Wishlist – Liste de souhaits

https://www.freestyleforge.com/details-couteaux+droits+forges-90.html

Comme toutes les femmes, je suis une princesse.
J’aime bien qu’on me le montre, au moins de temps en temps.

Pour vous y aider, voici ma wishlist:

– Haches, hachettes, scies, ciseaux à bois, tournevis, marteaux, coin étoile pour fendre le bois… en très bon état, avec manche en bois le cas échéant ainsi que de très bons outils de jardin (débroussailleuse thermique à lame, tronçonneuse thermique, sécateurs, faux, binette, fourche, bêche, râteau en bois…), en très bon état, avec manche en bois de préférence le cas échéant et pouvant être maniés par une femme de 56kg (pas de tronçonneuse pour Viking, merci).

– Un établi en bois en très bon état, une boîte à outils

– Un petit couteau de chasse de forgeron (voir photo en illustration en tête d’article) en très bon état, lame de 10cm environ, couteau droit, dans le genre du « violon » de Nontron (j’en ai un, je l’adore) mais à lame fixe et un peu plus massif, pleine soie apparente, en acier oxydable (oui, j’ai bien écrit « oxydable »), sans garde ni tralala, manche vissé/riveté (pas collé) en bois gaulois ou corne gauloise non-vernis (attention: je n’aime pas les lame en « damas »!!)

– Une noix de jambon de qualité artisanale (sans sulfites) par mois

– Quelques litres d’eau de vie (50-55°)

– Du vin rouge bio sans sulfites

– Des parfums d’Abdes Salaam Attar/La Via Del Profumo via le site profumo.it (Milano Caffè, Venezia Giardini Segreti, Legno di Nave, Gipsy Queen, Grezzo (d’eleganza), Tabac, ou un assortiment de mignonnettes ou des parfums Sharini.com (Ambre Essentiel, Iris Véritable, Jasmin Céleste, ou le coffret testeur), ou parfums Nicolas Du Barry (les naturels), ou à défaut des eaux de parfums Florame ou Melvita (Ambre ou Patchouli, en magasin bio), ou Coco de Chanel (eau de parfum), Habanita de Molinard, L’Heure Bleue de Guerlain, Jicky de Guerlain, Les Jardins de Bagatelle de Guerlain (attention : les eaux de parfums Guerlain, pas les eaux de toilette!!), Séville à l’Aube de l’Artisan Parfumeur, Sable de Goutal, Ambre Russe de Parfum d’Empire, Cadjmere de Pierre Guillaume, Nuit Noire de Mona Di Orio, ou surprenez-moi avec des parfums naturels (en anglais: « botanical perfumes ») que je ne connais pas (j’aime les ambres, les roses ambrées ou épicées, le néroli, le jasmin, la tubéreuse, l’iris, les trucs opulents, l’encens, la lavande, l’hélichryse/immortelle), voir là : https://www.fragrantica.fr/industry/Natural+Perfumery.html ; on peut aussi m’offrir des « décants » (échantillons) : https://www.theperfumedcourt.com/ Il y en a pour tous les budgets !!!

– Des plantes aromatiques/médicinales pour mon potager (oui, même juste une menthe poivrée à 3 euros ou un pied d’achillée mille-feuille à fleurs mauve/rose prélevée en plein champs)

– Une grande pergola en fer forgé pour ma glycine + son installation

– Un coin à champi et un coin à amanite tue-mouche dans le Sud Morvan (non, les flics ne lisent pas mes blogs et rien ne prouve que je souhaite faire autre chose que de la mycologie amateur)

– Écharpe, bonnet, chaussettes et deux-trois pulls en laine vierge non-teinte ou teinte avec une teinture végétale (les teintures labellisées Oekotex, non merci!), taille 42/L (je suis en périménopause, j’aime bien me sentir à l’aise), par exemple chez Terre de Laine, Les Laines du Forez, Ardelaine… Col V ou col rond mais pas roulé.

– Un manteau ¾ (ou encore plus long), taille 40-42/L en peau de mouton lainée (non-teint) avec une grande capuche et en bon état, sans métal

– Trois nouvelles portes de chambres en bois non-traité, très bien posées, étanches au bruit

– Des livres sur la couture à la main et la couture historique, période préhistorique ou médiévale, ou viking, comme « Woven into the earth », ou « Medieval garment reconstructed ». Ca peut être en russe tant qu’il y a des patrons !

– Des aiguilles à coudre en fer forgé ou en os, du matériel de qualité pour coudre le cuir, la fourrure

– Un dictionnaire sanskrit-anglais, un dictionnaire anglais-danois/danois-anglais, un dictionnaire anglais-suédois/suédois-anglais, un dictionnaire anglais-vieux norois (version papier, pas en pdf!).

– Une table en bois brut rectangulaire assez grande pour pouvoir faire de la couture dessus (genre 2-3m2)

– Des livres (version papier! PAS PDF!) sur les psychédéliques, le chamanisme, la possession/incorporation, écrits par des anthropologues, des ethnobotanistes, de « vrais » chamanes… (Corine Sombrun, Jeremy Narby, Paul Stamets, Romuald Leterrier, Bertrand Hell, Stéphanie Chayet…), des livres sur la phytothérapie, les plantes toxiques, la conservation des aliments par lactofermentation ou séchage, l’agroforesterie, la permaculture, la cueillette/conservation/transformation des plantes médicinales…

Wishlist Amazon (livres) : https://www.amazon.fr/hz/wishlist/ls/3ACWQTGMIHV39?ref_=wl_share

– Des travaux d’électricité (dont révision et mise aux normes « Baubiologie » de la prise de terre, création d’une prise de terre dans chaque pièce) https://baubiologie.fr/

– Quelques weekends de travaux de maçonnerie à la chaux (révision d’un mur en bon état général de 30m de long en pierre, piquetage des murs de ma cuisine au moins pour voir si la pierre apparente est récupérable, si oui, la pièce fait 36m2, enjoy !). J’ai aussi une façade de 30m de long recouverte de ciment moche et je préférerais un enduit à la chaux, si jamais…

– De nouvelles portes de dépendances (cave, étable…)

– Du tissu de lin non-teint bio pour confection ou du tissu de laine de mouton artisanale (tweed ou twill) non-teint ou teint avec teinture végétale pour confection (laize de 130-150cm environ de préférence), ou coton/soie/laine khadi/khaddar. Exemples: https://www.fibrebio.com/categorie-produit/fabrics/tissage-artisanal-ecru/; https://biotissus.com/fr/255-lin-tisse ; https://www.etsy.com/shop/Handmadewoolcloth?ref=nla_listing_details ; https://www.hebrideanwoolhouse.com/tweed_products/hebridean.htm

– Un ou deux tonneaux en bois en bon état (environ 50/100L) pour faire fermenter des fruits et l’adresse d’un bouilleur de cru en Sud Morvan

– Des plumes de rapaces en bon état (calamus intact)

– Des dents de sangliers (en bon état, bien pointues)

– Des peaux tannées artisanalement, de préférence avec la fourrure (tannage végétal ou à la cervelle)

– De la laine de mouton (à laver, donc oui, même si elle est un peu crottée je serais contente)

– Des manteaux de fourrure ou tour de cou en fourrure d’occasion (Emmaüs…)

– Un grand fruitier (pour conserver les fruits à l’abri des rongeurs)

– Des cardes en bon état (pour carder la laine)

– Un métier à tisser fonctionnel pour tisser des laizes de 100-150cm environ

– Un stage pour apprendre à se servir d’un métier à tisser

– Un grand canapé en laine ou coton et bois brut non-traité surélevé, c’est à dire dont la garniture ne touche pas le sol (par exemple chez https://eu.europeetnature.com/fr/)

– Des cours de menuiserie (fabrication de meubles)

– Des cours de couture (à la main)

– Une phurba en fer (« iron », en anglais) via Nicholas Breeze Wood (http://www.3worlds.co.uk/Pages/G02-B-Ritual.html)

– Une mappemonde (globe terrestre)

– Des cartes en relief de la France, de l’Europe

– Du très beau tissu d’ameublement, fleuri, raffiné et lumineux, par exemple comme ça : https://histoiredetissus.fr/imprimes/571-tissu-thevenon-persepolis-rose.html ; https://histoiredetissus.fr/accueil/136-23084-tissu-casal-madurai.html#/680-casal_madurai-30412190_multicolore ; https://histoiredetissus.fr/accueil/138-tissu-casal-bangalore.html ; https://histoiredetissus.fr/imprimes/651-tissu-thevenon-persepolis-vert.html ; https://histoiredetissus.fr/accueil/196-23436-tissu-casal-fleurs-et-oiseaux.html#/849-casal_fleurs_et_oiseaux-304118090_grenat_rose ; https://histoiredetissus.fr/accueil/480-25038-tissu-casal-kampur.html#/1577-casal_kampur-73_creme

– Canapé ou fauteuil ancien avec garniture en laine, coton ou crin (zéro synthétique) en bon état

– Élagage de mes fruitiers

– Poêles et cocottes en fonte

– Des lits 100% bois non-traité (neuf ou anciens), sans métal, sans aggloméré…

– Un tipi ou yourte ou petit chalet de jardin (de préférence zéro plastique/synthétique, bois non-traité…) avec possibilité d’y installer un petit poêle à bois, le tout posé à domicile, sans plancher (directement sur le sol naturel)

– Des bottes en peau/cuir fourré 100% cuir véritable (zéro synthétique), style Sami ou Natif américain taille 39/40

– Un kit pour réaliser mes propres moccasins, par exemple via Earthingmoccasins (cuir couleur naturelle)

Adresse de livraison:
1 route de Jeusot
71550 Roussillon en Morvan

Roman – Autofiction – La sorcière amoureuse

Qu’est-ce qu’une « sorcière » fait sous champi?
Pratiquer l’anarcho-chamano-activisme, ça veut dire quoi?
Une sorcière, est-ce que ça a un coeur?
Une autiste qui tombe amoureuse, c’est possible?
De l’autofiction, ça ressemble à quoi?
Est-ce que je cite des voisins?

Cet été, en l’espace de cinq semaines, j’en ai fait 60 pages, soit un petit roman.
Si c’est surtout le thème du chamanisme et des psychédéliques qui vous intéresse, vous pouvez commencer la lecture page 21.

Pour télécharger le PDF, cliquer sur le titre:

La sorcière amoureuse

 

Fiction – La fin du monde

En direct depuis l’Auberge de Roussillon-en-Morvan, via son wifi, je mets en ligne une nouvelle nouvelle:

La fin du monde (pdf)

C’est une nouvelle d’anticipation « collapso »: dans un futur proche, des « écorésistants » parviennent à mettre à mort la société thermo-industrielle. Dans le Morvan, Jeanne, ancienne écorésistante, raconte comment tout a fini et comment tout recommence.
Ça parle de chanvre, d’écorénovation, de nutrition, d’hygiène électromagnétique, de pandémies…, et même un peu de sexe et d’amour.
Ca se lit en 3H, environ.

Je précise bien qu’il s’agit d’une FICTION. Je ne pense pas avoir de gros dons de voyante et, si le Morvan est un lieu bien réel, tous les personnages sont FICTIFS!!!!!!! (je précise au cas où, parce que les gens qui me lisent se font parfois de drôles d’idées…).

