnétique, avec juste une grosse ligne à haute tension à 1km de là.


Pas de réseau!!! Youpie!
Et oui j’ai un vieux téléphone portable qui me sauve la vie: beaucoup moins nocif qu’un smartphone.


On devine les fils de la grosse ligne à haute tension au loin.

Il faisait chaud, il y avait du soleil, du ciel bleu, du sable chaud, une petite rivière peu profonde, de gros rochers tous polis, j’étais complètement seule, c’était trop tentant, j’ai fait la sauvage, je me suis baignée à poil.


Nan, je ne fais plus d’autoportraits nus. Fini.

En 1h30, il est passé une mobylette, un avion de chasse, un héron, des tas de petits poissons et des libellules.
Rituel de purification et de renaissance, pour la nouvelle lune et l’éclipse.

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La roche Péréandre, en gardienne des lieux.

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Je suis carrément jalouse des gens qui habitent là!

 

Mercredi 23 août 2017, Pilat, 20h15.

A y est la CAF a fini ses savants calculs, je sais maintenant sur quelle somme compter chaque mois pendant 4 ans. Ca soulage.
Depuis le temps que je me dis que je suis faite pour être rentière, voilà, je vais avoir la possibilité de vérifier.
Je sais donc aussi de quel budget je dispose pour l’achat d’un bien immobilier, enfin plus ou moins, à la louche, en comptant environ quelle somme je ferais mieux de garder de côté pour payer la dépose de mes amalgames dentaires et pour changer de voiture au cas où la mienne viendrait à me lâcher.

Je prévoie de me remettre à faire des vidéos youtube, histoire de partager toute ma (gigantesque) science en matière de santé au naturel (n’est-ce pas) et de me rendre un minimum utile à ma communauté, ça en plus des blogs.

 

Vendredi 25 août, 21h40, Pilat.
Ce soir je dors ailleurs : des voisins m’ont offert de m’héberger quelques jours. Ils sont non seulement très sympathiques, mais en plus ils n’ont pas de wifi, et leur maison est équipée d’interrupteurs automatiques de champs.
Le pied.
Je vais voir comment ça joue sur le sommeil.

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon neveu. Il a 8 ans.
Quand j’essaye de voir les choses du bon côté je me dis que c’est grâce à lui si j’ai maintenant des sous pour me chercher une maison à moi.

 

Samedi 26 août 2017, Pilat, 7h40 :
Cette nuit j’ai rêvé que je recevais un email d’un lecteur qui m’expliquait que mon blog était lu par toute la réacosphère et que blabla c’est pas bien et puis j’écrivais des trucs polyphobes.
Et je me disais « Mais enfin j’ai 200 visites/mois à tout casser, elle est si petite que ça cette réacosphère ? » et puis je me disais « mais enfin c’est n’importe quoi mec, je suis poly(amoureuse), comment je peux raconter des trucs polyphobes, tu psychotes ou bien? ».
Ca me faisait quand même un peu peur.
(en vrai je n’ai aucune idée de mes stats)

18h45 :
Cet après-midi j’ai fait des « bocaux », de la soupe de courgette qui est en train d’être stérilisée en bocaux à confiture et en bouteilles.
Du coup j’ai eu du temps pour réfléchir : la personne qui a inventé ce procédé n’y connaissait probablement rien en nutrition ni en économie d’énergie. Du coup, je déclare ce système de conservation archaïque, bon à mettre aux oubliettes.
Si je me trouve une maison avec assez d’espace pour bricoler et stocker, j’investirai peut-être dans un déshydrateur, type Sedona, pour faire du fruit et légumes séché de qualité crue.

 

Dimanche 27 août, Pilat, 9h40 :
Ce matin, allée-retour avec la vieille Express, de l’autre côté du Rhône, pour aller chercher une commande de fruits.
Au retour, près de St Maurice l’Exil, vu un troupeau d’une vingtaine de cigognes dans un champ.

18h :
Cet après-midi, à l’heure de la sieste, je suis allée dans les bois à l’est de la maison, un petit bois de petits chênes surplombant d’anciennes terrasses.
J’ai dérangé une biche.
J’ai passé un moment à l’ombre des chênes, allongée dans l’herbe sèche.
Le ciel se couvre comme pour l’orage, mais pas sûr qu’il pleuve.

 

Mercredi 30 Août 2017, 7h :
Hier, retournée près du petit bois de chênes, à nouveau dérangé une biche.
Nid à biche.
Descendu jusqu’en bas de la pente, jusqu’au ruisseau sans eau. L’herbe est encore verte sur une bande d’environ 5-10m de large au bord du ruisseau. Partout ailleurs, c’est tout desséché.

Ce matin, j’arrive, le vieux Ulysse avait chopé l’assiette à fromage oubliée dans la cuisine, il s’en est mis plein la lampe.


Le vieux Ulysse, Lulu, aussi surnommé la grosse babouche.


La minette et Lila, aussi surnommée la grosse dondon.
Lila adore courser le chat.

Cette nuit, rêvé que j’allais à Romans Sur Isère, pour acheter des chaussures Made In Romans.
C’est qu’hier soir j’ai marché dans une crotte de chien (3 chiens dans un jardin, forcément, à un moment où un autre, fallait que ça arrive) et j’ai donc nettoyé ma semelle en cuir avant d’aller me coucher, avec du savon bio et une vieille brosse à dent.
Je vois bien qu’elles ne me feront pas 10 ans d’usage, ces Tropéziennes.

 

31 août, 7h :
Le co-babysitting prend fin aujourd’hui. Nous sommes 3 adultes à nous occuper d’un gosse de 5 ans (que nous faisons beaucoup souffrir !!! lol), de 3 chiens, d’un chat, d’une grande maison, d’une exploitation maraîchères bio (ce sont surtout les deux filles du maraîcher qui se collent à cette grosse partie maraîchage, elles font même les marchés) et on sera tous bien content de pouvoir rendre les clés aux proprios !

 

 

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Journal de transition – Juin

Thèmes majeurs :

augmentation des perceptions
diète naturopathique/chamanique
électrosensibilité
connexion à la terre (voir aussi un article sur le sujet sur mon site pro)
matières nobles et naturelles / matières synthétiques et perverties
travail du bois

 

Mardi 6 juin 2107, 8h30, Haute-Savoie.
Journée relâche, ou à peu près.

Thème du jour : l’augmentation des perceptions sensorielles et comment les gérer.

Mercredi dernier, le 31 mai, en fin de journée, j’ai été prise d’une sorte de rage anti-plastique qui m’a conduite à user d’un cuter pour taillader le lino du chalet, pour l’enlever. J’ai découvert, dessous, du moisi. On sentait bien que le sol avait pourri à certains endroits, sous le lino, ça gondolait, mais on ne se doutait pas du moisi.

Impossible de reculer, faut faire dégager tout ça. La moisissure noire, c’est vraiment mauvais pour la santé.

