Seidr – Le chamane et la punk


Cheers! A la bonne votre!
Croquis d’une amulette, femme avec une corne à boire, via le site de Maria Kvilhaug.

 

Extrait d’un échange avec un correspondant:

Moi: (…) « De mon côté mon déménagement/emménagement dans le Morvan est plein de surprises et de rebondissements et de retards en tous genres.
C’est « compliqué » de faire remettre le téléphone, c’est « compliqué » de trouver un plombier, etc…. Je vais finir par m’auto-nommer chamane rien que pour pouvoir me désenvoûter moi-même, parce que ça finit par être un peu pénible, « lol »! »

Lui:  » On ne peut se proclamer soi même chaman… »

Moi: « Je sais bien qu’on ne se proclame pas soi-même « chamane », c’était une boutade! 😉

Quoi qu’à vrai dire, entre ce que je lis de la tradition chamanique scandinave (le Seidr, qui remonte à une époque pré-Viking) depuis quelques mois, et les informations sur lesquelles je tombe dans le cadre de ma pratique, je commence à me poser des questions.
Après tout, c’est potentiellement très occidental (donc biaisé), très propre au patriarcat, de décréter qu’une fonction ne peut s’acquérir et se pratiquer que si elle a été dûment transmise et validée par une autorité. Ex: on est médecin uniquement si l’on a fait des études de médecine et obtenu le diplôme. Mon opinion en matière de médecine sera considérée comme nulle et non avenue, parce que je n’ai pas le bon diplôme.
Récemment un psychiatre spécialisé en autisme (le Dr N., à E.) m’a écrit pour me complimenter sur mon mémoire de naturo, que j’ai consacré à l’autisme, en me demandant s’il peut le partager sur son site pro. De la part d’un médecin, c’est une démarche extrêmement inhabituelle, atypique (qui fait chaud au coeur) et qui me conforte dans l’idée qu’on peut acquérir des connaissances (et compétences) très valables, hors cursus « académique », sans avoir eu le « bon » prof, sans avoir obtenu la bonne « validation ».
D’après les informations qu’on a sur le Seidr (textes historiques appuyés par quelques découvertes archéologiques, ex: http://freya.theladyofthelabyrinth.com/?page_id=258 ), certains pensent que la praticienne du Seidr (pas toujours une femme mais souvent) était considérée comme une sorte de réincarnation de la praticienne originelle, ou bien comme une émanation d’elle. On pourrait dire que la fonction était considérée comme pré-existante à tout apprentissage et qu’elle se transmettait un peu comme un gêne ou un virus se transmet, mais en se dupliquant autrement que les gênes et virus, d’une façon qui échappe à nos perceptions ordinaires, à travers l’espace-temps. Par exemple, les textes (les Edda) racontent que la praticienne (völva) se « souvient » de temps immémoriaux. Elle pouvait avoir 50 ans et se « souvenir » de choses qui s’était produites des centaines d’années auparavant. Elle pouvait  « voir » le passé comme l’avenir, comme si elle y avait été, sans y avoir été, et après tout, parait que le temps est un truc « relatif »…
Après tout, la fonction chamanique n’est absolument pas propre à une culture, elle semble propre à l’humanité, un peu comme si elle n’avait demandé à personne la permission de se créer, de se perfectionner au fil du temps et de se transmettre, comme si elle n’avait absolument pas besoin de diplôme ni de professeur humain pour exister et pour se transmettre à travers les âges et par delà les océans.
Dans la tradition Seidr, c’est la déesse Freyja qui fait office de première praticienne, d’aïeule universelle à toutes les praticiennes humaines. Une déesse n’a pas besoin de la permission de quelqu’un pour créer quelque chose ni pour le transmettre à qui bon lui chante. Elle ne délivre pas de diplôme. Elle est un peu une punk, du point de vue du patriarcat.
Et je commence à avoir la nette sensation que des choses préexistent, encryptées quelque part, peut-être dans la « mémoire « de la Terre, dans son champ électromagnétique, que sais-je…, de l’information est là à disposition, pour qui sait y accéder (via la transe et les différentes méthodes pour y accéder).
Et dans la société patriarcale actuelle, c’est pile poil ton rôle de mec diplômé de me dire « nan, t’as pas le droit de… »! (re-boutade).
Alors que d’après mon expérience de femme punk non-diplômée, la cérémonie chamanique (autant que la fonction, forcément) semble bel et bien préexister, exister à travers l’espace-temps, sans l’autorisation de personne, et elle est pour ainsi dire en licence « creative commons » (sans copyrights). On la retrouve façon puzzle dans l’imaginaire collectif (l’inconscient collectif de Jung), avec le bâton de sorcier de Gandalf ou le « haut siège » de l’Amon Hen sur lequel s’assoit Frodon à la fin de la Communauté de l’Anneau, dans le Seigneur des Anneaux (Tolkien était un grand fan des Edda, des langues et de la mythologie scandinave) , la baguette magique d’Harry Potter, les fantômes des films fantastique…
Et c’est bien embêtant quand on tombe sur certaines « informations » (ou information potentielle, en fonction de l’interprétation qu’on en fait) pendant une cérémonie et qu’on ne peut pas la vérifier parce que poser certaines questions par email serait franchement inconvenant.
Aux USA (entre autre), il y a des études cliniques qui sont menées sur le potentiel thérapeutique des psychédéliques, entre autre dans le cadre de la fin de vie, particulièrement en cas de cancer en phase terminale. Les patients qui ont participé aux essais cliniques racontent que c’est comme de faire 20 ans de thérapie en l’espace de 2 ou 3 sessions (dans un cadre thérapeutique bien défini, non récréatif!). L’étude en question a été menée avec de la psilocybine: http://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/0269881116675513
J’ai cru remarquer que, en occident, les gens qui se consacrent à « l’esprit » ont tendance à laisser leur corps en arrière, à considérer que ce n’est qu’un vaisseau, une coquille de noix, et même quand ils s’intéressent aux médecines traditionnelles, ils vont s’intéresser à l’acupuncture sans prêter aucune attention à la nutrition préconisée par la médecine chinoise, s’ils se passionnent pour le massage ayurvédique, ils négligeront la pharmacopée, etc… L’approche reste marquée par l’esprit capitaliste et patriarcal, c’est à dire foncièrement individualiste, réfractaire à la notion de coopération inter-espèces: coopération entre les humains et les autres « esprits », comme les plantes (et les champi), entre autre. A la rigueur, on coopère entre humains (massage, apprentissage au près d’une « autorité »…) mais pas avec d’autres espèces considérées comme « inférieures ». On doit tout obtenir tout seul à la force du poignet, sans jamais prendre une plante, uniquement via la pratique de ceci cela (méditation, qigong…). On peut manger bio ou du mcdo, ce sera plus ou moins comme du pareil au même, ça ne nous impactera que si on y « croit », ce n’est pas réellement important, ce qui compte c’est bien d’avantage la pratique de ceci cela… Et puis on est très influencé (contaminé) par la psychanalyse et l’on considère nos ancêtres comme d’éternels sources de trauma, plutôt que de chercher à obtenir leur bénédiction… On se coupe ainsi de nombreux alliés, de nombreuses « réponses » à force d’individualisme et de méfiance vis à vis des trucs et des gens non validés par les « autorités », non-validés par des autorisations de mise sur le marché ou par des diplômes!! »
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L’arnaque du « féminin sacré »

 

Dans les milieux « alternatifs » du « développement personnel », du « New-Age », ou du « néo-chamanisme », on parle beaucoup de « féminin sacré », ou en anglais « sacred feminine » ou « divine feminine ».
Trouver une définition précise et universelle de ce concept, c’est compliqué. Il pourrait s’agir d’une « énergie », de ce qu’on appelle le « yin » en Taoïsme, d’une « voie », peut-être de ce que Jung appelait l’anima…, on ne sait pas trop, ça change toujours un peu d’un article à l’autre.