Si vous n’aimez pas lire sur un écran, le pdf peut être imprimé via ce genre de site: https://www.lips.fr/impression-documents/impression-reliure-dossier-rapport.html

 

Journal de transition – Mars 2020 – Confinement


Confinée, dans le Morvan.

 

Roussillon, le dimanche 15 mars, 19h25 :

Arrivée à Roussillon vers 12h30.

Vacances : Depuis vendredi midi, je suis en vacances pour 10 jours, vacances spéciales « élections municipales » : je tenais à pouvoir voter ici, d’où le choix de la date. Voter ici, ça fait parti du « jeu » du processus d’installation dans ce village, ça contribue à me faire connaître un minimum, à faire en sorte que des gens sachent associer mon nom à mon visage, à mon adresse, que je ne reste pas une anonyme toute seule dans son coin, une « parisienne » de passage, sans « relation ».
Alors j’ai voté et on m’a remis ma carte d’électrice par la même occasion.

J’ai été récupérer mes nouvelles clés chez mon voisin « gardien des clés ».

De retour chez moi, j’y ai trouvé une partie de l’équipe de l’association Terrabitat, qui va peut-être m’aider à rénover la maison de façon « pertinente », tant sur le plan financier, énergétique qu’environnemental, ou encore sur le plan de l’économie locale (faire travailler les artisans du coin).

On a fait en partie le tour de la maison (ils reviendront faire une visite complémentaire prochainement – ps, 28 juin 2020: le confinement a tout retardé, la 2nde visite n’a pas encore été faite), le bilan est globalement rassurant. Le gros œuvre est toujours en bon état. L’avancée de toit Ouest aurait bien besoin de quelques petits soins cette année, mais rien d’extravagant. On va peut-être en partie « démonter » le plancher du grenier pour faire l’isolation du plafond de la cuisine (enlever les tomettes et le remblais sous les tomettes, stocker les tomettes pour d’éventuels autres travaux ailleurs). Ce sera peut-être isolé avec de la paille, peut-être avec un chantier participatif.

Ma nouvelle porte, posée par un artisan de Roussillon, me fait bon effet. Une porte en bois, semi-vitrée, c’est impeccable. La nuit finit de tomber et la porte est entrouverte pour laisser respirer le feu.


Photo de l’automne 2019.

Salpêtre : Quand je suis entrée, j’ai trouver un peu de salpêtre (moisissure) sur une bonne partie du plafond de la cuisine.
Le moisi est aussi un peu partout ailleurs dans la cuisine : sur la table, les chaises, les fenêtres, l’oreiller et le traversin dans l’armoire à linge…. Et il en reste un peu partout à nettoyer.
Les murs sont encore blancs, mais un peu mouchetés.


Un des meubles les plus affectés, il était calé contre le mur Nord.

Les chambres ne sont pas affectées, donc c’est juste dans la cuisine, et un peu dans la salle de bain, que ça « respire » mal, y compris mes meubles. C’est peut-être la nouvelle porte, beaucoup plus étanche, qui modifie l’équilibre hygrométrique.
D’abord, j’ai cru que tout mon linge de lit, toutes mes couvertures étaient bonnes à jeter, je me voyais déjà devoir repartir, faute de pouvoir dormir ici… Et puis non, les couvertures sentent juste un peu le moisi, sans être abîmées.
Faudrait les emmener dans un lavomatic, mais va savoir si les lavomatic sont encore ouverts…

Confinement : J’ai appris le passage en phase 3 ce matin, au réveil. J’avais pris la route le samedi après-midi, j’étais chez mon cousin d’Oyonnax. Il faut qu’on limite les déplacements, qu’on s’abstienne de toute visite ou déplacement non-indispensables. Mais voter, c’est un devoir, n’est-ce pas ? Et les élections sont maintenues.
Donc j’ai fait 200km (Oyonnax-Roussillon) pour voter, et je pense que je retournerai en Haute-Savoie, à la date prévue, quand j’aurai fait mon ménage.
Je suppose que les élections ici seront jouées dès le premier tour, vu qu’il n’y a qu’une seule liste, du coup je n’aurai peut-être pas à attendre le 2nd tour dimanche prochain pour repartir.
Je n’ai fait la bise à personne, serré la main à personne, gardé une certaine distance.

Travail : depuis début novembre 2019, j’ai repris un job d’aide ménagère. Je travaille 17H/semaine, je cumule mon salaire et l’AAH, ça me permet d’envisager de pouvoir faire faire une partie de mes travaux de rénovation cette année.
Ce sera peut-être l’isolation du plafond de le cuisine, et la pose d’un poêle à bois d’occasion, en attendant de pouvoir financer soit un poêle bouilleur à bûche, avec plaque de cuisson, ou un simple poêle à bois avec plaque de cuisson… [ps, juin 2020 : mais tous les systèmes de chauffage avec « bouilleur » fonctionne avec de l’électricité et deviennent inutilisables quand il y a une coupure de courant, donc bof].
Quoi que si l’épidémie est aussi grave que ce que certains médecins l’annoncent (c’est embêtant, ils ne sont pas tous d’accord…), si des gens meurent aux portes des hôpitaux italiens (info Europe 1), je ne vais peut-être pas pouvoir travailler 7 mois comme prévu d’ici l’été… J’ai travaillé 4 mois jusqu’ici. Je travaille chez des gens valides, j’ai même un client pompier… Mes interventions n’ont rien d’indispensables… Mes vacances vont peut-être être plus longues que prévues.

 

Lundi 16 mars, 7h :


Levé du soleil.

Température au levé : 11° dans la cuisine.

Couchée vers 21h30 hier soir, je me suis réveillée à 23h30, rechargé le feu, et puis je ne me suis pas relevée de toute la nuit.


En hiver, à l’heure actuelle, vaut mieux dormir à côté de la cuisinière. Dans les chambres, c’est trop froid.


Mon installation pour la nuit: peaux de mouton, tapis de connexion à la terre (relié à un piquet de terre, à l’extérieur, pas celui de l’installation électrique de la maison), le manteau en peau lainé, au cas où, et manque la chaufferette (?), une petite brique chauffée sur la cuisinière, enveloppée d’une serviette, au fond du lit, pour les pieds.

Symptômes : J’ai mal à la gorge depuis hier soir, comme une angine, alors forcément, je psychote.
J’ai aussi des courbatures dans les épaules et le haut du dos, mais j’ai trimballé pas mal de trucs lourds hier après-midi (ex : secouer énergiquement de grandes couvertures en laine, c’est physique).
J’ai eu aussi un peu mal à la tête pendant tout le début de la nuit, alors forcément je psychote.
Est-ce le corona ? Vais-je me retrouver bientôt clouée au lit, grelottante et fiévreuse, dans une maison où il faut mettre du bois dans le feu toutes les 2H pour maintenir la température au-dessus de 11° ?
Si c’était le corona (ou la grippe), j’aurais des courbatures partout, pas juste dans les épaules.
Et j’ai pris une micro-dose d’amanite muscaria à 20h hier, c’est peut-être juste un petit effet secondaire qui indique que je ferais bien d’espacer d’avantage les doses (toutes les 48h depuis novembre, je vais peut-être passer à tous les 3 ou 4 jours).
Ou bien l’aération laissait trop à désirer et je manquais d’oxygène ? Parce que je ferme la porte la nuit…. Quoi que j’ai échoué à la fermer à clé, youpie (serrure capricieuse?)…. Alors j’ai fini par aller ouvrir la fenêtre de la chambre Nord (j’ai échoué à ouvrir les fenêtres des WC et de la salle de bain : le bois a trop gonflé) et j’ai laissé la porte de la chambre entrouverte.
Le mal de tête est passé. J’ai plutôt bien dormi, à l’exception d’une petite insomnie d’une heure environ (potentiel effet secondaire d’une surdose d’amanita muscaria ?).

Adaptation au stress mondial : Pour la première fois de ma vie, je me sens globalement en phase avec la situation mondiale.
Pour la première fois de ma vie, j’ai la sensation que tout le monde galère autant que moi, voir d’avantage, que tout le monde stress autant que moi, tout le monde, c’est à dire même les hommes blancs cadres supérieurs de plus de 50 ans.
J’ai même un avantage par rapport à la moyenne : moi, j’ai l’habitude de me comporter en autiste (doublée d’électrohypersensible), j’ai l’habitude d’avoir une vie sociale réduite, d’éviter les sorties en lieux publics (pleins de smartphones) et de gérer mon stress toujours supérieur à la moyenne au quotidien (éviter de partir en cacahuète à la moindre porte qui claque).
J’écoute Europe 1, on déconseille le jogging en groupe, on déconseille de faire la razzia sur le PQ et les pâtes dans les supermarchés et toutes ces info me font soudain éclater de rire « C’est trop bon ! ».
J’avoue.
Paix et bénédictions aux défunts.
Je n’ai jamais autant entendu parler de « solidarité » dans les grands médias.
Tous les collapso qui doutaient un peu d’eux-même et de leurs « théories fumeuses » jusque là doivent halluciner d’avoir eu autant raison.
Il va y avoir beaucoup moins de monde dans le ciel et sur les routes et sur les rails, tout va être tellement plus calme, tellement de gens vont mieux dormir, tellement d’animaux ne vont pas mourir écrabouillés sur les routes…
Pour la première fois depuis que j’ai consciemment commencé cette « transition » il y a plus de 3 ans, j’ai le sentiment que le monde entier est autant en transition que moi.
Je croise les doigts pour que les activités ne reprennent pas trop « normalement » une fois l’épidémie passée.
Je croise les doigts pour que plein de compagnies aériennes et d’agences de voyage aient fait faillite et ne soient pas remplacées après l’épidémie, que leurs employés se recyclent dans le maraîchage, l’arboriculture, les transports hypomobiles, l’élevage de porcs bio en plein air, la fabrication de chaussures low-cost artisanales en cuir local sans plastique (l’artisanat d’art, à 300 euros la paire de chaussure, c’est bien joli mais ça ne remplace pas les baskets et autres chaussures chinoises à 20 euros dont se chausse la majeure partie de la population)…
Je croise les doigts pour que tous les maires de France soient en train de se poser la question de l’approvisionnement et de l’autonomie alimentaire de leur commune en cas de crise nationale et mondiale longue durée (par quoi remplace-t-on les bananes et le supermarché vide?), qu’ils finissent par tomber sur la page facebook et le site web de l’association « sos maire » et leur livre « face à l’effondrement, si j’étais maire ».

Hier, j’ai été la dernière cliente d’Intermarché à la sortie d’Autun, à 12h25. J’avais oublié d’amener du café, je croyais ne plus en avoir chez moi, et passer une semaine de vacances sans café, voir une semaine de « confinement » non seulement sans internet mais aussi sans café, ça aurait été très raisonnable, mais très tristounet.
Je prévoyais d’aller prendre une dose de wifi et d’internet à l’auberge durant la semaine, mais les bars et restaurants sont fermés…. J’irai peut-être tenter ma chance à la mairie…
A Intermarché, j’en ai profité pour acheter un peu de rab de chocolat noir bio. J’en ai amené une bonne dose, mais vu le niveau de stress et de chamboulement à cause du confinement et du virus, j’ai préféré voir large.


