Journal de transition – Juin

Thèmes majeurs :

augmentation des perceptions
diète naturopathique/chamanique
électrosensibilité
connexion à la terre (voir aussi un article sur le sujet sur mon site pro)
matières nobles et naturelles / matières synthétiques et perverties
travail du bois

 

Mardi 6 juin 2107, 8h30, Haute-Savoie.
Journée relâche, ou à peu près.

Thème du jour : l’augmentation des perceptions sensorielles et comment les gérer.

Mercredi dernier, le 31 mai, en fin de journée, j’ai été prise d’une sorte de rage anti-plastique qui m’a conduite à user d’un cuter pour taillader le lino du chalet, pour l’enlever. J’ai découvert, dessous, du moisi. On sentait bien que le sol avait pourri à certains endroits, sous le lino, ça gondolait, mais on ne se doutait pas du moisi.

Impossible de reculer, faut faire dégager tout ça. La moisissure noire, c’est vraiment mauvais pour la santé.

Et comme le moisi empestait dans le chalet et que la brume montait dehors et que la température chutait partout, j’ai réalisé que ce ne serait pas le soir idéal pour inaugurer le camping sous le haut-vent. Donc je suis partie, un peu plus tôt que prévu (j’avais prévu de partir le jeudi, surtout pour m’occuper de mes impôts, avant la date limite). Je suis partie plus tôt que prévu, aussi un peu poussée par le bobo que je m’étais fait le matin même et qui nécessitait quelques soins et précautions.

Je me suis écrasé et bien abîmé l’ongle du petit doigt gauche en remuant une très grosse pierre : l’ongle est fendu dans la longueur, et décollé, un bout de peau a été comme cisaillé, et un bout de la matrice est à vif, du coup je ne peux pas faire ce que je veux avec mes mains. C’est handicapant, ça fragilise.


Le doigt, le 21 juin, après 3 semaines de soins (onction quotidienne d’huile essentielles de lavande ou immortelle mélangée à de l’huile végétale ou application d’une huile de massage maison avec ciste et vétiver, because why not).

Je me suis attelée au démantèlement de ce sol avant-hier et hier (4-5 juin) : c’est très laborieux. Les visses, qui tiennent les plaques de contreplaqué sur des lambournes sont soit rouillées, soit quand elles tournent encore, elles tournent dans le « vide » et ne se dévissent pas, elles restent dans leur trou. Soit j’arrive à soulever la plaque au pied de biche (avec l’aide d’un gros marteau qui peut aussi faire levier au besoin), les visses avec, soit faut un peu creuser au ciseau à bois autour de la visse pour ensuite l’extraire avec une pince, ou du moins essayer. Et à force, j’ai réussi à enlever une grande plaque de contreplaqué.
Une.
Un peu moins de 2m2 de dégagé, isolant à la con par en-dessous en prime, en 3H de temps et d’efforts laborieux.
Ca va peut-être devenir plus rapide après, une fois que j’aurai pris le coup de main, où bien ce sera encore plus laborieux, vu que la plaque enlevée fait partie des plus abîmées, donc des plus faciles à arracher.

 

J’appelle ça du travail de sagouin, ce sol. Quand on fait quelque chose, on devrait le faire en pensant à la façon dont on va pouvoir s’en débarrasser une fois que ce sera usé, une fois que ça aura fait sa vie (les centrales nucléaires, le plastique…). On devrait penser non seulement à l’impact environnemental du matériau mais aussi à son démontage. Là, le démontage à la main est franchement dur. Ou alors faudrait des outils électriques. Ou être un homme costaud. Ou avoir des potes costauds et dévoués. Mais ça ne devrait pas être comme ça. De la belle ouvrage, ça devrait être beau même dans son démantèlement.

J’apprends donc à manier le pied de biche et le ciseau à bois. J’aime bien apprendre, heureusement.

 

La rage anti-plastique, je ne peux pas vraiment expliquer comment elle m’est venue, exactement. Je ne peux pas dans le détail, en tout cas. C’est en partie privé !

Disons que, depuis longtemps, j’ai horreur des matériaux « modernes ». Je déteste le synthétique.