En français, « féminin » est un adjectif ; « le féminin » fait aussi référence à un genre grammatical (le féminin/le masculin).
En anglais, « feminine » est aussi un simple adjectif.
En grammaire, un adjectif n’a pas de genre, pas de sexe.
Un adjectif est sensé servir à définir quelque chose et, en français, il s’accorde ensuite à cette chose (masculin/féminin-singulier/pluriel).
Ici, qu’est-ce qui est défini par cet adjectif, qu’est-ce qui est « féminin »?
Rien, rien de spécifiquement nommé.
Ici l’adjectif est utilisé comme un nom (en mettant « le » devant), c’est un « néologisme » qui, quand on y réfléchit, ne désigne rien de spécifique, juste un vague concept très nébuleux.
Un quelque chose d’indéfinissable, d’insaisissable, de mystérieux… Et pour les francophones, il s’agit d’un quelque chose de masculin, puisqu’il s’agit d’un truc « féminin », pas d’une chose « féminine », puisqu’on parle de « féminin sacré », pas de « féminine sacrée ».
Ajouter un second adjectif, « sacré », à ce premier adjectif « féminin », ne fait toujours rien de sacré, rien de féminin, puisque ce qui est défini est… « rien ».

Ecrire des articles ou des livres, ou faire des conférences, sur « le féminin sacré » revient à faire des conférences sur « le grand sacré » ou « le petit sacré ».
Le grand quoi? Le petit quoi?!
On ne sait pas trop.
Bref, ça ne veut rien dire!
Quand on dit « le féminin sacré », on ne dit « rien »! Quand on parle de féminin sacré, on ne parle de rien.

Car il ne suffit pas d’aligner des mots au hasard pour faire des phrases, comme il ne s’agit pas d’aligner des sons au hasard pour faire des mots, ou des notes de musique pour faire une chanson.

Apposer un adjectif à « rien » revient à ne parler que de ce rien.
Pourtant, tout ceux qui parlent de « féminin sacré » cherchent bel et bien à parler de quelque chose.
Ils ont pourtant bel et bien une idée, une pensée, une chose à coeur, une chose qu’ils cherchent à verbaliser. Visiblement, ils ne savent pas trop quoi, ou bien ils n’osent pas? Ils sont timides, peut-être?
Et ils sentent qu’il s’agit d’une chose femelle, qui a trait à la féminité, d’une chose qui n’est pas mâle.
Mais nous vivons dans une société patriarcale qui sanctifie Le Père, le Fils, le Saint Esprit, Jésus, Allah, Yahvé, Mahomet, Bouddha, Lao Tseu… Ce sont eux les « Dieux », les prophètes, les êtres les plus sacrés, les plus vénérables. La Sainte Vierge, elle est bien gentille, mais elle passe très en second.
Après des millénaires de monothéisme patriarcal, l’intellect humain a tant de mal à conceptualiser qu’une femme, qu’un être femelle puisse être un être suprême, qu’il s’interdit même de conceptualiser qu’une simple chose « femelle » puisse être « sacrée ».

Les êtres « suprêmes » femelles, ça existe au cinéma, comme dans le « 5ème Élément » de Luc Besson, dans « Lucie » de Luc Besson, dans Alien… Quoi qu’on notera que ces films ont, somme toute, été réalisés par des hommes.
Un être suprême femelle au cinéma, ok, à la rigueur, mais alors uniquement conçu par des mecs, ok? Sinon, c’est le souk.
Ainsi, les historiens ont baptisé « déesse de la fertilité » ou « Vénus » les sculptures du néolithique représentant des figures féminines (comme celle en tête d’article). Ils ne les ont pas appelées « Déesse Suprême », ni « La Déesse », non, pour eux il ne pouvait s’agir que d’une déesse parmi d’autres. Envisager qu’un peuple puisse avoir eu une déesse unique plutôt qu’un dieu unique, c’était impossible dans leur tête d’hommes de culture judéo-chrétienne (sur le sujet de la « great goddess », voir les interviews de Maria Gimbutas sur youtube, comme celle postée plus bas).

Et la langue française est encore plus restrictive que l’anglaise, en matière de genre, puisque, en matière de « féminin sacré », le français qualifie ce truc sacré de « féminin ». S’il est « féminin », c’est qu’il est de genre masculin, donc mâle!
En anglais, quand on dit « sacred feminine », ou « divine feminine », cela reste grammaticalement « agenre », neutre, ni mâle ni femelle, contrairement au français qui masculinise le truc.
Parce qu’en français, si cela est « féminin », alors c’est qu’il s’agit d’un truc, d’un machin, d’un bidule, d’un être, d’un shmilblick mâle « féminin », mais pas d’une chose ni d’une fleur ni d’une maison ni d’une déesse ni d’une chose femelle « féminine ».
Ainsi on pourrait dire de Dieu qu’il est ce « féminin sacré », par contre il serait impossible de dire que Vénus ou Gaia incarnent ce « féminin sacré ». Puisque, elles, en français, sont « fémininEs » et « sacréEs », pas « féminin » (vous me suivez?).
Mais un être femelle ET sacré, au sein d’une société patriarcale, ça ne se peut pas, ça ne se conceptualise même pas, alors ça ne se dit pas, « ça ne se fait pas », et le blocage socio-psycho-spirituo-culturel se manifeste – autant qu’il s’enracine, dans la langue et jusque dans l’esprit des personnes à la spiritualité soit-disant « alternative », des « newageux » qui parlent en boucle de ce vague « truc » qui serait féminin et sacré, sans oser le personnifier, sans oser le nommer, par exemple en parlant franchement de « la Grande Déesse », de « la Déesse Mère », de « Gaïa » ou de « La Vie ».

Déjà, parce que personnifier quelque chose de sacré, de fil en aiguille, ça fait trop animiste, païen, primitif, inculte, ignare, stupide, passéiste, réac, facho (oui, de fil en aiguille, de nos jours, on va vite très loin!).
Et puis, personnifier quelque chose de sacré, c’est avoir une démarche religieuse et, c’est bien connu, de nos jours, il ne faut surtout pas être « religieux », parce qu’être religieux, c’est devenu synonyme d' »extrémiste » et puis « extrémiste » est quasi devenu synonyme de « terroriste ».
Alors non, il ne faut surtout « rien » personnifier et il faut se contenter de parler d’un « truc » indéterminé, d’un machin sacré, voir d’un rien sacré.
En matière de spiritualité, certains athées un peu plus aventureux que d’autres, comme Onfray, daignent parler de l’existence en eux d’un « sentiment océanique » qui ressemble un peu à ce que les religieux appellent « la foi » (le terme « sentiment océanique » vient d’une lettre de Romain Rolland à Freud). Mais les athées préfèrent éviter cette chose femelle – la foi, et préfèrent des concepts, des trucs masculins bien plus indéterminés.
Du point de vue de l’intellectuel Occidental moderne, un nihilisme qui ne dit pas son nom, qui se cache derrière un athéisme vaguement laïque, ça fait toujours plus cool et pacifiste qu’une vague spiritualité plus ou moins religieuse.
Et dans le domaine de la spiritualité « moderne », au final on ne va guère plus loin que les athées: il faut parler d’un truc qui serait « féminin », mais ce truc n’est ni personnifié, ni femelle. On parle à la rigueur d’énergie féminine, comme Onfray parle de « sentiment océanique ». Au final, personne ne sait vraiment de quoi on parle, personne ne met le doigt dessus et s’exclame « ah mais c’est bien sûr, c’est la…! ». Non, on tourne autour, on fait de longs discours (encore plus long que cet article) et blablabla, dans 5000 ans on y sera encore, à ce compte-là, à tourner autour et on ne sera toujours pas plus avancé (si on a survécu à la 6ème grande extinction de masse qui est en cours).
Au final,  ce féminin sacré reste un truc féminin très évanescent, autrement dit ça reste un « pas grand chose », surtout dans un système patriarcal.

