Journal de transition – Octobre

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Cheveux, slips 100% coton, « mode » électrohypersensible
Energétique, électromagnétique
Dépose d’amalgames Dr Dieuzaide
Quête immobilière, habitat groupé vs indivisualisme
Matteo Tavera, Roger Heim, les champi et les pionniers de la bio
L’électrohypersensible raconte sa life.

Mardi 3 octobre, 18h45, Haute-Savoie :
J’ai plein de choses à apprendre, des petites et des grandes.
Dans ma quête du zéro plastique, je dois apprendre à faire tenir mes cheveux en chignon avec un crayon, plutôt qu’avec un élastique.


Ca fait environ 5 ans que mes cheveux ont commencé à onduler à l’arrière du crâne, ça a commencé environ 1 an après l’arrêt du gluten, ça gagne du terrain, et ça va finir par se voir un peu quand je me coiffe comme ça.

Il y a une semaine, mon ostéopathe (orienté ostéopathie biodynamique) m’a donné un livre d’Initiation à l’acupuncture traditionnelle, d’André Flaubert.
Pour essayer de comprendre mon environnement « énergétique »/électromagnétique et comment le plastique me pourrit autant mon énergie, j’ai besoin de me familiariser avec des notions d’énergétique chinoise. Les chinois semblent être ceux qui sont allés le plus loin dans le détail du fonctionnement énergétique du corps humain.
« Quand un être prend forme, cela veut dire que l’énergie se transforme. Quand la vie matérielle disparaît, cela correspond à une mutation de l’énergie » (page 96).
Mais quelque chose me dit que les chinois qui ont créé la médecine chinoise ne connaissaient pas le plastique…

Ce matin, je suis retournée à Lescheraines, à la friperie à côté de la boutique d’artisanat local. J’y ai discuté avec une corsetière qui est là tous les mardi matin. Je lui ai demandé si elle pense pouvoir me confectionner des slips 100% coton, sans élastique, sans élasthanne. Le plus facile pour elle et le moins coûteux pour moi serait que je lui trouve un modèle de shorty qui me va bien. Elle n’aurait qu’à le reproduire en l’adaptant, avec un jersey de coton. Ou bien il faudra qu’elle crée quelque chose entièrement, ce serait un peu plus cher. Le plus compliqué, c’est la réalisation du patron. Je pourrai peut-être m’en sortir pour 60 euros, pour le premier slip, et forcément nettement moins pour les suivants.

Parce que oui, faut avouer que les slips, ça a un côté pratique. Je ne vais pas rentrer dans les détails du pourquoi-comment, pour des raisons d’élégance disons, mais – bien qu’on puisse vivre sans, au niveau hygiénique, c’est plus pratique avec.
Et puis pour se baigner, ça peut être sympa, quand on ne supporte plus le synthétique des maillots de bains (à vrai dire je me suis toujours sentie affreusement engoncée dans les maillots de bain). Je ne me sens pas franchement partante pour aller sur une plage naturiste en été : trop de gens, trop de smartphones. Et la seule plage naturiste du coin est une plage située le long d’une ligne de chemin de fer, avec des caténaires qui crachent tout ce qu’elles peuvent…).
Et du coup aujourd’hui j’ai eu l’idée de relancer une recherche de sous-vêtements sans élastiques et j’en ai trouvé chez Raworganic !! Quoi que vu le prix ça ne devrait pas me coûter plus cher d’en faire faire 2-3 par une corsetière du coin.

Slip Rawganique

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Mardi 17 octobre 2017, Haute-Savoie, 15h30.

Assise par terre dehors devant la maison, sur une peau de mouton, ordinateur à même le sol aussi, face au soleil. Pieds nus, pantalon de pêcheur thaï, tshirt coton dont les petits boutons de l’encolure ont été enlevés (du coup, décolleté un peu plongeant, va falloir remettre un bouton ou deux).


Le pantalon de pêcheur thaï (ici celui de chez Fantazia), c’est le truc le moins sexy de la terre, mais c’est 100% coton, zéro synthétique, zéro métal.


Pantalon de pêcheur thaï, tunique 100% soie (made in India, d’occasion), pull 100% laine (d’occasion aussi).


Mon chat aussi aime bien les peaux de moutons.

Des nouvelles de mes dents : elles sont encore en travaux mais elles vont bien. Le 9 octobre, la dépose des amalgames s’est bien passée. En sortant du cabinet, j’avais la sensation d’avoir une bouche un peu plus grande, comme si ma langue avait eu plus de place que d’habitude, et moins de tensions dans la mâchoire, la nuque, les épaules, comme si mes épaules avaient gagné quelques millimètres dans le sens de la longueur.
Crâne et mâchoire un peu ébranlés par le fraisage du métal, en particulier dents du haut à gauche. Je suis rentrée chez moi après, et je me suis couchée !

Hier, les cavités et les caries qui s’étaient formées sous certains plombages ont fini d’être nettoyées et quand je suis ressortie du cabinet, j’avais la sensation d’avoir grandi d’un ou deux centimètres, d’avoir le dos plus forts et plus droit, et je marchais à l’aise sur mes petits talons de 3-4 cm, alors que d’habitude je galère. Mieux encore : j’étais arrivée la tête dans le pâté, après un weekend passé à fêter un anniversaire avec plein de gens et leurs smartphones, et je suis ressorti de la consultation complètement détendu, zenifiée, revigorée comme après une longue nuit de sommeil.
Je me demande si la caméra 3D utilisée pour prendre les empreintes de mes dents ne serait pas du matériel électrique biocompatible, ou quelque chose comme ça.
Ou alors ce sont juste les caries qui me « plombaient » vraiment beaucoup.

Hier après-midi, j’ai téléphoné au Dr Dieuzaide pour lui demander s’il aurait formé un autre dentiste dans la région, un autre que celui place des Cordeliers à Lyon, plus près de moi et de mes éventuels clients en Haute-Savoie. J’ai été surprise qu’il décroche. Il est très sympathique, il m’encourage à aller suivre une de ses formations (of course). Il m’a parlé d’une dentiste qu’il a formé du côté d’Annemasse, à Bons En Chablais, reste à voir si elle pratique vraiment sa méthode.

Je retourne à Lyon pour la pose des inlays lundi prochain. Là les cavités sont juste bouchées par un pansement un peu friable, je sens qu’il manque pas mal de dent, c’est un peu impressionnant de manger avec des bouts de dents en moins. Les inlays viendront remplacer les morceaux manquants.

A La Pesse, le chalet est de nouveau d’aplomb, les travaux de consolidation sont finis. Je prévois d’aller y faire un tour cette semaine.

Ce matin, je suis allée à Lescheraines, prendre livraison de mon premier slip en coton bio sans élastique.


Slip 100% coton bio confectionné par Maud Griengl, du bon boulot, et c’est moins cher que prévu (35 euros), du coup j’en commanderai un autre, avec une brassière, pour mon anniversaire en décembre. Et ça me fera aussi office de maillot de bain à la belle saison.

Bon, je change de position, je tourne le dos au soleil, je suis en train de cuire.

Ce weekend, j’ai donc été à un gros anniversaire dans le Pilat, pour les 50 ans de mon cousin par alliance, le maraîcher bio. Le samedi on était une cinquantaine de convives, le dimanche on était encore une quinzaine pour déjeuner. J’ai papoté avec plein de monde. Deux personnes m’ont proposé leur aide pour ma réflexion en matière d’immobilier (construire, rénover…?).
Quand je vois toutes ces personnes, tous les logements individuels qu’elles occupent, la somme que cela représente, la galère que cela représente pour en réunir ne serait-ce que quelques unes, ne serait-ce qu’une fois de temps en temps, la masse de moyens dépensés par tout cet individualisme au quotidien, moyens qui pourraient être plus ou moins économisés s’ils étaient mis en commun…
Après ce genre de réunion, on se dit « il faudrait se voir plus souvent ». Est-ce une simple politesse ou un vrai mouvement du cœur ? Je penche pour la seconde option. Nous sommes des animaux grégaire, claniques. On a besoin du clan. On sent bien tous que c’est une vie de fou qu’on mène, chacun de nos côté, que plein de choses cloches…
Mais quand on commence à suggérer aux gens de se regrouper, oh la non, « je veux mon chez moi, je veux mon intimité ».
En vrai, on vit dans des immeubles entassés les uns sur les autres, ou avec des voisins qu’on n’a pas choisi et qui ont vue sur notre jardin, quand ce n’est pas sur notre salle à manger. On s’accroche à notre petit quant à soi. On peine à imaginer autre chose. On a peur.