Déjà quand j’étais gosse je préférais les mouchoirs en coton aux mouchoirs en synthétique (oui, à l’époque il n’y avait pas de mouchoirs en papier! mon dieu, je suis vieille !). J’aime la laine, la soie, le cuir, le coton, la pierre… Sans savoir pourquoi, je les aime, c’est tout.

On va dire simplement que, depuis des années, je suis très activement occupée à améliorer mes perceptions. La qualité de nos perceptions dépend de l’état de fonctionnement de notre corps.
A la base, je ne cherchais pas spécialement l’augmentation des perceptions, je cherchais juste à aller mieux. Maintenant, j’ai compris que c’est difficile d’aller vraiment mieux, de se diriger vers ce qu’il y a de bon pour nous, sans perceptions au taquet, du moins sans un minimum d’instinct fonctionnel.

Mieux le corps fonctionne…
– … mieux il élimine ce qu’il a besoin d’éliminer (via les poumons, les intestins, les reins, la peau, le foie), c’est à dire les déchets que son métabolisme génère naturellement ainsi que les déchets contenus dans la nourriture, l’air, l’eau… (pollution, pesticides, additifs, « « « médocs » » », métaux lourds…),
– … mieux il fonctionne (cercle vertueux),
– … mieux les « énergies » circulent (impulsions électriques, hormones, neurotransmetteurs, sang, oxygène, nutriments…),
– … mieux on perçoit : mieux on se perçoit soi-même (envies, besoins, valeurs…), mieux on perçoit notre environnement (ce qui est bon pour nous ou pas, les goûts, les couleurs, les gens et qui ils sont vraiment…).

C’est ce que mon prof de taï-chi m’a dit en septembre dernier. J’ai repris les cours avec lui après 8 ans de hiatus. Huit ans que je n’avais pas pratiqué (4 ans de pratique entre 2004 et 2008).
« Maintenant, tu es là pour travailler la circulation des énergies », m’a-t-il dit.
Bah voilà.
Les conséquences.

J’en suis arrivée à percevoir le synthétique comme une matière morte, fausse, comme une note qui sonne faux, comme un bout de bois pourri qui sonne creux, comme une cloche fêlée qui ne tinte plus, comme un corps sans vie ou gravement malade.
J’en suis arrivée à percevoir les matières naturelles comme des matières « vraies », vivantes, qui portent, transmettent, protègent la vie (autrement dit le Qi/Chi). Ca respire, ça vibre, c’est chaud, c’est doux, ça ronronne au coin du feu.
Non seulement je perçois la qualité de ces matières, mais en plus, je commence à percevoir l’effet qu’elles ont sur mon corps. Parce que oui, se tenir sur un sol plastique, ou se tenir pieds nus dans l’herbe, ça a un effet sur le corps, et ce n’est pas du tout pareil.

Les sols isolants électrique pourrissent l’énergie du corps (fatigue, déprime, esprit brumeux, confusion, troubles de la mémoire, sensation d’oppression, irritabilité, hyperactivité, troubles du sommeil… l’effet dépend des forces et fragilités de chacun).
Les sols « conducteurs » préserve l’énergie du corps.

Ca s’explique sur le plan électro-magnétique. Le synthétique (et le caoutchouc) est un isolant électrique. Les matières naturelles ne le sont pas ou peu ou moins. Le cuir est relativement isolant s’il est parfaitement sec mais il est rarement parfaitement sec vu qu’il peut faire éponge et capter l’humidité de l’air, ou du sol ou de la peau, et s’il est légèrement humide, il devient un peu conducteur.
Un corps humain et son champs électro-magnétique vont se comporter différemment, selon que le corps est isolé, ou pas, de l’environnement, de la terre, qui a elle aussi son propre champ électro-magnétique.
Sur le plan électro-magnétique, le corps humain est fait pour interagir avec son environnement. C’est comme ça qu’il a été créé et qu’il a évolué : au contact du sol.
Il est adapté à l’interaction électro-magnétique avec la terre. Il n’est pas fait pour en être isolé. Il souffre quand il en est isolé. Il fonctionne moins bien. Il souffre sur un sol plastique, il souffre dans des chaussures aux semelles plastique/caoutchouc. Il respire à l’aise quand il est pieds nus sur la terre.