Et comme le moisi empestait dans le chalet et que la brume montait dehors et que la température chutait partout, j’ai réalisé que ce ne serait pas le soir idéal pour inaugurer le camping sous le haut-vent. Donc je suis partie, un peu plus tôt que prévu (j’avais prévu de partir le jeudi, surtout pour m’occuper de mes impôts, avant la date limite). Je suis partie plus tôt que prévu, aussi un peu poussée par le bobo que je m’étais fait le matin même et qui nécessitait quelques soins et précautions.

Je me suis écrasé et bien abîmé l’ongle du petit doigt gauche en remuant une très grosse pierre : l’ongle est fendu dans la longueur, et décollé, un bout de peau a été comme cisaillé, et un bout de la matrice est à vif, du coup je ne peux pas faire ce que je veux avec mes mains. C’est handicapant, ça fragilise.


Le doigt, le 21 juin, après 3 semaines de soins (onction quotidienne d’huile essentielles de lavande ou immortelle mélangée à de l’huile végétale ou application d’une huile de massage maison avec ciste et vétiver, because why not).

Je me suis attelée au démantèlement de ce sol avant-hier et hier (4-5 juin) : c’est très laborieux. Les visses, qui tiennent les plaques de contreplaqué sur des lambournes sont soit rouillées, soit quand elles tournent encore, elles tournent dans le « vide » et ne se dévissent pas, elles restent dans leur trou. Soit j’arrive à soulever la plaque au pied de biche (avec l’aide d’un gros marteau qui peut aussi faire levier au besoin), les visses avec, soit faut un peu creuser au ciseau à bois autour de la visse pour ensuite l’extraire avec une pince, ou du moins essayer. Et à force, j’ai réussi à enlever une grande plaque de contreplaqué.
Une.
Un peu moins de 2m2 de dégagé, isolant à la con par en-dessous en prime, en 3H de temps et d’efforts laborieux.
Ca va peut-être devenir plus rapide après, une fois que j’aurai pris le coup de main, où bien ce sera encore plus laborieux, vu que la plaque enlevée fait partie des plus abîmées, donc des plus faciles à arracher.

 

J’appelle ça du travail de sagouin, ce sol. Quand on fait quelque chose, on devrait le faire en pensant à la façon dont on va pouvoir s’en débarrasser une fois que ce sera usé, une fois que ça aura fait sa vie (les centrales nucléaires, le plastique…). On devrait penser non seulement à l’impact environnemental du matériau mais aussi à son démontage. Là, le démontage à la main est franchement dur. Ou alors faudrait des outils électriques. Ou être un homme costaud. Ou avoir des potes costauds et dévoués. Mais ça ne devrait pas être comme ça. De la belle ouvrage, ça devrait être beau même dans son démantèlement.

J’apprends donc à manier le pied de biche et le ciseau à bois. J’aime bien apprendre, heureusement.

 

La rage anti-plastique, je ne peux pas vraiment expliquer comment elle m’est venue, exactement. Je ne peux pas dans le détail, en tout cas. C’est en partie privé !

Disons que, depuis longtemps, j’ai horreur des matériaux « modernes ». Je déteste le synthétique.

Déjà quand j’étais gosse je préférais les mouchoirs en coton aux mouchoirs en synthétique (oui, à l’époque il n’y avait pas de mouchoirs en papier! mon dieu, je suis vieille !). J’aime la laine, la soie, le cuir, le coton, la pierre… Sans savoir pourquoi, je les aime, c’est tout.

On va dire simplement que, depuis des années, je suis très activement occupée à améliorer mes perceptions. La qualité de nos perceptions dépend de l’état de fonctionnement de notre corps.
A la base, je ne cherchais pas spécialement l’augmentation des perceptions, je cherchais juste à aller mieux. Maintenant, j’ai compris que c’est difficile d’aller vraiment mieux, de se diriger vers ce qu’il y a de bon pour nous, sans perceptions au taquet, du moins sans un minimum d’instinct fonctionnel.

Mieux le corps fonctionne…
– … mieux il élimine ce qu’il a besoin d’éliminer (via les poumons, les intestins, les reins, la peau, le foie), c’est à dire les déchets que son métabolisme génère naturellement ainsi que les déchets contenus dans la nourriture, l’air, l’eau… (pollution, pesticides, additifs, « « « médocs » » », métaux lourds…),
– … mieux il fonctionne (cercle vertueux),
– … mieux les « énergies » circulent (impulsions électriques, hormones, neurotransmetteurs, sang, oxygène, nutriments…),
– … mieux on perçoit : mieux on se perçoit soi-même (envies, besoins, valeurs…), mieux on perçoit notre environnement (ce qui est bon pour nous ou pas, les goûts, les couleurs, les gens et qui ils sont vraiment…).

C’est ce que mon prof de taï-chi m’a dit en septembre dernier. J’ai repris les cours avec lui après 8 ans de hiatus. Huit ans que je n’avais pas pratiqué (4 ans de pratique entre 2004 et 2008).
« Maintenant, tu es là pour travailler la circulation des énergies », m’a-t-il dit.
Bah voilà.
Les conséquences.

J’en suis arrivée à percevoir le synthétique comme une matière morte, fausse, comme une note qui sonne faux, comme un bout de bois pourri qui sonne creux, comme une cloche fêlée qui ne tinte plus, comme un corps sans vie ou gravement malade.
J’en suis arrivée à percevoir les matières naturelles comme des matières « vraies », vivantes, qui portent, transmettent, protègent la vie (autrement dit le Qi/Chi). Ca respire, ça vibre, c’est chaud, c’est doux, ça ronronne au coin du feu.
Non seulement je perçois la qualité de ces matières, mais en plus, je commence à percevoir l’effet qu’elles ont sur mon corps. Parce que oui, se tenir sur un sol plastique, ou se tenir pieds nus dans l’herbe, ça a un effet sur le corps, et ce n’est pas du tout pareil.

Les sols isolants électrique pourrissent l’énergie du corps (fatigue, déprime, esprit brumeux, confusion, troubles de la mémoire, sensation d’oppression, irritabilité, hyperactivité, troubles du sommeil… l’effet dépend des forces et fragilités de chacun).
Les sols « conducteurs » préserve l’énergie du corps.

Ca s’explique sur le plan électro-magnétique. Le synthétique (et le caoutchouc) est un isolant électrique. Les matières naturelles ne le sont pas ou peu ou moins. Le cuir est relativement isolant s’il est parfaitement sec mais il est rarement parfaitement sec vu qu’il peut faire éponge et capter l’humidité de l’air, ou du sol ou de la peau, et s’il est légèrement humide, il devient un peu conducteur.
Un corps humain et son champs électro-magnétique vont se comporter différemment, selon que le corps est isolé, ou pas, de l’environnement, de la terre, qui a elle aussi son propre champ électro-magnétique.
Sur le plan électro-magnétique, le corps humain est fait pour interagir avec son environnement. C’est comme ça qu’il a été créé et qu’il a évolué : au contact du sol.
Il est adapté à l’interaction électro-magnétique avec la terre. Il n’est pas fait pour en être isolé. Il souffre quand il en est isolé. Il fonctionne moins bien. Il souffre sur un sol plastique, il souffre dans des chaussures aux semelles plastique/caoutchouc. Il respire à l’aise quand il est pieds nus sur la terre.