Le long café du matin, dans la mélior… Et avec f.lux pour rendre l’écran de l’ordinateur orangé et protéger mon métabolisme, ma synthèse de mélatonine et mes yeux de la lumière bleue de l’écran.

Addictions : Le café et le chocolat sont mes deux seules vrais « addictions ». Je peux m’en passer, j’ai déjà testé, mais au bout de quelques jours, quelques semaines, mon cerveau devient et reste horriblement blaaaaaah et morose. Un jour faudra que je m’y attaque, à ce petit soucis, un jour j’y serai peut-être forcée par les circonstances (pénuries)…. Un jour je récupérerai peut-être tellement ma santé que, hop, comme par magie, mes addictions tomberont d’elles-mêmes, mais d’ici là, je m’efforce de les maîtriser (réduire la conso au max, opter pour de la qualité plutôt que pour la quantité…), sans m’échiner à les éradiquer.
L’écriture, elle, ce n’est pas une addiction, c’est un besoin. L’écriture sur l’ordinateur, je peux la remplacer par l’écriture sur papier, mais j’aurais du mal à remplacer le papier, en cas de ruptures de stocks et de production : le papier ferait parti des choses qui me manqueraient le plus, ainsi que les stylos.

L’écriture, en tant qu’autiste, c’est un vrai besoin pour moi, ça m’aide à penser, à me souvenir, et donc à apprendre, autant qu’à communiquer, c’est un peu comme le fauteuil roulant du paraplégique. Le paraplégique peut vivre sans fauteuil roulant, mais il faut alors qu’il se fasse de sacrés muscles pour pouvoir se déplacer à la force des bras, ou bien qu’il se résigne à passer ses journées assis ou couché, à la merci des personnes disposées à, et capables de le déplacer, ou bien qu’il apprenne la menuiserie, pour se fabriquer son propre fauteuil (voir bûcheron « à bras », plutôt qu’à pied, pour s’approvisionner en bois). Moi, sans papier et stylo, faudrait que je réinvente l’encre de Chine, la plume, le parchemin, le papyrus? Et que j’apprenne à gérer l’hygrométrie d’une maison, pour être sûre que mes écrits puissent durer un peu sans moisir…
Faudrait que je me renseigne sur les méthodes des égyptiens et des chinois de l’antiquité, en prévision ? Je suis sûre que des survivalistes bushcrafteurs y ont déjà travaillé et qu’il existe des livres sur le sujet, comme sur la conservation des aliments sans frigo…

8h30 : j’ai fini mon très grand et long café.

Je voulais laver 2-3 torchons, mais ma lessive-maison a figé durant la nuit.


Faire défiger la lessive.

8h40 : voilà qu’Europe 1 parle d’autonomie alimentaire et d’AMAP à une heure de grande écoute… Voilà voilà….

L’artisan qui a posé la porte va passer voir ce qui coince avec la serrure.
C’est fou ce que cette maison me force à être sociable….

Je fais de la tisane. Mes bâtons de réglisse et mon anis vert ont moisi dans leur paquet craft, non-entamé, dans mon joli buffet Emmaüs vernis. L’anis étoilée, par contre, est intacte (papier craft, non-entamé), ainsi que la rose (paquet craft plastifié, entamé), et j’ai amené de la lavande. Ca devrait aider la gorge et l’humeur.


Parait que jadis on appelait ça de la cervelle de chat: gomme de cerisier, qui n’a pas moisi, dans le buffet.

9h30, ça fait 3h que je suis levée, que j’ai allumé le feu.
Il fait 13° dans la cuisine, j’ai gagné 2° en 3h, et le soleil ne promet pas trop de briller aujourd’hui. Il revient demain, je pourrai aérer à gogo.

10h10 : l’artisan est passé pour la serrure. Il y avait juste une astuce à choper : claquer doucement la porte pour la fermer, puis relever la poignée bien à fond avant de tourner la clé.
C’est simple.
Pas de poignée de main, distance de sécurité.
Décidément, ce virus rend autiste, ou donne le droit de l’être à fond, ça a du bon.

13h : info Europe 1, certains terminaux des aéroports d’Orly et de Roissy vont fermer.
Trop bon.

Ménage, 16h30 : j’ai commencé à faire plein de ménage : buffet nettoyé (intérieur & extérieur, sauf l’arrière contre le mur et par en-dessous), plafond nettoyé au-dessus du buffet et au-dessus de la table de la « cuisine » sur laquelle je fais cuire des trucs en été + la table en question (dessus/dessous) + le sol en-dessous et le mur derrière. Nettoyé au savon noir, passé en partie au vinaigre blanc (pas chaud, sans sel).
Rien que ça, ça a dû me prendre 4H.
Moi qui suis sensée être en vacances.

On se rend compte que c’est chouette d’être payé pour faire du ménage quand on le fait gratis chez soi.

Symptômes : Le mal de gorge persiste, voir empire. Ca fait mal quand j’avale et j’ai une sensation de gorge sèche qui est apparue, donc je psychote. J’ai bu ma tisane pendant toute la matinée (pas loin d’1L).
Je prends des gélules d’environ 500mg de vitamine C par-ci par-là, je vais peut-être essayé de monter en dose.
Faut que j’aille chercher du bois au garage.
Je vais siroter un cacao au miel du Morvan sur mon perron, sous le ciel gris.

18h : Je sirote à nouveau un cacao au miel et à la cannelle, avec 1g de vitamine C, après avoir lavé mon sol avec une dilution de vinaigre blanc et un peu d’huile essentielle de lavande et lavandin.
J’ai appelé ma mère et d’après elle, qui écoute beaucoup les infos, le mal de gorge de type angine ne fait pas parti des premiers symptômes du corona.
Bon.
Alors tout va bien.

18h45 : je suis fourbue, j’ai fait plein de ménage, c’est normal que je sois fourbue mais je psychote quand même. Est-ce que ce sont des courbatures bizarres ou bien ?

Mardi 17 mars 2020, 6h35, Roussillon :

Ca doit décidément être une petite rhino-pharyngite. Hier soir mon nez a commencé à se boucher.
J’ai pris un remède de sorcière qui m’a permis de passer une nuit plutôt bonne et ce matin j’ai encore un peu mal à la gorge, le nez encore un peu pris, mais c’est tout.

Mon programme pour le jours prochains reste de faire du ménage autant que possible dans la cuisine. Il me restait environ 50cl de vinaigre blanc quand je suis arrivée, il m’en reste 40cl, j’irai peut-être en racheter à la biocoop, en profiter pour voir s’ils en ont en vrac.
Probable que je rentre en Haute-Savoie dimanche comme prévu.
L’agence d’aide à domicile avec laquelle je travaille s’organise pour que les interventions puissent se faire « sans contact ». Je verrai bien si mes clients maintiennent mes interventions ou pas.

Écriture & Psychédéliques: Et je continue à travailler sur un gros article pour mon nouveau blog entièrement dédié aux psychédéliques : « la communauté psychédélique : où sont les punks ? » https://psychedeliqueshome.wordpress.com/2020/04/17/communaute-psychedelique-ou-sont-les-punks/ , un gros bébé de 12 pages (sans les illustrations), en voie de finition, avec plein de références de sociologie et d’ethnologie.


Souvenirs de mes années « punks ». Une petite partie de ma collection de CD indé.

Bois, 12h30 : ça y est, j’ai 15° dans la cuisine. Mon stock de bois ne tiendrait pas 15 jours de confinement, je pense, d’autant qu’il me reste beaucoup de chêne et qu’il s’obstine à brûler péniblement. J’alterne avec un peu de feuillus sans aubier, mais j’ai beaucoup plus de chêne que du reste. C’est embêtant. Faudra que je repasse commande de bois dès mai-juin, cette année. Si je pouvais trouver un stock garanti sans chêne, ou avec très peu de chêne, ce serait l’idéal.

Confinement : Les Champs-Elysées sont « clairsemés » (info RTL), presque pas de voitures ni de passants.
Hôpitaux de Mulhouse saturés, « le temps est suspendu ».
148 morts en France, + de 6000 personnes contaminées.
13H … Ville fantôme… L’esapce Shengen et plein de pays ferment leurs frontières… Nécessité de se déplacer avec une attestation de déplacement…

Ménage,17h20 : j’ai fait assez peu de ménage aujourd’hui. L’état de mon plafond me désespère un peu, ou j’en ai trop fait hier et maintenant je veux mes vacances. C’est laborieux, tous ces recoins, même si le salpêtre s’enlève facilement. Je me suis attaquée au tiers du plafond le moins touché : le tiers Sud. Le côté Nord est le plus vilain.

Symptômes : Je suis franchement enrhumée, je me mouche toutes les 5 minutes.
J’ai quand même réussi à aller acheter du fromage de chèvre, des œufs et un pot de terrine de porc à la Ferme. Je n’a pas éternué ni reniflé pendant que j’étais dans la boutique, heureusement.
Le gros article de 12 pages ce matin fait maintenant 14 pages.

Vacances prolongées : J’ai appris ce matin par SMS que, finalement, mon agence d’aide à domicile annule toutes les interventions des 15 jours à venir.
Je reprendrai donc peut-être le travail le 1er avril ?

Mercredi 18 mars, 5h10 :
Couchée tôt hier vers 21H, réveillée vers 4h45.

Psychanalyse : Et de bon matin Europe 1 nous annonce l’intervention d’une psychanalyste pour nous expliquer comment ça va se passer pour les gens confinés, les divorces à venir, tout ça.
Youpie.
On leur dit que la psychanalyse est une fake-news ?
5h50, Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste… pour parler « psycho ». Bah voyons.

Symptômes, 12h : Je n’ai presque plus mal à la gorge, maintenant c’est le nez qui coule et coule et coule.
Les 12 pages de l’article sur les punks sont devenues 16 et, toute enrhumée que je suis, j’en suis arrivée à comparer les punks au microbiote intestinal. Je crois que c’est un des trucs les plus pointus que j’ai écrit (le pire, c’est que je suis sérieuse!).


En mode ménage.


Nettoyage en cours (et peinture moche pas du tout respirante qui serait à poncer).

Vendredi 20 mars, 5h30 :
Hier, meilleure énergie, le rhume s’atténue, j’ai réussi à nettoyer tout le tiers de mon plafond le plus atteint par le salpêtre, côté Nord. J’ai ai fait même plus du tiers, en tout, donc il m’en reste 1/6ème à faire ce matin, puis nettoyer le manteau de la cheminée, quelques chaises…
A la mi-journée, je pourrai me laver les cheveux, il n’y aura plus de risques de faire tomber du salpêtre dessus.
Demain, je pourrai faire relâche en matière de ménage, peut-être donner 2-3 coups de pioches dans des ronces sous mon cerisier, autour de ma terrasse.

Hier soir un voisin s’est arrêté devant ma porte pour se présenter, me souhaiter la bienvenue. Ca faisait un moment qu’on était « ami » facebook, il m’a passé le numéro du gars qui lui livre son bois. On a bien sûr respecté les « gestes barrières ».