Et c’est assez terrible de sentir ces différents effets de l’interaction « électrique » (ou absence d’interaction) entre le corps et le sol, c’est comme d’être électro-sensible. Et les électro-sensibles semblent plébisciter la mise à la terre : ça réduit l’impact nocif des ondes.

Tout le monde est électro-sensible, à vrai dire. Tous nos organes sont des organes qui fonctionnent à l’énergie électrique (énergie du système nerveux) et tous ont un champ électro-magnétique, et le corps entier a son propre champ électro-magnétique, comme la planète.

Par exemple, la barrière hémato-encéphalique, cette barrière sensée protéger notre cerveau des substances néfastes, est bien influencée par les téléphones portables et le wifi : elle s’ouvre d’avantage et elle laisse passer d’avantage de choses pas catholiques quand elles s’ouvre de façon anormale. C’est comme ça pour tout le monde, sauf que tout le monde n’en perçoit pas les conséquences. La plupart des gens sont comme anesthésiés sous le poids des toxiques qui empêchent le bon fonctionnement de leur corps et de leurs perceptions. Seuls les plus « sensibles » sont capables de sentir les conséquences néfastes des « ondes » et s’en plaignent. Et on les prend pour des fous. Les anesthésiés les prennent pour des fous. Merci bien.

Le bon côté de cette augmentation des perceptions, pour moi, c’est que ça me permet donc de comprendre les gens qui parlent d’électro-sensibilité, comme des énergies d’un lieu : « je me sens bien ici, je respire ! » ou « il y a de mauvaises énergies ici, j’étouffe ! ».

Comment est-ce que j’en suis arrivée là ?

Beaucoup d’alimentation vivante (aliments crus, séchés, fermentés…), aliments bio, alimentation hypotoxiques et anti-inflammatoire (paléo, quasi sans céréales, quasi sans laitages…), activité physique douce (adaptée à mon état de santé), bains au sel d’epsom et nigari, plantes médicinales (adaptogènes, plantes hépatiques, rénales…), lavements, yoga, taï-chi, prière, beaucoup de temps passé seule dans la nature.
En Occident, on peut appeler ça une cure naturopathique.
Ailleurs, on peut appeler ça une diète chamanique.

Je précise que je ne mentionne pas tout ce qui figure au programme de ma cure perso. C’est en partie privé, mais j’accepte dans discuter « en vrai » avec les gens bienveillants et curieux d’esprits.

Chez un autiste asperger, les perceptions sensorielles sont en général déjà accentuées naturellement par rapport à la moyenne (les psy appellent ça des « troubles » de la perception sensorielle).

Un aspie bien au fait de ses particularités sensorielles me dira « mais t’es fou ! Tu cherches à augmenter tes perceptions ??!!! Mais je ne peux déjà pas supporter le moindre bruit, j’ai aucune envie que ça empire ! Je vais aller me goinfrer de hamburgers, je veux m’anesthésier !! ».
Lol.
Sauf que non, ça ne marche pas comme ça.

On peut devenir capable de « gérer » nos perceptions. Entre autre en prenant du magnésium glycinate. On reste sensible mais on gère mieux, on supporte mieux, on est beaucoup plus zen, sans efforts.
Le magnésium, c’est magique (par exemple celui en poudre de chez Doctor’s Best, le magnesium « chelate »).
Tout le monde est obsédé par le calcium pour les os.
Tout le monde ferait mieux de prendre du magnésium pour les nerfs, il y aurait moins de guerre et d’attentats et d’agressivité en général !!!
Le repos, aussi, a de merveilleux effets anti-stress. Plus on est reposé, plus on supporte le bruit, les gens, l’agitation.

L’alimentation paléo, anti-inflammatoire, hypotoxique a aussi de merveilleux effets apaisants, via son apports en micronutriments essentiels et en favorisant le bon fonctionnement des fonctions éliminatives (via les fibres des fruits et légumes, les anti-oxydants, les micro-nutriments…).

Donc oui les perceptions peuvent augmenter, s’affiner, et on peut réussir à « gérer », à vivre avec.