On se refuse à franchir le pas de donner un nom au truc, un nom propre, à le personnifier. C’est qu’il y a aussi le problème du genre, aujourd’hui, qui se rajoute au reste. Un être sacré, une déesse femelle, de nos jours serait peut-être carrément perçue comme une déesse transphobe. De nos jours, pour être « cool », une « grande » déesse se devrait au minimum d’être hermaphrodite, androgyne, agenre, voir franchement asexuée, et non éhontément purement femelle, sans cela, elle serait politiquement incorrecte, réac, fasciste, nazi. Aujourd’hui il est de bon ton de dire qu’on est tous un peu homme, un peu femme, un peu autiste, un peu handicapé, un peu hétéro, un peu bi « dans le fonds », « quelque part »… Mais affirmer « je suis une femme » ou « je suis un homme », et juste cela, et seulement cela, ouha la la!! C’est déjà limite sexiste, passéiste, réac, facho, nazi…
Bientôt les gens en arriveront à traiter la Nature de facho, puisqu’elle a créé des sexes, donc de l’inégalité. La Nature est souvent cis-genre: elle attribue des rôles, des fonctions biologiques très précis aux mâles et aux femelles, des rôles non-interchangeables, elle attribue certaines compétences aux uns et pas autres, elle est donc promotrice d’inégalités, la méchante, et puisque la nature rend impossible l’échange d’un chromosome X en Y ou vice versa, c’est qu’elle est transphobe, la vilaine méchante pas belle!!

De nos jours, une grande déesse femelle qui affirmerait que son corps/yoni/sexe/utérus est sacré, n’aurait aucun droit de citer. Elle serait traitée avec autant de mépris que les pires néo-nazi.
Vous n’y pensez pas?! Une femelle sacrée?! Dans un monde d’homme! Dans un monde ou rien ni personne ne doit être religieux, puisqu’un religieux c’est méchant et puisque rien de sacré ne doit être personnifié sinon c’est primitif, ringard, passéiste, réac, donc facho et puis une femelle cis-genre fière de son yoni/sexe c’est encore pire, une sorte de point culminant du néo-fascisme!!

Et voilà comment on en arrive à ce que le « système » annihile la Grande Déesse Mère, la Vie, Gaïa, la planète… Puisqu’elles n’ont pas le droit de citer, elles n’existent pas, du moins pas vraiment en tant qu’être, même la Planète Terre ou la Vie ne sont que des choses dont on dispose plus ou moins bien. L’hypothèse Gaïa de Lovelock n’est que cela: une hypothèse, pas un être pour de vrai.
Dieu, ça va, on peut en parler en tant qu’être déterminé. Et d’ailleurs on ne peut qu’en parler, on ne peut ni le voir ni le sentir ni le polluer, ça va, il est tout là-haut dans les nuages (ou bien « partout », mais pourtant jamais visible), au-delà de l’atmosphère et des gaz à effet de serre, loin, et puis c’est un mec, un vrai, alors il endure tout…
On peut vénérer un truc inconsistant, mais surtout pas un truc matériel. On peut vénérer un truc mâle mais, une chose qui serait à la fois femelle et vénérable: ça, ça n’existe tout simplement pas.
Il n’y rien de femelle qui puisse être vénéré, « sacré ». Dans l’esprit des humains occidentaux « moderne », il ne peut exister qu’un vague truc mâle « féminin sacré », même pour les humains soit-disant « alternatifs » qui veulent sortir du système patriarcal.
Après tout, de nos jours, un homme a le droit de dire qu’il est « femme », même quand il a un pénis, une prostate et des testicules, comme une femme a le droit de dire qu’elle est un homme, même quand elle n’a aucun pénis, prostate, testicule, pas le moindre petit bout de spermatozoïde…
Donc si un homme peut être femme et vice versa, alors un « rien » peut bien être féminin et sacré, tant qu’on y est.

Dans l’esprit de l’humain spirituel moderne, pacifiste et donc anti-réac, « anti-fa », anti-transphobe, etc… Seul un truc mâle peut être à la fois féminin et sacré. Même des féministes auront du mal à dire qu’ils vénèrent « la grande déesse » ou au minimum « la Vie », parce que de nos jours, être « pro-Vie », c’est être considéré comme anti-avortement, n’est-ce pas, donc, de fil en aiguille: passéiste, réac, facho, nazi… Donc on s’interdit de dire qu’on vénère la Vie et on s’interdit de le faire, à moins d’être vraiment très courageux et de ne pas craindre d’être traités de païen facho.
Voilà où l’on en est.

Donc, d’un point de vue pratico-pratique, si la notion de « féminin sacré » vous « parle », s’iou plaît, arrêtez de parler de « féminin sacré »!!
Mettez-vous franchement à dire « la Vie » ou « Mère Nature »!
Ce que veut dire le « féminin sacré » c’est que la Vie est sacrée. En vous, en moi, autour de vous, la vie qui grouille sous vos pas quand vous marchez en forêt… Elle est sacrée.
Quand vous marchez sur la terre, que vous êtes assis dans l’herbe, vous êtes assis à même la peau d’une « Big Mama », sur une « Bonne Mère ».
Pensez-y la prochaine fois que vous faites du yoga ou du qigong: est-ce que vous avez vraiment besoin de vous protéger de votre mère en mettant des chaussures ou en utilisant un tapis en plastique? Il est possible de trouver des endroits dans la nature propices à ces pratiques pieds-nus. Un sol un peu moussu, de l’humus, une prairie, un bord de rivière sablonneux…, sont naturellement « élastiques » et amortissant.
Un bébé ne cherche pas à se protéger de sa mère en s’emmitouflant dans du plastique pour éviter de toucher la peau de l’être qui lui a donné la vie.
Un bébé ne déclare pas que sa mère est « sale », il n’a pas peur de la toucher peau à peau. Avoir un peu de terre sur nos pieds, ce n’est pas être « sale », c’est être vivant, enfant de la terre, à notre place, incarné!
Les astronomes racontent que nous sommes des poussières d’étoiles, et, certes, si l’on remonte suffisamment loin dans le temps, ok, nous sommes des poussières d’étoiles. Ça, ça plait bien au mental, à l’intellect, là-haut dans les hautes sphères, ce concept de « poussière d’étoile », c’est poétique, céleste, pur…, et très désincarné.
Mais, avant d’être des poussières d’étoiles nous sommes d’abord le fruit de la planète Terre, son enfant, nous sommes de la glaise qu’elle anime de son propre souffle, cet air qu’elle fabrique et que nous respirons, nous sommes fait de sa substance, de son carbone, de son azote…, et nous avons beaucoup d’ADN en commun avec l’herbe que nous foulons. Il n’y a pas à s’en « protéger », tant que la météo est clémente et les cailloux pas trop nombreux!