Je vais quand même essayer de voir si je peux faire rentrer du bois sec pour rester ici pendant tout le temps du confinement.

Confinement, 7h : Info Europe 1 : la filière agricole demande à ce que les français désœuvrés puissent venir remplacer les saisonniers étrangers qu’on fait d’habitude venir en cette saison pour ramasser certains légumes…
Trop bon. Ca pourrait donner naissance à plein de vocations de retour à la terre. Trop bon.

Symptômes, 8h : le nez coule beaucoup moins et se débouche, mais voilà que je me mets à toussoter.
Simple petit encombrement matinal causé par le rhume en phase terminale ?

12h10, Info Europe 1 : « on est dans une économie de pays pauvre, et c’est ça qui est inquiétant », (dixit un médecin ou autre).
Ca botte bien le cul, ça.

14h : J’ai appelé mon père ce matin, il a l’air d’aller bien. Il n’a pas la télé, ni internet, juste la radio, comme moi. Il lit beaucoup, comme d’habitude. Comme la bibliothèque est fermée, il a été emprunter des livres à l’un de ses frères.

L’Etat « informe » : J’ai fini par appeler le numéro dédié à l’info sur le Corona, d’après la personne qui m’a répondu, les symptôme du virus, c’est toux, fièvre, difficultés respiratoires. Ou bien on peut être asymptomatique. Je lui ai raconté qu’hier à la radio un médecin a expliqué que certaines personnes ont pour unique symptôme la perte du goût. Elle ne savait pas, apparemment. Ca rassure, n’est-ce pas, des gens si bien informés ?

16h : j’ai fini l’essentiel du ménage.

Parfum : J’ai mis une touche de Jardin de Bagatelle sur mes mains. Ca fait chic. Un flacon miniature chiné sur une brocante il y a peut-être 9 ans de ça. Toujours en état.

Samedi 21 mars, 6h40 :
Symptômes : Le nez va mieux, j’ai encore bien dormi, mais je recommence à avoir un peu mal à la gorge, mais je ne tousse toujours pas, sauf pour désencombrer la gorge de ses glaires, et je n’ai aucune difficultés respiratoires.

Corona : 18h15 : Info Europe 1, Patrick Pelou, médecin urgentiste, annonce que les médecins doivent intuber beaucoup plus de malades jeunes de 40-50 ans que prévu, qu’il y a d’avantage de malades de 40-50 ans en état grave que de personnes âgées.
Pourquoi-comment est-ce que cela ne m’étonne pas ?
C’est peut-être pour ça qu’on fait un tel foin : parce que ce virus ne touche pas juste les personnes très âgées grabataires, mais beaucoup aussi les hommes actifs, de type cadre dynamique.
Ca fait des semaines qu’on voit passer des infos dans ce sens sur facebook, en provenance de Chine et d’Italie, et soit disant attention aux fake-news, il faut se confiner pour protéger nos pauvres papy mamy, bah voyons…
Les personnes très âgées sont aussi à risque que d’habitude, par contre les gens qui sont au gouvernement, eux, par contre, sont beaucoup plus à risque de morfler que d’habitude, et de morfler d’avantage qu’avec une simple grippe. D’habitude, la grippe, ils s’en sortent, eux, mais là peut-être pas.

19h : instauration d’un couvre-feu dans certaines villes du Sud… Trop bon j’avoue, trop bon.
Beaucoup de gens vont déguster le calme. Je pense à tous ceux qui souffrent du bruit de la circulation routière, aérienne, ferroviaire…
Bon, dans les HLM, ça risque de vite devenir l’enfer, par contre…. Bruits des voisins à fond…. Je compatis….

19h55 : un médecin sur France Inter explique que ça pourrait être intéressant de tester des gens à grande échelle, par exemple des gens ayant des symptômes un peu « frustres », comme un « petit rhume »….
Ah, donc les symptômes du rhume pourrait être des symptômes de Corona virus ?
Mais ce n’est pas ce que dit le numéro d’info dédié au corona !!
What the fuck ???!!!

PS : Finalement, j’ai repris le travail le 12 mai. J’ai pu toucher un chômage partiel et continuer à mettre des sous de côté pour ma maison et finir mon gros article/« essai » sur les punks et les psychédéliques. https://psychedeliqueshome.wordpress.com/2020/04/17/communaute-psychedelique-ou-sont-les-punks/

Quelques autres photos du mois de mars:


Les résultats de mon test 23&ME. Je suis très européenne du nord-ouest.


Dans les Bauges, pour le thé, avec ma mère, à la chocolaterie Gaël Jacob, à Lescheraines.
Très très recomendable!


Légumes d’hiver, chou rouge.

Journal de transition – Novembre 2019 – Saisonnière

Lundi 11 novembre 2019, Haute-Savoie, 18h10 :

De retour chez ma mère depuis début octobre, j’ai cherché un job, j’ai un peu trouvé.
J’ai fait ma première intervention en tant qu’aide ménagère le jeudi 7 novembre.

Autrement dit, me voilà femme de ménage.

Les associations d’aide à domicile pour les personnes âgées, comme l’ADMR, semblent désormais à la recherche de personnes ayant le profil d’auxiliaire de vie, avec ou sans diplômes/formation.
Officiellement, elles cherchent autant d’aides à domicile que d’auxiliaires de vie, mais concrètement, une fois en entretien d’embauche, on comprend que si l’on cherche juste à faire du ménage et des courses, sans savoir faire d’aide à la toilette, sans savoir faire la cuisine, sans savoir faire face à toute une litanie d’imprévu de folie… Ça va être tendu.
Exemple imaginaire (c’est moi qui brode, les chargés de recrutement évitent de rentrer autant dans les détails): vous arrivez chez Mr Machin pour faire du ménage et vous trouvez Mr Machin tout nu en train de déféquer sur son canapé, que faites-vous?
Bref moi qui croyait avoir bien travaillé ma « polyvalence » et mon « adaptabilité », j’avoue que je pense avoir atteint mes limites et que je ne me sens plus ni les épaules ni les nerfs ni l’énergie pour aller au-delà, et comme je ne m’en cache pas, vu que je suis honnête et que je ne souhaite mettre personne en danger (ni moi, ni les personnes âgées), eh bien je ne serai donc pas aide à domicile au près de personnes en grosse perte d’autonomie. Du moins en Haute-Savoie cette année. Ca marche peut-être autrement ailleurs.

L’agence avec laquelle j’ai « signé » s’engage à me trouver des clients, qui seront donc, eux, mes employeurs officiels. L’agence se charge du versement des salaires et de la paperasse.

Le hic, c’est que ça a l’air d’être un gros bazar pour organiser les emplois du temps, et je vais probablement me retrouver à devoir gérer moi-même en partie tous les « imprévus », comme les clients qui annoncent l’annulation d’une intervention le vendredi à 18h15 pour le mardi d’après, lorsque l’agence est déjà fermée, et que cela signifie qu’au lieu de gagner 50 euros 3 jours plus tard, tu n’auras probablement que dalle, et pas forcément la possibilité de « rattraper » le manque à gagner par ailleurs.

J’ai l’impression que c’est un système qui permet à des ado de gagner de l’argent de poche.
Je ne suis pas sûre que ça me permette de gagner assez pour m’acheter des fenêtres.

Bon, on verra.

A part ça, suite au cambriolage de septembre, au cours duquel ma porte d’entrée a été endommagée, et suite au dépôt de plainte, mon assurance m’a versé le montant du devis pour ma nouvelle porte d’entrée (franchise déduite), sans me menacer de la visite d’un expert qui aurait tout retardé et ça c’est cool.
J’aurai donc une nouvelle porte d’ici Noël, et peut-être même que les volets de la porte d’entrée seront réparés et que j’aurais donc une porte vraiment digne de ce nom.

A part ça, j’ai commencé à expérimenter avec l’amanite tue-mouche.

Je suis en train d’écrire un article sur le sujet. C’est un excellent anxiolytique et sédatif, à manier avec grande précaution (comme avec toute substance active, il y a des contre-indications et effets adverses potentiels).

Ps : au final, dans les mois suivants, j’ai écrit 3 articles sur l’amanite.

 

PPS : Finalement, la collaboration avec l’agence d’aide ménagère s’est avérée profitable. Une fois les clients trouvés, les interventions sont devenues régulières et j’ai pu gagner nettement plus que de l’argent de poche, de 10 à 12 euros de l’heure, pour repasser des tshirts et nettoyer des WC quasi propre. Ça reste du ménage, donc du sport, dans des maisons où il y a parfois les gens, leur wifi, leur smartphone…, mais c’est plutôt « confortable » dans l’ensemble et ça me permet de mettre des sous de côté.

Les relations avec les clients sont très correctes. A Noël, ma meilleure cliente m’a offert de très belles étrennes : une bouteille de champagne, une carte avec un petit mot adorable et un joli billet en prime.

Quand j’ai un coup de mou, je pense aux enfants qui travaillent dans des mines et ça va tout de suite mieux.

 


Yoga à la terre, 8 octobre. Semnoz en arrière plan.


Nouvelle porte posée en novembre, en mon absence.


Au crêt de l’Aigle, au Semnoz, fin octobre.


Un peu de mycologie: un psilo séché, ramené du Semnoz, pour collection, bien sûr.


Nos chats, chez ma mère, quand je laisse traîner un gilet et que les soirées se font fraîches.

 

 

Journal de transition – 29 septembre 2019


Serrure niquée.

Hier, samedi, je suis arrivée chez moi vers 12h40, après 3h45 de route (après une escale à Oyonnax), pour trouver ma porte d’entrée forcée.
Ça ne se voyait pas de l’extérieur, les volets avaient été soigneusement remis en place, la porte avait été soigneusement laissée juste entrebâillée. Elle ne ferme plus complètement.

Maintenant, je comprends pourquoi il y a une alarme dans la maison.

J’ai donc dormi avec les volets fermés (ils ne ferment pas correctement de l’extérieur mais peuvent être fermés correctement depuis l’intérieur) et une porte juste entrebâillée.
Ouais, même pas peur.
Heureusement qu’on n’est pas en décembre.
Et oui, truc de fou, j’ai dormi, même plutôt bien dormi. Je me suis réveillée vers 6h45, d’attaque pour monter au front d’une nouvelle journée.

Je n’ai pas encore appelé de serrurier. Je ne vais pas appeler un serrurier un weekend. Je n’ai pas le budget pour les tarifs « weekend ».