Avec l’augmentation des perceptions, on devient bien plus conscient de plein de choses.
D’avantage de perceptions, c’est d’avantage de conscience et de responsabilités.
On parle beaucoup de l’augmentation du « niveau de conscience », dans le milieu new age, comme dans le milieu « alternatif »/hors système (naturo, écolo, permaculture, etc…).
L’augmentation du niveau de conscience passe donc par l’augmentation des perceptions.

Cleansing the doors of perceptions…

– – –

Jeudi 8 juin 2017, 16h10 ; Haute-Savoie.

Passage à la MDPH ce matin : mon dossier de demande d’AAH est aux mains d’une équipe, pas moyen d’avoir ne serait-ce qu’une évaluation du temps d’attente restant. Au moins, il n’est plus au fond d’une pile, mais toujours pas de date de passage en commission (10 mois ½ après avoir déposé la demande, hein, faut être sacrément patient, quand on est handicapé en France, et surtout pas dans une situation d’urgence vitale, hein). La date de clôture des inscriptions en fac de psycho est le 20 juin. Je ne sais pas si je vais m’inscrire au culot et advienne que pourra, ou attendre d’avoir la réponse de la MDPH…

Hier, au chalet pour la journée, j’ai été rejointe l’après-midi par un artisan du coin et son apprenti.

Ils ont fait en 2 heures, avec les mêmes outils que moi, le boulot qui m’aurait pris 4 ou 5 jours seule.
D’après l’artisan, le plancher était très bien fait.
On n’a décidément pas le même point de vue…

La dalle est merveilleusement nue quasi partout, il ne reste plus de contreplaqué que dans le WC-cagibis. J’étais époustouflée et très admirative et reconnaissante, ils ont été appelé le matin et ils se sont décidés au pied levé. Chance qu’ils aient été dispo.

Ensuite La Pessière est passé, et là c’est moins bon, il sont très réticents à l’idée de faire des travaux (garantie de résultat impossible), trop à faire, trop pourri, ça s’affaisse déjà, ça ne pourrait être que conservatoire et non pérenne… A la limite, à les entendre j’avais l’impression que le chalet allait s’écrouler demain.

En tout cas, ce n’est donc pas habitable à l’année. Il reste à demander un 2ème avis, on doit bien pouvoir faire faire 2-3 choses pour que ça ne s’écroule pas tout de suite.

J’ai fini par me demander si ce ne serait pas ce plancher en contreplaqué, au contact des madriers, qui aurait contribué au pourrissement de la structure ? Les madriers prenaient l’eau, le contreplaqué faisait éponge à l’intérieur, bien isolé entre l’isolant mousse et le lino, et comme il était à l’intérieur à l’ombre, il retenait cette humidité longtemps, plus longtemps que les madriers ne l’auraient retenue s’ils avaient été uniquement au contact de l’air.
Bon, au moins, les gars de La Pessière m’ont dit que j’avais eu une bonne idée d’avoir « décaissé » autour du chalet (rabaissé le sol). C’est déjà ça.

Mardi, je suis partie en quête de chaussures à semelles en cuir. J’ai trouvé des Tropéziennes qui me plaisent bien. Portées ce matin en ville, le cuir frotte un peu ici et là mais ça reste relativement confortable, j’en ai pris un modèle qui tient plutôt bien au pied, sans être affublé d’une lanière entre les orteils. Le talon est recouvert d’un morceau de caoutchouc, mais ça va, c’est juste le talon et ça permet d’éviter de glisser.

Ce matin à Annecy, partie en quête de chaussures pour temps humide/froid, également à semelles en cuir, j’ai visé le magasin de vêtements d’occasion un peu chic près de l’Hôtel de Ville, j’ai eu la chance d’y trouver une paire de bottes Mexicana à ma taille (presque 4 fois moins chères que des neuves, pour une paire en bon état, essayée avant achat, nickel). La aussi, talon caoutchouc antidérapant mais vaut mieux ça que de risquer de se vautrer toutes les 5 minutes.

Dire que j’ai mis 3 jours à découvrir que les chaussures à semelles en cuir existent toujours… Ca me donne la sensation d’avoir une mentalité de pauvre : habituée que je suis à acheter mes chaussures dans des grands magasins qui respirent le plastique, faute de pouvoir m’offrir mieux… Bon, chez Besson, à Epagny, j’ai quand même trouvé des babouches sympas… Mais 2 fois plus chères qu’en ligne et peut-être avec un molleton synthétique à l’intérieur de la semelle cuir.