Marija Gimbutas, citée plus haut, raconte que lorsqu’elle était enfant, dans les coins reculés de Lituanie, subsistait un vieux rituel que certaines personnes âgées pratiquaient encore avant la seconde guerre mondiale: tous les matins, ces personnes âgées sortaient embrasser la terre (voir la vidéo postée ci-dessous, à partir de 4’45). Cela évoque la prière des musulmans ou la posture de l’enfant en yoga. Pratiquer la posture de « l’enfant », à même la peau de « la Grande Mère », ça a quand même plus de gueule que de faire ça sur un bout de plastique!
En yoga, on pourrait aussi dire qu’embrasser la terre est une forme de mudra. Un mudra n’est pas un symbole, c’est une façon de connecter un méridien, un nadi à un autre, de façon à modifier la circulation de l’énergie dans ces méridiens/nadi et au final dans tout le corps (ce qui peut modifier aussi l’état de conscience, soit dit en passant).
Embrasser la terre c’est se connecter à elle. Embrasser un tapis en plastique, c’est embrasser du plastique, un « pas grand chose » sur le plan énergétique. C’est peut-être parce que les « alternatifs » passent trop de temps sur des tapis de yoga en plastique et sur des coussins de méditation rembourrés de synthétique, qu’ils ne font plus la différence entre matière synthétique et matière vivante, matière naturelle, matière tissée par la Vie? Ils ne sentent plus la différence parce que, comme tout le monde, ils passent le plus clair de leur temps sur du synthétique (chaussures, asphalte, tapis de yoga, matelas, béton, carrelage, etc…), et qu’ils ne prennent même plus la peine de comparer entre synthétique et naturel, ils ne prennent pas la peine d’envisager qu’il puisse y avoir une différence.
Entre parenthèse, plastique et éthique sont juste anti-nomique à la base. Du plastique, même recyclé et vegan ne pourra jamais être éthique, c’est trop toxique pour l’environnement, ce n’est pas du tout recyclable à l’infini, ce n’est ni réellement biodégradable, ni renouvelable, sans parler des coûts environnementaux de production, avec un bilan carbone forcément déplorable.
Bref, avoir une telle pratique: embrasser la terre tous les jours, ou ne serait-ce qu’une fois de temps en temps, l’embrasser pour de vrai comme on embrasserait une bonne « grand-mère gâteau » ne peut que rendre écolo: on ne peut pas souiller quelque chose qu’on embrasse tous les jours. On ne peut pas se sentir séparé de quelque chose qu’on embrasse tous les jours. On ne peut pas embrasser « rien ». On embrasse quelque chose qui existe, quelque chose de réel, de vibrant, ce qu’on aime, ce qui est sacré pour nous.
La Vie est sacrée, la Terre est sacrée, la Vie en vous et moi est sacrée, voilà ce que veut dire « le féminin sacré ».
La Vie est sacrée, et ça, ça veut dire quelque chose. Cela veut dire même beaucoup de choses, les implications sont infinies… Mais cet article est déjà assez long comme ça!

 

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Ce texte a été développé à partir d’une page de mon journal intime (sur un cahier, pas sur ordi!), datée du 19 juillet 2018:

« Faire de chaque journée, de chaque minute, une cérémonie.
Une courbe et une durée, sacrées, vivantes, vibrantes, ordonnées, joyeuses, pleines d’amour, de paix, d’harmonie, de joie.
Le « féminin sacré » doit être aussi dans la parole, et donc cela ne peut être « féminin », cela ne peut être « le », cela ne peut être masculin!
La femme, « ça crée ». La femme est féminine. « Female » (en anglais). Elle contient le « mâle », comme la croûte terrestre contient la flamme.
Parler de « féminin sacré » est déjà une offense faite à la femme. La femme ne peut être « féminin ».
Elle est féminine, ou plutôt femelle, pas du tout « mini », minime, mais créatrice, puissante étoile, planète, galaxie. Elle contient, elle trace courbe et durée et porte la flamme, sacrée, en elle, sous sa croûte, sa peau, jusque dans sa moelle.
Elle se réapproprie la parole, sacrée, qui est à tous. Elle se réapproprie la langue, libère la voix. La parole dite résonne et se propage, sonne comme la cloche dans la vallée que toute la communauté entend, toute la famille, ensemble.
Aini j’écris avec une « plume » d’aujourd’hui, avec une encre qui ancre ma pensée sur la page qui traverse les époques, qui tient la durée. Et je rêve de pouvoir écrire assise sur une chaise dont la fibre n’aurait été traitée qu’à l’huile de lin et à la térébenthine, avec une huile et une essence. Une huile de plante, de graine, de fleur, de prairie, une essence d’une autre plante venant de la forêt.
Il est plus facile d’écrire en usant de la langue anglaise, qui ne scinde pas tant les choses en genre, en mâles et femelles… »


 

Du concret, une maison, peut-être

Voilà plus d’un an que j’ai commencé à chercher une maison, un an et demi que j’ai décidé de déménager.
Il y a bientôt un mois, j’ai trouvé une maison que je vais peut-être bien pouvoir acheter.
Je garde le « peut-être » parce qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il y a deux mois je disais « Bientôt, je vais peut-être louer une maison dans le parc du Pilat ». Et finalement, le propriétaire s’est rétracté et maintenant sa maison est en vente à 127 00 euros.

Je me rends compte que beaucoup de choses ont guidé mes choix, pas juste l’esthétique, le prix, le nombre de chambres, l’altitude, l’état du gros oeuvre…

A force de m’intéresser à la permaculture, j’ai commencé à voir passer des vidéos de survivalisme, de maison autonome, d’autocontrusction, de « BAD » (Base Autonome Durable)… Et tout cela a infusé au fil des mois, cela s’est frotté aux centaines d’annonces que j’ai consultées, aux quelques maisons que j’ai visitées…
Et voilà que j’ai opté pour une ancienne ferme, avec une cave, une étable, un puits quelque part…
La Safer a même droit de préemption, il y a 6.000m2 de terrain agricole.

J’ai envie d’avoir non seulement de l’espace pour me préserver d’éventuels voisins et de leurs pollutions électromagnétiques, de l’espace pour respirer à l’aise, pour avoir une vue, pour mes chats…, mais aussi de l’espace de stockage, ne serait-ce que pour pouvoir stocker les dizaines de courges que je ne manquerai pas de réussir à faire pousser d’ici un an ou deux.
Je voulais de la place pour que des gens puissent venir me voir et rester au moins une nuit ou deux à l’occasion, parce que personne de pourra s’arrêter « en passant ». Personne ne passe par le Morvan. Soit on y va, soit on le contourne.
Il y a un grand grenier quasi sur l’ensemble, pas du tout aménagé mais où il est possible de dormir un peu plus au sec que dans une tente, au cas où les chambres et la grande cuisine/salle à manger ne suffiraient pas.
J’ai envie d’avoir de la place, de la place, de la place.
Le luxe ultime: de l’espace à soi.

J’ai envie de planter des fruitiers, des lilas, des plantes médicinales, du chèvre-feuille, des pivoines, des rosiers, un pin, des patates, des graines de tabac (si si c’est légal, en vente sur le site de la Ferme de Ste Marthe), du tournesol pour les oiseaux…

Si tout continue à se dérouler sans accroc jusqu’au bout, j’aurais bientôt Nicolas Pezeril comme voisin, à moins de 10km de « ma ferme ». Je pourrai lui demander 2-3 petits conseils en « perma », tout ça tout ça…

Et puis je commençais à avoir envie d’habitat groupé, vu que, seule, avec mon pauvre budget minuscule, je ne trouvais pas, je ne trouvais pas… je me disais que je pourrais avoir intérêt à trouver des alliés pour réussir à venir à bout de cette quête et voilà que, de fil en aiguille, j’ai trouvé un « collègue ». Peut-être pour quelques mois seulement, pas de quoi faire une SCI pour le moment mais de la cohabitation, de la coopération, du test de mini-habitat groupé.

Il va y avoir du travail manuel à abattre. Il y a 2 jours, sur un vide-grenier, j’ai acheté des gants de jardin en cuir, 4 paires neuves. J’ai lorgné quelques petites haches anciennes très bien entretenues, lustrées et aiguisées.
Je chinerai beaucoup pour l’ameublement. Je veux du matelas en laine d’occasion, du bois, de l’osier, de la récup’, du patiné, ces matériaux nobles dont les « modernes » ne veulent plus.
Hier je suis passée chez une nana que je ne connais pas pour acheter une peau de vache d’occasion.
Je regarde les rouleaux de feutre de chanvre et de laine, sur les sites de matériaux écolo, en me demandant si je pourrais en faire des tapis de sol d’appoint…

J’ai envie d’apprendre à faire des choses de mes dix doigts. Je pense meubles, je pense couture, je pense lactofermentations… « off grid », « homesteading »….