Et c’est assez terrible de sentir ces différents effets de l’interaction « électrique » (ou absence d’interaction) entre le corps et le sol, c’est comme d’être électro-sensible. Et les électro-sensibles semblent plébisciter la mise à la terre : ça réduit l’impact nocif des ondes.

Tout le monde est électro-sensible, à vrai dire. Tous nos organes sont des organes qui fonctionnent à l’énergie électrique (énergie du système nerveux) et tous ont un champ électro-magnétique, et le corps entier a son propre champ électro-magnétique, comme la planète.

Par exemple, la barrière hémato-encéphalique, cette barrière sensée protéger notre cerveau des substances néfastes, est bien influencée par les téléphones portables et le wifi : elle s’ouvre d’avantage et elle laisse passer d’avantage de choses pas catholiques quand elles s’ouvre de façon anormale. C’est comme ça pour tout le monde, sauf que tout le monde n’en perçoit pas les conséquences. La plupart des gens sont comme anesthésiés sous le poids des toxiques qui empêchent le bon fonctionnement de leur corps et de leurs perceptions. Seuls les plus « sensibles » sont capables de sentir les conséquences néfastes des « ondes » et s’en plaignent. Et on les prend pour des fous. Les anesthésiés les prennent pour des fous. Merci bien.

Le bon côté de cette augmentation des perceptions, pour moi, c’est que ça me permet donc de comprendre les gens qui parlent d’électro-sensibilité, comme des énergies d’un lieu : « je me sens bien ici, je respire ! » ou « il y a de mauvaises énergies ici, j’étouffe ! ».

Comment est-ce que j’en suis arrivée là ?

Beaucoup d’alimentation vivante (aliments crus, séchés, fermentés…), aliments bio, alimentation hypotoxiques et anti-inflammatoire (paléo, quasi sans céréales, quasi sans laitages…), activité physique douce (adaptée à mon état de santé), bains au sel d’epsom et nigari, plantes médicinales (adaptogènes, plantes hépatiques, rénales…), lavements, yoga, taï-chi, prière, beaucoup de temps passé seule dans la nature.
En Occident, on peut appeler ça une cure naturopathique.
Ailleurs, on peut appeler ça une diète chamanique.

Je précise que je ne mentionne pas tout ce qui figure au programme de ma cure perso. C’est en partie privé, mais j’accepte dans discuter « en vrai » avec les gens bienveillants et curieux d’esprits.

Chez un autiste asperger, les perceptions sensorielles sont en général déjà accentuées naturellement par rapport à la moyenne (les psy appellent ça des « troubles » de la perception sensorielle).

Un aspie bien au fait de ses particularités sensorielles me dira « mais t’es fou ! Tu cherches à augmenter tes perceptions ??!!! Mais je ne peux déjà pas supporter le moindre bruit, j’ai aucune envie que ça empire ! Je vais aller me goinfrer de hamburgers, je veux m’anesthésier !! ».
Lol.
Sauf que non, ça ne marche pas comme ça.

On peut devenir capable de « gérer » nos perceptions. Entre autre en prenant du magnésium glycinate. On reste sensible mais on gère mieux, on supporte mieux, on est beaucoup plus zen, sans efforts.
Le magnésium, c’est magique (par exemple celui en poudre de chez Doctor’s Best, le magnesium « chelate »).
Tout le monde est obsédé par le calcium pour les os.
Tout le monde ferait mieux de prendre du magnésium pour les nerfs, il y aurait moins de guerre et d’attentats et d’agressivité en général !!!
Le repos, aussi, a de merveilleux effets anti-stress. Plus on est reposé, plus on supporte le bruit, les gens, l’agitation.

L’alimentation paléo, anti-inflammatoire, hypotoxique a aussi de merveilleux effets apaisants, via son apports en micronutriments essentiels et en favorisant le bon fonctionnement des fonctions éliminatives (via les fibres des fruits et légumes, les anti-oxydants, les micro-nutriments…).

Donc oui les perceptions peuvent augmenter, s’affiner, et on peut réussir à « gérer », à vivre avec.

Avec l’augmentation des perceptions, on devient bien plus conscient de plein de choses.
D’avantage de perceptions, c’est d’avantage de conscience et de responsabilités.
On parle beaucoup de l’augmentation du « niveau de conscience », dans le milieu new age, comme dans le milieu « alternatif »/hors système (naturo, écolo, permaculture, etc…).
L’augmentation du niveau de conscience passe donc par l’augmentation des perceptions.

Cleansing the doors of perceptions…

– – –

Jeudi 8 juin 2017, 16h10 ; Haute-Savoie.

Passage à la MDPH ce matin : mon dossier de demande d’AAH est aux mains d’une équipe, pas moyen d’avoir ne serait-ce qu’une évaluation du temps d’attente restant. Au moins, il n’est plus au fond d’une pile, mais toujours pas de date de passage en commission (10 mois ½ après avoir déposé la demande, hein, faut être sacrément patient, quand on est handicapé en France, et surtout pas dans une situation d’urgence vitale, hein). La date de clôture des inscriptions en fac de psycho est le 20 juin. Je ne sais pas si je vais m’inscrire au culot et advienne que pourra, ou attendre d’avoir la réponse de la MDPH…

Hier, au chalet pour la journée, j’ai été rejointe l’après-midi par un artisan du coin et son apprenti.

Ils ont fait en 2 heures, avec les mêmes outils que moi, le boulot qui m’aurait pris 4 ou 5 jours seule.
D’après l’artisan, le plancher était très bien fait.
On n’a décidément pas le même point de vue…

La dalle est merveilleusement nue quasi partout, il ne reste plus de contreplaqué que dans le WC-cagibis. J’étais époustouflée et très admirative et reconnaissante, ils ont été appelé le matin et ils se sont décidés au pied levé. Chance qu’ils aient été dispo.

Ensuite La Pessière est passé, et là c’est moins bon, il sont très réticents à l’idée de faire des travaux (garantie de résultat impossible), trop à faire, trop pourri, ça s’affaisse déjà, ça ne pourrait être que conservatoire et non pérenne… A la limite, à les entendre j’avais l’impression que le chalet allait s’écrouler demain.

En tout cas, ce n’est donc pas habitable à l’année. Il reste à demander un 2ème avis, on doit bien pouvoir faire faire 2-3 choses pour que ça ne s’écroule pas tout de suite.