Je suis soulagée d’avoir récupéré cette dalle béton. C’est mille fois plus sain comme ça. Va falloir que je trouve des tapis, un minimum sains et épais, comme à Maison du Monde : tapis en jute ou lanières de cuir, ou encore des peaux de moutons, ce genre de choses, parce que c’est sûr que ça rafraîchit bien les pieds ! Dans un Bricomachin, j’en ai trouvé un en jute, mais recouvert d’un antidérapant en caoutchouc côté sol. J’ai gratté 2-3 millimètre carrés de ce revêtement à la con, pour voir, ça doit être enlevable.


Mes chaussons en laine, sur la dalle en béton. Je les ai acheté en décembre, pas encore lavés depuis, donc forcément ils commencent à avoir un peu la même couleur que la dalle.


Cadeau pour ma mère.

Je pense regrouper dans un article quelques publications scientifiques sur la réalité des bienfaits de la connexion à la terre —> Mon 1er article sur le sujet ici . Je me rends compte que j’ai l’air d’une hystérique, à vouloir revoir ma garde-robe des pieds à la tête (cuir au pied, fibres 100% naturelles aussi pour les fringues, peut-être manteau imperméable en cuir, etc…)…


Couverture 100% laine…


Pull d’occasion 100% laine (vive ebay!)

… à préférer une dalle béton nue toute froide plutôt qu’un plancher isolant thermique, mais voilà, le plastique/synthétique c’est juste plus possible et j’ai envie de cultiver ma sensibilité et mes capacités à reconnaître ce qui est bon pour moi (instinct) plutôt que de les anesthésier.

J’ai même déjà investi dans un kit pour voiture : pour réduire l’électricité statique qui s’accumule quand on roule : un tapis qu’on met sur le siège sous les fesses, en caoutchouc carbonisé (« carbonised », en anglais, j’ignore comment ça se traduit)… Comme quoi il y aurait donc du caoutchouc conducteur, j’avoue que j’ai du mal à comprendre, me faudrait un cours de physique-chimie, là… Bref, un tapis conducteur connecté par un fil et pince croco à la structure métallique du siège (donc de la voiture) et une bande de caoutchouc carbonisé sous la voiture, fixé à la structure métallique, et en contact avec le sol. Je suis toute fière d’avoir réussi la fixation de cette bande sous la voiture. J’avais tellement peur que ça se barre au bout de 100m ou de 2-3 kilomètres… Je me suis servie d’une pince à couper du fil de cuivre pour serrer les visses, par manque de tenaille ou de clé adaptée, mais ça tient. Va aussi falloir que je me confectionne une caisse à outil, décidément…
Et oui j’ai acheté du fil de cuivre tout fin dans un magasin de loisirs créatifs, avec une pince. Je vais essayer de me faire des bracelets en cuivre. J’hésite à acheter des semelles de cuivre, ou des chaussettes de cuivre (tissu « enrichi » d’ions cuivre, va savoir comment ils font ça…).

Une vraie hystérique…

Ca fait une semaine que je dors par terre ici en Haute-Savoie, sur un sol aux qualités conductrices douteuses mais meilleures que du plastique pur. Je dors sur un tapis en laine, deux nattes en paille, deux couvertures en pure laine pliées en 3, ça reste très « ferme » et pourtant en une semaine je n’ai fait qu’une insomnie et je me réveille plutôt bien reposée. Ca va. J’envisage quand même l’achat d’un futon de voyage. Ou de quelque chose de plus pratique, de plus léger, mais je ne sais pas trop quoi.

J’aimerais bien qu’il y ait des salons habitat bio tous les mois un peu partout, ce serait pratique !

J’ai aussi changé l’ordi de place pour éviter de stationner des heures dans le bureau, sur un parquet flottant synthétique, posé sur un isolant synthétique. Ca me donne la sensation d’être sous l’eau en apnée quand je suis sur ce genre de sol.