J’ai un peu travaillé sur mon site pro. J’ai étoffé l’à propos. J’ai mis plein de photos, un peu comme un album souvenir pour raconter un peu mon parcours, entre photos de chats et concerts punk, collections de parfums naturels et de livre sur l’autisme et la santé.

A la foire Bio du Pilat, le dimanche 8 octobre, j’ai fait un jus de pastèque la matin sur le stand de mon cousin, et je suis partie en quête d’info sur Matteo Tavera (auteur de « Mission Sacrée », voir le livre en pdf ICI) au stand de Nature & Progrès (il en a été l’un des co-fondateurs) et sur celui des pionniers de la Bio en Rhône-Alpes. On m’a donné des noms de gens à contacter.

Je me demande si Matteo Tavera et tous les autres pionniers de la bio des années 1950-60 n’auraient pas été de gros « hippies », par hasard ? (venant de moi, c’est un compliment) L’indice majeur, c’est le fait que Matteo Tavera cite Roger Heim dans l’intro de son livre « Mission Sacrée », et Roger Heim était un grand mycologue français qui a beaucoup travaillé sur les champignons hallucinogènes.

Je dis ça je dis rien, comme on dit.

J’ai aussi discuté avec une naturopathe géobiologue de l’association Calenduline, qui m’a dit « oh la la, vous faites enlever tous vos plombages d’un coup, c’est dangereux, faut en enlever un par mois au maximum et laisser le dernier en place pendant 4 ans ! ». Bon, j’ai quand même tout enlevé d’un coup le lendemain, je n’aime pas me laisser guider par la peur, j’avais bien confiance dans mon dentiste, et va falloir que j’envoie un petit mot à cette dame pour lui dire que tout va super bien !
J’ai aussi laissé des messages à Mr Eric Petiot, au sujet de sa formation en géobiologie pour jardiniers amateurs, mais il est peut-être vraiment très pris.

 

Jeudi 26 octobre 2017, Haute-Savoie, 18h20 :
Hier, journée à Lyon.
Mon dentiste m’a posé mes inlays et je vais toujours bien, mise à part un petit rhume parce que j’ai eu la bonne idée de manger du beurre lundi dernier.
Même les naturo font parfois des trucs bêtes, de temps en temps.
La température avait fraîchi, j’avais envie de gras, j’en avais marre de l’huile de coco.

Donc tisane de thym et plein de vitamine C.


Ramené de Lyon: un échantillon de Séville à l’Aube (un néroli façon Jicky), une petite carte-cuir, un moulage de mes dents.

Du côté des dents, ça va. Après la pose des inlays, j’ai papoté entre autre avec le gérant d’une boutique de cordonnerie, cuirs et peaux, 15 rue Tupin, un magasin à la Harry Potter, vieux de plus d’un siècle. Non seulement il y avait tout un capharnaüm réjouissant à regarder, plein de belles peaux de partout, des articles hétéroclites perchés partout jusqu’à 4 mètres de haut, le chien empaillé du grand-père – un peu comme la boutique du fabriquant de baguettes magiques dans Harry Potter et l’école des sorciers, mais en plus c’était tout aussi jouissif de parler, tellement j’avais la sensation que les mots sortaient de ma bouche comme un petit ruisseau qui coulait gaiement, sans entrave. C’était plus fluide, je peinais moins à articuler.
Il reste juste un léger chuintement à cause d’un composite dans une incisive, en haut à droite. Je me suis mise à zozoter un peu depuis le 16, jour du nettoyage des caries qui s’étaient développées sous les plombages. C’est la seul gêne qui reste en bouche, du coup elle en prend à son aise, son potentiel de nuisance semble être comme amplifié par l’absence des plombages.

Le dentiste m’a demandé de mettre la liste des améliorations constatées par écrit. Il récolte des témoignages pour essayer de faire bouger les choses au niveau de l’académie de médecine.

Hier matin j’ai aussi vu le propriétaire d’une maison à Pélussin, il souhaite la vendre, il ne l’a pas encore mise sur le marché.
Elle est bien cette maison, construite sur le rocher, sur les hauteurs d’un coteau bien ensoleillé face à l’est, superficie confortable, en bon état, à priori saine. On n’a pas l’horizon ouest que j’aime tant, mais bon, rien n’est jamais parfait, et c’est à environ 1km de chez ma cousine et surtout, le truc de fou, c’est que ce monsieur ne souhaite pas faire de plus-value. Il y a comme un esprit de quartier, là haut, et il aimerait trouver quelqu’un qui pourrait s’entendre avec les voisins qu’il apprécie.

Reste à voir si ça va pouvoir se faire comme ça ou pas.

A Lyon, j’ai aussi flâné dans quelques parfumeries. J’ai failli froisser la vendeuse de L’Artisan Parfumeur en lui disant que j’avais trouvé quelque chose de « sale » à Séville à l’Aube. J’ai vu qu’elle tiquait, je lui ai expliqué que ce n’était pas une critique, que certains parfums ont la réputation d’être des parfums « sales » comme Jicky (de Guerlain) et, visiblement, elle n’avait jamais entendu le mot… Heureusement, il y avait un monsieur là qui lui a dit « si si elle a raison ! ». Séville à l’Aube s’inspire d’une nuit de sexe, enfin on dit d’amour, on va dire, avec des odeurs de secrétions diverses, on va dire, et ça évoque certains parfums « sales », comme Jicky, que je ne sais plus qui a comparé à un pied de lavande dans lequel un chat aurait chié. Il y a aussi Nuit Noire de Mona Di Orio, qui me fait penser à un tiroir plein de lingerie fine…

Vu aussi une vieille amie à Villeurbanne.
Il y a des gens avec qui on a des conversations qu’on ne peut avoir avec personne d’autre. C’est cool.

Bref, voilà, je suis sur la piste d’une maison.

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Vendredi 27 octobre 2017, 9h, Haute-Savoie.
Ca devient de plus en plus difficile d’avoir des échanges constructifs sur les « réseaux sociaux ». Les gens sont presque tous sur leurs smartphones en continue, baignent dans du wifi, les antennes relais en ville…
Les champs électriques hautes fréquences, ça zombifie grave.
Et quand on leur explique que les hautes fréquences zombifient, c’est pire, ils le prennent très mal, forcément. Le smartphone, c’est sacré, surtout au prix où ils l’ont payé. Le veau d’or.
Ils lisent les commentaires à moitié, en mémorise le quart de ce qu’ils en lisent, et l’interprètent n’importe comment… C’était déjà parfois un peu comme ça sur les forums de discussion il y a 20 ans, mais là c’est juste de pire en pire.
Je vais finir par renoncer à participer, ce sera mieux pour ma paix de l’esprit.

——

31 octobre 2017, 6h45, Haute-Savoie.
Aujourd’hui, direction La Pesse, pour au moins 24h.
RDV avec mon ostéopathe jeudi matin, donc retour au plus tard jeudi matin.
Je vais voir comment le chalet se comporte par température automnale.
Ici, j’ai découvert que la chaudière en mode hiver ne me réussit pas du tout. Je tolère son champ magnétique en été, quand elle tourne 4-5 fois par jour, mais là en mode hiver, au bout de 2-3h, je fais de l’hypoglycémie, je deviens irritable, je me sens oppressée. Alors je ferme tous les radiateurs, la chaudière s’arrête et ça va mieux, mais du coup, ça se refroidit vite, même avec le poêle à bois en route dans la salle à manger.
C’est pas rigolo. Donc je vais probablement essayé de retourner passer du temps au chalet.
[post-scriptum, décembre: j’ai fini par entrer plus ou moins en tolérance de la chaudière, ça oppresse toujours un chouilla, ça fatigue, ça affaibli un chouilla les jambes, ça crispe les épaules, ça rend le champ magnétique du frigo plus pénible mais c’est devenu supportable)

J’y suis passé un après-midi le 21 octobre, il pleuvait, et le fait que les trous dans les madriers ait été bouché par du bardage, c’est magique, ça permet au petit poêle à pétrole de chauffer correctement le lieu.

Et puis la météo annonce du soleil, la porte vitrée orientée sud va faire chauffage solaire.

Je vais aussi donner une consultation naturo à Oyonnax. C’est cool.

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Journal de transition – Juin

Thèmes majeurs :

augmentation des perceptions
diète naturopathique/chamanique
électrosensibilité
connexion à la terre (voir aussi un article sur le sujet sur mon site pro)
matières nobles et naturelles / matières synthétiques et perverties
travail du bois

 

Mardi 6 juin 2107, 8h30, Haute-Savoie.
Journée relâche, ou à peu près.

Thème du jour : l’augmentation des perceptions sensorielles et comment les gérer.

Mercredi dernier, le 31 mai, en fin de journée, j’ai été prise d’une sorte de rage anti-plastique qui m’a conduite à user d’un cuter pour taillader le lino du chalet, pour l’enlever. J’ai découvert, dessous, du moisi. On sentait bien que le sol avait pourri à certains endroits, sous le lino, ça gondolait, mais on ne se doutait pas du moisi.

Impossible de reculer, faut faire dégager tout ça. La moisissure noire, c’est vraiment mauvais pour la santé.

Et comme le moisi empestait dans le chalet et que la brume montait dehors et que la température chutait partout, j’ai réalisé que ce ne serait pas le soir idéal pour inaugurer le camping sous le haut-vent. Donc je suis partie, un peu plus tôt que prévu (j’avais prévu de partir le jeudi, surtout pour m’occuper de mes impôts, avant la date limite). Je suis partie plus tôt que prévu, aussi un peu poussée par le bobo que je m’étais fait le matin même et qui nécessitait quelques soins et précautions.

Je me suis écrasé et bien abîmé l’ongle du petit doigt gauche en remuant une très grosse pierre : l’ongle est fendu dans la longueur, et décollé, un bout de peau a été comme cisaillé, et un bout de la matrice est à vif, du coup je ne peux pas faire ce que je veux avec mes mains. C’est handicapant, ça fragilise.


Le doigt, le 21 juin, après 3 semaines de soins (onction quotidienne d’huile essentielles de lavande ou immortelle mélangée à de l’huile végétale ou application d’une huile de massage maison avec ciste et vétiver, because why not).

Je me suis attelée au démantèlement de ce sol avant-hier et hier (4-5 juin) : c’est très laborieux. Les visses, qui tiennent les plaques de contreplaqué sur des lambournes sont soit rouillées, soit quand elles tournent encore, elles tournent dans le « vide » et ne se dévissent pas, elles restent dans leur trou. Soit j’arrive à soulever la plaque au pied de biche (avec l’aide d’un gros marteau qui peut aussi faire levier au besoin), les visses avec, soit faut un peu creuser au ciseau à bois autour de la visse pour ensuite l’extraire avec une pince, ou du moins essayer. Et à force, j’ai réussi à enlever une grande plaque de contreplaqué.
Une.
Un peu moins de 2m2 de dégagé, isolant à la con par en-dessous en prime, en 3H de temps et d’efforts laborieux.
Ca va peut-être devenir plus rapide après, une fois que j’aurai pris le coup de main, où bien ce sera encore plus laborieux, vu que la plaque enlevée fait partie des plus abîmées, donc des plus faciles à arracher.

 

J’appelle ça du travail de sagouin, ce sol. Quand on fait quelque chose, on devrait le faire en pensant à la façon dont on va pouvoir s’en débarrasser une fois que ce sera usé, une fois que ça aura fait sa vie (les centrales nucléaires, le plastique…). On devrait penser non seulement à l’impact environnemental du matériau mais aussi à son démontage. Là, le démontage à la main est franchement dur. Ou alors faudrait des outils électriques. Ou être un homme costaud. Ou avoir des potes costauds et dévoués. Mais ça ne devrait pas être comme ça. De la belle ouvrage, ça devrait être beau même dans son démantèlement.

J’apprends donc à manier le pied de biche et le ciseau à bois. J’aime bien apprendre, heureusement.

 

La rage anti-plastique, je ne peux pas vraiment expliquer comment elle m’est venue, exactement. Je ne peux pas dans le détail, en tout cas. C’est en partie privé !

Disons que, depuis longtemps, j’ai horreur des matériaux « modernes ». Je déteste le synthétique.

Déjà quand j’étais gosse je préférais les mouchoirs en coton aux mouchoirs en synthétique (oui, à l’époque il n’y avait pas de mouchoirs en papier! mon dieu, je suis vieille !). J’aime la laine, la soie, le cuir, le coton, la pierre… Sans savoir pourquoi, je les aime, c’est tout.

On va dire simplement que, depuis des années, je suis très activement occupée à améliorer mes perceptions. La qualité de nos perceptions dépend de l’état de fonctionnement de notre corps.
A la base, je ne cherchais pas spécialement l’augmentation des perceptions, je cherchais juste à aller mieux. Maintenant, j’ai compris que c’est difficile d’aller vraiment mieux, de se diriger vers ce qu’il y a de bon pour nous, sans perceptions au taquet, du moins sans un minimum d’instinct fonctionnel.

Mieux le corps fonctionne…
– … mieux il élimine ce qu’il a besoin d’éliminer (via les poumons, les intestins, les reins, la peau, le foie), c’est à dire les déchets que son métabolisme génère naturellement ainsi que les déchets contenus dans la nourriture, l’air, l’eau… (pollution, pesticides, additifs, « « « médocs » » », métaux lourds…),
– … mieux il fonctionne (cercle vertueux),
– … mieux les « énergies » circulent (impulsions électriques, hormones, neurotransmetteurs, sang, oxygène, nutriments…),
– … mieux on perçoit : mieux on se perçoit soi-même (envies, besoins, valeurs…), mieux on perçoit notre environnement (ce qui est bon pour nous ou pas, les goûts, les couleurs, les gens et qui ils sont vraiment…).

C’est ce que mon prof de taï-chi m’a dit en septembre dernier. J’ai repris les cours avec lui après 8 ans de hiatus. Huit ans que je n’avais pas pratiqué (4 ans de pratique entre 2004 et 2008).
« Maintenant, tu es là pour travailler la circulation des énergies », m’a-t-il dit.
Bah voilà.
Les conséquences.

J’en suis arrivée à percevoir le synthétique comme une matière morte, fausse, comme une note qui sonne faux, comme un bout de bois pourri qui sonne creux, comme une cloche fêlée qui ne tinte plus, comme un corps sans vie ou gravement malade.
J’en suis arrivée à percevoir les matières naturelles comme des matières « vraies », vivantes, qui portent, transmettent, protègent la vie (autrement dit le Qi/Chi). Ca respire, ça vibre, c’est chaud, c’est doux, ça ronronne au coin du feu.
Non seulement je perçois la qualité de ces matières, mais en plus, je commence à percevoir l’effet qu’elles ont sur mon corps. Parce que oui, se tenir sur un sol plastique, ou se tenir pieds nus dans l’herbe, ça a un effet sur le corps, et ce n’est pas du tout pareil.

Les sols isolants électrique pourrissent l’énergie du corps (fatigue, déprime, esprit brumeux, confusion, troubles de la mémoire, sensation d’oppression, irritabilité, hyperactivité, troubles du sommeil… l’effet dépend des forces et fragilités de chacun).
Les sols « conducteurs » préserve l’énergie du corps.

Ca s’explique sur le plan électro-magnétique. Le synthétique (et le caoutchouc) est un isolant électrique. Les matières naturelles ne le sont pas ou peu ou moins. Le cuir est relativement isolant s’il est parfaitement sec mais il est rarement parfaitement sec vu qu’il peut faire éponge et capter l’humidité de l’air, ou du sol ou de la peau, et s’il est légèrement humide, il devient un peu conducteur.
Un corps humain et son champs électro-magnétique vont se comporter différemment, selon que le corps est isolé, ou pas, de l’environnement, de la terre, qui a elle aussi son propre champ électro-magnétique.
Sur le plan électro-magnétique, le corps humain est fait pour interagir avec son environnement. C’est comme ça qu’il a été créé et qu’il a évolué : au contact du sol.
Il est adapté à l’interaction électro-magnétique avec la terre. Il n’est pas fait pour en être isolé. Il souffre quand il en est isolé. Il fonctionne moins bien. Il souffre sur un sol plastique, il souffre dans des chaussures aux semelles plastique/caoutchouc. Il respire à l’aise quand il est pieds nus sur la terre.

Et c’est assez terrible de sentir ces différents effets de l’interaction « électrique » (ou absence d’interaction) entre le corps et le sol, c’est comme d’être électro-sensible. Et les électro-sensibles semblent plébisciter la mise à la terre : ça réduit l’impact nocif des ondes.

Tout le monde est électro-sensible, à vrai dire. Tous nos organes sont des organes qui fonctionnent à l’énergie électrique (énergie du système nerveux) et tous ont un champ électro-magnétique, et le corps entier a son propre champ électro-magnétique, comme la planète.

Par exemple, la barrière hémato-encéphalique, cette barrière sensée protéger notre cerveau des substances néfastes, est bien influencée par les téléphones portables et le wifi : elle s’ouvre d’avantage et elle laisse passer d’avantage de choses pas catholiques quand elles s’ouvre de façon anormale. C’est comme ça pour tout le monde, sauf que tout le monde n’en perçoit pas les conséquences. La plupart des gens sont comme anesthésiés sous le poids des toxiques qui empêchent le bon fonctionnement de leur corps et de leurs perceptions. Seuls les plus « sensibles » sont capables de sentir les conséquences néfastes des « ondes » et s’en plaignent. Et on les prend pour des fous. Les anesthésiés les prennent pour des fous. Merci bien.

Le bon côté de cette augmentation des perceptions, pour moi, c’est que ça me permet donc de comprendre les gens qui parlent d’électro-sensibilité, comme des énergies d’un lieu : « je me sens bien ici, je respire ! » ou « il y a de mauvaises énergies ici, j’étouffe ! ».

Comment est-ce que j’en suis arrivée là ?

Beaucoup d’alimentation vivante (aliments crus, séchés, fermentés…), aliments bio, alimentation hypotoxiques et anti-inflammatoire (paléo, quasi sans céréales, quasi sans laitages…), activité physique douce (adaptée à mon état de santé), bains au sel d’epsom et nigari, plantes médicinales (adaptogènes, plantes hépatiques, rénales…), lavements, yoga, taï-chi, prière, beaucoup de temps passé seule dans la nature.
En Occident, on peut appeler ça une cure naturopathique.
Ailleurs, on peut appeler ça une diète chamanique.

Je précise que je ne mentionne pas tout ce qui figure au programme de ma cure perso. C’est en partie privé, mais j’accepte dans discuter « en vrai » avec les gens bienveillants et curieux d’esprits.

Chez un autiste asperger, les perceptions sensorielles sont en général déjà accentuées naturellement par rapport à la moyenne (les psy appellent ça des « troubles » de la perception sensorielle).

Un aspie bien au fait de ses particularités sensorielles me dira « mais t’es fou ! Tu cherches à augmenter tes perceptions ??!!! Mais je ne peux déjà pas supporter le moindre bruit, j’ai aucune envie que ça empire ! Je vais aller me goinfrer de hamburgers, je veux m’anesthésier !! ».
Lol.
Sauf que non, ça ne marche pas comme ça.

On peut devenir capable de « gérer » nos perceptions. Entre autre en prenant du magnésium glycinate. On reste sensible mais on gère mieux, on supporte mieux, on est beaucoup plus zen, sans efforts.
Le magnésium, c’est magique (par exemple celui en poudre de chez Doctor’s Best, le magnesium « chelate »).
Tout le monde est obsédé par le calcium pour les os.
Tout le monde ferait mieux de prendre du magnésium pour les nerfs, il y aurait moins de guerre et d’attentats et d’agressivité en général !!!
Le repos, aussi, a de merveilleux effets anti-stress. Plus on est reposé, plus on supporte le bruit, les gens, l’agitation.

L’alimentation paléo, anti-inflammatoire, hypotoxique a aussi de merveilleux effets apaisants, via son apports en micronutriments essentiels et en favorisant le bon fonctionnement des fonctions éliminatives (via les fibres des fruits et légumes, les anti-oxydants, les micro-nutriments…).

Donc oui les perceptions peuvent augmenter, s’affiner, et on peut réussir à « gérer », à vivre avec.

Avec l’augmentation des perceptions, on devient bien plus conscient de plein de choses.
D’avantage de perceptions, c’est d’avantage de conscience et de responsabilités.
On parle beaucoup de l’augmentation du « niveau de conscience », dans le milieu new age, comme dans le milieu « alternatif »/hors système (naturo, écolo, permaculture, etc…).
L’augmentation du niveau de conscience passe donc par l’augmentation des perceptions.

Cleansing the doors of perceptions…

– – –

Jeudi 8 juin 2017, 16h10 ; Haute-Savoie.

Passage à la MDPH ce matin : mon dossier de demande d’AAH est aux mains d’une équipe, pas moyen d’avoir ne serait-ce qu’une évaluation du temps d’attente restant. Au moins, il n’est plus au fond d’une pile, mais toujours pas de date de passage en commission (10 mois ½ après avoir déposé la demande, hein, faut être sacrément patient, quand on est handicapé en France, et surtout pas dans une situation d’urgence vitale, hein). La date de clôture des inscriptions en fac de psycho est le 20 juin. Je ne sais pas si je vais m’inscrire au culot et advienne que pourra, ou attendre d’avoir la réponse de la MDPH…

Hier, au chalet pour la journée, j’ai été rejointe l’après-midi par un artisan du coin et son apprenti.

Ils ont fait en 2 heures, avec les mêmes outils que moi, le boulot qui m’aurait pris 4 ou 5 jours seule.
D’après l’artisan, le plancher était très bien fait.
On n’a décidément pas le même point de vue…

La dalle est merveilleusement nue quasi partout, il ne reste plus de contreplaqué que dans le WC-cagibis. J’étais époustouflée et très admirative et reconnaissante, ils ont été appelé le matin et ils se sont décidés au pied levé. Chance qu’ils aient été dispo.

Ensuite La Pessière est passé, et là c’est moins bon, il sont très réticents à l’idée de faire des travaux (garantie de résultat impossible), trop à faire, trop pourri, ça s’affaisse déjà, ça ne pourrait être que conservatoire et non pérenne… A la limite, à les entendre j’avais l’impression que le chalet allait s’écrouler demain.

En tout cas, ce n’est donc pas habitable à l’année. Il reste à demander un 2ème avis, on doit bien pouvoir faire faire 2-3 choses pour que ça ne s’écroule pas tout de suite.

J’ai fini par me demander si ce ne serait pas ce plancher en contreplaqué, au contact des madriers, qui aurait contribué au pourrissement de la structure ? Les madriers prenaient l’eau, le contreplaqué faisait éponge à l’intérieur, bien isolé entre l’isolant mousse et le lino, et comme il était à l’intérieur à l’ombre, il retenait cette humidité longtemps, plus longtemps que les madriers ne l’auraient retenue s’ils avaient été uniquement au contact de l’air.
Bon, au moins, les gars de La Pessière m’ont dit que j’avais eu une bonne idée d’avoir « décaissé » autour du chalet (rabaissé le sol). C’est déjà ça.

Mardi, je suis partie en quête de chaussures à semelles en cuir. J’ai trouvé des Tropéziennes qui me plaisent bien. Portées ce matin en ville, le cuir frotte un peu ici et là mais ça reste relativement confortable, j’en ai pris un modèle qui tient plutôt bien au pied, sans être affublé d’une lanière entre les orteils. Le talon est recouvert d’un morceau de caoutchouc, mais ça va, c’est juste le talon et ça permet d’éviter de glisser.

Ce matin à Annecy, partie en quête de chaussures pour temps humide/froid, également à semelles en cuir, j’ai visé le magasin de vêtements d’occasion un peu chic près de l’Hôtel de Ville, j’ai eu la chance d’y trouver une paire de bottes Mexicana à ma taille (presque 4 fois moins chères que des neuves, pour une paire en bon état, essayée avant achat, nickel). La aussi, talon caoutchouc antidérapant mais vaut mieux ça que de risquer de se vautrer toutes les 5 minutes.