J’ai fini par me demander si ce ne serait pas ce plancher en contreplaqué, au contact des madriers, qui aurait contribué au pourrissement de la structure ? Les madriers prenaient l’eau, le contreplaqué faisait éponge à l’intérieur, bien isolé entre l’isolant mousse et le lino, et comme il était à l’intérieur à l’ombre, il retenait cette humidité longtemps, plus longtemps que les madriers ne l’auraient retenue s’ils avaient été uniquement au contact de l’air.
Bon, au moins, les gars de La Pessière m’ont dit que j’avais eu une bonne idée d’avoir « décaissé » autour du chalet (rabaissé le sol). C’est déjà ça.

Mardi, je suis partie en quête de chaussures à semelles en cuir. J’ai trouvé des Tropéziennes qui me plaisent bien. Portées ce matin en ville, le cuir frotte un peu ici et là mais ça reste relativement confortable, j’en ai pris un modèle qui tient plutôt bien au pied, sans être affublé d’une lanière entre les orteils. Le talon est recouvert d’un morceau de caoutchouc, mais ça va, c’est juste le talon et ça permet d’éviter de glisser.

Ce matin à Annecy, partie en quête de chaussures pour temps humide/froid, également à semelles en cuir, j’ai visé le magasin de vêtements d’occasion un peu chic près de l’Hôtel de Ville, j’ai eu la chance d’y trouver une paire de bottes Mexicana à ma taille (presque 4 fois moins chères que des neuves, pour une paire en bon état, essayée avant achat, nickel). La aussi, talon caoutchouc antidérapant mais vaut mieux ça que de risquer de se vautrer toutes les 5 minutes.

Dire que j’ai mis 3 jours à découvrir que les chaussures à semelles en cuir existent toujours… Ca me donne la sensation d’avoir une mentalité de pauvre : habituée que je suis à acheter mes chaussures dans des grands magasins qui respirent le plastique, faute de pouvoir m’offrir mieux… Bon, chez Besson, à Epagny, j’ai quand même trouvé des babouches sympas… Mais 2 fois plus chères qu’en ligne et peut-être avec un molleton synthétique à l’intérieur de la semelle cuir.

Je suis soulagée d’avoir récupéré cette dalle béton. C’est mille fois plus sain comme ça. Va falloir que je trouve des tapis, un minimum sains et épais, comme à Maison du Monde : tapis en jute ou lanières de cuir, ou encore des peaux de moutons, ce genre de choses, parce que c’est sûr que ça rafraîchit bien les pieds ! Dans un Bricomachin, j’en ai trouvé un en jute, mais recouvert d’un antidérapant en caoutchouc côté sol. J’ai gratté 2-3 millimètre carrés de ce revêtement à la con, pour voir, ça doit être enlevable.


Mes chaussons en laine, sur la dalle en béton. Je les ai acheté en décembre, pas encore lavés depuis, donc forcément ils commencent à avoir un peu la même couleur que la dalle.


Cadeau pour ma mère.

Je pense regrouper dans un article quelques publications scientifiques sur la réalité des bienfaits de la connexion à la terre —> Mon 1er article sur le sujet ici . Je me rends compte que j’ai l’air d’une hystérique, à vouloir revoir ma garde-robe des pieds à la tête (cuir au pied, fibres 100% naturelles aussi pour les fringues, peut-être manteau imperméable en cuir, etc…)…


Couverture 100% laine…


Pull d’occasion 100% laine (vive ebay!)

… à préférer une dalle béton nue toute froide plutôt qu’un plancher isolant thermique, mais voilà, le plastique/synthétique c’est juste plus possible et j’ai envie de cultiver ma sensibilité et mes capacités à reconnaître ce qui est bon pour moi (instinct) plutôt que de les anesthésier.

J’ai même déjà investi dans un kit pour voiture : pour réduire l’électricité statique qui s’accumule quand on roule : un tapis qu’on met sur le siège sous les fesses, en caoutchouc carbonisé (« carbonised », en anglais, j’ignore comment ça se traduit)… Comme quoi il y aurait donc du caoutchouc conducteur, j’avoue que j’ai du mal à comprendre, me faudrait un cours de physique-chimie, là… Bref, un tapis conducteur connecté par un fil et pince croco à la structure métallique du siège (donc de la voiture) et une bande de caoutchouc carbonisé sous la voiture, fixé à la structure métallique, et en contact avec le sol. Je suis toute fière d’avoir réussi la fixation de cette bande sous la voiture. J’avais tellement peur que ça se barre au bout de 100m ou de 2-3 kilomètres… Je me suis servie d’une pince à couper du fil de cuivre pour serrer les visses, par manque de tenaille ou de clé adaptée, mais ça tient. Va aussi falloir que je me confectionne une caisse à outil, décidément…
Et oui j’ai acheté du fil de cuivre tout fin dans un magasin de loisirs créatifs, avec une pince. Je vais essayer de me faire des bracelets en cuivre. J’hésite à acheter des semelles de cuivre, ou des chaussettes de cuivre (tissu « enrichi » d’ions cuivre, va savoir comment ils font ça…).

Une vraie hystérique…

Ca fait une semaine que je dors par terre ici en Haute-Savoie, sur un sol aux qualités conductrices douteuses mais meilleures que du plastique pur. Je dors sur un tapis en laine, deux nattes en paille, deux couvertures en pure laine pliées en 3, ça reste très « ferme » et pourtant en une semaine je n’ai fait qu’une insomnie et je me réveille plutôt bien reposée. Ca va. J’envisage quand même l’achat d’un futon de voyage. Ou de quelque chose de plus pratique, de plus léger, mais je ne sais pas trop quoi.

J’aimerais bien qu’il y ait des salons habitat bio tous les mois un peu partout, ce serait pratique !

J’ai aussi changé l’ordi de place pour éviter de stationner des heures dans le bureau, sur un parquet flottant synthétique, posé sur un isolant synthétique. Ca me donne la sensation d’être sous l’eau en apnée quand je suis sur ce genre de sol.

Ce matin à Annecy, rue de la République, j’ai lorgné une vitrine à laquelle je n’avais jamais trop prêté attention : un magasin de vente de peaux (moutons, vache…). Ca me fait sacrément envie.
De la matière vraie ! Ils avaient aussi un plaid en patchwork de peaux de lapin. Limite j’en bave d’envie. Je pense aussi à la peau de bison que j’ai vue dans l’entrée de l’auberge des Bisons, à la Pesse, limite j’ai envie d’aller les voir et de leur demander s’il font de la vente directe, comme pour la viande séchée.
Voilà, ma quête de « vrai » est lancé.

Si un jour je me fais construire un chalet, je saurai quoi demander, quoi bannir.

Vive le vrai !

Rue Perrière, j’ai aussi découvert un merveilleux magasin d’artisanat local de grande qualité : de la maroquinerie elfique (Terre de cuir), des pulls angora beaux à tomber par terre, de l’ébenisterie avec un petit côté steampunk… Et c’est du local, et c’est de la vraie matière et c’est du beau raffiné. Je devais avoir des étoiles dans les yeux, tellement j’étais au paradis.