Cet après-midi j’ai aussi acheté des chapeaux en paille à Bazar Sans Frontière, pour le farniente, quand même.

 

Journal de transition – Avril

Au menu:
Parc du Pilat ou du Morvan?
Débuts de la chélation des métaux lourds – Protocole Cutler
Bruits, moteur et vitesse

 

Vendredi 13 avril, 17h30, Haute-Savoie :

Par dépit, rien écrit en février ni en mars.
Pourtant je ne suis pas restée inactive, surtout en mars. Lasse d’attendre les estimations d’une maison dans le Pilat, estimations qui ne venaient pas, j’ai fini par prendre le mord aux dents et par aller visiter quelques maisons dans le Morvan. J’en ai trouvé une en particulier qui m’a beaucoup plue, une fermette un peu dans son jus, mais un jus décent et habitable.
Je suis tombée amoureuse du bocage et des tomettes posées à l’ancienne sur chape à la chaux.

Et puis les estimations de la maison du Pilat, près de chez ma cousine, sont tombées, en ma défaveur. Alors, à Pâques, j’en ai discuté avec la famille et les amis de la famille et on m’a dit « tente le viager » !

Donc j’ai proposé l’idée au co-propriétaire qui s’occupe de gérer le bien, il est ok, mais reste à voir si le juge des tutelles, qui veille sur les intérêts de son épouse, l’autre co-propriétaire, sera d’accord. Je ne sais plus si j’ai déjà raconté que la maison est en copropriété entre 2 époux dont l’un est sous tutelle pour cause d’alzheimer… Bref, rien n’est simple.

En mars j’ai donc fait 3 allées-retours dans le Morvan en 10 jours (un sur 3 jours, 2 sur une journée). C’en fut un peu trop pour mon système endocrinien. Retour des cycles menstruels irréguliers.

Idem un bref séjour de 3 jours dans le Jura au début d’avril, dans le froid, sur la dalle du chalet qui fait frigidaire en + d’empêcher la connexion à la terre. Mon système endocrinien n’a pas apprécié.


Cherchez le renard!
C’était vers midi. Pour qu’un renard sorte en pleine journée, faisait vraiment frisquet.

Un des allées-retours dans le Morvan fut fait en compagnie d’un anciens pote breton qui en a marre de son appartement four à micro-onde et qui a besoin de se mettre au vert. Il est prêt à me troquer une chambre dans ma future maison en échange d’un coups de mains pour gérer les travaux, il est bon bricoleur, ça pourrait faire un début d’habitat groupé, ou en tout cas de test d’habitat groupé…

Je continue la chélation. Quoi que la dernière fois que j’ai écrit dans ce journal, en janvier, je ne l’avais pas commencée.
Commencée début février.
Quelques rounds de DMPS.
Premier round de DMSA cette semaine, un peu rock’n roll. Fatigant. J’ai déclenché une sorte de symptôme grippal éclair de 36h, sans savoir si c’est le contre-coup du séjour dans le froid du Jura, des 18h passées dans les « ondes » électromagnétiques à Oyonnax avant de revenir ici, ou juste la détox/redistribution causées par le round de DMSA, ou un cocktail de tout ça à la fois.

Donc je vais peut-être acheter une maison à Pélussin, en viager libre, à 10km d’une centrale nucléaire et de la chape de pollution de la vallée du Rhône.

A côté de ma cousine et de son maraîcher bio de mari et sous un climat plus clément que celui du Morvan, à 30kmd’Annonay, de ses lilas et de ses pins.

Mais le Morvan, qu’est-ce que c’est joli… Si je ne m’y installe pas cette année, ce sera peut-être un peu plus tard. C’est d’un calme merveilleux, en tout cas hors vacances scolaires.

Ici le bruit s’amplifie toujours.
Les oiseaux continuent à venir picorer les dernières graines qui nous restent.

La chélation cause probablement un peu de redistribution qui me rend un peu plus sensible aux champs magnétiques des moteurs des engins de malheur, que ce soit les voitures, les tracteurs, les tondeuses qui commencent à ronronner ou les motos et autres quads qui couinent.

J’ai dû renoncer à lire dehors, le concert de l’après-midi vrombissait dans ma tête… Et encore, ce n’est qu’un vendredi après-midi avec un ciel vaguement couvert.
Le weekend, quand il fait beau, c’est bien pire. Et il n’y a toujours pas de ralentisseurs autour de chez nous, toujours uniquement des radars pédagogiques, pas de zone 30km/h, donc tout le monde s’en donne à cœur joie.

Le 50km/h ? C’est pour les tafioles, je présume.
Il y a quelques jours j’ai vu le voisin faire une roue arrière sur son quad, sur la route au-dessus de chez nous. Mr est tout fier d’avoir son permis et des engins aux moteurs « homologués », n’est-ce pas, et il en profite pour avoir une conduite dangereuse et bien sûr, jamais aucun gendarme n’est là pour lui expliquer un peu la vie (et ses parents ? Bah ils lui ont mis le cul sur des motos et des quads alors qu’il n’était pas encore en âge de rouler des joints, donc bon…).

Je me suis achetée un voile de tête « anti-onde » pour les déplacements en voiture.
C’est mes trajets dan le Morvan qui m’ont décidée. Ca grille trop le cerveau de conduire, maintenant. La fatigue au volant s’accroît au fil des mois, au fur et à mesure que les antennes se multiplient le long des routes, que les utilisateurs de technologies « modernes » se multiplient comme les métastases dans le corps d’un cancéreux en phase terminale .
Pour le moment je ne mets le voile qu’en voiture, pour me protéger des antennes-relais, des smartphones dans les voitures autour de moi, des bluetooth des voitures autour de moi, des systèmes anti-collision, des radars de recul et dieu sait quoi d’autre… Les antennes-relais, je ne comprends pas comment ils peuvent en mettre autant partout et espérer que ça ne causera jamais de soucis. Ce sont des machines à générer des coup de barres, des somnolences, vu que le long des routes elles sont toujours orientées pile dans l’axe de la route.
On peut souvent les sentir avant de les voir.

 

Dimanche 22 avril, 14h30, Haute-Savoie :
Bon, finalement, je vais peut-être louer la maison de Pélussin.
Il reste à voir quand, combien exactement…
Et pour pouvoir bénéficier des allocations logement, va falloir que je renonce à mon statut d’auto-entrepreneur, vu que les auto-entrepreneurs n’ont pas droit aux alloc logement, vu que ce sont des « patrons » et que, c’est bien connu, un patron gagne forcément au moins 1500 euros/mois, n’est-ce pas.

Donc moi qui me disait « chouette, il y a une petite pièce pile bien située dans la maison qui va pouvoir servir de cabinet de consultation ! »… Bah non, elle servira de je ne sais quoi mais pas de cabinet de consultation.
Je donne ma réponse demain au proprio. C’est lui qui m’a proposé l’option de la location quand le juge des tutelles a dit « non le viager libre n’est pas à votre avantage blabla ».
Le proprio semble vraiment vouloir tout faire pour m’arranger au maximum.
Un peu comme le grand-père que je n’ai pas eu.

Par contre la juge des tutelles pourrait avoir échoué à comprendre ce qu’est un viager libre… Va falloir creuser un chouilla de ce côté, et si elle a juste mal compris, qui sait… Ou si c’est le proprio qui a oublié de préciser « viager libre, pas occupé »…

En attendant j’ai tellement envie de partir d’ici et tout le monde se décarcasse tellement pour que je puisse choisir Pélussin, que bon… Je me dis, au moins pour un an, pourquoi pas tenter l’aventure de la location.

Dans le Pilat, dans la maison peut-être à louer:

Le sol de ce salon était excellent! Bonne mise à la terre, bon soutien du péristaltisme!