J’ai de la chance dans mon malheur et ma négligence et ma naïveté de bisounours et mes troubles cognitifs de nana en périménopause: ils ont juste fouillé la maison. Rien saccagé, presque rien cassé.
La seule « perte » est un mini roll-on de 5ml de parfum (Rose, de Mona Di Orio), laissé ouvert au fond d’une de mes boîtes à parfums et qui s’est vidé au fond de la boîte (collection qui date du temps où j’avais des sous pour ce genre de choses!). Je n’ai aucun parfum de « grande » marque, juste des trucs de « niche » inconnus, qui doivent intéresser genre 5 personnes en France.
Je ne suis pas sûre qu’ils aient volé quoi que ce soit, je n’ai aucun inventaire précis et une mémoire douteuse, donc ils ont peut-être pris une vieille boîte chinoise en bois qui vaudrait 10 euros sur une brocante (emmenée en souvenir?), et dans laquelle il me semble que je gardais une mèche de cheveux. J’ai retrouvé la mèche de cheveux, pas la boîte, mais si ça se trouve, c’est juste ma mémoire qui est pourrie et la mèche de cheveux était dans une autre boîte, et ils n’ont peut-être vraiment rien emmené.
Dans la maison, autant que je puisse en juger jusque là, ils ont juste endommagé une des serrures de l’armoire à linge (il y avait la clé dessus mais ils ont été infoutu de l’ouvrir proprement, la clé a cassé dans la serrure) et ils ont aussi pété un gros couteau de cuisine en le projetant violemment contre un mur de la cuisine à deux reprises (éclats de plâtre, morceaux du manche par terre).


Couteau acheté 1,50euro à Bazar Sans Frontières, à Annecy. Manche pété.

J’ai appelé les gendarmes, et ils ont fait un prélèvement ADN sur le couteau, mais bon, je doute que ça donne quoi que ce soit. Je vais à la gendarmerie cet après-midi (signer une déposition, je suppose?).

Je ne comprends pas trop le sens du lancement de couteau contre le mur.
Expression de la frustration de ne pas avoir trouvé d’écran géant??
Expression de la colère qu’une « parisienne » achète la maison d’une vieille famille du coin?
Moment de « délire » (incohérence), comme disent les jeunes de nos jours?
Si c’était un acte genre vaudou, ils auraient emporté les cheveux en prime!!!!
Faudrait être couillon pour vouloir faire du vaudou, en manquant l’occasion de piquer des cheveux. Quoi que rien ne garantisse que ce sont les miens.

C’est quand même bizarre de fouiller une maison aussi soigneusement, pour finir par lancer un couteau contre un mur.
Peut-être l’oeuvre de deux personnes différentes? Un fouilleur soigneux et un complice déséquilibré?

Bref.

Hier, j’étais d’une humeur massacrante, j’ai pris double dose de plantes pour le foie, j’ai fait le ménage, je me disais « c’est bon, c’est la goutte d’eau, je vais vendre, c’est sûr. Quand est-ce que ce putain de notaire se décide à m’envoyer ce putain d’acte de propriété?! ».

Maintenant, après une bonne nuit de sommeil, bien emmitouflée dans une triple couche de laine (à défaut de serrure triple point, j’ai plein de trucs en laine)… Il reste essentiellement la blasitude et le début d’habitude de faire face à des merdes les unes à la suite des autres.
Je vais peut-être vraiment mettre en vente dès que possible, vraiment.
Ou pas, va savoir.
Le temps des prophéties est fini, parait-il.


Ouais, bon, je ne vais quand même pas vous faire un beau sourire pour l’occasion.
Il fait 16° dans la cuisine de bon matin.
Qui voudrait « squatter » une baraque où il fait au mieux 15° en hiver?!

Autres merdes de ces derniers jours:

– La prime à la conversion pour ma « nouvelle » voiture d’occasion en suspension, parce que le dossier est incomplet. Et va savoir s’il le sera un jour, complet, et si, même lorsqu’il sera complet, ils ne trouveront pas une excuse à la con pour que je l’ai dans l’os (genre: « Les caisses de l’Etat sont vides »??)?
– La taxe foncière sur la table, alors que les bénéficiaires de l’Allocation Adulte Handicapé sont sensés en être exonérés pour leur résidence principale (non???) mais je suppose que soit j’ai mal compris les conditions d’exonération, soit j’ai merdé dans le timing de mes démarches administratives de ma domiciliation ici et que la prise en considération de mon handicap par l’administration continue de toute façon à dépendre des justificatifs que je fournis ou pas et de quand je les fournis, ou pas (« vous avez tardé à déclarer votre changement de domicile parce que vous avez des troubles des fonctions exécutives et des petites lenteurs dues à votre handicap?? Tant pis pour vous!! Vous l’aurez dans le fion, handicap ou pas, diagnostic ou pas, na-na-na-na-nère!!! »).
– La nécessité de résilier mon abonnement téléphone/internet parce que je n’ai pas/plus les moyens de le garder, même avec un éventuel tarif réduit spécial pour personne bénéficiant de l’AAH.

PS: ils ont quand même volé un truc: la boîte à bijoux. What else? J’avais 2-3 babioles auxquelles je tenais, des pierres « naturelles » semi-précieuses (grenat, pierre de lune, moldavite…). Rien de très grande valeur, mais ça fait chier.

 

 

A quoi je pense pendant le sexe? Tantra et sexe sans consentement

Chinnamasta

« « Tantra » est synonyme d’extrême discipline. » – Sadhguru

Prologue :

Cet article est inspiré par celui-ci: « Ces hommes incapables d’entendre un « non » féminin, ou la culture de l’insistance ».
Si vous n’aimez pas lire les mots « pénis », « vagin », pénétration », l’article ci-dessous n’est pas pour vous !
C’est potentiellement l’article le plus trash que j’ai écrit.
Si vous êtes un « mec », un « vrai », que vous visez « toujours plus haut », comme Tina Arena, que vous cherchez à vous améliorer en permanence, alors l’effet de ce texte pourrait être stimulant.
Sinon je vous préviens, vous allez juste vous vexer.
Dans ce texte je m’adresse à « vous », les hommes. Non pas que je m’attende à ce que 12000 personnes lisent ce texte, mais l’écrire m’aide à réfléchir. Et oui, je m’adresse aux hommes en général : désolée, mais vous avez tendance à tous vous ressembler sur certains points. Il existe peut-être des exceptions…. Mais oui, je généralise éhontément. Je suis chez moi, je fais ce qui me plaît.
Et le plaisir, c’est important, n’est-ce pas ?
Si « vous » pouviez essayer de répondre à la question en fin d’article, de préférence après avoir lu au moins les deux derniers paragraphes, ce serait cool (y répondre, ne serait-ce qu’en votre fort intérieur).
« Je », ne fais bien sûr référence qu’à moi, femme hétéro de 42 ans, ça vaut ce que ça vaut, mais quelque chose me dit que beaucoup de femmes pourraient plus ou moins se reconnaître dans ce petit « je ».

– – –

J’ai souvent « consenti » à un rapport sexuel par pure gentillesse, par pure bonté d’âme, en bonne Mère Theresa du sexe, en ayant la sensation que je donnais le sein à un bébé famélique, parce qu’un homme avait beaucoup insisté, parce qu’il semblait que sa vie en dépendait – et la mienne peut-être aussi.
J’exagère à peine.
Je ne me suis jamais sentie franchement physiquement en danger avec mes amants, non, pas avec mes amants en particulier, juste avec les hommes en général. Face à un homme, je suis toujours extrêmement consciente d’être la moins forte physiquement. Je suis toujours extrêmement consciente qu’un « non » peut me valoir une réponse cinglante, un mépris anéantissant, une mise en disgrâce éternelle, une gifle, ou pire, même de la part d’un homme qui m’aime et que j’aime, je l’ai appris très tôt, et beaucoup d’hommes s’appliquent à le prouver à travers le monde entier, au quotidien, depuis des millénaires.
Et parfois, moi aussi je pète les plombs. Ca m’est arrivé de frapper l’un de mes chats à l’occasion d’une crise de rage, alors que j’aime mes chats et que je suis une personne plutôt douce en général (les crises de rage ont cessé de se produire depuis que j’ai arrêté le gluten en 2011, jdis ça, jdis rien). Je sais qu’un être humain peut péter les plombs et devenir violent – et pas seulement physiquement, devenir violent sans prévenir et que ça peut faire mal, et pas seulement physiquement.
Donc je synthétise ce paragraphe : même quand je n’ai aucune envie de sexe, je peux dire « oui », par générosité, par « gentillesse », par noblesse d’âme, de cœur, de cul, autant que par peur (peur à minima du rejet, de la gifle verbale, du mépris…). « Les deux mon capitaine ! », « en même temps », comme dirait Emmanuel Macron. Oui, l’âme humaine, c’est compliqué. Je peux même ajouter « par lassitude » (« Comme ça, il arrêtera de me soûler »), « par j’men foutisme, fatigue ou faiblesse de caractère » (« Hof, ça ou autre chose ») et/ou « par orgueil » (« Même pas peur, même pas mal! »), parfois tout cela vraiment plus ou moins « en même temps ».

Le sexe, et plus précisément l’accès à celui des femmes, vous semble toujours tellement crucial, à vous, les hommes hétéro (ou bi ou pan, du moins ceux que j’ai eu connu), comme si vos revenus en dépendaient. Vous ressemblez un peu tous à des geeks accro à un jeu vidéo qui ne pensent qu’à une chose : attendre le niveau suivant de leur jeu préféré. Le niveau suivant, c’est toujours le prochain vagin et/ou clitoris, et, si vous avez une partenaire régulière, alors vous avez besoin d’avoir accès à son vagin, ou au moins à sa vulve, aussi souvent que possible, de préférence plusieurs fois par jours, ou au moins plusieurs fois par semaine, comme un bébé le sein de sa mère, c’est véritablement la sensation que ça me donne.
A défaut du vagin ou de la vulve, vous vous contenterez éventuellement d’une bouche ou d’un rectum, et si tous ces organes vous restent inaccessibles pour une raison ou une autre, alors il vous faudra éjaculer quelque part sur le corps d’une femme, un peu comme un chien doit absolument marquer son territoire à chaque fois qu’il sort.
Même les hommes adeptes du « Tantra », j’ai très envie de dire « prétendument » adeptes du Tantra…. « Prétendument », parce qu’ils finiront par m’expliquer que finalement, dans le « Tantra », on y met ce qu’on veut, alors que non, c’est une pratique très ancienne qui vise uniquement à la pleine Réalisation de l’Être, et qui n’implique d’éventuels rapports sexuels qu’après de longues années de disciplines spirituelles diverses et assez arides, l’un des couples « tantriques » les plus célèbres ayant été Padmasambhava – le fondateur du bouddhisme tibétain et auteur du Bardo Todhol, et Yeshe Tsogial, rédactrice du Bardo Todhol, couple qui passa des années en ermites dans des grottes au Tibet.
Sérieusement, si les « stages » de Tantra consistaient à passer plusieurs années d’affilées à méditer dans une grotte en haute-montagne, sans rien du confort moderne et sans aucun rapport sexuel, qui y aurait-il pour en parler en Occident ?
Le Tantra, en vrai, est une ascèse, pas une baise-partie, une ascèse à visée transcendantale, qui ressemble assez, dans le fond, à ce que je m’efforce de faire de mon quotidien depuis que j’ai environ 16 ans… Bref, même les adeptes du pseudo-Tantra, en dépit de tous leurs beaux discours sur la sexualité soit-disant respectueuse de l’Être dans sa globalité et non-génito-centrée, semblent rester relativement obnubilés par l’accès a mon vagin ou bien à mon clitoris, ou bien à mon anus, « s’te plait ! ».