Ca me donne envie de faire une formation en maroquinerie ou de travail de la laine ou de devenir bottière elficopunk ou quelque chose comme ça.

– – –

Lundi 12 juin 2107, 8h30, Haute-Savoie.

Hier matin, j’ai fini d’enlever le plancher dans le chalet. J’adore la dalle toute nue. Ca fait très propre.

Démarrer des travaux comme ça, ça nécessite de faire des allées-venues pour débarrasser les lieux des déchets et autres encombrants.

Du coup, parfois je doute de réussir à déménager un jour. Je constate que je dois me nomadiser au maximum, augmenter ma capacité à me déplacer en cas de besoin, à être autonome autant que possible, même en déplacement, que ce soit en terme de nourriture, d’habillage, de couchage…
Je dois être capable d’emmener plus ou moins tout ce dont j’ai besoin partout où je vais, ce qui implique de viser un certain minimalisme, peut-être une nouvelle voiture (d’occasion) de type fourgonnette aménagée.
Pour le couchage, le processus d’équipement est en cours. Natte ou tapis de sol en matière naturelle, couvertures laine. Impossible de me contenter de matières isolantes synthétiques modernes pas chères.


Natte en laine de chez Revolana

J’ai testé le couchage sur carton samedi soir : je me suis endormie à moitié, laborieusement, et j’ai émergée 1h après m’être couchée en ayant mal au dos et mal au ventre. Mix de sensations complètement inédit. Alors j’ai viré le carton et je l’ai remplacé par un sommier à latte : juste le cadre métallique du sommier, les lattes en bois, posés à même la dalle en béton du chalet, le tout recouvert de ce que j’avais mis sur le carton : un tapis 100% laine, mes 2 couvertures laines pliées en 3 et là je me suis endormie, sans plus aucune douleur. J’étais légèrement en suspension au-dessus du sol, mais pas séparée par quoi que ce soit d’autre que de la laine et un peu d’air. Impeccable.

Je cherche des matières « efficaces » naturelles, à la fois épaisses et aussi légères que possible. Pas facile avec la laine, qui a tendance à être assez lourde, mais je ne connais rien de naturel qui soit aussi chaud, sinon peut-être la fourrure, avec les peaux de bêtes ?

De mes travaux d’hier, j’en ai des courbatures partout. Il ne restait plus que le plancher dans les WC mais ça m’a donné du fil à retordre. En tout, rangement compris, ça m’a pris 3h30 pour une surface de 2m2 environ, dont environ 2h pour sortir la plus grosse des plaques de contre-plaqué (environ 1,5m2). J’ai utilisé le cric de la voiture pour la soulever. Ces plaques étaient non seulement vissées sur des lambournes, les visses ayant rouillé, mais les lambournes étaient vissées à la dalle (à travers le contre-plaqué), les pas de vis en plastique ayant été installé bien profond dans la dalle. Du coup j’en ai bien chié, le cric a été mon héro du jour, et après beaucoup de grognements et de maudissements, voilà, la belle sal$*perie a été virée du chalet.

Oui, pardon, ce fut pénible.

Après, j’ai fini par réaliser que ce n’est pas de la « saloperie », c’est de la belle matière noble (bois) don tl’esprit a été complètement perverti par l’homme (comme les Uruk-haï du Seigneur des Anneaux). Et là je dis bien l’homme, le mâle, qui est bien le responsable de la fabrication de matériaux aussi pervertis. Et c’est triste à pleurer, de la belle matière réduite à ça.

J’ai bien le côté minimaliste de l’installation du moment. Il manque juste des rangement pour la nourriture et les vêtements, des planches ou des barres où suspendre les tapis de sol et les couvertures pour leur éviter l’humidité.

Même pas envie de remettre le canapé. Je vais peut-être le ramener en Haute-Savoie. Ca encombre beaucoup et j’ai envie de place. Et maintenant j’aime bien dormir par terre, à la japonaise ou à la toungouse…, ce genre de couchage traditionnel. Et puis sur le sommier, faudrait un autre matelas que le matelas en mousse synthétique (ou pas de matelas du tout, si c’est juste pour moi). Faudrait un futon ou un matelas de tapissier de récupération/occasion. J’ai vu un vieux lit une personne en métal, avec un matelas comme ça, en vente pas loin sur leboncoin, pour 100 euros. C’est raisonnable.

Donc le canapé et la table de berger sont sous le haut-vent, avec les plaques de contre-plaqué, trop grandes pour ma voiture. Je commence à envisager la location d’une fourgonnette pour débarrasser, mais j’aurais besoin de quelqu’un pour m’aider à porter tout le bordel.

Vu la gymnastique que j’ai faite hier pour arracher ce putain de plancher, j’ai peut-être encore gagné un ou deux millimètres d’épaules, mais quand même, y a des limites.

J’aimerais bien récupérer le haut-vent pour en faire un espace camping. J’ai commencé à y enlever les pierres et les cailloux, pour que ce soit plus confortable d’y marcher pieds nus.

La chaleur fait un peu morfler mes plantations. Samedi midi quand je suis arrivée, un de mes rosiers commençait à piquer du nez. C’est pas normal, autant de sécheresse pendant aussi longtemps.

– – –

23 juin 2017, Haute-Savoie, 7h30.

J’ai bien réussi à remettre à l’intérieur du chalet les meubles qui étaient sous le haut-vent, toute seule comme une grande.

Avant:

Pendant:

J’ai traîné la table de berger sur un angle de sa longueur, sur l’herbe, soulevé, tiré, poussé. Le cadre du canapé était tout léger, je pouvais le porter en me mettant à l’intérieur du cadre.
J’ai trouvé un crapaud sous la plaque de contre-plaqué sur laquelle était posé le bordel.

Je voyais bien que le sol ne séchait pas après le gros orage de… euh, je ne sais plus quand, il y a deux semaines ? Le bordel faisait couvercle. L’esprit du lieu, si je puis dire, était devenu humide. J’ai emmené le crapaud ailleurs à l’ombre.

J’ai ratissé, encore enlevé pas mal de cailloux. Ca sèche très vite par ce temps, sans le bordel.

Dormi là pour la 2ème fois.

Il faisait 15° au réveil. Pas de problème d’humidité, grâce à mon merveilleux sommier en osier. Il a juste fallu que je m’équipe d’une deuxième couverture en cours de nuit et que je vire une couche d’osier, plutôt bien dormi.

La natte en laine entre le drap et la natte en paille, elle vient de chez La Chouette Couette.

J’ai été en vadrouille ces derniers jours : une nuit à Oyonnax, deux nuit à Bourg-En-Bresse, une nuit au chalet. Dormi sur ma natte en laine, posée sur une natte en paille. C’est raide mais je dors quand même. A Oyonnax, il y avait plein de couverture en laine dans la chambre, alors j’ai pu dormir sur du rembourré, sur un vieux sol en carrelage en rez-de-jardin, c’était limite du luxe.