Sinon, à part ça, après la mi-avril, le soleil est revenu!!!!!!!!!

Le Semnoz.

Journal de transition – Janvier 2018

(Bonne année – oui, je sais, je publie le journal de janvier alors qu’on est en mai, ça craint, je suis lente, tout ça…)

Au menu:
Préménopause
Analyse de cheveux – protocole de chélation des métaux lourds Cutler
La Pesse au soleil, ou pas.
Maillot de bain coton sans élastique
Éclaircies, famille.

 

Vendredi 5 janvier 2018, 15h15, Haute-Savoie.
Pas un pet de vent.
Après des semaines de météo plus ou moins tempétueuse, ça fait bizarre, beaucoup trop calme, presque lourd, alors que le ciel semble vouloir tourner à l’éclaircie.

J’ai eu des nouvelles du notaire hier. La secrétaire m’a fait un retour sur les diagnostics de la maison de Pélussin : de l’amiante un peu partout, radon catégorie 3, installation électrique et chaudière à revoir… Mais apparemment gros œuvre bien en bon état.
Il ne reste plus qu’à faire le diagnostic de l’assainissement et les estimations, qui seraient « en cours » (sans plus de précision, ça reste un peu frustrant).

 

Lundi 15 janvier, 16h45, Haute-Savoie :
Les diagnostics de la maison de Pélussin sont tous faits mais rien ne bouge. Pas d’estimations en vue.
Attendre, attendre…

Ce matin, rendez-vous chez la médecin généraliste qui fait mon suivi gynéco : la périménopause – préménopause semble confirmée.
Demain matin, prise de sang pour bilan sanguin lambda (foie, thyroïde, électrolytes, vitamine D…), pas de bilan hormonal, ça ne sert à rien, semble-t-il.
Diagnostic clinique, en fonction des symptômes : plusieurs cycles très raccourcis en 2017, quelques premières bouffées de chaleurs, le dernier syndrome prémenstruel a duré 10 jours au lieu des 2 jours habituels…
Voilà, et c’est parti pour quelques années de bazar dans le genre.
Alors j’ai encore fait chauffer la carte bancaire et j’ai commandé du gattilier sur ABC de la Nature, avec du Palmier nain de Floride pour voir si ça aussi pourrait avoir un bon effet sur mes petits problèmes de peau (un peu inspiré de cet article : https://recoveringkids.com/2018/01/10/androgens/).

J’ai reçu les résultats d’une analyse de cheveux (métaux lourds et minéraux), via le labo américain Holistic Heal.
Les annotations sont du Dr Amy Yasko.

Lithium dans les choux, à supplémenter (via du lithium orotate, 5mg).
Les taux de calcium, magnésium, sodium potassium (la façon dont ils sont « déplacés » par rapport à la norme) indiquent une fatigue surrénale (sans déconner ?! Plus de 5 ans que j’ai compris le truc via les vidéos de Thierry Casasnovas, mais c’est cool d’avoir confirmation via une analyse).
Indication d’une fatigue surrénale dans une analyse de cheveux par Holitic Heal : quand les taux de calcium/magnésium vont dans un sens et que les taux de sodium/potassium partent dans l’autre sens.
Les taux de métaux lourds semblent relativement modestes, mais cela peut être tout simplement le signe que le corps échoue à les éliminer(comme souvent, parait-il, en cas d’autisme/trouble du développement) et si on applique les « counting rules » du protocole Cutler http://autismrecoverysystem.com/wp-content/uploads/2017/05/Counting-Rule-Assessment-of-Hair-Analysis.pdf, on trouve quand même un dérangement des minéraux qui pointe une intox au mercure. C’est la « counting rule » n°4 : il y a intox lorsque 4 minéraux ou plus sont aux extrêmes (au-delà du 2,5th percentile ou du 97,5th percentile). Ici c’est le cas du calcium, magnésium, lithium et du cobalt.
Vu que le protocole Cutler est le seul à ma connaissance à prédire la détox spontanée post-dépose des amalgames (la « dump phase »), et vu qu’il est le seul protocole préconisé dans l’approche biomédicale de l’autisme, je vais m’y tenir.
D’après certaines analyses de cheveux faites par des gens avant et pendant la chélation, les taux de métaux lourds peuvent être modestes avant la chélation et augmenter au cours de la chélation (ce qui montre que les métaux « sortent »), pour finir par chuter au bout d’un an ou deux de chélation.

Et bien sûr, oui, tout ça coûte des sous…

 

Mercredi 31 janvier 2018, 9h30, Haute-Savoie.

Hier Météo France affirmait sur son site qu’il faisait grand soleil ici, qu’on aurait du soleil toute la journée.
On a eu la tête dans le pâté de grisaille toute la journée. Ils deviennent nuls même en météo en temps réel. Ca devient grave.
Dimanche et lundi j’étais à La Pesse, j’ai pris le soleil, le vrai, pas le virtuel de Météo France.
Mardi matin, ici, dans la grisaille, j’avais encore la sensation d’être dans le soleil, tellement j’en avais pris plein les mirettes pendant 2 jours. Ca avait imprimé ma rétine.
Mais bon, c’était hier matin.
Et déjà hier après-midi, j’avais à nouveau envie d’assassiner le ciel, tellement j’en peux plus de cette grisaille, même en prenant de la vitamine D3 et de la vitamine K2-MK4 et du gattilier et de ceci et de cela.

A La Pesse:

Sinon, pendant tout l’hiver, ça a été ça:

 

En janvier j’ai récupéré mon maillot de bain sans élastique, en coton bio, fait par la couturière des Bauges, Maud Griengl:

Vers la fin du mois il y a eu une éclaircie majeure: j’ai pu revoir mon neveu, pour la première fois depuis un an. Il a toujours la patate:

A la fin du mois, les crocus ont fait une percée (ainsi que 2-3 abeilles):

Journal de transition – décembre

(oui je sais, je publie le journal de décembre 2017 et mai 2018, un de mes anciens blogs s’appelait « lenteur et tremblements »).

Vendredi 8 décembre, Haute-Savoie, 15h50 :
Mais quelle transition ?
Toujours en Haute-Savoie, dans la même chambre, ma chambre d’enfant, toujours aucun changement d’adresse prévu dans les semaines à venir. Toujours en attente.
Ces deux dernières années, je suis souvent allé à Oyonnax, voir un cousin qui habite là-bas. J’y ai souvent eu la sensation qu’Oyonnax n’allait jamais me laisser repartir. J’y suis tombée en panne deux fois. En mars dernier, non seulement j’étais en panne mais il y a eu une grosse tempête pendant que le garagiste finissait de réparer un bouchon de réservoir à liquide de refroidissement et quand au bout de 3 jours j’ai pu reprendre la route, elle était barrée : des arbres étaient tombés entre Oyonnax et Nantua, il a fallu que je fasse demi-tour, que je retourne à Oyonnax prendre l’autoroute.
Comme quand je vais à Genève en voiture et que je ne sais plus en repartir, parce que c’est quasi impossible de trouver des panneaux « Annecy » une fois qu’on est dans Genève. Alors je tourne, je tourne, je me fais klaxonner, ça n’en finit pas…
Maintenant j’ai cette sensation de tourner en rond même ici, cette sensation de jour sans fin.
Alors comme Bill Murray dans le film « un jour sans fin », je finis par essayer d’en prendre mon parti. J’essaye d’améliorer le quotidien. Je fais un peu plus de cuisine que d’habitude. J’ai commandé des cadeaux de Noël pour ma mère qui ne veut pas de cadeaux de Noël.
Je vais peut-être finir par acheter de la peinture écolo pour peindre la frisette de la chambre.
Il y a mon projet de blindage partiel du chalet de La Pesse que je laisse en suspens parce que le budget tourne autour des 400 euros. Et est-ce bien raisonnable de dépenser autant pour protéger un chalet « de loisir » d’une ligne électrique, quand je sais que je ne peux pas envisager d’y habiter, et surtout quand je vais peut-être bientôt avoir besoin de tous mes sous pour acheter une MAISON et y faire des travaux de mise aux normes, tout ça…

Mais quelle maison ?
Pour celle que je lorgne à Pélussin, il y a le diagnostic réglementaire à faire et deux estimations de sa valeur. Je vais finir par appeler le propriétaire mais je ne voudrais pas lui donner l’impression de m’impatienter ni être pénible. En même temps, faudrait pas non plus que je donne la sensation de m’en foutre…
Donc oui, après le plafond, je vais peut-être envisager d’autres petits travaux…, mais là aussi, la peinture ça coûte des sous.