Ce matin à Annecy, rue de la République, j’ai lorgné une vitrine à laquelle je n’avais jamais trop prêté attention : un magasin de vente de peaux (moutons, vache…). Ca me fait sacrément envie.
De la matière vraie ! Ils avaient aussi un plaid en patchwork de peaux de lapin. Limite j’en bave d’envie. Je pense aussi à la peau de bison que j’ai vue dans l’entrée de l’auberge des Bisons, à la Pesse, limite j’ai envie d’aller les voir et de leur demander s’il font de la vente directe, comme pour la viande séchée.
Voilà, ma quête de « vrai » est lancé.

Si un jour je me fais construire un chalet, je saurai quoi demander, quoi bannir.

Vive le vrai !

Rue Perrière, j’ai aussi découvert un merveilleux magasin d’artisanat local de grande qualité : de la maroquinerie elfique (Terre de cuir), des pulls angora beaux à tomber par terre, de l’ébenisterie avec un petit côté steampunk… Et c’est du local, et c’est de la vraie matière et c’est du beau raffiné. Je devais avoir des étoiles dans les yeux, tellement j’étais au paradis.

Ca me donne envie de faire une formation en maroquinerie ou de travail de la laine ou de devenir bottière elficopunk ou quelque chose comme ça.

– – –

Lundi 12 juin 2107, 8h30, Haute-Savoie.

Hier matin, j’ai fini d’enlever le plancher dans le chalet. J’adore la dalle toute nue. Ca fait très propre.

Démarrer des travaux comme ça, ça nécessite de faire des allées-venues pour débarrasser les lieux des déchets et autres encombrants.

Du coup, parfois je doute de réussir à déménager un jour. Je constate que je dois me nomadiser au maximum, augmenter ma capacité à me déplacer en cas de besoin, à être autonome autant que possible, même en déplacement, que ce soit en terme de nourriture, d’habillage, de couchage…
Je dois être capable d’emmener plus ou moins tout ce dont j’ai besoin partout où je vais, ce qui implique de viser un certain minimalisme, peut-être une nouvelle voiture (d’occasion) de type fourgonnette aménagée.
Pour le couchage, le processus d’équipement est en cours. Natte ou tapis de sol en matière naturelle, couvertures laine. Impossible de me contenter de matières isolantes synthétiques modernes pas chères.


Natte en laine de chez Revolana

J’ai testé le couchage sur carton samedi soir : je me suis endormie à moitié, laborieusement, et j’ai émergée 1h après m’être couchée en ayant mal au dos et mal au ventre. Mix de sensations complètement inédit. Alors j’ai viré le carton et je l’ai remplacé par un sommier à latte : juste le cadre métallique du sommier, les lattes en bois, posés à même la dalle en béton du chalet, le tout recouvert de ce que j’avais mis sur le carton : un tapis 100% laine, mes 2 couvertures laines pliées en 3 et là je me suis endormie, sans plus aucune douleur. J’étais légèrement en suspension au-dessus du sol, mais pas séparée par quoi que ce soit d’autre que de la laine et un peu d’air. Impeccable.

Je cherche des matières « efficaces » naturelles, à la fois épaisses et aussi légères que possible. Pas facile avec la laine, qui a tendance à être assez lourde, mais je ne connais rien de naturel qui soit aussi chaud, sinon peut-être la fourrure, avec les peaux de bêtes ?

De mes travaux d’hier, j’en ai des courbatures partout. Il ne restait plus que le plancher dans les WC mais ça m’a donné du fil à retordre. En tout, rangement compris, ça m’a pris 3h30 pour une surface de 2m2 environ, dont environ 2h pour sortir la plus grosse des plaques de contre-plaqué (environ 1,5m2). J’ai utilisé le cric de la voiture pour la soulever. Ces plaques étaient non seulement vissées sur des lambournes, les visses ayant rouillé, mais les lambournes étaient vissées à la dalle (à travers le contre-plaqué), les pas de vis en plastique ayant été installé bien profond dans la dalle. Du coup j’en ai bien chié, le cric a été mon héro du jour, et après beaucoup de grognements et de maudissements, voilà, la belle sal$*perie a été virée du chalet.

Oui, pardon, ce fut pénible.

Après, j’ai fini par réaliser que ce n’est pas de la « saloperie », c’est de la belle matière noble (bois) don tl’esprit a été complètement perverti par l’homme (comme les Uruk-haï du Seigneur des Anneaux). Et là je dis bien l’homme, le mâle, qui est bien le responsable de la fabrication de matériaux aussi pervertis. Et c’est triste à pleurer, de la belle matière réduite à ça.

J’ai bien le côté minimaliste de l’installation du moment. Il manque juste des rangement pour la nourriture et les vêtements, des planches ou des barres où suspendre les tapis de sol et les couvertures pour leur éviter l’humidité.

Même pas envie de remettre le canapé. Je vais peut-être le ramener en Haute-Savoie. Ca encombre beaucoup et j’ai envie de place. Et maintenant j’aime bien dormir par terre, à la japonaise ou à la toungouse…, ce genre de couchage traditionnel. Et puis sur le sommier, faudrait un autre matelas que le matelas en mousse synthétique (ou pas de matelas du tout, si c’est juste pour moi). Faudrait un futon ou un matelas de tapissier de récupération/occasion. J’ai vu un vieux lit une personne en métal, avec un matelas comme ça, en vente pas loin sur leboncoin, pour 100 euros. C’est raisonnable.

Donc le canapé et la table de berger sont sous le haut-vent, avec les plaques de contre-plaqué, trop grandes pour ma voiture. Je commence à envisager la location d’une fourgonnette pour débarrasser, mais j’aurais besoin de quelqu’un pour m’aider à porter tout le bordel.

Vu la gymnastique que j’ai faite hier pour arracher ce putain de plancher, j’ai peut-être encore gagné un ou deux millimètres d’épaules, mais quand même, y a des limites.

J’aimerais bien récupérer le haut-vent pour en faire un espace camping. J’ai commencé à y enlever les pierres et les cailloux, pour que ce soit plus confortable d’y marcher pieds nus.

La chaleur fait un peu morfler mes plantations. Samedi midi quand je suis arrivée, un de mes rosiers commençait à piquer du nez. C’est pas normal, autant de sécheresse pendant aussi longtemps.

– – –

23 juin 2017, Haute-Savoie, 7h30.

J’ai bien réussi à remettre à l’intérieur du chalet les meubles qui étaient sous le haut-vent, toute seule comme une grande.

Avant:

Pendant:

J’ai traîné la table de berger sur un angle de sa longueur, sur l’herbe, soulevé, tiré, poussé. Le cadre du canapé était tout léger, je pouvais le porter en me mettant à l’intérieur du cadre.
J’ai trouvé un crapaud sous la plaque de contre-plaqué sur laquelle était posé le bordel.

Je voyais bien que le sol ne séchait pas après le gros orage de… euh, je ne sais plus quand, il y a deux semaines ? Le bordel faisait couvercle. L’esprit du lieu, si je puis dire, était devenu humide. J’ai emmené le crapaud ailleurs à l’ombre.

J’ai ratissé, encore enlevé pas mal de cailloux. Ca sèche très vite par ce temps, sans le bordel.

Dormi là pour la 2ème fois.

Il faisait 15° au réveil. Pas de problème d’humidité, grâce à mon merveilleux sommier en osier. Il a juste fallu que je m’équipe d’une deuxième couverture en cours de nuit et que je vire une couche d’osier, plutôt bien dormi.

La natte en laine entre le drap et la natte en paille, elle vient de chez La Chouette Couette.

J’ai été en vadrouille ces derniers jours : une nuit à Oyonnax, deux nuit à Bourg-En-Bresse, une nuit au chalet. Dormi sur ma natte en laine, posée sur une natte en paille. C’est raide mais je dors quand même. A Oyonnax, il y avait plein de couverture en laine dans la chambre, alors j’ai pu dormir sur du rembourré, sur un vieux sol en carrelage en rez-de-jardin, c’était limite du luxe.

J’ai découvert les abords du monastère royal de Brou, à Bourg en Bresse : l’allée de tilleuls qui borde la rue et le parking était en fleurs, dans le petit vent chaud, parfum divin.

Je n’ai toujours aucune nouvelle de la MDPH. Je vais peut-être écrire à la secrétaire d’Etat chargée des Personnes Handicapées, pour le plaisir de râler, puisque sur son profil facebook, elle invite les gens à lui écrire pour lui exposer leurs problèmes.

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