J’ai découvert les abords du monastère royal de Brou, à Bourg en Bresse : l’allée de tilleuls qui borde la rue et le parking était en fleurs, dans le petit vent chaud, parfum divin.

Je n’ai toujours aucune nouvelle de la MDPH. Je vais peut-être écrire à la secrétaire d’Etat chargée des Personnes Handicapées, pour le plaisir de râler, puisque sur son profil facebook, elle invite les gens à lui écrire pour lui exposer leurs problèmes.

Petits gâteaux sans gluten

gateaux

Ingrédients, pour une dizaine de petits gâteaux:

200g de farine de sarrasin bio
150g de beurre demi-sel bio
80g de sucre complet ou roux bio
2 oeufs bio
1/3 de cuillère à café de bicarbonate de soude

Version végétale:
Opter pour une graisse végétale à la place du beurre, et pour une banane ou environ 100g de compote de pomme pour remplacer les oeufs.
Il existe encore d’autres alternatives aux oeufs, voir par exemple cet article d’Antigone XI.

Graisses:
Le beurre salé apporte un petit goût « galette bretonne » à ces gâteaux.
On peut varier le type de graisse utilisée: beurre doux, huile de coco, huile d’olive, beurre de cacao… De préférence, opter toujours pour des huiles végétales de première pression à froid bio.
Et on peut aussi mélanger différents types de beurres/huiles ou opter pour des gâteaux 100% huile d’olive (non, ils ne sentiront pas l’huile d’olive!).
Les graisses saturées, qui figent à température ambiante (beurre, huile de coco ou beurre de cacao) auront tendance à donner une texture plus riche que les huiles végétales fluides, avec un effet « sablé ».
On peut aussi réduire la quantité de graisse, jusqu’à 80-100g, pour une texture un peu plus friable, un peu plus sèche, mais plus « light ».

Moules:
L’idéal est d’utiliser de petits ramequins ou cassolettes à crème brûlée en céramique, porcelaine, argile…: les matériaux « naturels » sont les plus sûrs, ils ne risquent pas de relarguer des substances toxiques pendant la cuisson (aluminium…). Perso, j’avoue, pour le moment, je fais avec ce que j’ai: j’utilise en priorité mes ramequins en céramique, et je complète avec une plaque de cuisson qui contient de l’aluminium (shame!), plaque que je beurre et farine copieusement.
Préparation:
Faire préchauffer le four thermostat 5/150°.
Dans un saladier, battre ensemble le sucre et les oeufs.
Ajouter le beurre (préalablement fondu au bain-marie), puis la farine et le bicarbonate de soude.
On peut transformer ces gâteaux natures en ajoutant des épices, des morceaux de pommes, du cacao, des morceaux de noix, des pépites de chocolat…, comme pour des cookies.

Beurrer les ramequins et/ou la plaque à tartelettes. Répartir équitablement la pâte dans les moules.

Cuisson: environ 12-15 minutes thermostat 5/150°, en fonction de la taille des moules. Les gâteaux auront tendance à cuire plus vite dans un moule en métal, ils seront aussi légèrement plus secs.
Les gâteaux sont cuits lorsque la pointe d’un couteau en ressort sèche.

Et j’avoue, j’aime beaucoup la version « double-gras », tartinée d’huile de coco:

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Mémoire

Mon mémoire est en ligne depuis le lundi 1er février.

Un ami a écrit qu’il l’a « dévoré ».

Le mémoire serait donc comestible, du moins lisible, en dépit de sa longueur.

Je sais qu’il est bancal, imparfait, à corriger. Merci de m’y aider, si le coeur vous en dit.
Ca parle d’autisme, de psychanalyse, de nutrition, d’écologie, de microbiote, de système nerveux entérique, de phytothérapie, de sexualité (un chouilla, si si!), de psychédéliques, de chamanisme, de politique… Bref, de plein de choses.

Si vous avez aimez le film « Demain », ce mémoire devrait vous plaire, et inversement.

Le mémoire est ICI.

Abstract:
Ce texte présente l’autisme comme une condition développementale du corps entier, condition évolutive et modulable.
On a longtemps cru que l’autisme était une maladie mentale, puis cette croyance a été remplacée par une autre : à présent l’autisme est souvent considéré comme une différence neurologique qui n’a rien à voir avec le reste du corps, comme une condition neurodéveloppementale d’origine génétique, que rien ne peut altérer ni améliorer – en dehors de quelques méthodes comportementales. On dit « neurologique » aujourd’hui comme on disait « mental » hier, l’encéphale étant toujours considéré comme le siège exclusif de la conscience et de ses « troubles ».
Mais la recherche avance et vient de plus en plus invalider cette position. On découvre que dans le corps humain, tout est lié, tout interagit avec tout, et qu’il n’y a pas de « cerveau atypique » sans système gastro-intestinal atypique, sans système immunitaire atypique, etc. Quand il y a autisme, c’est tout le corps qui est concerné, qui est rendu hyper perceptif et hyper réactif à son environnement, « environnement » au sens très large, en particulier au sens écologique du terme.
Ce travail est un effort d’information en matière d’autisme et de santé, un acte militant d’une autiste pour la valorisation de la neurodiversité, un encouragement à améliorer la santé des autistes et des non-autistes de façon à leur permettre de réduire leurs troubles, d’améliorer leurs compétences, et de s’épanouir au quotidien.

 

 

 

Séquelles et oubli de soi

melting-girl

Hier soir j’ai fait un truc de fou: j’ai regardé un film. Oblivion (qu’on peut traduire par « oubli »), avec Tom Cruise. Ca a fini un peu après 23h (il me fallait au moins un Tom Cruise pour me motiver jusque là, mais bon, un Colin Firth l’aurait fait aussi). C’est loin d’être un grand film, le scénario est un chouilla creux, mais bon, ça me rappelle que ça fait un moment que je veux faire un petit point sur ce que j’ai vécu ces derniers temps, disons depuis un an.