Dans 3 jours, j’ai 41 ans.

Je piaffe.
Je continue à regarder les annonces immobilières.
Jusque là je me contentais de regarder des sites comme Paru Vendu et LeBonCoin mais si je dois repartir en quête, cette fois j’appellerai des agences du côté du Livarois-Forez, du Roannais.
Je suis même tentée par le Morvan. C’est joli, relativement sauvage et les prix de l’immobilier y sont très intéressants.

17h20 : j’ai appelé le propriétaire de la maison de Pélussin, il n’a encore lancé aucun diagnostic, aucune évaluation… Il semble ployer sous le poids des démarches à accomplir. Donc ça reste en rade. Je lui ai expliqué que la situation est difficile pour moi aussi, que je rappellerai à la fin de l’année et si d’ici la fin de l’année rien n’a bougé, bah j’aviserai.

 

Lundi 18 décembre, Haute-Savoie, 9h :
Noël se passera chez ma cousine du Pilat. Ca fait 2 mois que je n’ai pas vu mes cousins, ils commencent à me manquer.
Pas sûre, toute fois, de rester plus d’une journée, peut-être juste le 25 (because wifi, samrtphones, tout ça…).
Je piaffe tellement, je n’en peux tellement plus d’attendre sans rien faire (parce que l’attente m’occupe toute entière, ça m’envahit, ça me ronge, j’en peux plus), que s’il n’y a rien de neuf du côté de la fameuse maison de Pélussin le 2 janvier, je prends mon téléphone et j’appelle des agences immobilières en Auvergne, du côté de Montbrison, Monistrol-Sur-Loire, Tence… Peut-être une ou deux en Ardèche du côté de Lamastre mais sans grand espoir. Et aussi peut-être du côté du Roannais.
Je vais essayé de me fixer comme bonne résolution de signer un compromis d’ici le printemps (21 mars), voir même de préférence d’ici le Nouvel An chinois (printemps chinois), donc d’ici le 15 février.

J’en peux plus d’attendre.

 

Vendredi 22 décembre, 17h, Haute-Savoie.
Lundi, Noël à Pélussin.
Mardi, diagnostics de la maison à vendre là-bas.

 

Jeudi 27 décembre, Haute-Savoie, 15h45.
Météo morbide.
Il y a autant de lumière qu’un soir d’été à 21h30.
Donc je vais écouter du rock des années 90s.
Le Noël dans le Pilat fut sympathique. J’ai fait l’allée-retour dans la journée. J’avais oublié que le trajet était aussi long (2H15).
Je me disais que c’était peut-être la dernière année que je faisais le trajet pour Noël. L’année prochaine j’habiterai peut-être ailleurs, plus près.

Peut-être.
En tout cas c’est de plus en plus dur, la route, l’autoroute, bordé d’antennes relais tout du long.
Elles me rendent un peu somnolente.
Sans parler de ma ceinture de sécurité qui m’engourdit et finit par m’endolorir l’épaule gauche.
Au dessert il y a eu une omelette norvégienne absolument énorme, réalisée par un restaurateur du coin.
Un ancien majordome de l’armée m’a servi la terrine de poisson.
Il faisait beau mais on n’est pas sorti une seule minute.
On a fait en sorte que le wifi soit coupé mais disons que nous avons échoué à demander à tout le monde de mettre les smartphones en mode avions, donc bon, disons que ce fut moins pire comme ça qu’avec le wifi.
Rude quand même.

Et maintenant, c’est Armageddon avec le ciel qui nous tombe dessus.

 

En photos:

Quand les voisins font du « bruit » même lumineux (ils ont peur de perdre leur maison dans la nuit, ou bien?).

Pour les fêtes, j’ai envoyé des cartes, de chez Bug Art:

J’ai (à peu près) finit de passer l’enduit au plafond de ma chambre:

Armagedon, ambiance maison du diaaaable:

Pendant tout l’hiver, j’ai été fascinée par les apparitions du soleil.
Quand le soleil sortait, je sortais mon appareil photos, ou je prenais une photo depuis l’intérieur.
J’ai donc fais 4 fois des photos avec du soleil, pendant tout décembre.

Journal de transition – Novembre

(oui je sais je publie le journal de novembre 2017 en mai 2018… j’ai eu un gros coup de mou pendant tout l’hiver… quand je dis que je suis lente….)

Au menu :
Protocole de chélation des métaux lourds Cutler
Blindage
Cacao/chocolat et chamanisme
Goût musicaux, rock’n roll
Travaux manuels

1er novembre en photo, à La Pesse:

A 1200m d’altitude, quand il fait beau un 1er novembre.
Je précise que seuls les trucs en laine étaient installés sur du carton, pas moi.


J’harmonisais une couverture laine, en enlevant le liseret synthétique (voir l’article sur les « énergies » pour + de détails).

Mardi 14 novembre, Haute-Savoie, 17h15.
Après quelques jours de pluie, le soleil est revenu. Ca faisait bien un an qu’on n’avait pas eu autant de jours de pluie à la suite. On n’est plus habitué.
J’attends toujours des nouvelles du propriétaire d’une maison que je « lorgne », pour savoir à quel prix il va pouvoir la vendre.
Je pense « Plan B » : viager libre ou location temporaire et coloc ou SCI (soyons fou)…

J’envisage d’entamer un protocole de détox des métaux lourds, le protocole Cutler, qui ne peut être envisagé qu’après dépose des amalgames. C’est étrange comme ce protocole me semblait compliqué auparavant, je n’avais jamais eu le courage de me pencher dessus, alors qu’il est très prisé dans l’approche « biomédicale » de l’autisme. Là, il y a quelques jours, je me suis sentie motivée et en quelques heures de lectures, je savais grosso modo avec quel chélateur débuter (DMSA ou DMPS, surtout pas d’ALA pendant les 4 mois suivant la dépose des amalgames), j’avais déjà une préférence pour le DMPS (plus confortable à utiliser, puisqu’on le prend toutes les 8h, au lieu de 3-4h pour le DMSA, et il semble être un chélateur un peu plus « fort » qui s’accroche mieux au mercure que le DMSA, et qui génère moins d’effets secondaires), quels compléments prendre, avec quels genre de dosages commencer (de l’ordre de 10mg pour les chélateurs), combien de jours par « rounds » (3 jours entiers et 2 nuits), etc…
Comme si mon corps sentais que, ça y est, c’est bon, je peux y aller… A moins que mes fonctions cognitives se soient encore un chouilla améliorées, libérée du poids des « mauvaises ondes » générées par les métaux en bouche…
Sur le plan bioélectrique, et donc biochimique, je pense que je fonctionne vraiment un peu mieux, le bioélectrique pouvant influencer le biochimique, et vice versa, vue qu’il s’agit de la même chose, vue de deux points de vue différents, les deux faces de la même médaille.

Il y a 15 jours, j’ai donné une consultation naturo à Oyonnax et là j’en ai une autre de prévue demain matin par skype. C’est fou, c’est l’affluence !

J’envisage d’installer un léger blindage au chalet, pour pouvoir protéger l’intérieur du champ électrique basse fréquence qui vient de la ligne électrique qui passe derrière, à 25-30 mètres. Ce serait juste sur une partie du mur Nord, où est située la « tête » de mon lit. Et surtout, je voudrais mettre au moins une partie du sol à la terre (le coin nuit et repas). Et peut-être en prime blinder le plafond. L’entreprise Géotellurique m’a suggéré d’utiliser un grillage à poule pour le plafond (pour un blindage low cost). Le tout devant bien sûr être mis à la terre, sinon, non seulement ça ferait antenne mais ça réverbérerait toutes les pollutions électromagnétiques (effet ping-pong).
Mon cœur penche pour le grillage moustiquaire de géotellurique…
Si je m’occupe du plafond, faudrait peut-être que je commence par y poser un isolant thermique, tant que j’y serais… Ca m’occuperait, en attendant d’avoir des nouvelles du propriétaire de ma peut-être future maison…

Il y a quelques jours, j’ai revu un copain que je connais depuis 2008, une des très très rares personnes à avoir su entretenir le contact avec moi aussi longtemps (faut avoir de sacrées compétences en communication pour y arriver, être bien persévérant, patient, pas rancunier pour les longues périodes de silence…). De toutes les personnes avec qui j’ai eu l’occasion de me lier à l’époque, il n’y en a que 3 avec qui je garde un contact à peu près régulier.
Là, ce copain m’a demandé de le lui écrire un peu plus souvent, un peu plus qu’une fois tous les 6 mois – 1 an.
C’est très très rare qu’on me demande d’écrire plus souvent. Vraiment très très rare ! (d’habitude c’est plutôt l’inverse)

Il y a quelques jours, j’ai découvert qu’on peut consommer le cacao dans le cadre de « cérémonies » chamaniques. Je me sens bête de ne pas y avoir pensé toute seule. Jusque là je n’avais entendu parler que de l’usage du cacao durant les cérémonies avec champignons (psilo). Je connais pourtant déjà la cérémonie du tabac… Alors reste à voir si ce n’est pas juste une invention occidentale (une enième façon d’abuser d’une plante maîtresse/sacrée?) ? Mais les plantes maîtresses se « diètent » bel et bien, et si on peut utiliser le tabac seul en cérémonie, alors en effet pourquoi pas aussi le cacao…
J’ai décidé d’arrêter d’en « abuser » il y a un peu plus de 3 semaines. Moi qui en consommait tous les jours, j’ai fait ceinture à partir du 20 octobre et j’en ai consommé un peu dimanche dernier. Disons que l’effet et le contre-coup a été intéressant. Le simple fait qu’il semble y avoir eu contre-coup le lendemain (très gros coup de mou) est intéressant : phénomène d’intox causé par un aliment « toxique » ou bien par un aliment auquel je suis « sensible » ou encore phénomène de détox ? Les personnes qui organisent ces cérémonies parlent en effet d’un effet détox… Bon, disons que c’est à l’étude. Le tabac pris en décoction fait bien vomir, donc le chocolat pourrait bien aussi… Bref.
Ca fait une vingtaine d’années que j’ai commencé à me poser des tas de questions sur ce que je mange, ça me passionne toujours autant de chercher et de « creuser » dans ce domaine.

Cet après-midi, il faisait beau, j’ai eu envie d’aller me promener et une fois sur le chemin, j’ai eu envie de me mettre pieds nus. J’ai fait environ 1km pieds nus sur mon petit chemin de campagne préféré, par endroit quasi de la terre battue, très agréable très « verticalisant », j’avais quasi la sensation d’être une africaine avec une grosse cruche sur la tête tellement je me tenais droite…, et par endroit le chemin était ruisselant d’eau glacée. Je suis revenue à la maison à 16h, avec les pieds tous chauds.
Le thermomètre extérieur indiquait 6° à l’ombre.

 

18 novembre, La Pesse:

Après le soleil…

 

21 novembre, Annecy:
Ce jour-là, ma voiture a passé la journée chez le garagiste et moi je suis donc restée bloquée en ville toute la journée.

Même là, sur le Pâquier au bord de l’eau, il y a de la pollution électrique haute fréquence (wifi, antennes relais…).
Alors j’ai passé un bon bout de temps dans les églises et puis au cimetière de Loverchy, une grande étendue très dépeuplée, donc sans smartphone, un peu excentrée du centre ville, avec quelques arbres tout autour (ils font écran aux hautes fréquences) et des endroits sans goudron (pour la mise à la terre).

 

Mardi 28 novembre 2017, Haute-Savoie, 20h35 :
J’arrive encore à écouter du Placebo, à 40 ans.
Dimanche, j’ai essayé Metallica, et j’ai échoué. Ca ne me faisait plus rien. Quoi que je n’ai pas essayé à plein volume avec de bonnes basses (quoi que bon, Metallica et la basse, ça a tendance à faire 2), juste sur ordi (shame).
C’est l’inconvénient d’un déménagement en suspens : on n’a pas sa chaîne stéréo sous la main.
Donc Placebo, oui, ça passe encore bien, Indochine aussi, par contre Bauhaus ou Interpol, c’est devenu creux, voir irritant.
C’est moche.

J’ai commencé à refaire le plafond de la chambre où je dors ici, mon ancienne chambre, la chambre qui avait été attribuée à mon neveu, du temps où il venait ici, et peut-être la chambre où il reviendra de temps en temps quand je serai partie.
Ca doit faire 10 ou 15 ans que j’ai enlevé le papier peint à papillons qui couvrait le plafond. J’en avais marre des papillons. Je devais m’attendre à trouver du plâtre bien blanc en-dessous. Ma cache. C’était du placo cartonné qui s’arrache plus ou moins en même temps que le papier peint, avec quelques tâches d’enduits ici ou là. Ca m’avait découragée.
Et ça fait 10 ou 15 ans que c’est comme ça.
Donc là hier j’ai fini d’enlever des lambeaux de papiers peints, cet après-midi j’ai acheté 5kg d’enduit de lissage et une nouvelle lame avec manche en bois (parce qu’un manche en plastique ce serait mal barré) et j’ai commencé à le passer.
J’ai fait 2m2 en 2H. J’ai des doutes sur les proportions enduit-eau indiquées sur le paquet.
Mal au poignet.
Du coup au dîner, j’ai usé des vertus médicinales du vin rouge sans sulfites : l’alcool est anti-douleur, analgésique. C’est bien pratique.
Bon d’ici 3 jours je devrais avoir fini le plafond.
Pendant que j’enduisais, je me disais que j’aurais peut-être des travaux comme ça à faire dans ma future maison. Je me disais que ça suffirait à m’occuper pendant des mois et des mois si j’avais une maison de 100m2 à « rafraîchir » du sol au plafond, vu comment je suis « douée ».
Je suis relativement douée pour apprendre, mais lentement, surtout quand il n’y a pas de prof.
Et même si je peux apprendre, mes mains restent un peu gourdes.
Mais je suppose qu’il y aurait de la fierté à pouvoir dire « cette peinture, c’est moi qui… », « ce plafond, c’est moi qui… », « cette cloison, c’est moi qui… », etc…


Le plafond, « avant ».

Jeudi 30 novembre, Haute-Savoie, 11H35 :
Mieux avancé avec le plafond hier, en mettant un peu plus d’eau que ce qui est conseillé sur l’emballage. Je suppose que le support cartonné absorbe d’avantage d’eau et a donc besoin d’un enduit un peu plus « lisse » que la moyenne.
Après 4h de boulot les bras en l’air, je n’ai pas repris de vin, j’ai pris un bain au sel d’epsom, avant d’enchaîner en début de soirée avec un cours de taï-chi.
Avant, j’affrontais la neige dans les bauges pour aller à des concerts punk, maintenant c’est pour aller à des cours de taï-chi.