Dire que j’ai mis 3 jours à découvrir que les chaussures à semelles en cuir existent toujours… Ca me donne la sensation d’avoir une mentalité de pauvre : habituée que je suis à acheter mes chaussures dans des grands magasins qui respirent le plastique, faute de pouvoir m’offrir mieux… Bon, chez Besson, à Epagny, j’ai quand même trouvé des babouches sympas… Mais 2 fois plus chères qu’en ligne et peut-être avec un molleton synthétique à l’intérieur de la semelle cuir.

Je suis soulagée d’avoir récupéré cette dalle béton. C’est mille fois plus sain comme ça. Va falloir que je trouve des tapis, un minimum sains et épais, comme à Maison du Monde : tapis en jute ou lanières de cuir, ou encore des peaux de moutons, ce genre de choses, parce que c’est sûr que ça rafraîchit bien les pieds ! Dans un Bricomachin, j’en ai trouvé un en jute, mais recouvert d’un antidérapant en caoutchouc côté sol. J’ai gratté 2-3 millimètre carrés de ce revêtement à la con, pour voir, ça doit être enlevable.


Mes chaussons en laine, sur la dalle en béton. Je les ai acheté en décembre, pas encore lavés depuis, donc forcément ils commencent à avoir un peu la même couleur que la dalle.


Cadeau pour ma mère.

Je pense regrouper dans un article quelques publications scientifiques sur la réalité des bienfaits de la connexion à la terre —> Mon 1er article sur le sujet ici . Je me rends compte que j’ai l’air d’une hystérique, à vouloir revoir ma garde-robe des pieds à la tête (cuir au pied, fibres 100% naturelles aussi pour les fringues, peut-être manteau imperméable en cuir, etc…)…


Couverture 100% laine…


Pull d’occasion 100% laine (vive ebay!)

… à préférer une dalle béton nue toute froide plutôt qu’un plancher isolant thermique, mais voilà, le plastique/synthétique c’est juste plus possible et j’ai envie de cultiver ma sensibilité et mes capacités à reconnaître ce qui est bon pour moi (instinct) plutôt que de les anesthésier.

J’ai même déjà investi dans un kit pour voiture : pour réduire l’électricité statique qui s’accumule quand on roule : un tapis qu’on met sur le siège sous les fesses, en caoutchouc carbonisé (« carbonised », en anglais, j’ignore comment ça se traduit)… Comme quoi il y aurait donc du caoutchouc conducteur, j’avoue que j’ai du mal à comprendre, me faudrait un cours de physique-chimie, là… Bref, un tapis conducteur connecté par un fil et pince croco à la structure métallique du siège (donc de la voiture) et une bande de caoutchouc carbonisé sous la voiture, fixé à la structure métallique, et en contact avec le sol. Je suis toute fière d’avoir réussi la fixation de cette bande sous la voiture. J’avais tellement peur que ça se barre au bout de 100m ou de 2-3 kilomètres… Je me suis servie d’une pince à couper du fil de cuivre pour serrer les visses, par manque de tenaille ou de clé adaptée, mais ça tient. Va aussi falloir que je me confectionne une caisse à outil, décidément…
Et oui j’ai acheté du fil de cuivre tout fin dans un magasin de loisirs créatifs, avec une pince. Je vais essayer de me faire des bracelets en cuivre. J’hésite à acheter des semelles de cuivre, ou des chaussettes de cuivre (tissu « enrichi » d’ions cuivre, va savoir comment ils font ça…).

Une vraie hystérique…

Ca fait une semaine que je dors par terre ici en Haute-Savoie, sur un sol aux qualités conductrices douteuses mais meilleures que du plastique pur. Je dors sur un tapis en laine, deux nattes en paille, deux couvertures en pure laine pliées en 3, ça reste très « ferme » et pourtant en une semaine je n’ai fait qu’une insomnie et je me réveille plutôt bien reposée. Ca va. J’envisage quand même l’achat d’un futon de voyage. Ou de quelque chose de plus pratique, de plus léger, mais je ne sais pas trop quoi.

J’aimerais bien qu’il y ait des salons habitat bio tous les mois un peu partout, ce serait pratique !

J’ai aussi changé l’ordi de place pour éviter de stationner des heures dans le bureau, sur un parquet flottant synthétique, posé sur un isolant synthétique. Ca me donne la sensation d’être sous l’eau en apnée quand je suis sur ce genre de sol.

Ce matin à Annecy, rue de la République, j’ai lorgné une vitrine à laquelle je n’avais jamais trop prêté attention : un magasin de vente de peaux (moutons, vache…). Ca me fait sacrément envie.
De la matière vraie ! Ils avaient aussi un plaid en patchwork de peaux de lapin. Limite j’en bave d’envie. Je pense aussi à la peau de bison que j’ai vue dans l’entrée de l’auberge des Bisons, à la Pesse, limite j’ai envie d’aller les voir et de leur demander s’il font de la vente directe, comme pour la viande séchée.
Voilà, ma quête de « vrai » est lancé.

Si un jour je me fais construire un chalet, je saurai quoi demander, quoi bannir.

Vive le vrai !

Rue Perrière, j’ai aussi découvert un merveilleux magasin d’artisanat local de grande qualité : de la maroquinerie elfique (Terre de cuir), des pulls angora beaux à tomber par terre, de l’ébenisterie avec un petit côté steampunk… Et c’est du local, et c’est de la vraie matière et c’est du beau raffiné. Je devais avoir des étoiles dans les yeux, tellement j’étais au paradis.

Ca me donne envie de faire une formation en maroquinerie ou de travail de la laine ou de devenir bottière elficopunk ou quelque chose comme ça.

– – –

Lundi 12 juin 2107, 8h30, Haute-Savoie.

Hier matin, j’ai fini d’enlever le plancher dans le chalet. J’adore la dalle toute nue. Ca fait très propre.

Démarrer des travaux comme ça, ça nécessite de faire des allées-venues pour débarrasser les lieux des déchets et autres encombrants.

Du coup, parfois je doute de réussir à déménager un jour. Je constate que je dois me nomadiser au maximum, augmenter ma capacité à me déplacer en cas de besoin, à être autonome autant que possible, même en déplacement, que ce soit en terme de nourriture, d’habillage, de couchage…
Je dois être capable d’emmener plus ou moins tout ce dont j’ai besoin partout où je vais, ce qui implique de viser un certain minimalisme, peut-être une nouvelle voiture (d’occasion) de type fourgonnette aménagée.
Pour le couchage, le processus d’équipement est en cours. Natte ou tapis de sol en matière naturelle, couvertures laine. Impossible de me contenter de matières isolantes synthétiques modernes pas chères.


Natte en laine de chez Revolana

J’ai testé le couchage sur carton samedi soir : je me suis endormie à moitié, laborieusement, et j’ai émergée 1h après m’être couchée en ayant mal au dos et mal au ventre. Mix de sensations complètement inédit. Alors j’ai viré le carton et je l’ai remplacé par un sommier à latte : juste le cadre métallique du sommier, les lattes en bois, posés à même la dalle en béton du chalet, le tout recouvert de ce que j’avais mis sur le carton : un tapis 100% laine, mes 2 couvertures laines pliées en 3 et là je me suis endormie, sans plus aucune douleur. J’étais légèrement en suspension au-dessus du sol, mais pas séparée par quoi que ce soit d’autre que de la laine et un peu d’air. Impeccable.

Je cherche des matières « efficaces » naturelles, à la fois épaisses et aussi légères que possible. Pas facile avec la laine, qui a tendance à être assez lourde, mais je ne connais rien de naturel qui soit aussi chaud, sinon peut-être la fourrure, avec les peaux de bêtes ?

De mes travaux d’hier, j’en ai des courbatures partout. Il ne restait plus que le plancher dans les WC mais ça m’a donné du fil à retordre. En tout, rangement compris, ça m’a pris 3h30 pour une surface de 2m2 environ, dont environ 2h pour sortir la plus grosse des plaques de contre-plaqué (environ 1,5m2). J’ai utilisé le cric de la voiture pour la soulever. Ces plaques étaient non seulement vissées sur des lambournes, les visses ayant rouillé, mais les lambournes étaient vissées à la dalle (à travers le contre-plaqué), les pas de vis en plastique ayant été installé bien profond dans la dalle. Du coup j’en ai bien chié, le cric a été mon héro du jour, et après beaucoup de grognements et de maudissements, voilà, la belle sal$*perie a été virée du chalet.

Oui, pardon, ce fut pénible.

Après, j’ai fini par réaliser que ce n’est pas de la « saloperie », c’est de la belle matière noble (bois) don tl’esprit a été complètement perverti par l’homme (comme les Uruk-haï du Seigneur des Anneaux). Et là je dis bien l’homme, le mâle, qui est bien le responsable de la fabrication de matériaux aussi pervertis. Et c’est triste à pleurer, de la belle matière réduite à ça.

J’ai bien le côté minimaliste de l’installation du moment. Il manque juste des rangement pour la nourriture et les vêtements, des planches ou des barres où suspendre les tapis de sol et les couvertures pour leur éviter l’humidité.

Même pas envie de remettre le canapé. Je vais peut-être le ramener en Haute-Savoie. Ca encombre beaucoup et j’ai envie de place. Et maintenant j’aime bien dormir par terre, à la japonaise ou à la toungouse…, ce genre de couchage traditionnel. Et puis sur le sommier, faudrait un autre matelas que le matelas en mousse synthétique (ou pas de matelas du tout, si c’est juste pour moi). Faudrait un futon ou un matelas de tapissier de récupération/occasion. J’ai vu un vieux lit une personne en métal, avec un matelas comme ça, en vente pas loin sur leboncoin, pour 100 euros. C’est raisonnable.

Donc le canapé et la table de berger sont sous le haut-vent, avec les plaques de contre-plaqué, trop grandes pour ma voiture. Je commence à envisager la location d’une fourgonnette pour débarrasser, mais j’aurais besoin de quelqu’un pour m’aider à porter tout le bordel.

Vu la gymnastique que j’ai faite hier pour arracher ce putain de plancher, j’ai peut-être encore gagné un ou deux millimètres d’épaules, mais quand même, y a des limites.

J’aimerais bien récupérer le haut-vent pour en faire un espace camping. J’ai commencé à y enlever les pierres et les cailloux, pour que ce soit plus confortable d’y marcher pieds nus.

La chaleur fait un peu morfler mes plantations. Samedi midi quand je suis arrivée, un de mes rosiers commençait à piquer du nez. C’est pas normal, autant de sécheresse pendant aussi longtemps.

– – –

23 juin 2017, Haute-Savoie, 7h30.

J’ai bien réussi à remettre à l’intérieur du chalet les meubles qui étaient sous le haut-vent, toute seule comme une grande.

Avant:

Pendant:

J’ai traîné la table de berger sur un angle de sa longueur, sur l’herbe, soulevé, tiré, poussé. Le cadre du canapé était tout léger, je pouvais le porter en me mettant à l’intérieur du cadre.
J’ai trouvé un crapaud sous la plaque de contre-plaqué sur laquelle était posé le bordel.

Je voyais bien que le sol ne séchait pas après le gros orage de… euh, je ne sais plus quand, il y a deux semaines ? Le bordel faisait couvercle. L’esprit du lieu, si je puis dire, était devenu humide. J’ai emmené le crapaud ailleurs à l’ombre.

J’ai ratissé, encore enlevé pas mal de cailloux. Ca sèche très vite par ce temps, sans le bordel.

Dormi là pour la 2ème fois.

Il faisait 15° au réveil. Pas de problème d’humidité, grâce à mon merveilleux sommier en osier. Il a juste fallu que je m’équipe d’une deuxième couverture en cours de nuit et que je vire une couche d’osier, plutôt bien dormi.

La natte en laine entre le drap et la natte en paille, elle vient de chez La Chouette Couette.

J’ai été en vadrouille ces derniers jours : une nuit à Oyonnax, deux nuit à Bourg-En-Bresse, une nuit au chalet. Dormi sur ma natte en laine, posée sur une natte en paille. C’est raide mais je dors quand même. A Oyonnax, il y avait plein de couverture en laine dans la chambre, alors j’ai pu dormir sur du rembourré, sur un vieux sol en carrelage en rez-de-jardin, c’était limite du luxe.

J’ai découvert les abords du monastère royal de Brou, à Bourg en Bresse : l’allée de tilleuls qui borde la rue et le parking était en fleurs, dans le petit vent chaud, parfum divin.

Je n’ai toujours aucune nouvelle de la MDPH. Je vais peut-être écrire à la secrétaire d’Etat chargée des Personnes Handicapées, pour le plaisir de râler, puisque sur son profil facebook, elle invite les gens à lui écrire pour lui exposer leurs problèmes.

Lire ou ne pas lire?

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Dans une de mes dernières vidéos youtube, j’ai raconté que j’ai commencé à lire des livres sur les psychédéliques et sur les recherches médicales qui sont menées sur le sujet.

Là: https://www.youtube.com/watch?v=9wPl9vl3DtA

Le lendemain de la mise en ligne de la vidéo, l’un de mes « contacts » (que j’aime bien par ailleurs, mais là j’avoue il m’a un peu contrariée) m’a écrit pour me dire – pardon je caricature un peu – « bouh, c’est pas bien, c’est dangereux, c’est de la manipulation, la science n’en a rien à faire du Vivant, elle n’est que manipulation et recherche de profit, l’être humain peut se guérir tout seul comme un grand grâce à l’homéostasie, etc… ». Bref, autrement dit « on n’a besoin de rien, surtout pas de la science, on est tout puissant, on n’a besoin de rien pour relancer les processus d’homéostasie (même quand ils sont en rade tellement on est épuisé) comme certains psyché semblent pouvoir le faire, non, même en état d’épuisement total, de dépression, de stress post-traumatique, etc…, il suffit d’attendre et de prier et tout ira bien, parce qu’on le vaut bien. 
Les plantes, les champignons, de toute façon, c’est forcément très en-dessous de nous tout ça. » … Alors que du point de vue de l’évolution, les plantes et les champi, ce sont ni plus ni moins que nos ancêtres, ou nos frères et sœurs, vu qu’ils utilisent les mêmes neurotransmetteurs que nous pour communiquer au niveau cellulaire, par exemple, mais on s’en fout.

Mon contact a ensuite admis qu’il n’a jamais rien lu sur les psyché.

Et ce n’est pas la première fois que je vois ce genre de phénomène se produire, du genre « Ah, t’as lu ça dans un bouquin? Mais tu gobes vraiment n’importe quoi, toi! »… Du coup je finis par avoir un peu l’impression qu’on vit dans un pays fantastique où, à partir du moment où tu lis des livres, tu es pris pour un crétin.
Bah oui, si tu as besoin de lire des livres sur un sujet, c’est que tu reconnais ton ignorance sur le dit-sujet, donc tu reconnais que tu es bête, en tout cas plus bête que ceux qui « savent » sans avoir jamais rien lu parce qu’ils sont tellement intelligents qu’ils peuvent savoir plein de choses sans ouvrir un livre, ils « savent », sans trop savoir comment mais ils « savent », donc les gens qui n’ont jamais rien lu sur le sujet sont en droit de te parler comme à un débile mental, comme à une petite chose écervelée qui croit qu’elle va apprendre des trucs dans les livres alors que tous les gens réellement intelligents savent déjà tout spontanément sur ceci cela. Parce que c’est ça l’intelligence, la vraie, c’est l’omniscience, tu vois, la génération spontanée, l’esprit sain qui te tombe dessus parce que t’es l’élu, tu vois, tout ça tout ça.

Tout le monde sait que les psychédéliques c’est dangereeeeeux, et que des recherches médicales sur le sujet ne peuvent être que manipulées par les grands méchants labos assoiffés de profits (alors qu’en vrai ils se font peut-être beaucoup de soucis à l’idée que les psyché soient dépénalisés parce que ça ferait nettement baisser leur chiffre d’affaire, tu vois, mais bon bref)!!! Faut être vraiment très très bête pour « croire » des livres qui, eux, racontent tout à fait autre chose que les légendes urbaines, autre chose que les textes de lois écrits par les « élus » de nos urnes, si purs de cœurs et d’esprit, eux, c’est sûr.
Les livres sont des fourberies, des attrapes-nigauds, tout le monde le sait.

Donc je suppose que plus personne ne lit quoi que ce soit, si ce n’est les « rats de bibliothèque » tous poussiéreux qui n’ont pas d’amis, ou bien quelques pauvres réacs moisis qui continuent à lire du Saint-Exupéry, du Junger ou du Colette pour faire « genre », pour faire croire qu’ils sont éduqués alors qu’ils sont tout juste bon à mettre à la poubelle, avec leurs livres tous moisis.
L’homme moderne n’a pas besoin de livre, lui, non, il sait. C’est qu’il fait confiance à son tout puissant « ressenti », lui. Il est infoutu de faire la différence entre un ressenti et un préjugé, entre un ressenti et une projection, mais bon, on s’en fout, c’est moderne de parler de « ressenti » à tord et à travers, donc il n’y a plus que ça qui vaille, le « ressenti », l’émotion, la larme à l’oeil, tout ça…
Les livres on s’en fout.

Bref, tant pis si ça me fait passer pour une réac ou une imbécile, mais moi j’ai choisi de m’informer, en + de cultiver mon « ressenti ».

Voici donc quelques extraits d’un livre génial, pour s’instruire tout plein tout plein:

Des news, du cul, de la drogue…

Voici quelques news perso bien terre à terre, pour ceux qui suivraient encore un peu le feuilleton.
Promis je parle bien de cul et de drogue pour de vrai un peu plus loin.

Je suis en ce moment en prise avec un micmac administratif sans nom. Tous les employés des administrations que j’appelle au téléphone, ou encore l’assistante sociale que j’ai vue ce matin me le disent: « je ne comprends pas, en principe ce n’est pas possible, je ne sais pas vous expliquer pourquoi blabla, je ne sais pas ».

Il semble y avoir eu plusieurs bugs, à différents niveaux, dans différentes administrations.
Résultat pour faire court: j’en suis à mon 6ème mois sans revenu, je n’ai plus de sous, plus d’économie, encore heureux que j’ai une mère qui m’aide et qui m’héberge (= qui fait le boulot de solidarité du Conseil Général de Haute-Savoie), et ma demande de RSA est ajournée parce qu’il me manque des justificatifs que je devrais avoir depuis des mois et que je n’aurai que dans un mois ou deux, on ne sait pas quand exactement.

Je pourrais ou je devrais au moins essayer de me trouver un petit job alimentaire au minimum pour passer le temps mais je suis bien trop occupée à essayer de résoudre le micmac pour avoir de l’énergie à faire quoi que ce soit d’autre d’aussi compliqué que chercher un emploi.

J’ai fait l’effort d’aller à une formation à l’accompagnement sexuel des personnes handicapées en Alsace du 17 au 20 mars (organisée par l’APPAS: http://www.appas-asso.fr/) parce que ça, ça me botte immensément. J’ai la motivation pour ça, vu que, contrairement à beaucoup de féministes quelque peu en guerre avec le sexe, moi personnellement ça va très bien merci, le sexe est mon ami.
Je suis capable de passer des mois sans voir un ami et je suis contente quand je le vois. Pas de soucis. Je peux faire « ceinture » pendant des mois ou « hop là! » repartir comme en 40 quand j’en ai l’occasion, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Ni addict ni coincée, juste tranquille dans mes baskets à paillettes et dans ma culotte (vraiment très culottée), si je puis dire.
Et j’ai d’avantage d’affinité avec les handicapés qu’avec les « valides », vu que j’en suis une, d’handicapée.

Certains pensent qu’il vaudrait mieux dire « personne en situation de handicap », mais pour l’heure je me dis volontiers « handicapée » comme je me dis « autiste », pas de soucis… Mais, bon, le vocabulaire, je m’en fout un peu à l’heure actuelle, ou bien c’est trop compliqué ou bien c’est un trop petit détail minuscule comparé à l’énormité de l’absurdité que je vis en ce moment pour que je daigne m’en soucier…

Bref, je poste des petites choses, des petits statuts sur la situation via mon profil facebook, comme là ce matin. Je réalise que c’est un peu parce que je poste des trucs sur facebook, que j’écris des commentaires parfois un peu longs sur d’autres profils et autres groupes de discussions que je poste un peu moins qu’avant sur mes blogs.
C’est un profil public (https://www.facebook.com/caroline.vigneron.10), n’hésitez pas à y jeter un oeil, je poste aussi parfois des trucs plus franchement fun sur les psychédéliques et leurs vertus thérapeutiques. Oui « thérapeutiques », il n’y a pas de coquille. C’est très sérieux, comme le site de l’asso américaine Maps.
Je m’intéresse décidément à plein de choses illégales, une vraie petite punk…

Donc, le post facebook de ce matin:

« Je reviens tout juste de ma « première fois » avec une assistante sociale, une personne charmante, compétente et empathique. Ca vaut la peine de le dire!
J’ai appris que « avoir un statut d’autoentrepreneur » + « faire une demande de RSA » = « vous êtes dans la case la plus compliquée! ».
Je vais peut-être tenter une demande de AAH. Temps de traitement de la demande d’AAH = environ 6 mois, pour une issue très aléatoire.
Une demande d’aide d’urgence va être faite, si c’est accepté (maintenant je sais qu’avec le conseil général il vaut mieux douter de tout), donc SI c’est accepté j’obtiendrai 150 euros dans 10 jours.
Ca tombe bien: je suis au-delà de l’urgence, dans le no man’s land du grand n’importe quoi où plus rien n’a vraiment d’importance.
Du coup je vais aller passer 2-3 jours dans ma cabane du Jura, ça m’aidera à patienter en toute quiétude.
Tant que j’ai de l’essence, autant que j’en profite. »

Mémoire

Mon mémoire est en ligne depuis le lundi 1er février.

Un ami a écrit qu’il l’a « dévoré ».

Le mémoire serait donc comestible, du moins lisible, en dépit de sa longueur.

Je sais qu’il est bancal, imparfait, à corriger. Merci de m’y aider, si le coeur vous en dit.
Ca parle d’autisme, de psychanalyse, de nutrition, d’écologie, de microbiote, de système nerveux entérique, de phytothérapie, de sexualité (un chouilla, si si!), de psychédéliques, de chamanisme, de politique… Bref, de plein de choses.

Si vous avez aimez le film « Demain », ce mémoire devrait vous plaire, et inversement.

Le mémoire est ICI.

Abstract:
Ce texte présente l’autisme comme une condition développementale du corps entier, condition évolutive et modulable.
On a longtemps cru que l’autisme était une maladie mentale, puis cette croyance a été remplacée par une autre : à présent l’autisme est souvent considéré comme une différence neurologique qui n’a rien à voir avec le reste du corps, comme une condition neurodéveloppementale d’origine génétique, que rien ne peut altérer ni améliorer – en dehors de quelques méthodes comportementales. On dit « neurologique » aujourd’hui comme on disait « mental » hier, l’encéphale étant toujours considéré comme le siège exclusif de la conscience et de ses « troubles ».
Mais la recherche avance et vient de plus en plus invalider cette position. On découvre que dans le corps humain, tout est lié, tout interagit avec tout, et qu’il n’y a pas de « cerveau atypique » sans système gastro-intestinal atypique, sans système immunitaire atypique, etc. Quand il y a autisme, c’est tout le corps qui est concerné, qui est rendu hyper perceptif et hyper réactif à son environnement, « environnement » au sens très large, en particulier au sens écologique du terme.
Ce travail est un effort d’information en matière d’autisme et de santé, un acte militant d’une autiste pour la valorisation de la neurodiversité, un encouragement à améliorer la santé des autistes et des non-autistes de façon à leur permettre de réduire leurs troubles, d’améliorer leurs compétences, et de s’épanouir au quotidien.

 

 

 

Le bad trip, ou comment travailler avec des psychédéliques

Illustration du « bad trip » et de l’attitude à adopter quand on y est confronté.

Texte sous les illustrations.

meditation bouddha mara 3

Le bouddha Shakyamuni; les éléments extérieurs évoquent la tentation par Mara.

Le bouddha Shakyamuni; les éléments extérieurs évoquent la tentation par Mara.

Meditation bouddha mara

 

Mise en garde: ce texte est une tentative de synthèse de diverses lectures, de diverses connaissances…

L’utilisation récréative des psychédéliques et la désinformation dont ils font l’objet sont particulièrement propices au « bad trip », expérience qui peut survenir dans le cadre de la consommation de PDL, et qui peut être plus ou moins douloureuse sur le plan psycho-émotionnel, effrayante, voir potentiellement traumatique dans les pires cas, surtout en cas de mélange de substances, surdose, environnement sensoriel violent (concert…), ou insécurisant sur le plan psycho-émotionnel (présence de personnes non-bienveillantes, non-averties, inexpérimentées…).
Par ailleurs, la recherche actuelle sur les psychédéliques se focalise sur leur effet sur l’encéphale, sur les neurones, sur les récepteurs à la sérotonine… La recherche base ses études sur la croyance que la conscience est basée dans le cerveau: si quelque chose modifie l’état de conscience, on étudie donc son effet sur le cerveau. Or des neurones, on en a partout, la sérotonine est principalement synthétisée et utilisée dans le système nerveux entérique (intestins) et le système nerveux est en lien étroit avec le système immunitaire et endocrinien. Quelque chose qui influence l’un ne peut qu’influencer les autres. Et qu’est-ce qui prouve que la conscience soit vraiment basée « dans » le cerveau?! Les expériences de mort imminente (en état de mort cérébrale) tendent à remettre cette notion en question…

Un utilisateur « récréatif » qui s’attend à ce que la substance consommée ait un effet purement « fun » aura d’avantage tendance à interpréter toute expérience psychédélique « non-fun » comme « bad ».
Un « trip » peut être pour le moins rock’n roll, un grand huit avec de grands hauts planants, divins, et de grandes descentes effrayantes et/ou douloureuses. Un utilisateur non-averti, en cas de trip dur à vivre,  aura d’avantage tendance à paniquer, à se crisper, à chercher à résister… Ce qui aura tendance à empirer les choses.

Les psychédéliques sont susceptibles de nous confronter à notre ombre (voir C.G. Jung), à nos pires peurs, à nos noeuds névrotiques et autres blocages énergétiques. Leur fonction est de dénouer les noeuds, de nettoyer les canaux de circulation de l’énergie (hypothèse de travail perso actuelle: sur le plan physiologique, ils pourraient être des « adaptogènes » surpuissants et agir probablement autant aux niveaux nerveux, qu’endocrinien et immunitaire, ces trois « systèmes » fonctionnant intimement main dans la main), leur fonction est cathartique, ils œuvrent à la métanoïa, à l’individuation, à la mue, à la guérison (au niveau physiologique: avec « purge » éventuelle du système digestif, activation des lymphocytes/macrophages…), pour peu qu’on le leur permette, qu’on leur laisse le champs libre, qu’on accepte de faire face à ce qu’ils font surgir et qu’on accepte d’être traversé par l’expérience, autant que de la traverser.

Sur le plan physiologique, la crispation brûle de l’oxygène et des calories au niveau musculaire, autant d’oxygène et de calories qui ne peuvent alors être utilisés à autre chose (sur-activation des systèmes de transmission de l’information du corps: systèmes nerveux, endocrinien, immunitaire).
Ainsi, le rire, de part le travail musculaire qu’il induit, permet de faire baisser la pression, de calmer le trip, par exemple quand la « montée » est violente. Rire revient aussi à « recracher » le trip. C’est ce qu’on aura volontiers tendance à faire si l’on consomme le psychédélique en société: il va éventuellement nous mettre dans un état potentiellement embarrassant (quand il est de type orgasmique), difficile à assumer lorsqu’on est en compagnie de simples « potes ». On estimera peut-être que « il vaut mieux en rire » plutôt que de se laisser aller à vivre pleinement la sensation.
En cas de vécu moins agréable, voir douloureux, effrayant, la réaction spontanée d’un non-averti risque aussi d’être une forme de crispation. Les muscles se tendent, se contractent. L’expérience est comme mise sur pause, un peu comme si on mettait un film sur pause au « pire » moment, quand le monstre surgit de l’ombre. On reste bloqué sur cette image, on se focalise dessus et on ne va pas plus loin, on loupe la fin. On ne verra pas qu’il s’agit d’un dragon que le héro va réussir à apprivoiser, qu’il finira par pouvoir voler sur son dos (dragon = kundalini).

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Chercher à se détendre profondément, à détendre chacun de nos muscles laisse le champs libre au psychédélique. Il oeuvre, il nous remue, nous fouille jusqu’au fond des tripes, nous montre ce qu’il trouve, et on observe, on ressent, on regarde tout, jusqu’au bout.

Ritualiser l’expérience, poser une question, faire une demande (guidance, guérison…), ainsi qu’une prière de protection (à adresser aux guides, aux esprits protecteurs/alliés/ bienveillants, pas juste à n’importe quel esprit qui passe), quand bien même quelque chose d’extrêmement rudimentaire (avec utilisation d’encens, de parfum naturel, d’huiles essentielles, d’un tambour… pour « matérialiser » le rituel, l’ancrer), pose l’expérience à l’intérieur d’un cadre rassurant, d’une structure définie, voulue, choisie, respectueuse. Un rituel est quelque chose qui a un début et une fin, une fonction, un sens. En cas de vécu pénible, on sait que cela est temporaire, que cela sert à quelque chose (initiation, guidance, guérison…). Cela peut aider à la détente. La prière de protection a aussi une fonction rassurante. C’est un peu comme d’avoir un chien de garde à la maison. La ritualisation permet de poser l’intention qui motive l’expérience, intention qui est aussi importante que de s’assurer que la pièce est bien aérée, ni trop froide ni trop chaude, correctement éclairée (lumière tamisée), qu’on a de l’eau, un crayon et un papier à porter de main, etc…
Prononcer certains mots à voix haute peut aussi aider (« ceci est un rituel, pardon, merci… »).
En se concentrant sur nos sensations, on sera susceptible de sentir à quels endroits du corps les PDL agissent plus particulièrement (une articulation douloureuse, une glande/un « chakra »: système génital, thymus…).
Un utilisateur averti, correctement renseigné, informé, utilisant une dose appropriée, dans des conditions appropriées, etc., pourra gagner à faire l’expérience seul plutôt qu’accompagné d’autres personnes, surtout s’il s’agit de personnes non-averties, non-respectueuses, en quête de fun, etc. Un « sitter » (accompagnateur « sobre ») quand bien même bien intentionné mais non-averti sera susceptible de rajouter de l’anxiété, d’être source de distraction, d’interprétations erronées, plutôt que d’être un soutien, une présence neutre et rassurante.

Le trip est à l’intérieur.

Quelques ressources: http://maps.org, des témoignages d’utilisateurs sur youtube ou ailleurs: Paul Stamets, Jeremy Narby, Amélie Nothomb…, les forums de discussion…

Addendum du 23 mars 2017: pour aller plus loin, voir aussi mon article « Psychédéliques et immunologie ». Extrait: « Certaines publications commencent à explorer la possibilité que ces psychédéliques tiennent certains de leurs effets thérapeutiques de leur action potentielle sur le système immunitaire, système immunitaire qui est autant un système de « nettoyage » (détoxination), de réparation, de défense (lutte contre les infections), que de régulation du système nerveux. »

Question psychédélique

Je me pose des questions bizarres, parfois:

« Hello,

I’ve been wondering for some time if there’s any research being done on the effects of psychedelics on other organs that the brain?
All the studies/publications I found so far are all about the effects of such and such PDL on neurons and neurotransmitters and never on the immune or endocrine systems. Yet physiology shows that those three systems function closely together, that they are interconnected. And our nervous system is not limited to our head, it goes down all the way to our gut (enteric nervous system)!

PDLs modify perception and consciousness and since it’s thought that perception/consciousness is brain based, we focus on the brain but could that be a bit of a cultural bias? Couldn’t perception/consciousness be body based?!

I also wonder if mushrooms or salvia or aya, etc… components have been studied a bit? Plants from the lamiaceae family (mint, marjoram, thyme…) tend to have medicinal properties, couldn’t salvia have its own medicinal (non pdl only) properties as well? Same for mushrooms: some non-PDL mushrooms such as reishi or maitake are known to have powerful properties (adaptogens, immuno-modulating, etc…). Couldn’t PDL mushrooms have effects on the immune and endocrine system, as well as effects on neurons?!

Is there a book or something where I could get some answers?!

http://www.bluelight.org/vb/threads/781750-Psychedelics-effects-on-the-whole-body