Il y a un peu plus d’un an j’ai mis un terme à une relation amoureuse, c’était mi-octobre 2014. J’étais dans un état d’épuisement avancé, et trois semaines plus tard, début novembre, j’ai commencé à avoir des spasmes intestinaux (paye ton stress psycho-émotionnel). Ca faisait plusieurs semaines que mon transit avait commencé à flancher quelque peu et quand les spasmes et les douleurs au niveau de l’appendice sont apparus j’ai eu un peu la trouille de finir à l’hôpital, avec un appendice en moins. Donc j’ai fait ce qu’il fallait pour soigner mes intestins, pour soutenir le transit (merci aux lavements au café vert) et pour trouver les aliments qui aggravaient, ou pas, la situation.
J’en suis arrivée à supprimer les céréales, les légumineuses, les fruits à coques et toutes les graines non germées, et pour finir même les pommes de terre.
Tant que je m’en tiens à ces évictions, que je consomme beaucoup de fruits et légumes (bio), que je fais ce qu’il faut pour soutenir le transit (merci à la chlorella, aux EM (d’EM France), à l’Hépar) et que j’évite l’alcool, j’ai presque la sensation d’avoir un ventre normal, alien-free. C’est une nouvelle alimentation pour moi qui m’était habituée à un végétalisme « juste » sans gluten et j’ai du mal à m’y adapter, j’ai encore du mal à manger des quantités suffisantes de « verdures » pour avoir un bon apport en acides aminés et, résultat: j’ai des envies de viandes séchées et j’ai dû renoncer au végétalisme strict (parait qu’il est bon de s’écouter) et opter pour un flexitarisme léger (je dois tourner autour des 95% d’apports caloriques sous forme végétale).
J’ai fini par aller voir mon médecin, tout de même, au bout d’un an de symptômes, juste pour être sûre: le bilan sanguin et l’échographie sont normales, c’est donc bien très très probablement « juste » un syndrome du côlon irritable, avec l’option « tendance à la constipation ». Selon ma compréhension actuelle des choses, vu l’état encore un peu perturbé de ma flore « intime » (près d’un an et demi après le retrait du stérilet, c’est toujours « perturbé », youpie – voilà, c’était la minute glamour), il y a probablement aussi un déséquilibre de la flore intestinale (le stress ayant pu déséquilibrer le microbiote), peu-être un petit « SIBO » (small intestinal bacterial overgrowth), qui irrite la zone de la valve iléo-caecale, vu que la prise d’huile essentielle d’origan compact (antibactérienne, bien diluée dans de l’huile végétale sinon ça brûle), par voie orale, calme très efficacement les choses, si je remange des chips ou des frites, par exemple.

En plus des grosses modifications de mon alimentation, il y a d’autres choses qui ont changé. Par exemple je ne peux plus dormir allongée sur le côté gauche. Quand je m’allonge sur le côté gauche, j’ai l’impression d’avoir comme un caillou au niveau du cæcum, comme suspendu à la hanche droite et qui pèse, c’est inconfortable-perturbant, alors j’évite, alors qu’avant j’aimais bien alterner, dormir d’un côté, de l’autre, c’était sympa. Mais non, je ne peux plus.
Mon rythme de vie a aussi changé. J’ai tendance à me coucher globalement plus tôt qu’avant. Pendant plusieurs mois, c’était tout simplement parce que j’étais devenue incapable de « veiller » au-delà de 21h-21h30. Il a fallu que j’attende le mois de mai, environ, soit 6 mois de repos, pour pouvoir à nouveau regarder un film en entier le soir à la télé, et seulement une fois de temps en temps.
Depuis 2-3 mois, je recommence à pouvoir « veiller » un peu plus souvent, un peu plus longtemps, mais j’évite globalement de le faire parce que sinon je mets 2 jours pour m’en remettre.

Si j’en suis arrivée là, je résume ça en disant que c’est parce que je m’étais beaucoup « oubliée ». J’ai passé des mois à faire comme si ce n’était pas si grave de négliger mes petites limites physiologiques, ou du moins j’en étais désolée mais je le faisais quand même. J’essayais de les « repousser », j’essayais de pousser des murs. Ca n’a pas marché, j’ai juste réussi à m’épuiser à force d’obstination. Je peux être extrêmement obstinée, volontaire, à fond. Je me disais qu’il y avait une chance pour que je finisse par m’adapter à ces nouvelles conditions de vie (la « vie commune »), à la longue, à force d’essayer. Bah non.
J’étais motivée, à fond.
J’ai compris que l’amour n’est en aucun cas une énergie, que c’est au mieux un stimulant qui nous permet de puiser dans nos ressources, comme l’adrénaline va transformer une petite mère de famille chétive en Hulk si son gosse se retrouve coincé sous une voiture. Mais après avoir soulevé la voiture et sorti son gosse de là, il faudra qu’elle se repose et qu’elle mange copieusement, vu que l’adrénaline aura « brûlé » toutes ses réserves de glycogène.
L’amour n’est pas du glycogène.
L’amour ne remplace pas le sommeil, ni le soleil, ni la solitude.
Je savais déjà que pour moi la solitude vient toujours en soulagement des interactions sociales, aussi agréables fussent-elles, mais là j’ai bien eu l’occasion de comprendre, de bien « acter » pourquoi: la solitude est pour moi un besoin physiologique, assez énorme, au même titre que le sommeil, le soleil, ou qu’une alimentation riche en micronutriments.

Ces derniers temps, je recommence à oser re-tester mes limites, je recommence à aller les tâter du bout des doigts, précautionneusement. Par exemple, récemment j’ai eu l’occasion de constater à quel point je suis devenue une traumatisée du partage de lit, séquelle de nombreuses semaines passées en mode « déprivation de sommeil »: si vous voulez faire grimper mon cortisol en flèche, forcez-moi à passer une nuit avec quelqu’un, dans le même lit, sous la même couette. Même avec des bouchons d’oreille, je ne serai pas loin de la crise d’angoisse, du « meltdown » autistique. Tous les stimuli sensoriels générés par un dormeur à côté de moi (tiraillement de la couette, mouvement du matelas, bruit de respiration, voir ronflement…) ont tendance à être comme amplifiés par l’obscurité et la fatigue, résultat: je mets une éternité à m’endormir et je me réveille à tout bout de champ, résultat: nuit pourrie et lendemain laborieux.

Je remarque que j’ai la fâcheuse tendance à oublier ce genre de choses. J’ai la fâcheuse tendance à m’adapter aveuglément, spontanément, à toute situation dans laquelle je me retrouve. Spontanément, je m’oublie, j’oublie mes limites, les murs, la physiologie, surtout les petites particularités de la mienne, autrement dit tout ce qui fait que je suis moi, mon identité et, résultat: boum.
Ah! Il y a un mur, là! Merde, j’avais oublié.

Dans ces conditions, je me demande un peu comment ça va être possible de retrouver une vie amoureuse. Je me dis « on verra bien », je suis loin d’être devenue une amouro-sceptique… Mais va peut-être falloir que je me fasse des pense-bête, des petits post-it sur le frigo, genre:

Murs-corps-moi
Soleil
Solitude
Micronutriments
Calme
Sommeil
Murs-corps-moi

Bonne nouvelle

glitter

C’est les soldes et j’ai des envies de paillettes.

Ceci dit, la vraie bonne nouvelle, c’est que je vais mieux.
J’ai un peu moins une tête de déterrée.

jura2

Là dans le Jura il y a environ 8 jours, au coucher du soleil, genre « tard », quoi!
Je commence même à pouvoir de nouveau me coucher après 22h, comme dans ma jeune jeunesse, c’est un genre de miracle.

Bon, ça reste un peu poussif et très fatigable, mais je retrouve petit à petit une capacité de « travail », de concentration et de réflexion décente. Je retrouve de l’initiative et l’énergie de faire un peu plus de toutes ces choses que j’ai envie de faire ou l’obligation de faire, comme rédiger mon rapport de stage.