Pénétrer à tout prix semble être, encore et toujours, l’enjeu majeur. Pas le dérèglement climatique, pas la 6ème extinction de masse, pas l’autonomie alimentaire, pas la sécheresse qui devient chronique, non. L’accès au vagin, l’accès au corps de la femme, à la femme nue, et surtout à l’intérieur du corps de la femme.
Mettre au minimum le bout de vos doigts entre mes lèvres, celles du haut ou du bas, et votre langue dans ma bouche ou dans ma vulve, voilà l’essentiel en ce bas monde.
Pénétrer. Ca, ça vous fait planer, ça semble vous rassurer et vous mettre en joie autant qu’un compte en banque bien garni dans les îles Caïmans.

Une fois que c’est fait, vous êtes aussi rassurés sur votre sort que si vous veniez d’atteindre le sommet de l’Evrest. Ca y est, vous êtes les rois du monde. Vous pouvez souffler, vous êtes arrivés, et si vous avez atteint le fond de mon vagin en réussissant à me faire crier (parc que, oui, c’est con, mais en vrai ça peut faire mal! Et petite précision, pour votre érudition : quand une femme crie, ça ne veut pas forcément dire qu’elle a un orgasme, et inversement ! Un orgasme peut être parfaitement silencieux, et le clitoris n’est pas au fond du vagin ! ), alors là, plus rien ne vous arrête, d’ailleurs certains iront jusqu’à me le dire : « Je suis le meilleur » (« sic », comme on dit).

Moi, quand un homme cherche à me pénétrer de façon très insistante (ou l’air de rien : « Oups, j’avais pas vu ! »), je pense à ma vaginose chronique, à mes pertes vaginales pâteuses, occasionnellement verdâtres, qui sentent – au mieux, le plâtre frais.
Tu as faim ?
Tu aimes le fromage ?
Tu veux refaire tes murs?
Je pense transmission de Candida albican, de mycose, de sida, de syphilis, d’hépatite, de co-infections de la maladie de Lyme, je pense cystite et grossesse indésirée.
J’échoue à comprendre pourquoi un homme cherche à mettre son pénis dans mon vagin, et donc potentiellement son sperme, alors qu’ils ne veut pas d’enfants avec moi, « surtout pas ! ».
Je ne comprends pas comment un homme peut dire « Je sais me contrôler » quand on sait qu’une goutte de sperme suffit à féconder un ovule malencontreusement de passage, quand on sait qu’on peut être, en toute ignorance, porteur sain de tout un tas d’infections plus ou moins sévères non dépistées en routine par les médecins généralistes, quand on sait que même notre propre flot salivaire, non, on ne le maîtrise pas, tout comme je ne maîtrise absolument pas ma vaginose, ni ma cave à fromage.
Quand je constate qu’un homme est encore en train d’essayer de me pénétrer sans capote, alors que j’ai juste dit « oui » à un « massage », je me dis que je suis encore tombée sur un homme atteint du syndrome de Superman, qui se croit immunisé contre toutes les maladies sexuellement transmissibles, parce qu’il me baise avec « respect » (dit-il) et que le respect, c’est forcément plus efficace qu’une capote ou qu’un antibiotique.
C’est un Superman, il a pris une douche, il est parfaitement propre, aussi stérile qu’un scalpel dans un bloc chirurgical, il n’a pas de microbiote (flore microbienne) génital, non, ça c’est pour les autres, pour ceux qui ne connaissent pas le mot « Tantra », peut-être ?
Rétrospectivement, je réalise aussi que ces hommes qui se permettent de pénétrer une femme qui a juste dit « oui » à un « massage » confondent malencontreusement silence, immobilité (et, éventuellement, « mouille ») avec consentement et que c’est une des base de la culture du viol, et même de la définition du viol (« acte de pénétration sexuelle commis sur une victime avec violence, contrainte, menace ou surprise »), mais j’y reviendrai plus loin (oui, ça va être long, et plus c’est long, plus c’est bon, non?).

Quand j’accepte d’essayer de « pratiquer » avec un prétendu adepte du Tantra – tant qu’on n’a pas testé, on ne peut pas vraiment savoir s’il s’agit d’un « vrai » adepte ou pas, non ? – j’attends toujours de pouvoir entrer en méditation à deux, peau à peau, souffle à souffle, pour voir jusqu’où il est possible d’aller comme ça.
Peut-être jusqu’à l’activation pleine et entière de tous nos chakras, de notre « corps de lumière » ? Oui, le corps humain émet réellement des biophotons, soit dit en passant.
Pour le moment, j’ignore encore jusqu’où il est possible d’aller comme ça, puisque je n’ai jamais trouvé qui que ce soit pour aller dans cette direction là, puisque mes partenaires semblent toujours plus intéressés par mon vagin que par un quelconque état méditatif.
Alors que votre état méditatif ne se situe absolument pas là.
D’où l’idée que vous n’êtes que de prétendus adeptes du Tantra, au mieux des victimes du marketing des psy et autres thérapeutes psychanlysants modernes, qui vendent leur sexothérapie sous l’étiquette « tantra », parce que c’est vendeur, parce qu’ils ont tendance à pervertir tout ce qu’ils touchent (puisque l’ancêtre de leurs formateurs à tous, Freud, s’y connaissait bien en appropriation et perversion d’appropriation, le charlatan N°1 du 20ème siècle !)…
Parce que soit vous utilisez vous aussi le terme de « Tantra » alors que vous n’en avez rien à branler de la transcendance (quel est le titre de ce blog, déjà?), et vous l’utilisez sciemment pour faire du tantrawashing, et c’est malhonnête, soit en toute innocence vous ignorez de quoi vous parlez, même après avoir fait plein de stages hors de prix, mais si je dis ça, vous allez vous vexer.
Si vous êtes restés jusque là.
Puis vous me rétorquerez : « Et toi, qu’est-ce que tu en sais, de ce que c’est, le Tantra ? ».
Je vous répondrai que j’ai lu des livres, que je me suis initiée à 2-3 disciplines apparentées au Tantra ou qui en font parti intégrante (yoga, taï-chi…), et vous me rétorquerez que je suis vraiment trop crédule.

En effet.

En effet, je « crois » toujours que si un homme qui m’est sympathique insiste vraiment beaucoup pour avoir un rapport sexuel avec moi, c’est que je devrais peut-être accepter, que s’il dit qu’il s’y connaît en Tantra, c’est que c’est peut-être la vérité.
Trop curieuse, et trop crédule, en effet. Trop influençable, comme n’importe quel autre autiste (oui, pour info, j’ai un handicap, je suis autiste, pour de vrai! Et les autistes sont plus influençables que la moyenne). Trop gentille, trop souvent prête à accorder le bénéfice du doute.

Et puis l’homme « désirant » est toujours très doué pour me suggérer d’une façon ou d’une autre que si je refuse, c’est que je suis une coincée, une blessée, une gourde, une prude, une banquise, une méchante, une névrosée, une conne, une salope, une pute, une allumeuse, une fille qui ne sait pas ce qu’elle veut, une fille qui ne sait pas ce qu’elle loupe, etc, etc… Au choix, selon l’humeur.

C’en est un peu à se demander pourquoi vous me désirez, exactement, au final ?
Peut-être est-ce que, justement, ce n’est pas moi que vous désirez, c’est la pénétration, fourrer votre pénis ou au moins l’un de vos doigts quelque part dans un corps de femme.
Et puis à force, je finis parfois par en avoir marre de me faire basher : « Ah bon, si je dis « non » c’est que j’ai un problème ? Tu vas voir ça, si j’ai un problème ! ».
Eh oui, moi aussi, j’ai ma fierté. Comme les mecs, moi aussi j’aime montrer mes « muscles » et que je suis « cap » et même à moi, il m’arrive d’avoir envie de jouer à « qui pisse le plus loin ».
Un peu comme les gars, le samedi soir, qui jouent à celui qui boira le plus de shots d’alcools forts, sans rouler sous la table.
Après tout, moi aussi, je suis un mec comme les autres.
Le dénigrement fonctionne parfois, d’une façon ou d’une autre, qu’il actionne le levier de la peur, de la colère, de l’orgueil… Oui, il peut fonctionner.
Oui, vous pouvez prendre un autre verre, et puis un autre, et puis votre voiture après, même pas peur ! C’est crétin, mais ça peut marcher.

J’ai appris que si je ne vous donne pas ce que vous voulez, une fois que je suis en tête à tête avec vous, vous pouvez devenir extrêmement méprisant, blessant, et me traiter littéralement comme de la merde. Comme ça, tout à coup, ça va vous prendre comme une envie de pisser, ça partira sans prévenir, comme une paire de claques, par forcément à plein poumon, juste quelques mots bien incisifs qui me rabaisseront plus bas que terre. Pas sympa. Même franchement moche.
J’ai appris que, dans « l’intimité », même les hommes qui se prétendent intello de gauche – très propres sur eux, anti-FN et autres « votez utile », plus ou moins « esthètes », épicuriens (mot compte triple), avec un bon niveau socio-professionnel, qui vivent dans une maison où le ménage est toujours bien fait, eux aussi peuvent être aussi infectes qu’un facho (voir bien pire), quand je ne leur donne pas accès à mon vagin ou à ma bouche.
Moi, en 2012 : « Si je ne lui donne pas ce qu’il veut, je vais encore repartir de chez lui en chialant, le cœur brisé, et je resterai prostrée de chagrin pendant six mois. »
Moi, en 2022 : « Et puis peut-être que celui-là sera le bon, celui que je pourrai présenter à ma famille, qui restera à mes côtés même quand je serai vieille et que j’aurai une descente d’organe ? »

Et après tout, qu’est-ce que cela me coûte de vous laisser me doigter ? De vous laisser me pénétrer, à partir du moment où vous vous êtes lavé les mains, où vous avez mis une capote ?
Honnêtement, cela finit par me coûter autant qu’une auscultation par la doctoresse qui fait mon suivi gynéco.
Suffit de penser à autre chose, de respirer, de se détendre et d’attendre que ça passe. Ce n’est qu’un organe comme un autre, ce n’est guère plus qu’une poignée de main un peu gluante.
J’attends que ça passe, j’attends de voir si, peut-être, vous pourriez être « le bon », à la longue, à force de générosité, de magnanimité, de fierté, de je ne sais plus trop quoi….

Se laisser faire quand on n’a pas envie, certains appellent ça « se faire violer » (référence : Je suis un homme victime de viol conjugal — Témoignage), hein, tout de même, alors que moi j’appelle ça «céder pour avoir la paix». Peut-être ne devrais-je pas autant relativiser?
Parce que, de fil en aiguille, je lis que « céder n’est pas consentir » et que donc, oh my god, ce dont je parle, là, ce serait de viols à la chaîne ?!!!
Youpie !
Mais je vous rassure : si l’ont peut être victime de viol sans le savoir et commettre des viols sans le savoir non plus, c’est juste à cause de la culture du viol, et de la « zone grise » (un peu comme la Zone 51, où personne ne sait vraiment ce qui se passe), c’est juste à cause d’un biais culturel : « Les garçons apprennent qu’il est normal d’avoir l’initiative, les filles qu’il est normal d’y céder. Et là est le coeur du problème : céder n’est pas consentir. »
Autrement dit, dans cette zone grise pleine de non-dits, ou de pas-assez-dits, de pas-assez-écoutés, de trop-interprétés, tout le monde croit être en train de faire quelque chose de « normal », alors que non, du moins pas dans une relation réellement « respectueuse » (de l’autre et de soi).
Et moi qui ai toujours du mal à m’exprimer à l’oral, parce que je suis autiste (je vous l’ai déjà dit?), et que le langage oral n’est pas du tout ma langue natale, ça n’arrange pas mon cas (j’écris beaucoup plus et mieux que je ne parle).
(Référence : Culture du viol, consentement et « zone grise »).

« Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font », aurait dit le Christ.
Je suppose que je vais chanter ça en chœur avec lui, hein, sur un petit air de Jimmy Sommerville, avec un petit pastis pour faire glisser.
C’est con, je n’ai plus de sous pour aller en parler à un psy.
Le consentement, c’est compliqué. A la question « est-ce que tu as envie de ceci cela ? », consentir devrait donc être uniquement un total enthousiasme : « Carrément, je suis à fond !! Qu’est-ce que tu attends ?! », alors que d’autres vous diront que, parfois, consentir c’est répondre mollement : « Bah non mais si ça te fait plaisir alors ok, parce que j’ai envie de te faire plaisir, mais vite fait, hein, parce que j’ai sommeil ».
Compliqué.

Pendant le « sexe », il m’est souvent arriver de penser au café que je préférerais être en train de prendre en terrasse.
Ca m’est souvent arrivé de penser aux parfums que j’ai senti récemment en parfumerie ou ailleurs.
Ca m’est arrivé de voir des fleurs dans ma tête, comme les films qu’on diffuse dans les avions pour que le voyage semble moins long.
Ca m’est arrivé de réfléchir à ce que j’aurai à faire après, de calculer le temps que j’aurai après pour faire ceci ou cela.
Ca m’est arrivé de calculer le nombre d’heure de sommeil que ça me coûte, le nombre de jours dont j’aurai besoin pour m’en remettre.
Ca m’est arrivé de penser à un autre homme que je préfère, que je trouve plus sexy, que je désire bien plus, juste histoire de pouvoir passer un meilleur moment.
Ca m’est arrivé d’essayer d’atteindre mon propre état méditatif, en moi, en mon cœur, de rester là, juste là, présente, ici et maintenant, de respirer, d’observer, comme on fait en cours de méditation pleine conscience ou en stage de shiatsu.
Observer, même les trucs pénibles et désagréables, cultiver mon self-control.
Toi aussi, tu aimes avoir des secrétions vaginales dans tes cheveux ?
Après tout, les vrais tantrika sont sensés pouvoir méditer sur des sites de crémation…
Chercher à atteindre un état méditatif, quand un cadavre brûle à côté de toi ou pendant un rapport sexuel avec un partenaire aussi excité qu’un gosse sur sa Switch, c’est peut-être un peu kif kif bourricot…
Sauf que pendant un rapport sexuel, le partenaire n’est pas sur une Switch, sur un objet, il est sur un être vivant qu’il est sensé « respecter », tout comme les rituels de crémation, en Inde, sont des rituels religieux pratiqués dans le plus grand respect de la vie et de ses cycles.
Être respectée comme une « Switch »… L’un des points culminants de la vie de l’enfant moderne, c’est lorsqu’on lui offre une Switch, qui devient « sa » Switch, sa possession la plus précieuse, source inépuisable d’excitation, de fascination, d’adrénaline et de fun.
Serait-ce là toute l’idée que les hommes se font du « respect » qu’ils doivent à une femme, à une partenaire sexuelle, à une femme dans le cadre d’une relation sexuelle vaguement « tantrique » ?
De la même façon qu’un gosse « respecte » sa Switch au point de ne jamais la jeter par terre, de ne jamais l’oublier dans le train ? Si vous m’accordez autant de respect qu’un ado en accorde à une Switch, alors devrais-je m’estimer comblée et n’aurais-je à me plaindre de rien ?

J’écris ce texte parce que j’en ai marre de me faire doigter comme si votre survie en dépendait, alors que non, vraiment non.
Je crois que les hommes ne savent même pas pourquoi le vagin des femmes les obsède autant.
Je pense que c’est un trouble obsessionnel compulsif, comme une tradition familiale qu’on se transmet de père en fils, sans savoir pourquoi ni à quoi ça sert.

A cela, vous me répondrez : « Mais le plaisir, ma petite chérie, c’est important, il faut savoir se lâcher dans la vie, blablabla ».
Et remarquez comment mon plaisir devrait toujours être celui d’assurer le votre, comment mon plaisir devrait toujours être identique au votre, sinon, c’est que j’ai un problème, vous en éternel « étalon » de ce qu’il convient de considérer comme plaisir ou déplaisir.
Comme si vous ignoriez, très naïvement, que je n’ai aucun besoin de vous pour avoir un orgasme.
Peut-être êtes vous réellement mal informés, au point de croire qu’une femme est incapable d’avoir un orgasme sans vous?
Et puis quel plaisir ?
Et si je n’en ai pas envie, du plaisir, du moins pas du même plaisir que vous? Ou plutôt, si votre conception du plaisir était à l’opposé de la mienne ? Si mon envie, mon plaisir à moi, c’est l’ascèse, la discipline et un petit coup de pastis de temps en temps, et un orgasme en toute autonomie de temps en temps, on fait quoi ?
Si mon plaisir, c’est justement la discipline, la frugalité, un corps et une sensorialité à la fois exaltés, maîtrisés et dépassés, telle un diamant dont l’intérêt est surtout dans la lumière qu’il magnifie, toutes ces choses propres au « vrai » Tantra, celles avec lesquelles je m’efforce de tisser mon quotidien, de plus en plus, depuis des années. Si c’est ça mon plaisir, on fait quoi ?
Si mon plaisir c’est la quête du « vrai » Tantra, de la transcendance à deux, on fait quoi ?
Le Meetic de la transcendance, de la Réalisation au sens réellement « tantrique » du terme, est-ce que ça existe ?

Bref, pourquoi chercher à « fourrer » à tout prix ?
Si seule la quête de plaisir vous anime, alors pourquoi être autant attaché à la pénétration (quelque soit le type d’organe pénétrant et pénétré) et à l’éjaculation, puisqu’en plus d’être des pratiques risquées (maladie, paternité non désirée…), elles n’ont techniquement rien d’indispensable à votre plaisir ?
Les journaux devraient peut-être en faire leur gros titre : un homme peut avoir un orgasme ailleurs qu’à l’intérieur d’un être vivant, et il peut même avoir un orgasme sans éjaculer ! Ca s’appelle être autonome sur le plan sexuel, c’est un peu comme de savoir se faire à manger, ça s’appelle aussi la « continence sexuelle », et c’est aussi de l’hygiène – éjaculer sous la douche plutôt que dans les gens, c’est comme de savoir pisser dans des WC plutôt que sur un trottoir.
Pourquoi considérer la pénétration et l’éjaculation comme aussi quintessencielle – ainsi qu’éventuellement me faire jouir (quand vous vous en préoccupez), comme si cela devait vous garantir une sorte d’immunité à vie de ma part, comme si cela devait vous rendre indispensable à mes côtés, comme si cela allait vous valoir un 13ème ou un 14ème ou un 15ème mois et une retraite aux Seychelles ?!

Alors que non. A chaque fois que vous me blessez, je prends quand même note, à chaque fois que vous exprimez une opinion à l’antipode des miennes, je prends quand même note et je vous présente l’addition lorsque j’en ai assez de vous faire crédit, ce qui arrive souvent, puisque plus je vous fais crédit, plus vous avez tendance à me traiter comme un open-bar… Et aucune cagnotte ne gonfle à chaque fois que vous me pénétrez ou que vous me faites jouir et, vu que je suis « grande fille », une femme qui s’assume (relativement), libérée (je pense que ce texte l’illustre largement), relativement « autonome » comme vous aimez (c’est à dire surtout pas à votre charge, financièrement) alors je sais me faire jouir moi-même, à l’infini si ça me chante (quand ma libido est d’humeur), je n’ai aucun besoin de vous pour ça, et plus vous « fourrez », plus vous fourrez, c’est tout, vous n’allez jamais « plus loin », ça ne vous rapporte strictement rien, cela soulage peut-être momentanément une petite angoisse existentielle passagère, mais ça ne vous mène à rien, à ma connaissance.
A force, pour moi, de mon point de vue, cela devient juste lassant, ennuyeux, rébarbatif, fatigant, voir douloureux.
Non, vraiment, cela ne va pas sauver le monde, cela ne vous rendra pas immortel, ni très riche, ni très célèbre, cela ne me mettra pas non plus à vos pieds jusqu’à la fin des temps.

Alors pourquoi diantre fourrer?
Je vous le demande vraiment : pourquoi ?

 

 

Quelques références :
SexNegative ?
Enthousiasme vs consentement
La « zone grise » du consentement, un concept « très dangereux »
Documentaire: Sexe sans consentement – Infrarouge
Qu’est-ce que le consentement féminin dans l’hétérosexualité ?
Consentement 2.0 = enthousiasme
Vidéo The unfinished story of yes

Dénoncer les violences sexuelles sur les femmes autistes: « Selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch « leur difficulté à identifier les comportements violents, à comprendre la notion de consentement, à s’opposer et à se défendre, exposent les femmes autistes à un risque jusqu’à dix fois plus élevé ». (…) Chez les femmes autistes, sidération et dissociation sont particulièrement marquées, explique la psychiatre Muriel Simona : « Elles peuvent tomber dans un sentiment d’étrangeté, avec une impression d’être spectatrice. Cela peut aller jusqu’à l’amnésie traumatique ». »

Illustration de la culture du viol en politique: « « Qu’il avait beaucoup de maîtresses, qu’il consultait des sites, que des filles étaient amenées à l’hôtel à la fin de ses conférences, qu’il en invitait à se déshabiller, que certaines résistaient et qu’il pouvait devenir violent et agressif, ça oui. Mais je n’ai jamais entendu parler de viols. J’en suis abasourdi. » (…)
Que Bernard Godard se dise « abasourdi » par les accusations des victimes présumées en dit long sur l’aveuglement, y compris des autorités françaises, sur le personnage Ramadan. Mais aussi, plus généralement, sur l’absence criante de conscience face à ce qui ressemble à des agressions sexuelles avérées ». –   « Le « Monsieur islam » français savait tout d’un Tariq Ramadan « violent et agressif » sexuellement… et pourtant » – Marianne (oct. 2017).

Consent, it’s a piece of cake : « If you say, ‘Thanks, but I don’t think so’, and they convince you to change your mind, that’s also consent. It doesn’t matter how many times you said no. It doesn’t matter if your friend was being an obnoxious, guilt-tripping, sulky, passive-aggressive pest. (Well, it matters. It may be a reason to reconsider your friendship. But it’s certainly not a reason to go to the cops.) As long as you were free to refuse the cake without risking some tangible harm, it’s up to you to grow a spine. »

– – –

Quelques notes et références en désordre sur le Tantra :

tradition spirituelle, serait apparue il y a 7000 ans, fonctionne sur la base de la transmission d’enseignements, d’un maître à un disciple. C’est une pratique ésotérique qui vise à l’extension et à la libération de la conscience, à l’union avec « Dieu »/la pure conscience, à la réalisation de l’Etre, à être pleinement.
Mais quand on énonce tout cela, beaucoup entendent « l’exultation du petit moi moi moi », et non l’union du « petit moi » avec le Grand Esprit : la dissolution du petit moi dans la Totalité.
On entend aussi plus facilement « connaître tout » que « sentir tout », car être pleinement conscient, ce n’est pas « tout savoir », c’est plutôt sentir tout pleinement, le sentir et pourtant être capable de s’en détacher, comme une feuille morte se détache de l’arbre. Car tout passe.

« Tantra means extreme discipline »… learning to use the body and mind like an instrument… Tantra means a technic or a technology… learning to use the body and mind like a tool, like a computer… it takes enourmous discipline… it’s talking about the body, and because they’re talking about the body, they think sex, because they only think about a few body parts, they forget about the brain!… spiritual growth, reaching to its ultimate nature… no « tantra »/technology = no guru (guru: can do for us something we cannot do for ourself) – Sadhguru, Tantra is not about sex https://www.youtube.com/watch?v=DuVsPLOGz14

ascending of the Kundalini to the highest chakras, for the transformation of the crown chakra, so that it may become « enlightened », turned into a blazing light of illumination, awakening.
Awakening of the astral body – astral body: energy field, biofield (measurable), unconsious, Tantra aims at that field to become conscious, for humans to become fully aware of their whole being (and not just of a few organs)

Dr. Thomas Daffern https://www.youtube.com/watch?v=n8a7xY_flT4
Yoga is a form of practicing tantra
yoga : « to reunite » the soul essence with its devine source
embrace sexual extasy as a vehicle to enlightenment
druidery : celtic version of tantra, same for seidr and other old european traditions, alchemy…
tantra : weaving male/compassion and female/wisdom principles as One.
Use the mundane to achieve the super-mundane
requires a guru
not about sex,
about transcending sex
in hindouism focus on divine play of shakti/female & shiva/male deities, universe : manifestation of divinge energy
tantra seeks channeling that energy within the human realm and unifiy with cosmic consciousness
in bouddhism : no cosmic consciousness idea, buddhism focuses on union of male-compassion/female-wisdom principles
tantra rejected social normes of vedic traditions : rule about dress->go naked, no alcool, no drug->drink alcool, use drugs, no meat-> eat meat, sexual restriction-> sex part of the rituals = similarities with hippies, and the forest « anarchy ».

the divine feminine part 5 – tantra https://www.youtube.com/watch?v=nbCYAWjDKwc

Géobiologie, écho du passé


Roussillon en Morvan, Carte de l’Etat Major 1820-1866, site web Géoportail.

 

Depuis environ 2 ans, je m’initie à la géobiologie en autodidacte. C’est un vaste sujet qui va de la protection vis à vis des pollutions électromagnétiques à l’impact des phénomènes naturels et des matériaux sur la santé humaines (radon, sources, béton, terre cuite…), en passant par des sujets plus « ésotériques », comme la mémoire des lieux, que j’aborde ici. La maison que j’ai achetée en septembre 2018 est un bon lieu de « pratique » et d’expérimentation, alors bienvenue chez moi!

Mon petit « chez moi », vu du ciel, via le site web Géoportail :


Chez moi: les parcelles 804, 805, 806, 807. Environ 6.000m2, achetés 65 000 euros, quasi toutes mes « économies », frais de notaire inclus (tout le monde me demande le prix, je réponds volontiers, donc tant qu’à faire….).
Le petit triangle en 807, c’est ce qui est appelé « l’ancien potager ». La maison est hachurée en 806. La route passe tout près de l’angle sud-est du bâtiment.
Au sud de l’ancien potager, un ancien chemin figure encore sur le cadastre, dans le prolongement de la route qui vient de l’ouest. En « vrai », cet ancien « chemin » est un gros tas de pierre sur lequel poussent des ronces et des arbustes.

Quand j’ai visité ma maison, avant de l’acheter, à deux reprises, je n’ai pour ainsi dire pas « vu » la route qui passe devant, au raz de l’angle sud-est.
Je ne voulais pas acheter une maison à côté d’une route, je voulais une maison en bout de chemin, quelque chose comme ça, « au calme ». Le bord de route, c’était sensé être rédhibitoire. Je suis trop sensible au bruit pour avoir envie de vivre à côté d’une route, quand bien même une « petite » route du Morvan, bien moins passante qu’une départementale de Haute-Savoie.
Je vous rassure: j’arrive quand même à bien dormir la nuit, parce qu’il y a très, très peu de voitures qui passent la nuit, entre 22h et 7h du matin.

J’ai échoué à prendre en considération qu’il y a une route à moins de 10 mètres de mon perron, pourtant, j’ai une bonne vue. La route, je la voyais bien, mais j’ai échoué à la prendre pleinement en compte.
Il a fallu attendre la première nuit passée dans la maison pour que je réalise que les voitures passent à seulement 6-7 mètres de la chambre la plus proche de la route, ce qui est très proche, ce qui fait qu’on entend vraiment bien les voitures, d’autant plus avec du simple vitrage, dans une maison où il semble y avoir un problèmes de résonance (peut-être parce que des plaques de plâtre se désolidarisent des murs à certains endroits?! parce qu’une partie du plafond est creux, au-dessus des pièces les plus récentes? je ne sais pas trop…).

Aurais-je été victime d’un « ensorcellement »?!
Un coup de foudre pour une maison, après tout, c’est bien ce qu’on peut appeler un « ensorcellement ». C’est la « magie » du lieu, ses « énergies » qui vous « ravissent », et il n’y a rien à faire, vous êtes foutu!

Carte ci-dessous:
Au fil des mois, j’ai glané quelques informations sur le lieu. Une ancienne voie romaine orientée est-ouest descend du « Château », à 1km à l’ouest, jusque chez moi (maison encadrée d’un petit rectangle noir). Cette portion d’ancienne voie romaine est devenue une route goudronnée et, jadis, il y a très très longtemps, cette route continuait tout droit  sur plus de 500 mètres, au sud de « l’ancien potager ». Cette ancienne portion qui longe le mur sud de l’ancien potager a en partie disparu et subsiste plus loin à l’est, en partie, sous forme de chemin, en rose sur la carte actuelle ci-dessous: « ancienne voie… » (romaine).

Sur géoportail on trouve une ancienne carte de 1950. La configuration des lieux y est identique à aujourd’hui:

 

Sur géoportail, on trouve aussi une ancienne carte d’Etat Major de 1820-1866. L’emplacement de ma maison est figuré (grossièrement) par le rectangle noir. C’est du moins son emplacement actuel, autant que je puisse en juger. Le point rouge qui figure sur la carte, juste à droite de la maison actuelle, à l’intérieur de la « patte d’oie » formée par le chemin en noir et la « Route », pourrait peut-être être l’actuel « ancien potager »? L’ancien potager aurait-il été, à l’époque, une maison, ce qui expliquerait le gros tas de pierre qui subsiste à cet endroit?
Et donc c’est l’ancien chemin qui figure en noir, et qui rejoint Jeusot en ligne droite, qui aurait été transformé plus tard en « route » goudronnée.

 

Donc, pour récapituler, avant, la « route », c’est à dire l’ancienne voie romaine passait en rose là:

Pas du tout aussi près des chambres que maintenant!! Chambres, qui, à l’époque, bien sûr, n’existaient même pas encore!

On peut même aller plus loin…:
Voilà la carte du secteur, entre Roussillon en Morvan et La Celle En Morvan.

 

 

« Jadis », il y a 100-200 ans, les gens qui venaient d’Autun (du sud-est) et qui souhaitaient rejoindre les lieux-dits situés à l’Est de chez moi: Jeusot, Les Pécinnes, les Barbeaux (rectangles orange sur la carte ci-dessus) passaient plus probablement par l’ancienne voie romaine en rose pastel, au départ de la Celle en Morvan (rectangle jaune) et pas du tout par la voie en mauve, « devant chez moi » (petit rectangle vert). Si cette voie d’accès en rose existait encore en tant que « route », si elle avait été rendue carrossable, le trafic serait probablement moins dense aujourd’hui devant chez moi !

Le lieu garde-t-il la mémoire des anciennes routes, et échoue-t-il à « imprimer » les « nouvelles »? La « signature » énergétique/électromagnétique d’une route en pierre n’est pas du tout la même qu’une route en asphalte, l’asphalte pouvant être considéré comme un matériaux très « perverti » au niveau énergétique, c’est un pétrole très « trituré », très transformé, méconnaissable, un peu comme une sardine carbonisée n’a plus grand chose en commun avec une sardine qui nage dans l’océan!
On pourrait envisager que « l’esprit du lieu », « l’esprit de la maison » échoue à identifier ce ruban d’asphalte en tant que « route », tellement ce truc ne ressemble à rien d’identifiable, « énergétiquement » parlant.
Quelque chose me dit que ma maison trouve ça très bizarre, tous ces gens des Barbeaux, des Pécinnes et de Jeusot, qui passent sous son nez, au lieu de prendre une voie plus courte! Qui passent sur le chemin à moins de 10 mètres du perron, au lieu de passer sur la « bonne » route, à 30 mètres de là! Sans parler du fait qu’il y a 200 ans, on ne roulait pas en voiture, ni en quad, ni en tracteur…….

C’est donc ce genre de phénomène auquel s’intéresse, entre autre, la géobiologie: la « mémoire » des lieux,  peut-être mémoire sous forme d’information « quantique », qui fait fi du temps, écho du passé qui peut influencer le « jugement » des personnes les plus « sensibles », leur perception des choses, leur choix (pas toujours très cohérents) en matière d’immobilier.

Et moi, je fais « l’éponge quantique », je vois d’avantage le lieu tel qu’il était il y a 200 ans, que tel qu’il est aujourd’hui?
Ou je suis vraiment juste « bigleuse »?!
Ou bien je le vois tel qu’il sera devenu dans 10-20 ans, quand j’aurai fini de le rénover et que l’essence coûtera tellement cher que tout le monde se déplacera quasi silencieusement, à pied ou à cheval?!

Si vous avez des suggestions sur le sujet, sur ce qui peut causer un problème de résonance… N’hésitez pas à commenter ci-dessous!

La sorcière du Morvan

Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé: j’ai écrit une nouvelle nouvelle!

C’est un pdf de 19 pages. C’est une histoire de sorcière des temps modernes, une nouvelle 100% locale, une histoire qui se passe dans le Morvan, écrite dans le Morvan, postée depuis le Morvan!

Ca parle de champignons, d’autisme, de psychédéliques, de climat, de Greta Thunberg, de Tolkien, de Jünger, de rock’n roll, de chamanisme, de pyramides, d’animisme et de fin du monde.

Je précise bien, au cas où, qu’il s’agit d’une FICTION!!!

Cliquez là pour télécharger le PDF (vous pouvez l’imprimer si ça vous chante):

La sorcière du Morvan

Si vous la lisez et que vous trouvez des « coquilles », n’hésitez pas à me les signaler!