Il a fallu en passer par l’arrêt des céréales en octobre dernier. Maintenant quand je mange du riz ou de la glace végétale à base de riz, je sens très rapidement la congestion monter au niveau du nez.
J’ai arrêté les légumineuses en mars, il me reste un peu de miso non-pasteurisé et de tamari sans gluten, je ne sais pas si je vais en racheter (le tamari peut-être, pour la cuisson des courges et courgettes, c’est quand même très sympa).
J’ai augmenté la consommation de lipides, assez fortement, surtout via l’huile de coco et les avocats, un peu l’huile de colza aussi et en ce moment c’est huile de lin.
J’ai diminué la conso de fruits à coque (amandes, purée d’amande, noix du Brésil, etc…) depuis la mi-avril: au lieu d’en manger tous les jours ce n’est plus qu’un jour sur deux.
Après l’arrêt du soja en mars j’ai vu une nette amélioration de l’état de ma peau, faut bien le dire et à nouveau mi-avril quand j’ai diminué les fruits à coque, idem, à nouveau belle amélioration.
Ca me laisse penser à un problème d’hyperperméabilité et d’inflammation intestinale qui persiste même avec l’arrêt du gluten, donc si ce n’est pas le gluten, c’est au moins en partie la dysbiose, sans parler de l’influence du système nerveux et de l’inflammation via le stress (d’une rupture). Dans mon esprit, c’est encore un peu confus le pourquoi du comment de tout ça mais l’huile essentielle d’origan compact en interne (1 à 2 gouttes le soir au coucher mélangée à beaucoup d’huile végétale), pas forcément tous les soirs mais régulièrement, ça, ça calme bien l’alien qui remue parfois (quand je viens de m’allonger, en particulier) au niveau de mon cæcum et qui m’enquiquine bien depuis le début de novembre dernier. Ca a commencé environ 15 jours après la fameuse rupture, du coup j’expérimente bien comment le facteur stress peut bien bousculer le ventre au moins autant que tel ou tel aliment, merci.
Oui parce que depuis le début du mois de novembre dernier, j’ai un alien (à défaut d’un amoureux), en plus d’avoir un chat et maintenant des chaussures à paillettes… Et un nouveau chat depuis hier, enfin celui-là c’est ma mère qui l’a voulu donc ça va être le sien.

chaton2

C’est une toute petite photo parce que c’est un tout petit chat.
Ou c’est une fille, on n’a pas encore enquêté de trop près. Va falloir s’occuper de lui acheter de la nourriture adaptée, l’emmener faire un check-up chez le véto, tout ça… Et tenter l’acclimatation avec mon chat chef des lieux. Heureusement qu’il est castré sinon je crois qu’il n’y aurait aucune chance, le petit chat ferait office de grosse souris et croque!

Ah et cela me fait penser qu’en matière d’alimentation j’ai « expérimenté » à la fin de l’année dernière et encore en juin: j’ai testé la re-consommation de protéines animales pour voir si ça pouvait booster ma convalescence, on va dire. Donc les oeufs à la coque c’est niet, de préférence plus jamais. Par contre le jambon cru, la truite fumée et le fromage au lait cru ça passe très bien niveau digestif. Ca n’a pas boosté grand chose niveau vitalité, ou il aurait fallu que j’en consomme d’avantage et ça, je ne pouvais pas m’y résoudre. Mais bon, ça m’a permis de constater certaines choses au niveau digestif, c’est déjà ça et maintenant, voilà ce que j’en dis:
Quand on (essaye de vous faire peur) vous dit qu’il ne faut pas complètement arrêter de manger ceci cela parce que sinon vous allez devenir « intolérant », « parce que le corps – ce gros ballot fainéant, arrête définitivement de produire les enzymes nécessaires à la bonne digestion de ce qu’on cesse de manger blabla », je pense que c’est grosso modo des bêtises. Je pense que si je ne tolère plus le riz par exemple, c’est d’avantage une histoire de modification de microbiote que d’enzymes, que c’est notre microbiote qui nous permet de nous dépatouiller à peu près (ou pas) des céréales et des légumineuses (et des oeufs?!). Quand j’ai testé le jambon cru en décembre, ça faisait plus de deux ans que je ne mangeais plus de viande. Si je continue à pouvoir digérer de la viande, je pense que c’est parce que la capacité du corps à la digérer est encrée loin, loin, loin dans les racines de ma physiologie.
Pour les oeufs j’ai un doute. Si je m’imagine en train de vivre en « sauvage » dans la nature sans élevage de poules, d’oies, de pigeons…, je me dis que ma seule chance de trouver des oeufs ce serait à l’époque de la ponte des oiseaux sauvages, donc quelques semaines par an, à tout « casser ». Donc je me dis que ça ne devait pas être un aliment de base, les oeufs, si j’essaye d’adopter un mode de pensée « paléo », n’est-ce pas, donc que ce n’est pas forcément un aliment auquel on est super adapté.
Oui parce que j’ai lu le bouquin de Julien Venesson sur le régime paléo en juin et il est très bien, je suis décidément fan de Venesson.
Bref, donc oui, je vais bien. J’ai testé la « viande » et je me considère toujours comme végétalienne.
Je ne serais pas en train de faire des études de naturo, je n’aurais peut-être pas testé mais le fait de me préparer à devenir professionnelle de la santé me confère d’emblée un soucis d’éthique et pas seulement d’éthique personnelle en matière de cause animale, mais aussi d’éthique professionnelle en terme de santé humaine (l’humain, cet animal un peu étrange…): je me dois de faire des expériences pour pouvoir parler de choses que je connais dans ma « chair », et pas juste de choses que j’ai lues.

Donc si je vous dis que par soucis d’éthique je me dois d’expérimenter blabla et que je vous dis que je m’intéresse au chamanisme, aux plantes et donc forcément aux « enthéogènes », vous comprendrez que les chaussures à paillettes, c’est bien entendu dans l’unique but de pouvoir expérimenter les trucs psychédéliques sur moi, n’est-ce pas.

 

 

 

 

Vidéos

Je pars en voyage d’ici une heure ou deux. Je retourne en stage chez les crudivores du côté de Perpignan, cette fois non en tant que stagiaire mais en temps que stagiaire: dans le cadre de mes études, l’année dernière j’aurais du faire un stage de 2ème année, un stage d’observation dans un établissement thermal ou un magasin bio ou en labo de phyto mais comme certains autres de mes camarades de formation, je n’ai eu ni le temps ni l’énergie de le faire en temps et en heure. Donc cette fois, ce sera fait: stage d’observation au sein de l’asso Régénère, dans le cadre d’un stage d’hygiénisme/crudivorisme.

Je vais dormir dans ma voiture, c’est toute une aventure!

Je vous laisse avec mes deux dernières vidéos: