Les « énergies »

Du temps où j’étais en formation en naturopathie (2013-2015), pendant les pauses, il arrivait que des camarades de formation parlent d’énergies (une formation en naturopathie n’est pas du tout une formation en « énergétique »!). L’une de mes camarades de promo sentait des choses en approchant ses mains de quelqu’un. Des blocages, des je-ne-sais-pas-trop-quoi.
Ca me laissait affreusement dubitative.
Pourtant, j’avais fait du taï-chi 10 ans auparavant. J’étais sensibilisée au « chi », aux méridiens, je m’étais un peu intéressée à la Wicca, à l’ésotérisme en général, dès l’adolescence. Les énergies des plantes, des minéraux, des lieux, tout ça…, j’en avais entendu parler mais cela restait parfaitement fumeux pour moi.

Maintenant, j’y viens.
Le fait de prendre conscience de mon électrohypersensibilité m’a forcée à farfouiller du côté de la médecine chinoise, de la géobiologie, de l’ayurvéda, du feng-shui, de l’agriculture « énergétique » (le livre d’Eric Petiot est une bible) pour essayer de comprendre quelque chose à tout ce que je ressens, ça m’a permis d’acquérir des clés de compréhension, et petit à petit j’arrive à démêler un peu ce gros écheveau de perceptions « bizarres ».
Je suis loin d’avoir une sensibilité hyper fine, je pense que je ressens uniquement des trucs « basiques », mais disons que ça aide à conceptualiser d’autres choses.


Extrait du livre « L’agriculture énergétique » d’Eric Petiot.

Maintenant j’en arrive à aller dans les églises pour y chercher non seulement un refuge, protégé des pollutions électromagnétiques, mais aussi les endroits où je respire mieux qu’ailleurs, les endroits où ce que j’identifie comme la connexion à la terre est meilleure qu’ailleurs (« connexion » sur le plan électrique).
Dans l’église des Cordeliers, à Lyon, dans l’allée centrale, surtout devant l’autel, il y a un endroit comme ça où je respire particulièrement bien.
Je comprends que la respiration, son amplitude, l’envie de respirer soudain à fond comme si on venait de passer un moment sous l’eau est un signe de bonne « connexion ».
Ca m’étonnerait beaucoup que ça puisse arriver sur un trottoir en asphalte.

Dehors dans la nature, autour de chez moi, je commence aussi à repérer des endroits où, sans que je puisse dire ce qui s’y passe, je suis prise de l’envie de tourner en rond sur moi-même. Ca tourne. Ce sont des endroits où l’herbe pousse plus drue, en cercle. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il peut y avoir là, je n’ai pas encore les outils, les connaissances pour comprendre, mais je sens qu’il se passe un truc.

Je commence à comprendre que ce qu’on appelle « énergie » en ésotérisme, ce n’est rien d’ésotérique mais probablement, tout simplement, au moins en partie des forces électromagnétiques.
L’énergie d’un être ou d’un objet, c’est ainsi sa « signature » électromagnétique, son champ électromagnétique, sa structure et ses propriétés électromagnétiques.

Des chercheurs comparent le brin d’ADN à une antenne, à un émetteur-récepteur d’information électromagnétique.

J’aime bien dire « champ électromagnétique » en pensant « chant électromagnétique ».

Le « chant » d’un smartphone ou du contre-plaqué, c’est une grosse perversion, un mauvais « esprit ».
Un joli tapis en « jonc de mer » peut être complètement perverti par son revêtement anti-dérapant en matière synthétique.

Le chant électromagnétique d’un objet peut être plus ou moins harmonieux ou dissonant. Le liseret synthétique d’une couverture 100% laine peut perturber son « fonctionnement », sa signature, son chant électromagnétique et le simple fait d’enlever le liseret « harmonise » la couverture, comme on « harmonise » un piano en l’accordant.

Il y a un an, mon prof de taï-chi, en me voyant enlever mon gilet pendant le cours m’avait dit « non non, faut le garder, on stock de l’énergie dans nos vêtements pendant la pratique ».
Ca m’avait laissé extrêmement sceptique.
Maintenant j’ai envie de lui dire que ça m’étonnerait beaucoup qu’on puisse stocker quoi que ce soit dans des vêtements synthétiques (ce gilet en question était en laine et polyester). Un vêtement 100% laine, oui, ok, ça je confirme. Par contre un gilet fait avec un mélange de fibres naturelles et synthétiques, ça m’étonnerait.
Mais je n’ose pas trop lui dire, à mon prof.
Un vêtement synthétique peut générer de l’électricité statique au contact de la peau, il peut peut-être faire « sauna » en retenant l’énergie générée par le corps, comme la vapeur reste dans un sauna, en stagnant, mais à mon sens, d’une part notre énergie (chi) n’est pas faite pour stagner comme ça, entre le vêtement et la peau, et d’autre part l’électricité statique n’a rien d’une énergie biocompatible.
Mais de l’électricité statique pourrait être confondue avec l’énergie naturelle du corps. Elle est un stress pour le corps, en cas de stress le corps réagit, il est « stimulé » (synthèse de cortisol, adrenaline…) et du coup on se sent comme dynamisé par le phénomène, comme si notre énergie était augmentée… Enfin, quand on a des glandes surrénales en bon état, comme on se sent dynamisé par du café. Mais le café n’apporte pas de l’énergie, il ne fait que mobiliser nos propres réserves…

Bref, j’apprends beaucoup.

 

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Sommeil au naturel, à la terre

Intro, en résumé:
Il y a quelques mois, fin mai 2017, j’ai radicalement changé de façon de dormir, après avoir pris conscience de mon ElectroHyperSensibilté (EHS), qui s’étend non seulement aux « ondes » mais aussi aux propriétés électromagnétiques des matériaux (conducteur/isolant électrique, empêche/permet la connexion à la terre, biocompatible/bio-incompatible).

Attention: comme pour la maladie de Lyme ou l’intoxication aux métaux lourds, l’EHS n’a rien de « psychologique ».
Donc non, ce n’est PAS « dans ma tête »!

Pour s’informer sur l’électrohypersensibilité:
http://www.ehs-mcs.org/  
http://www.priartem.fr/accueil.html 
https://www.robindestoits.org/ 

J’ai d’autres articles sur le sujet, sur mon site pro:
Etre électrohypersensible, c’est comment?
Vêtements en matière naturelle – EHS
Connexion à la terre – Chaussures – EHS

Bref, pour en revenir à nos moutons, j’en ai finis avec les matelas synthétiques, les couettes synthétiques, les oreillers synthétiques. Je suis revenue au 100% naturel: laine et coton.
Je pourrais apprécier de dormir sur un matelas en laine posé sur un sommier à lattes, par exemple, ou sur un futon 100% coton posé sur un tatami en paille de riz mais, chez moi, pour le moment, j’ai opté pour quelque chose d’un peu plus rustique et de moins cher qu’un gros matelas laine ou qu’un futon en coton bio.

Et après avoir modifié ma literie, j’y ai ajouté un tapis de connexion à la terre.
Il existe toute sortes d’outils de connexion à la terre: des draps, demi-draps, des patchs, des bracelets… Et des tapis de différentes tailles: pour la voiture, pour les chaises, le yoga… J’ai opté pour un tapis « universel » de taille (et de prix) assez modeste qui me sert autant pour dormir que pour le yoga.


Tapis de chez Géotellurique. Attention il est fortement déconseillé de s’en servir sans avoir pris quelques précautions de base: voir plus bas.

Dormir par terre: 
Je cherchais avant tout à dormir sur des matériaux naturels, biocompatibles sur le plan électromagnétique. Le sol de la maison où j’habite pour le moment est assez merveilleux: la dalle en béton n’est pas trop riche en ciment (à contrario des bétons modernes, souvent très riches en ciment, qui me paraissent « plombant ») et son armature métallique a peut-être été mise à la terre. Le vieux dalflex tout moche des années 1970 a beau être artificiel, il fait office de dallage relativement « neutre », qui évoque un dallage minéral. Du coup le sol me convient bien au niveau « énergétique »/électromagnétique.
Si, chez moi, tous les sols étaient recouverts d’isolant électrique (plancher flottant, PVC, moquette…), ça aurait été plus embêtant. Si les sols avaient été en plastique, j’aurais peut-être dû partir dormir dans le jardin, dans la cave (sol en terre battue), sous l’abri à voiture, au garage… Ou j’aurais posé mon bardas sur un sommier à latte, pour être à distance du sol… Je ne sais pas trop.

Au début je voulais aussi me rapprocher du sol, me rapprocher de la terre. Dormir par terre me semblait le choix le meilleur, le plus logique. C’est un peu rude au début mais je m’y suis habituée en quelques jours.
Encore une fois, si les sols avaient été en PVC, je n’aurais pas eu cette envie.
Un sol plastique (ou une dalle en béton riche en ciment, ou de l’asphalte…) me fait l’effet d’un repoussoir. C’est un stress. Ca m’oppresse, ça me pompe mon énergie, ça me rend nerveuse. Dur de s’endormir dans ces conditions.
Alors que sur un sol naturel, comme un plancher, ça a beau être « rude », très ferme, je me détends spontanément et je m’endors facilement (à condition qu’il n’y ait pas de pollution électromagnétique alentour: wifi, smartphones…).

Matelas:
J’ai opté pour des nattes en laine (de chez Revolana et Chouette Couette) parce que je voulais des solutions nomades, facilement déplaçables, que je puisse facilement emmener en voyage.
En 2017, je me suis beaucoup déplacée, et je voulais pouvoir dormir partout, quelque soit la personne qui m’invitait, pouvoir éviter facilement les lits d’amis, presque toujours en synthétique.


Natte de chez Chouette Couette, très légère

Et puis quand le climat s’est rafraîchit, en automne, que la dalle en béton s’est aussi bien rafraîchie, j’ai ajouté des peaux de moutons (achetées à petit prix sur une brocante). Les peaux aussi ont l’avantage d’être nomades: elles peuvent me servir de tapis de sol ailleurs dans la maison ou pour passer un moment dehors et j’en prête une à mon chat dans la journée.


Mon chat bien au chaud.

Couette et couvertures:
La couette en laine, ça a été un choix un peu « de luxe », une gourmandise (Revolana fait des prix intéressants). Je peux facilement me contenter de simples couvertures 100% laine (dont le liseret synthétique à été décousu), achetées d’occasion (on en trouve parfois dans des magasins de type Emmaüs).
J’ai aussi un vieil édredon en duvet, un oreiller en plumettes et duvet (on en trouve sans produits toxiques, à bon prix, chez La Redoute, par exemple), je me sers aussi d’un vieux draps en coton à la place d’une housse de couette (les housses de couettes chargées de teintures, et contenant éventuellement un peu d’élasthanne, ça peut aller jusqu’à perturber ma régulation thermique, et les housses 100% bio, ça peut coûter un peu cher).

 

Connexion à la terre: 
Le tapis de connexion, lui est bien en matériaux synthétique mais il permet de se mettre à la terre, donc il est ok.


Dormir « à la terre » (sur le plan électrique), c’est un peu comme de dormir allongé dans l’herbe.

La mise à la terre, ou « connexion à la terre » commence à être étudiée par des chercheurs et ses effets bénéfiques sur la santé commencent à être démontrés – autrement dit, on commence à démontrer que le fait de vivre « hors-sol » a des effets nocifs sur la santé. Voir par exemple le site du Earthing Institute ou le livre « Connectez-vous à la terre ».

En très résumé, la connexion à la terre apaise autant qu’elle « recharge ».
Et en effet, je dors mieux avec mon tapis que sans lui (quand il est branché sur une prise de terre de qualité). Je m’endors facilement et si je me réveille, je me rendors facilement, et moi qui ai longtemps été insomniaque, avec des troubles du sommeil depuis l’enfance, ça me change la vie (les seules petites insomnies qui persistent sont celles que je dois aux fluctuations de mon cycle menstruel, ou encore celles qui suivent la consommation de vin non-bio avec sulfites…).
Il y a toute fois des précautions d’usage à respecter:
brancher le dispositif de mise à la terre sur une prise de terre qui a été contrôlée par un électricien (la prise doit être d’une valeur de 5-10 Ohms environ).
Les testeurs de prise de terre premier prix peuvent permettre de s’assurer qu’il y a bien une prise de terre mais pas d’en évaluer la qualité par une mesure précise.
Certains géobiologues, électriciens et électrohypersensibles sont d’avis que la plupart des prises de terre des logements sont de trop mauvaise qualité (trop polluées ou défectueuses ou inexistantes!) pour qu’on puisse y brancher de tels dispositifs.
Celle de la maison où j’habite fait parti de ces prises de terre défectueuses, donc j’ai opté pour la solution du piquet de terre planté dans le jardin, sous la fenêtre de la chambre… Mais même un piquet de terre planté dans un jardin est susceptible de drainer des pollutions électriques ambiantes : hautes fréquences (radio, wifi des voisins, antennes relais…), électricité « fuitant »  de lignes électriques enterrées, perturbations géobiologiques…
La partie métallique du piquet doit être entièrement enterrée, au moins pour éviter de capter des hautes fréquences.
Bref c’est compliqué, et à moins d’avoir des outils de mesures pointus ou des perceptions assez fines, ça peut être un peu risqué de se mettre à la terre de cette façon.
Personnellement, je constate que je dors mieux avec mon tapis que sans, donc pour le moment, ça me va.
On doit aussi faire attention de se servir de ces systèmes de connexion à distance de toute installation électrique sous tension: appareils électriques, câbles dans les murs, prises, interrupteurs… Lorsqu’on passe un long moment mis à la terre on peut en effet finir par se transformer soi-même en prise de terre vivante (de la même façon qu’un arbre vivant est une prise de terre très efficace), et on se retrouve à drainer les pollutions électriques ambiantes, ce qui n’est pas très bon le corps, surtout pendant la nuit, quand on dort.
L’idéal serait de se mettre à la terre, à l’intérieur d’un logement, uniquement lorsque l’électricité est disjonctée, à moins que l’installation électrique soit « biocompatible »: équipée au minimum d’interrupteurs automatiques de champs (biorupteurs), d’une prise de terre au top (d’une valeur de 0-10 Ohms et raccordée à toutes les prises de l’installation), et équipée éventuellement de câble blindés.
Personnellement, je me contente de dormir dans un coin de la pièce libre de câble dans les murs, de prises, d’interrupteurs et la pièce est débarrassée de tout appareil électrique pendant la nuit. C’est un coin situé à l’angle de la maison, sans mitoyenneté, donc il n’y a aucune pollution électrique de l’autre côté des murs non plus et la dalle en béton empêche toute pollution électrique d’irradier de l’étage du dessous (garage).
Attention aux planchers en bois, qui diffusent très bien les pollutions électriques venant d’en dessous!

Le matin, je range tout mon bardas et ça donne ça:


Cette maison est un peu vétuste, elle aurait besoin d’une grande rénovation, mais pour le coup, la vétusté a des avantages.

 

Pour aller (encore) plus loin:

Réalisation d’une prise de terre en terrain difficile:

 

En anglais, voici deux articles sur le lien entre les matériaux naturels, leurs propriétés électromagnétiques, et la santé:
If you sleep on sheep, count your lucky stars
Naked beneath your clothing

 

Journal de transition – Octobre

Au menu:
Cheveux, slips 100% coton, « mode » électrohypersensible
Energétique, électromagnétique
Dépose d’amalgames Dr Dieuzaide
Quête immobilière, habitat groupé vs indivisualisme
Matteo Tavera, Roger Heim, les champi et les pionniers de la bio
L’électrohypersensible raconte sa life.

Mardi 3 octobre, 18h45, Haute-Savoie :
J’ai plein de choses à apprendre, des petites et des grandes.
Dans ma quête du zéro plastique, je dois apprendre à faire tenir mes cheveux en chignon avec un crayon, plutôt qu’avec un élastique.


Ca fait environ 5 ans que mes cheveux ont commencé à onduler à l’arrière du crâne, ça a commencé environ 1 an après l’arrêt du gluten, ça gagne du terrain, et ça va finir par se voir un peu quand je me coiffe comme ça.

Il y a une semaine, mon ostéopathe (orienté ostéopathie biodynamique) m’a donné un livre d’Initiation à l’acupuncture traditionnelle, d’André Flaubert.
Pour essayer de comprendre mon environnement « énergétique »/électromagnétique et comment le plastique me pourrit autant mon énergie, j’ai besoin de me familiariser avec des notions d’énergétique chinoise. Les chinois semblent être ceux qui sont allés le plus loin dans le détail du fonctionnement énergétique du corps humain.
« Quand un être prend forme, cela veut dire que l’énergie se transforme. Quand la vie matérielle disparaît, cela correspond à une mutation de l’énergie » (page 96).
Mais quelque chose me dit que les chinois qui ont créé la médecine chinoise ne connaissaient pas le plastique…

Ce matin, je suis retournée à Lescheraines, à la friperie à côté de la boutique d’artisanat local. J’y ai discuté avec une corsetière qui est là tous les mardi matin. Je lui ai demandé si elle pense pouvoir me confectionner des slips 100% coton, sans élastique, sans élasthanne. Le plus facile pour elle et le moins coûteux pour moi serait que je lui trouve un modèle de shorty qui me va bien. Elle n’aurait qu’à le reproduire en l’adaptant, avec un jersey de coton. Ou bien il faudra qu’elle crée quelque chose entièrement, ce serait un peu plus cher. Le plus compliqué, c’est la réalisation du patron. Je pourrai peut-être m’en sortir pour 60 euros, pour le premier slip, et forcément nettement moins pour les suivants.

Parce que oui, faut avouer que les slips, ça a un côté pratique. Je ne vais pas rentrer dans les détails du pourquoi-comment, pour des raisons d’élégance disons, mais – bien qu’on puisse vivre sans, au niveau hygiénique, c’est plus pratique avec.
Et puis pour se baigner, ça peut être sympa, quand on ne supporte plus le synthétique des maillots de bains (à vrai dire je me suis toujours sentie affreusement engoncée dans les maillots de bain). Je ne me sens pas franchement partante pour aller sur une plage naturiste en été : trop de gens, trop de smartphones. Et la seule plage naturiste du coin est une plage située le long d’une ligne de chemin de fer, avec des caténaires qui crachent tout ce qu’elles peuvent…).
Et du coup aujourd’hui j’ai eu l’idée de relancer une recherche de sous-vêtements sans élastiques et j’en ai trouvé chez Raworganic !! Quoi que vu le prix ça ne devrait pas me coûter plus cher d’en faire faire 2-3 par une corsetière du coin.

Slip Rawganique

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Mardi 17 octobre 2017, Haute-Savoie, 15h30.

Assise par terre dehors devant la maison, sur une peau de mouton, ordinateur à même le sol aussi, face au soleil. Pieds nus, pantalon de pêcheur thaï, tshirt coton dont les petits boutons de l’encolure ont été enlevés (du coup, décolleté un peu plongeant, va falloir remettre un bouton ou deux).


Le pantalon de pêcheur thaï (ici celui de chez Fantazia), c’est le truc le moins sexy de la terre, mais c’est 100% coton, zéro synthétique, zéro métal.


Pantalon de pêcheur thaï, tunique 100% soie (made in India, d’occasion), pull 100% laine (d’occasion aussi).


Mon chat aussi aime bien les peaux de moutons.

Des nouvelles de mes dents : elles sont encore en travaux mais elles vont bien. Le 9 octobre, la dépose des amalgames s’est bien passée. En sortant du cabinet, j’avais la sensation d’avoir une bouche un peu plus grande, comme si ma langue avait eu plus de place que d’habitude, et moins de tensions dans la mâchoire, la nuque, les épaules, comme si mes épaules avaient gagné quelques millimètres dans le sens de la longueur.
Crâne et mâchoire un peu ébranlés par le fraisage du métal, en particulier dents du haut à gauche. Je suis rentrée chez moi après, et je me suis couchée !

Hier, les cavités et les caries qui s’étaient formées sous certains plombages ont fini d’être nettoyées et quand je suis ressortie du cabinet, j’avais la sensation d’avoir grandi d’un ou deux centimètres, d’avoir le dos plus forts et plus droit, et je marchais à l’aise sur mes petits talons de 3-4 cm, alors que d’habitude je galère. Mieux encore : j’étais arrivée la tête dans le pâté, après un weekend passé à fêter un anniversaire avec plein de gens et leurs smartphones, et je suis ressorti de la consultation complètement détendu, zenifiée, revigorée comme après une longue nuit de sommeil.
Je me demande si la caméra 3D utilisée pour prendre les empreintes de mes dents ne serait pas du matériel électrique biocompatible, ou quelque chose comme ça.
Ou alors ce sont juste les caries qui me « plombaient » vraiment beaucoup.

Hier après-midi, j’ai téléphoné au Dr Dieuzaide pour lui demander s’il aurait formé un autre dentiste dans la région, un autre que celui place des Cordeliers à Lyon, plus près de moi et de mes éventuels clients en Haute-Savoie. J’ai été surprise qu’il décroche. Il est très sympathique, il m’encourage à aller suivre une de ses formations (of course). Il m’a parlé d’une dentiste qu’il a formé du côté d’Annemasse, à Bons En Chablais, reste à voir si elle pratique vraiment sa méthode.

Je retourne à Lyon pour la pose des inlays lundi prochain. Là les cavités sont juste bouchées par un pansement un peu friable, je sens qu’il manque pas mal de dent, c’est un peu impressionnant de manger avec des bouts de dents en moins. Les inlays viendront remplacer les morceaux manquants.

A La Pesse, le chalet est de nouveau d’aplomb, les travaux de consolidation sont finis. Je prévois d’aller y faire un tour cette semaine.

Ce matin, je suis allée à Lescheraines, prendre livraison de mon premier slip en coton bio sans élastique.


Slip 100% coton bio confectionné par Maud Griengl, du bon boulot, et c’est moins cher que prévu (35 euros), du coup j’en commanderai un autre, avec une brassière, pour mon anniversaire en décembre. Et ça me fera aussi office de maillot de bain à la belle saison.

Bon, je change de position, je tourne le dos au soleil, je suis en train de cuire.

Ce weekend, j’ai donc été à un gros anniversaire dans le Pilat, pour les 50 ans de mon cousin par alliance, le maraîcher bio. Le samedi on était une cinquantaine de convives, le dimanche on était encore une quinzaine pour déjeuner. J’ai papoté avec plein de monde. Deux personnes m’ont proposé leur aide pour ma réflexion en matière d’immobilier (construire, rénover…?).
Quand je vois toutes ces personnes, tous les logements individuels qu’elles occupent, la somme que cela représente, la galère que cela représente pour en réunir ne serait-ce que quelques unes, ne serait-ce qu’une fois de temps en temps, la masse de moyens dépensés par tout cet individualisme au quotidien, moyens qui pourraient être plus ou moins économisés s’ils étaient mis en commun…
Après ce genre de réunion, on se dit « il faudrait se voir plus souvent ». Est-ce une simple politesse ou un vrai mouvement du cœur ? Je penche pour la seconde option. Nous sommes des animaux grégaire, claniques. On a besoin du clan. On sent bien tous que c’est une vie de fou qu’on mène, chacun de nos côté, que plein de choses cloches…
Mais quand on commence à suggérer aux gens de se regrouper, oh la non, « je veux mon chez moi, je veux mon intimité ».
En vrai, on vit dans des immeubles entassés les uns sur les autres, ou avec des voisins qu’on n’a pas choisi et qui ont vue sur notre jardin, quand ce n’est pas sur notre salle à manger. On s’accroche à notre petit quant à soi. On peine à imaginer autre chose. On a peur.

J’ai un peu travaillé sur mon site pro. J’ai étoffé l’à propos. J’ai mis plein de photos, un peu comme un album souvenir pour raconter un peu mon parcours, entre photos de chats et concerts punk, collections de parfums naturels et de livre sur l’autisme et la santé.

A la foire Bio du Pilat, le dimanche 8 octobre, j’ai fait un jus de pastèque la matin sur le stand de mon cousin, et je suis partie en quête d’info sur Matteo Tavera (auteur de « Mission Sacrée », voir le livre en pdf ICI) au stand de Nature & Progrès (il en a été l’un des co-fondateurs) et sur celui des pionniers de la Bio en Rhône-Alpes. On m’a donné des noms de gens à contacter.

Je me demande si Matteo Tavera et tous les autres pionniers de la bio des années 1950-60 n’auraient pas été de gros « hippies », par hasard ? (venant de moi, c’est un compliment) L’indice majeur, c’est le fait que Matteo Tavera cite Roger Heim dans l’intro de son livre « Mission Sacrée », et Roger Heim était un grand mycologue français qui a beaucoup travaillé sur les champignons hallucinogènes.

Je dis ça je dis rien, comme on dit.

J’ai aussi discuté avec une naturopathe géobiologue de l’association Calenduline, qui m’a dit « oh la la, vous faites enlever tous vos plombages d’un coup, c’est dangereux, faut en enlever un par mois au maximum et laisser le dernier en place pendant 4 ans ! ». Bon, j’ai quand même tout enlevé d’un coup le lendemain, je n’aime pas me laisser guider par la peur, j’avais bien confiance dans mon dentiste, et va falloir que j’envoie un petit mot à cette dame pour lui dire que tout va super bien !
J’ai aussi laissé des messages à Mr Eric Petiot, au sujet de sa formation en géobiologie pour jardiniers amateurs, mais il est peut-être vraiment très pris.

 

Jeudi 26 octobre 2017, Haute-Savoie, 18h20 :
Hier, journée à Lyon.
Mon dentiste m’a posé mes inlays et je vais toujours bien, mise à part un petit rhume parce que j’ai eu la bonne idée de manger du beurre lundi dernier.
Même les naturo font parfois des trucs bêtes, de temps en temps.
La température avait fraîchi, j’avais envie de gras, j’en avais marre de l’huile de coco.

Donc tisane de thym et plein de vitamine C.


Ramené de Lyon: un échantillon de Séville à l’Aube (un néroli façon Jicky), une petite carte-cuir, un moulage de mes dents.

Du côté des dents, ça va. Après la pose des inlays, j’ai papoté entre autre avec le gérant d’une boutique de cordonnerie, cuirs et peaux, 15 rue Tupin, un magasin à la Harry Potter, vieux de plus d’un siècle. Non seulement il y avait tout un capharnaüm réjouissant à regarder, plein de belles peaux de partout, des articles hétéroclites perchés partout jusqu’à 4 mètres de haut, le chien empaillé du grand-père – un peu comme la boutique du fabriquant de baguettes magiques dans Harry Potter et l’école des sorciers, mais en plus c’était tout aussi jouissif de parler, tellement j’avais la sensation que les mots sortaient de ma bouche comme un petit ruisseau qui coulait gaiement, sans entrave. C’était plus fluide, je peinais moins à articuler.
Il reste juste un léger chuintement à cause d’un composite dans une incisive, en haut à droite. Je me suis mise à zozoter un peu depuis le 16, jour du nettoyage des caries qui s’étaient développées sous les plombages. C’est la seul gêne qui reste en bouche, du coup elle en prend à son aise, son potentiel de nuisance semble être comme amplifié par l’absence des plombages.

Le dentiste m’a demandé de mettre la liste des améliorations constatées par écrit. Il récolte des témoignages pour essayer de faire bouger les choses au niveau de l’académie de médecine.

Hier matin j’ai aussi vu le propriétaire d’une maison à Pélussin, il souhaite la vendre, il ne l’a pas encore mise sur le marché.
Elle est bien cette maison, construite sur le rocher, sur les hauteurs d’un coteau bien ensoleillé face à l’est, superficie confortable, en bon état, à priori saine. On n’a pas l’horizon ouest que j’aime tant, mais bon, rien n’est jamais parfait, et c’est à environ 1km de chez ma cousine et surtout, le truc de fou, c’est que ce monsieur ne souhaite pas faire de plus-value. Il y a comme un esprit de quartier, là haut, et il aimerait trouver quelqu’un qui pourrait s’entendre avec les voisins qu’il apprécie.

Reste à voir si ça va pouvoir se faire comme ça ou pas.

A Lyon, j’ai aussi flâné dans quelques parfumeries. J’ai failli froisser la vendeuse de L’Artisan Parfumeur en lui disant que j’avais trouvé quelque chose de « sale » à Séville à l’Aube. J’ai vu qu’elle tiquait, je lui ai expliqué que ce n’était pas une critique, que certains parfums ont la réputation d’être des parfums « sales » comme Jicky (de Guerlain) et, visiblement, elle n’avait jamais entendu le mot… Heureusement, il y avait un monsieur là qui lui a dit « si si elle a raison ! ». Séville à l’Aube s’inspire d’une nuit de sexe, enfin on dit d’amour, on va dire, avec des odeurs de secrétions diverses, on va dire, et ça évoque certains parfums « sales », comme Jicky, que je ne sais plus qui a comparé à un pied de lavande dans lequel un chat aurait chié. Il y a aussi Nuit Noire de Mona Di Orio, qui me fait penser à un tiroir plein de lingerie fine…

Vu aussi une vieille amie à Villeurbanne.
Il y a des gens avec qui on a des conversations qu’on ne peut avoir avec personne d’autre. C’est cool.

Bref, voilà, je suis sur la piste d’une maison.

——-

Vendredi 27 octobre 2017, 9h, Haute-Savoie.
Ca devient de plus en plus difficile d’avoir des échanges constructifs sur les « réseaux sociaux ». Les gens sont presque tous sur leurs smartphones en continue, baignent dans du wifi, les antennes relais en ville…
Les champs électriques hautes fréquences, ça zombifie grave.
Et quand on leur explique que les hautes fréquences zombifient, c’est pire, ils le prennent très mal, forcément. Le smartphone, c’est sacré, surtout au prix où ils l’ont payé. Le veau d’or.
Ils lisent les commentaires à moitié, en mémorise le quart de ce qu’ils en lisent, et l’interprètent n’importe comment… C’était déjà parfois un peu comme ça sur les forums de discussion il y a 20 ans, mais là c’est juste de pire en pire.
Je vais finir par renoncer à participer, ce sera mieux pour ma paix de l’esprit.

——

31 octobre 2017, 6h45, Haute-Savoie.
Aujourd’hui, direction La Pesse, pour au moins 24h.
RDV avec mon ostéopathe jeudi matin, donc retour au plus tard jeudi matin.
Je vais voir comment le chalet se comporte par température automnale.
Ici, j’ai découvert que la chaudière en mode hiver ne me réussit pas du tout. Je tolère son champ magnétique en été, quand elle tourne 4-5 fois par jour, mais là en mode hiver, au bout de 2-3h, je fais de l’hypoglycémie, je deviens irritable, je me sens oppressée. Alors je ferme tous les radiateurs, la chaudière s’arrête et ça va mieux, mais du coup, ça se refroidit vite, même avec le poêle à bois en route dans la salle à manger.
C’est pas rigolo. Donc je vais probablement essayé de retourner passer du temps au chalet.
[post-scriptum, décembre: j’ai fini par entrer plus ou moins en tolérance de la chaudière, ça oppresse toujours un chouilla, ça fatigue, ça affaibli un chouilla les jambes, ça crispe les épaules, ça rend le champ magnétique du frigo plus pénible mais c’est devenu supportable)

J’y suis passé un après-midi le 21 octobre, il pleuvait, et le fait que les trous dans les madriers ait été bouché par du bardage, c’est magique, ça permet au petit poêle à pétrole de chauffer correctement le lieu.

Et puis la météo annonce du soleil, la porte vitrée orientée sud va faire chauffage solaire.

Je vais aussi donner une consultation naturo à Oyonnax. C’est cool.

Spéciale dédicace @SolangeTeParle

Pour pouvoir faire la fée et pétiller, on a besoin de l’herbe mouillée!
Change de routine!

 

Oui je sais la qualité de l’image laisse fort à désirer, sorry, j’aurais pu opter pour un meilleur réglage, mais bon, il était 8h du matin.

Je venais de regarder ta dernière vidéo « Stop ou encore » et puis du coup j’avais aussi regardé « Une semaine de réveils hardcore« .

Ca m’a donné envie de te dire doucement « oh bichette!! » et puis de t’emmener dehors marcher pieds nus dans l’herbe mouillée.

Ca m’a donné envie de faire ça aussi: une petite vidéo de ce qui est un nouveau bout de ma routine matinale. Depuis quelques semaines, j’essaye de sortir comme ça tous les matins, parfois j’arrive à faire mon taï-chi comme ça dans l’herbe. J’ai un bien meilleur équilibre pieds nus dans l’herbe, je respire mieux, je me tiens mieux, j’ai plus d’énergie, plus de force, j’ai une meilleure mémoire aussi.
Ca s’appelle bénéficier des bienfaits de la connexion à la terre, ou de la « mise à la terre ». On se met à la terre sur la plan électrique et hop, on va mieux, c’est magique, un truc de ouf, ou de fée, au choix.
En anglais on appelle ça le grounding ou earthing.

Dans un appartement, c’est plus compliqué de se mettre à la terre. Au mieux on peut avoir des sols relativement « naturels » qui permettent de limiter un peu les dégâts, disons. Comme un vieux carrelage en carreaux de ciment ou un vieux plancher en vrai bois.

Il y a quelques mois, j’ai pris conscience que je suis légèrement électrohypersensible. Le wifi et les smartphones me fatiguent, par exemple (à moins que les smartphone soient en mode « avion », évidement). Et non seulement je suis sensible à certains types d’ondes (par exemple le champ magnétique de certains frigo peut parfois me donner des décharges électriques dans le dos) mais je suis aussi sensible à certains matériaux, comme le plastique, qui me pourrit mon énergie.
Toi qui est fatiguée, penses-y. L’environnement électromagnétique peut tous nous affecter, vu qu’on est tous électrosensible, c’est un des principes du vivant. Nous sommes des êtres bioélectriques autant que biochimiques.

On peut être affecté par toute une vie sur plastique, sur synthétique/isolants électriques, déconnecté du sol, hors sol. Matelas synthétique, lino, plancher flottant, tapis de yoga éthique vegan en plastique végétal ou caoutchouc recyclé ou que sais-je, asphalte, semelles de chaussures et chaussons en plastique/caoutchouc…

Les psychanalystes ne savent guère ce genre de choses. J’espère que tu as arrêté d’aller les voir.

A la fin de la vidéo, on voit mes chaussons en laine de mouton et semelles en cuir.  C’est roudoudou.
J’ai aussi des Tropeziennes à semelles en cuir et des santiags d’occasion à semelles en cuir et des « bottines » Made In Romans à semelles en cuir. Les semelles en cuir, ça permet la connexion à la terre.
Et oui du coup ces derniers mois j’ai fait des folies de chaussures. Après des années de vache un peu maigre, en ce moment j’ai un peu de sous alors j’en profite pour revisiter ma garde robe. Je vise le zéro plastique.

Je suis autiste Asperger, je sais qu’avoir des routines et des vêtements « doudou » ça aide, alors autant faire en sorte que les routines et ce qu’on porte sur nous soient porteurs de vie, plutôt que fatigant, déconnectant.

Bon et puis le granola, faut dire, ça peut plomber aussi un peu. Une alimentation de type paléo, sans céréales, ça aide aussi beaucoup à retrouver la joie. Remplacer le granola par des flocons de sarrasin (sans lait animal), ça peut être une option à tester, par exemple.

Enfin bon bref…

Pour pouvoir faire la fée et pétiller, on a besoin de l’herbe mouillée.
C’est l’essentiel à retenir!

Bisou bichette!

Journal de transition – Septembre

Feuille de route : Pilat, Devesset, Verdon, Esparon, Saint Martin de Brômes, Riez, Allemagne en Provence, Pilat, Jura.

Menu:

Kayak
Plastique, énergie et connexion à la terre
Mary Poppins, Bobi/Que ma joie demeure de Giono
Taï-chi, électrohypersensibilité, chaussures…
Dents, « plombages », Dr Dieuzaide et re-connexion à la terre
Publication d’un texte, accompagnement sexuel, handicap et autisme

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Jeudi 21 septembre-vendredi 22, Haute-Savoie, équinoxe:

Par où commencer ?
Ce mois-ci j’ai découvert les Alpes de Hautes-Provence, Saint Martin de Brômes et ses environs.
Cet été, le soleil y a cramé la végétation, on ne sait pas si les buis survivront.
J’ai fait du kayak sur le Verdon, en amont du lac d’Esparon, j’en ai un peu chié, il y avait du vent, je me suis fait des ampoules, j’ai pesté quasi tout du long en me disant « plus jamais ! », pourtant trois jours plus tard j’avais quand même envie d’y retourner.

Je déteste les chaussures d’eau en plastique et les « pelles » (rames) de kayak dont le manche est en plastique ou en partie recouvert de plastique. Après y avoir réfléchi quelques jours, j’en suis venue à l’idée qu’on peut sûrement mettre un kayakiste « à la terre », même dans un kayak en plastique, avec un système de pinces métalliques au niveau des pieds – pinces calées sous les pieds d’un côté, plongées dans l’eau de l’autre côté (un peu sur l’idée des pinces métalliques qui tiennent les nappes sur les tables)…

… et on pourrait ajouter un tapis de connexion à la terre sous les fesses, tapis dont le câble plongerait simplement dans l’eau.
Et oui, en électricité, se mettre dans un grand volume d’eau, c’est comme de se mettre pieds nus dans l’herbe: c’est se mettre « à la terre ». 
L’idéal serait un canoë en bois (ou une bonne vieille barque en bois, avec des rames en bois), mais bon, ça doit être cher.
Je pense à tout ça parce qu’avant de monter dans le kayak, je me suis laisser convaincre de mettre des chaussures d’eau en plastique, c’est plus confortables pour accéder au bord caillouteux du lac et puis on a moins froid, parait-il, avec des chaussures d’eau, sur un kayak…

TU PARLES BERTHE !!!

Les chaussures d’eau, je les ai enlevées au bout d’une demi-heure, environ, voir un peu plus, j’en pouvais plus, ça me pourrissait trop mon énergie et c’était trop désorientant (et je ne t’explique pas la galère pour enlever des chaussures d’eau bien serrées en plastique quand le plastique te pourrit ton énergie et que tes mains deviennent toutes gourdes à son contact…!).
Je ne comprends pas du tout comment pourquoi, c’est un truc que j’ai découvert en même temps que l’électrohypersensibilité, fin mai: le plastique me pourrit mon énergie (perte de force, de coordination, souffle court, etc…).
Déjà que je galérais avec une « pelle » au manche en partie en plastique, pour trouver un geste efficace, pour avancer… Ensuite, mon guide m’a passé ses rames, enfin ses « pelles », dont le manche était entièrement en métal, et là ça a pu aller encore mieux, mais je continuais à galérer sur le plastique du kayak…


Guide en pause.

Et je galérais, je galérais… Fallait que je regarde le coffre de mon kayak devant moi pour réussir à aller droit. Si je regardais le paysage, je perdais ma coordination et je me mettais à aller à droite, à gauche, à droite… Et plus du tout en ligne droite.
En tout cas pieds nus dans le kayak, je n’ai pas eu froid du tout.
On a même débarqué au bout d’un moment pour aller crapahuter jusqu’à une grotte et j’ai crapahuté pieds nus, toute contente.
J’appréhendais un peu le retour, je galérais, je galérais, je sentais que je fatiguais alors qu’il fallait encore ranger les kayaks dans leur râtelier et pour ça il allait falloir les soulever.
J’avais déjà un peu peiner pour les descendre, avec mes chaussures d’eau au pied, et après environ 3h de kayak, à galérer, je me disais qu’il n’allait plus me rester de bras…
Bah non. Une fois revenue au port, pieds nus dans l’eau, puis sur les cailloux, j’ai senti mon énergie remonter en flèche, mes épaules et tout mon dos se sont redressés, et j’ai aidé à remonter les kayak comme des petites fleurs.

J’ai passé plein de temps avec des gens qui ont du soleil dans leur cœur.

J’ai commencé à lire « Que ma joie demeure », de Giono et ça me donne envie de me changer en Bobi [mais pas jusqu’au bout : maintenant que je connais la fin du livre, faudrait inventer un Bobi qui survit à la mort d’Aurore, voir même une Aurore qui meurt d’un simple infarctus plutôt que salement suicidée].


Un des rares moments « lecture » d’une semaine bien remplie.

A Riez, j’ai acheté du pain sans gluten sur le marcher, chez Béné, l’épicière bio itinérante. Ses pains bio sans gluten sont à tomber par terre. Pour la première fois en 6 ans, j’ai pu dire « je mange du pain ». Truc de fou.

J’ai vu « Victor, Victoria », avec Mary Poppins/Julie Andrews, dans une cave transformée en ciné-club amateur.

J’en étais tellement sur le cul de voir de grosses piles géantes de vieilles bobines de films, de vrais sièges de cinéma tout rouge dans une vieille cave voûtée en pierre, un vrai grand écran, des céramiques de Moustier, des Betty Boops, des guirlandes lumineuses de chez Ikea…, que j’en ai mangé ma soupe à l’oignon, au pain et à l’emmental sans broncher. Moi, la « sans gluten » depuis février 2011. Pour la 2ème fois en 6 ans, j’ai pu dire « je mange du pain ». Truc de fou.

Je me sentais comme à un concert punk aux Larsen à Chambéry, ou à La Machine Utile à Annecy, ou dans un squat à Genève, ce genre de lieu bien décoiffant.
Du coup j’ai failli m’enrhumer le lendemain/surlendemain mais ça va, la vitamine C et le jus de carotte lactofermenté m’ont sauvée… Ah, j’ai aussi eu beaucoup plus de boutons que d’habitude pendant deux semaines, donc non je ne me remets pas au pain et au fromage, non. J’ai survécu, mais non, je ne réitérerai pas (je ne réitérerai pas la soupe à l’oignon, par contre le ciné-club ça je veux bien!).

Mon cousin par alliance maraîcher bio dans le Pilat s’oriente vers la biodynamie et il s’est fait briefer sur la connexion à la terre par Eric Petiot. Entendre mon cousin dire qu’il faut marcher pieds nus dans l’herbe, c’était un peu comme de voir débarquer Mary Poppins pour dîner.

Je n’ai pas encore de maison à moi, j’échoue à visiter l’ancienne scierie de Devesset [et elle a fini par être achetée par quelqu’un d’autre].

J’ai repris le taï-chi, j’ai mentionné par email mon électrohypersensibilité à mon prof qui a fait suivre le mail à tous les membres du bureau de l’asso, du coup cette année on pourra faire cours sans les téléphones. J’ai aussi expliqué le fait que stationner sur des sols isolants électriques comme celui du gymnase René Cassin à Cran-Gevrier me pourrit mon énergie et que faire cours de temps en temps pieds nus dans l’herbe ce serait top. On va voir si on y arrive…

J’ai oublié mon câble de prise de terre chez ma cousine du Pilat donc tant que j’y suis j’en ai commandé un nouveau chez Navoti, avec un piquet de terre de rechange et un nouveau tapis de connexion en prime. Je me sens d’humeur à en semer partout.

J’ai trouvé un nouveau dentiste du feu de dieu, à Lyon, le Dr M., place des Cordeliers à Lyon, qui travaille selon le protocole du Dr Dieuzaide, avec qui on peut discuter d’égal à égal comme avec un vrai être humain (plutôt que d’être pris de haut comme par dieu le père), du coup le 9 octobre prochain je dirai au revoir à mes 8 plombages. Lui aussi est bien briefé sur la connexion à la terre.
Il fait des tests musculaires pour évaluer l’impact des matières en bouche sur la posture et une fois les plombages enlevés, il fait de nouveaux tests pour trouver les matériaux de remplacement avec lesquels on est le plus compatible.

On respire bien au large dans l’église des Cordeliers, à Lyon.
Certaines vieilles églises pourraient être des lieux de ressourcement électromagnétiques intéressants.

A Vienne devant la gare vers 17h lundi dernier (le 18) j’ai vu une baston entre deux collégiennes, gros crêpages de chignons. Elles devaient bien peser 20kg de plus que moi (chacune), elles étaient sous perfusion de smartphones et pas du tout à la terre. Leurs copines essayaient de les séparer, des hommes ont accouru pour essayer aussi, ils ont tous eu du mal, une petite nana a écopé de jolies griffures sur une joue.
J’ai regardé tout ça, la police est arrivée (le commissariat est juste à côté), et moi je suis retournée attendre ma cousine un peu plus loin, sur le quai, c’était beaucoup plus calme.

J’ai reçu mes bottines « classique » chocolat de chez Made In Romans, pas franchement sexy mais quand même jolies, fines, légères. Elles taillent un chouilla petit mais rien de trop gênant. Elles iront bien pour faire de la marche par tous les temps.
Du coup j’ai commandé des chaussettes 100% coton bio, réellement 100% coton, pour aller avec.
Les bottines, je vais les étrenner à La Pesse [le vendredi 22], peut-être en montant à la Croix des Couloirs. Je vais passer les clés du chalet à l’artisan qui va y faire les travaux. D’ici 2 semaines, on aura un chalet tout consolidé.

Ah et un de mes textes va bientôt être publié, pour de vrai, sur du vrai papier, par un vrai éditeur, dans un vrai livre, avec mon vrai nom. Ce sera dans un ouvrage collectif, à l’initiative de Marcel Nuss, ça parlera de handicap, d’autisme et d’accompagnement sexuel.
Et advienne que pourra.

Avec tout ça, j’ai un peu la sensation que c’est tout le monde qui se met à « transitionner », que tout le monde est plus ou moins en train de prendre un drôle de virage, pour se changer tantôt en Mary Poppins, tantôt en Bobi de Giono et c’est bon, c’est très très bon. [quoi que, encore une fois, maintenant que j’ai fini Que ma joie demeure, je peux dire que Giono a assassiné son Bobi à la fin et c’est moche ; Giono était probablement dépressif à force d’aimer trop le blé et du coup quand je parle de Bobi, je parle d’un Bobi qui aurait survécu à la fin du bouquin, idem la petite Aurore].

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29 septembre, 20h, Haute-Savoie :

Le vendredi 22, à La Pesse, je suis montée à la Croix des Couloirs pieds nus. La petite herbe rase était un délice. Il faisait doux, j’étais en tshirt, je marchais vite, j’avais tout un programme de trucs à faire, je suais un chouilla. J’ai quitté les chaussures Made In Romans un peu après avoir quitté la route des Couloirs. Environ 2km allée-retour pieds nus (il y a environ 1km entre la route des Couloirs et la Croix), à crapahuter comme une chèvre sur un sentier parfois un peu raide. Contente.


A La Pesse, devant le chalet, à côté des rosiers, poussait la plus grosse achillée rosée que j’ai vu à ce jour.


Les pois de senteurs ont fini par fleurir.


Les soleils ont bien profité…


… Un peu trop, peut-être, du coup l’unique courge est minuscule.


Sous l’auvent, le sol bien ratissé sert visiblement de crotoir à quelqu’un.
Diantre.

Une semaine avant la ballade à La Croix, j’avais fait 11 km en sandales Tropéziennes (achetées d’occasion sur ebay, lanières distendues par la proprio précédentes), sur un sentier certes quasi sans dénivelé, mais 11km quand même, entre St Martin de Bromes et Allemagne en Provence. Comme quoi c’est possible.


Mes sandalles Tropziennes d’occasion, les chaussures les plus fifilles que j’ai jamais eues.

Alain Djouad-Guibert, lui il fait carrément des marathons en sandales. Donc voilà, y a un moment faut arrêter de faire la chochotte, hein.
Si si.
La semelle plein cuir a l’avantage d’être respirante donc non on ne chope pas d’ampoules, ça respire, ça transpire très peu, donc ça ne frotte pas, ça ne chauffe pas, donc pas de cloque.
Je postule que la transpiration excessive, quand les pieds sont dans/sur du plastique, c’est juste un effort du corps pour tenter de rendre son environnement plus conducteur : le corps cherche la terre, il cherche à se mettre à la terre sur le plan électrique, donc il produit de l’eau, qui est très conductrice, dans l’espoir de capter un peu de terre, mais c’est peine perdue, sur du plastique. Forcément. Donc il sécrète toujours plus de transpiration (c’est à dire de l’eau salée, encore plus conductrice que l’eau sans sel), mais la terre reste hors de portée loin sous le plastique et donc il transpire encore et toujours plus.
C’est ma petite théorie perso, hein, vous en faites ce que vous voulez.

Cet après-midi, j’ai passé un long moment dans le jardin, allongée sur l’herbe, à l’ombre du merisier, sur une serviette de plage en coton, tantôt lisant « Que ma joie demeure » de Giono, tantôt rêvassant, tantôt cajolant mon chat qui était venu se coucher contre moi.
Il faisait chaud, je fuyais régulièrement le soleil qui se déplaçait et me cuisait les pieds.
Je vais partir à la recherche de peaux de bêtes. Demain c’est la brocante à Annecy, je vais voir si je trouve quelque chose.
La serviette coton, ou tout autre tissu naturel, c’est bien mais ça reste de la matière transformée par l’être humain. C’est bien au niveau énergétique/électromagnétique, et plus c’est artisanal, fait à la main, mieux c’est, mais la peau de bête, c’est de la matière encore plus brute, non-transformée, elle a été tissée par la nature, par la vie elle-même. Les atomes de cette matière-là sont restés agencé pile poil dans l’ordre où la nature les a mis, comme un cristal. Le tissu en matière naturel c’est un peu comme des cristaux taillés et polis puis collés bout à bout.

Bon, je vais peut-être un peu loin en racontant ça.
Ca fait peut-être un peu trop sorcière. Un peu trop gourou.
Bouhhh !
Mais bon, le blog s’appelle Froufrou et transcendance et, ici, mon nom d’utilisateur WordPress, c’est froufroulefey, en référence aux « fey » (fées, en anglais) et à Morgan Le Fay. Donc tant qu’à faire…

Je commence à préparer la dépose de mes amalgames, prévue pour le 9 octobre. Je vais booster le transit. J’ai du charbon activé, j’ai commandé de la chlorella, de la vitamine C, vu que le stock manque, je prends du camu camu, réputé pour sa teneur en vitamine C et qui doit avoir des propriétés un peu similaire au haritaki, en plus soft, vu le goût : astringent donc probablement un peu laxatif et qui stimule la circulation de la lymphe, amer donc stimulant la sécrétion des sucs digestifs (comme la gentiane, le pissenlit, ou comme une tisane de lavande très dosée, très infusée…), donc bon pour le foie, le pancréas, la vésicule biliaire.

Mardi dernier je suis allée voir mon ostéopathe, sur le conseil de mon nouveau dentiste lyonnais formé par le Dr Dieuzaide.
Mon dentiste a testé 2-3 petites choses (avec des tests musculaires de kinésiologie), dont ma vieille cicatrice au cou, côté gauche, un souvenir d’un vol plané en vélo quand j’avais 4 ou 5 ans.
Ouais, je faisais des trucs de ouf à 4-5 ans.
Selon mon dentiste, elle ne semblait pas neutre, cette cicatrice.
Donc je suis allée en parler à mon ostéo qui fait de l’ostéopathie biodynamique dans les Bauges (c’est chouette les Bauges). Grosso modo, il a essentiellement posé ses mains autour de mon cou pendant de longues minutes. Après tout juste quelques secondes de cette imposition des mains, j’ai cru que j’allais partir en courant ou me mettre à pleurer ou les deux ou envoyer le bonhomme valdinguer à l’autre bout du cabinet. Grosse remontée de bouffée d’émotions très confuses et stressantes.
Heureusement que je fais du taï-chi, que je travaille mon self-control, mon stoïcisme, tout ça tout ça.
J’ai juste pris une grosse respiration, j’ai tout respiré, inspiré, expiré, je me suis concentrée sur ma respiration et j’ai détendu tout ce que j’ai pu détendre.
La bouffée d’émotions est passée.
Ce fut intéressant. Au bout d’un moment, j’ai senti que tout le côté gauche du visage commençait à travailler, ça tiraillait un peu, ça chauffait, et ça a continué à chauffer comme un coup de soleil pendant plusieurs heures après la séance.
Très intéressant.
Donc j’ai un dentiste et un ostéo qui font des trucs intéressants, quand même.

Ah et ce matin je suis allée sur le marcher de la vieille ville acheter ma noix de jambon fumée, rue de la République, à ma petite dame qui fait la meilleure salaison que je connaisse et dont j’ignore encore le nom alors que ça fait deux ans que je lui achète de la noix de jambon et elle m’a dit qu’elle me trouve une bonne mine et je lui est raconté que c’est grâce à un truc que j’ai découvert cette année, la connexion à la terre, qui consiste grosso modo à marcher pieds nus dans l’herbe et là elle voit un de ses clients habituels passer derrière moi et elle me dit « Ah, tiens c’est marrant ce monsieur-là aussi ,il marche pieds nus ! ». Et elle m’explique que le gars, c’est un fasciathérapeute en congé sabbatique et qu’il conseille de marcher pieds nus dans l’herbe.
Truc de fou. La connexion à la terre, ça commence donc bien à sa savoir que ça marche du feu de dieu. Truc de ouf, quoi !

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30 septembre :

J’ai fini de lire Que ma joie demeure, de Giono.
Sur les 500 pages de l’édition poche qu’on m’a prêtée, les 460 premières sont belles, les 40 dernières mériteraient d’être arrachées et brûlées.
Giono était un shaman en puissance, dépressif (parce que) beaucoup trop fan de blé.

Journal de transition – Août

Au menu :

CAF et TOC
Prendre soin et créer du lien
Couture et électrosensibilité
Famille et sang
Bruit
Le genre
Romaric Sangars, Gre et la réacosphère
Cuisine, économie d’énergie, conservation
Gorge de la Cance et éclipse

 

Mardi 8 août, Haute-Savoie.
Rdv cet après-midi avec mon conseiller bancaire attitré.
Question : est-il possible de contracter un prêt, un tout petit prêt de rien du tout, quand on touche l’allocation adulte handicapé ?
Réponse : je ne sais pas, je ne suis pas en charge des prêts, et puis c’est une situation inhabituelle, prenez rdv avec ma collègue lorsque la CAF aura déterminé le montant de votre allocation.
Oui parce que la CAF prend son temps pour calculer.
La MDPH a pris sa décision le 27 juin, ça aurait été trop beau que la CAF fasse son boulot en une semaine, voyons !!
Ou même en un mois.
Nan nan, fallait encore qu’elle m’envoie une demande de PUTAIN DE JUSTIFICATIF A LA CON parce que la CAF a un TOC de vérification !
(TOC = Trouble Obsessionnel Compulsif)
Il faut qu’elle vérifie et revérifie tout le temps si les gens ont bien toujours les mêmes revenus et la même situation que ceux qu’ils ont déclarés 15 jours avant.
On sait jamais, au cas où…
Donc à partir du moment où la MDPH a pris sa décision, la CAF commence par réfléchir pendant 3 semaines à quel formulaire de demande de justificatif elle va bien pouvoir envoyer, puis elle l’envoie et ensuite elle prend encore bien 3 semaines pour calculer le poids du kilo de la taille du schmilblic.
A moins qu’au bout des 3 semaines, elle se rende compte qu’elle n’a pas tout bien vérifier et qu’il lui faut encore vérifier un peu mieux un tout petit truc.
Donc voilà, je suis allée porter mon justificatif en main propre et une employée de la CAF m’a dit que d’ici septembre ça devrait être bon.
Heureusement que ce n’est pas comme si ma vie en dépendait, hein !
C’est bien connu, les handicapés vivent d’amour et d’eau fraîche, les braves petits, ils demandent des sous juste pour passer le temps, et puis pour donner gentiment du travail à la gentille administration.

 

Mardi 15 août 2017, Haute-Savoie, 18h.
Ce matin, j’étais à la messe aux Bouchoux, dans le Jura. Messe de l’Assomption, dite entre autre pour Mr J., que j’ai à peine connu, qui était le frère d’une amie de la famille. Je l’ai vu deux fois, brièvement, avant son décès, il nous avait montré ses lapins, ses lapereaux, je lui avais demandé ce qu’il faisait des peaux, il m’avait répondu qu’il les laissait au renard.
Et ce matin je contemplais sa tombe toute fleurie.
J’étais là aussi pour ses obsèques, il y a 15 jours.

Au jardin, ici en Haute-Savoie, j’ai pris soin d’un rosier qui peinait à faire quoi que ce soit, il semblait prêt à mourir. A présent il refait des feuilles.
Prendre soin d’un être vivant, ne serait-ce que 5 minutes, le temps d’un regard vrai et bienveillant, d’une parole amicale, d’une question anodine, cela crée un lien, une relation. A présent je me sens responsable de ce rosier, je me sens liée à la famille de ce monsieur qui m’avait montré ses lapins.
Je ne sais pas du tout pourquoi, ni comment…

Je me mets à la couture. J’ai envie de prendre des cours pour apprendre à faire un patron, des slips sans élastique ni tissu stretch, des pantalons, des robes, des tuniques…, apprendre à manier une machine à coudre. Et peut-être apprendre à tricoter…
Je commence à modifier des vêtements, il faut que j’apprenne à remplacer une fermeture éclair par une boutonnière. Le métal au contact de la peau, ou à proximité, c’est loin d’être top, surtout au niveau du cœur ou des organes génitaux, mais le pire pour moi c’est peut-être le synthétique (isolant électrique), et une fermeture éclair est toujours montée sur un tissu synthétique.
C’est difficile à démonter, à découdre, une fermeture éclair de pantalon.
On peut aussi avoir un beau manteau en cuir avec des boutons en plastique tout moche, ou bien une chemise en soie dont les emmanchures et l’encolure sont renforcées d’un tissu synthétique à la con.
Enlever une étiquette, c’est assez facile, enlever un élastique cousu dans la couture, c’est plus compliqué, surtout quand le tissu est délicat, en laine et soie.

En fin de semaine, je pars une douzaine de jours, faire du co-babysitting chez une cousine.
J’aime bien cette notion de clan, de service, de solidarité au sein de la famille. Ce n’est pas forcément facile, d’autant que la maison de la cousine me semble assez chargée en pollutions électromagnétiques, mais bon, j’aime bien quand même.
J’en profiterai peut-être pour retourner dans les magnifiques gorges de la Cance, pour visiter une maison à vendre, que sais-je…

Au chalet, à La Pesse, les tournesols ont bien poussé, bien fleuris. Je n’ai pas pris de photos. Les courges fleurissent aussi. Elles auront peut-être le temps de former quelques petits fruits d’ici l’automne.

Je rêve de me fabriquer un caisson d’isolation phonique. Truc de fou. Un genre de grand coffre en bois doublé de liège. Ca m’initierait au travail du bois. Que ce soit ici en Haute-Savoie ou à La Pesse, le bruit devient affreux. Ca me résonne dans tout le corps, de plus en plus semble-t-il, à moins que ce soit juste l’environnement qui soit de plus en plus bruyant, ou les deux mon capitaine…

Et en parlant de capitaine, on a regardé « Le crabe tambour », hier avec le cousin. Film de guerre, années fin 1940-1970, marine française, l’esprit de troupe, l’amour de la mer, des bateaux, très réaliste, bien filmé, à la fois beau et austère. Ca me rendrait jalouse des hommes, ce genre de choses, l’esprit de troupe, l’honneur, l’esprit de corps. Les femmes n’ont pas d’équivalent, il me semble. Le mot « sororité » existe bien, mais dans la vraie vie ça n’existe pas. Même les loges maçonniques féminines, pardon mais ce sont juste des copies de ce que font les hommes. Il n’y a pas de formation entièrement féminine, avec un « esprit de corps » féminin, dont on aurait éventuellement créé un double masculin dans un effort moderniste de parité. A la rigueur les sages femmes ? Mais il n’y a pas de « corps des sages femmes », comme il y a un corps d’armée.
Aujourd’hui les armées sont mixtes, les choses sont probablement différentes, mais à rendre tout mixte, « non genré », il me semble qu’on dilue quelque chose, pas loin de le nier.

 

Dimanche 20 août, dans le Pilat, Loire.

Bien arrivée hier chez la cousine pour faire du co-babysitting pendant 11 jours.
Je me fais chauffer le dos derrière la baie vitrée. Le wifi à 5m de là crache tout ce qu’il peut, idem mon ordi. Sol épais bien isolant électrique.
Cervelle un peu évidée, grand jardin peu accessible miné par les chiens.
Je dois décidément beaucoup aimer la vie de famille.
Déjà il y a une vingtaine d’années, après avoir fait pas mal de recherches généalogiques, j’avais impulsé la mécanique d’une petite cousinade dans le Jura, alors que j’étais encore toute percluse de phobie sociale. Je semble avoir une sorte d’instinct de rassemblement, en dépit de mon besoin vital de solitude. Faire corps, l’entraide, la solidarité, le goût des liens du sang, indéfectibles. Évidement, certains membres de cette famille font office de « liant », d’émulsifiant. Si personne ne me supportait, si personne ne s’harmonisait un minimum à mes propres affinités, il faudrait bien que j’aille voir ailleurs ou que je me résolve à la solitude.
Quand je vais voir ailleurs, en général la sauce ne « prend » pas, ou bien finit par se diluer au point que ça en devient un peu désespérant.

 

Mardi 22 août 2017, Pilat, 21h40.

Oh mein Gott, Romaric Sangars en interview sur TVLibertés.
J’écoute et c’est un peu comme d’être en train de boire des bières sur un banc à Championnet.
Ou au Mark XIII.
Ce genre d’endroits, à « Gre ».
Nostalgie.
Si je l’écoute en boucle assez longtemps, je vais finir bourrée.

Aujourd’hui, je me suis essayée à la stérilisation de haricots verts, des haricots verts tous vieux, tous flétris, tous moches, des invendus, à moitié desséchés, des bio qu’on a voulu sauver du pourrissement.
Et non je ne parle plus de Mr Sangars, j’ai changé de sujet.
Bref, j’ai la sensation d’y avoir passé la journée, d’avoir utilisé à peu près un quintal d’eau et une demie bonbonne de gaz pour cuire environ 2kg de haricots, à tout casser, pour faire quatre pauvres « bocaux » qui auront peut-être complètement moisi d’ici 15 jours, tellement je m’y serai prise de travers.

Dans la maison on cherche les « tutes » du petit. Il en a toute une collection, des vieilles, des neuves, il les sème partout, il en perd tout le temps, il faut penser à en cacher, à en garder sous le coude, comme on garde une poire pour la soif, pour ces moments-là où il se rend compte qu’il n’en a plus et que c’est la fin du monde.
C’est fou, je pourrais être en train de parler de la vie sentimentale de quelqu’un, mais non.

En fin d’après-midi je me suis aussi attaquée à la carcasse de poulet rôti qui restait du dîner de samedi soir. J’y ai mis les pleines mains. Personnes n’avait voulu se dévouer pour la gratter, cette pauvre carcasse, bio elle aussi. Il restait plein de viande après, elle me faisait pitié, je n’ai pas voulu gâcher. Alors j’ai pris mon courage à deux mains, et puis un opinel et je l’ai épluchée vite fait, les os ont fini à la poubelle, le reste de viande dans l’estomac des chiens et du chat.
Il restait même le croupion, j’avais la sensation d’entendre mes cousins s’offusquer : « mais comment, même le croupion ? vous n’avez pas mangé le croupion ! Crime de lèse majesté ! Donner le croupion et la peau grillée aux chiens, mais c’est de l’attentat à la pudeur, c’est un assassinat gastronomique ! Vous n’avez pas honnnnnte ?!? ».
Visiblement non, aucune honte, et les chiens étaient même carrément ravis.
Mieux vaut ça que de passer tout à la poubelle.

Hier je me suis baignée dans la Cance, dans les gorges de la Cance, entre Sarras et Annonay.


Je fais la bohémienne, pieds nus dans les sentiers, dans l’eau, dans le sable…


C’était beau. En contre bas d’une petite route minuscule, cachée au milieu des arbres. Pas de réseau, peu ou pas de pollution électromagnétique, avec juste une grosse ligne à haute tension à 1km de là.


Pas de réseau!!! Youpie!
Et oui j’ai un vieux téléphone portable qui me sauve la vie: beaucoup moins nocif qu’un smartphone.


On devine les fils de la grosse ligne à haute tension au loin.

Il faisait chaud, il y avait du soleil, du ciel bleu, du sable chaud, une petite rivière peu profonde, de gros rochers tous polis, j’étais complètement seule, c’était trop tentant, j’ai fait la sauvage, je me suis baignée à poil.


Nan, je ne fais plus d’autoportraits nus. Fini.

En 1h30, il est passé une mobylette, un avion de chasse, un héron, des tas de petits poissons et des libellules.
Rituel de purification et de renaissance, pour la nouvelle lune et l’éclipse.

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La roche Péréandre, en gardienne des lieux.

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Je suis carrément jalouse des gens qui habitent là!

 

Mercredi 23 août 2017, Pilat, 20h15.

A y est la CAF a fini ses savants calculs, je sais maintenant sur quelle somme compter chaque mois pendant 4 ans. Ca soulage.
Depuis le temps que je me dis que je suis faite pour être rentière, voilà, je vais avoir la possibilité de vérifier.
Je sais donc aussi de quel budget je dispose pour l’achat d’un bien immobilier, enfin plus ou moins, à la louche, en comptant environ quelle somme je ferais mieux de garder de côté pour payer la dépose de mes amalgames dentaires et pour changer de voiture au cas où la mienne viendrait à me lâcher.

Je prévoie de me remettre à faire des vidéos youtube, histoire de partager toute ma (gigantesque) science en matière de santé au naturel (n’est-ce pas) et de me rendre un minimum utile à ma communauté, ça en plus des blogs.

 

Vendredi 25 août, 21h40, Pilat.
Ce soir je dors ailleurs : des voisins m’ont offert de m’héberger quelques jours. Ils sont non seulement très sympathiques, mais en plus ils n’ont pas de wifi, et leur maison est équipée d’interrupteurs automatiques de champs.
Le pied.
Je vais voir comment ça joue sur le sommeil.

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon neveu. Il a 8 ans.
Quand j’essaye de voir les choses du bon côté je me dis que c’est grâce à lui si j’ai maintenant des sous pour me chercher une maison à moi.

 

Samedi 26 août 2017, Pilat, 7h40 :
Cette nuit j’ai rêvé que je recevais un email d’un lecteur qui m’expliquait que mon blog était lu par toute la réacosphère et que blabla c’est pas bien et puis j’écrivais des trucs polyphobes.
Et je me disais « Mais enfin j’ai 200 visites/mois à tout casser, elle est si petite que ça cette réacosphère ? » et puis je me disais « mais enfin c’est n’importe quoi mec, je suis poly(amoureuse), comment je peux raconter des trucs polyphobes, tu psychotes ou bien? ».
Ca me faisait quand même un peu peur.
(en vrai je n’ai aucune idée de mes stats)

18h45 :
Cet après-midi j’ai fait des « bocaux », de la soupe de courgette qui est en train d’être stérilisée en bocaux à confiture et en bouteilles.
Du coup j’ai eu du temps pour réfléchir : la personne qui a inventé ce procédé n’y connaissait probablement rien en nutrition ni en économie d’énergie. Du coup, je déclare ce système de conservation archaïque, bon à mettre aux oubliettes.
Si je me trouve une maison avec assez d’espace pour bricoler et stocker, j’investirai peut-être dans un déshydrateur, type Sedona, pour faire du fruit et légumes séché de qualité crue.

 

Dimanche 27 août, Pilat, 9h40 :
Ce matin, allée-retour avec la vieille Express, de l’autre côté du Rhône, pour aller chercher une commande de fruits.
Au retour, près de St Maurice l’Exil, vu un troupeau d’une vingtaine de cigognes dans un champ.

18h :
Cet après-midi, à l’heure de la sieste, je suis allée dans les bois à l’est de la maison, un petit bois de petits chênes surplombant d’anciennes terrasses.
J’ai dérangé une biche.
J’ai passé un moment à l’ombre des chênes, allongée dans l’herbe sèche.
Le ciel se couvre comme pour l’orage, mais pas sûr qu’il pleuve.

 

Mercredi 30 Août 2017, 7h :
Hier, retournée près du petit bois de chênes, à nouveau dérangé une biche.
Nid à biche.
Descendu jusqu’en bas de la pente, jusqu’au ruisseau sans eau. L’herbe est encore verte sur une bande d’environ 5-10m de large au bord du ruisseau. Partout ailleurs, c’est tout desséché.

Ce matin, j’arrive, le vieux Ulysse avait chopé l’assiette à fromage oubliée dans la cuisine, il s’en est mis plein la lampe.


Le vieux Ulysse, Lulu, aussi surnommé la grosse babouche.


La minette et Lila, aussi surnommée la grosse dondon.
Lila adore courser le chat.

Cette nuit, rêvé que j’allais à Romans Sur Isère, pour acheter des chaussures Made In Romans.
C’est qu’hier soir j’ai marché dans une crotte de chien (3 chiens dans un jardin, forcément, à un moment où un autre, fallait que ça arrive) et j’ai donc nettoyé ma semelle en cuir avant d’aller me coucher, avec du savon bio et une vieille brosse à dent.
Je vois bien qu’elles ne me feront pas 10 ans d’usage, ces Tropéziennes.

 

31 août, 7h :
Le co-babysitting prend fin aujourd’hui. Nous sommes 3 adultes à nous occuper d’un gosse de 5 ans (que nous faisons beaucoup souffrir !!! lol), de 3 chiens, d’un chat, d’une grande maison, d’une exploitation maraîchères bio (ce sont surtout les deux filles du maraîcher qui se collent à cette grosse partie maraîchage, elles font même les marchés) et on sera tous bien content de pouvoir rendre les clés aux proprios !

 

 

Journal de transition – Juillet

Lundi 10 juillet 2017, 19h10, Haute-Savoie.

Pour résumer :

– Mon dossier de demande d’AAH est passé en commission le 27 juin (11 mois après avoir été déposé), je devrais recevoir la réponse cette semaine.
– Mon dossier de demande d’inscription à la fac de psycho de Chambéry est en cours de traitement.
– Je suis très tentée par une formation en massage shiatsu (là : https://www.ecole-lyonnaise-shiatsu.fr/l-ecole/les-formations/la-formation-shiatsu).

– Un artisan de La Pesse va faire les travaux de consolidation du chalet en septembre, le devis est signé (c’est jouissif un truc plié signé aussi rapidement).
– L’un des pères fondateurs de l’agriculture bio en France, co-fondateur de Nature & Progrès, Matteo Tavera, était un grand promoteur de la connexion à la terre et il a écrit le tout premier livre sur le sujet : « Mission sacré », publié en 1969 (voir le PDF gratis ), avec plein de conseils pratico-pratiques dans la 28ème lettre.

Je sens mon esprit goulu d’apprendre, goulu d’apprendre à faire des choses avec ses doigts, avec ses mains, avec son corps.

Ce matin, je me suis offert un massage shiatsu à St Jean de Soudain, à côté de la Tour du Pin, avec l’enseignante de l’école lyonnaise de shiatsu.
Il y a 8 jours, c’était cours d’initiation au massage d’une journée avec mon prof de taï-chi. J’aime beaucoup l’alliance des pratiques au sein même du massage shiatsu : l’apprentissage du centrage pour pouvoir être dans l’écoute et la bienveillance vraies, les méridiens, les points d’acupuncture, le souffle, le Chi, le travail sur les sensations, les perceptions…

 

Mardi 11 juillet, 18h:
A la cave, j’ai trouvé de quoi me faire un tapis de sol métallique. Je ne sais pas quel genre de métal, peut-être de l’inox, relativement léger, souple, un gros rouleau de 3-4 mètres de long sur environ 60cm de large, j’en ai coupé un bout de 2m de long au sécateur. J’ai plié et martelé la coupure pour faire une sorte d’ourlet non-coupant.

Je suis invitée chez ma cousine du Pilat le weekend prochain pour le 14 juillet, il y aura plein de monde plein la maison et on me promet un couchage en tente. Ca me stress, l’idée de dormir sur du plastique, même avec mon tapis de connexion. Après quelques nuits passées à dormir avec ce tapis, dans un lit normal à matelas synthétique, dans une chambre normale avec un sol plastique, je ne suis plus du tout convaincue qu’il suffise.

C’est compliqué.

Alors l’option camping à la belle étoile, est a envisager et pour se protéger de l’humidité du sol tout en restant mise à la terre, avec un « tapis » en métal, ça pourrait le faire… Ou une couverture de survie ?!

 

Mardi 18 juillet, 15h40, Haute-Savoie:
En panne de transition.
Toujours en attente de la réponse de la MDPH et de l’Université de Chambéry.
Je sens que je suis douée pour les timing, pour demander les bonnes choses au bon moment, vraiment trop trop douée. Avec tout le bordel qu’il y a cette année pour les inscriptions des bacheliers en université, tout semble saturé de partout, ça bouchonne, ça déborde, des surdoués avec plus de 18 de moyenne au bac S se retrouvent laissés à la porte de l’enseignement supérieur et moi j’arrive comme une fleur « bonjour, j’aimerais faire psycho, c’est possible à 40 ans ? ».
Mouimouimoui [au final ce sera niet].

Dimanche dernier, avant-hier, j’ai visité un terrain de 4000m2 à St André En Vivarais, où le Tour de France est passé cet après-midi. Un terrain un peu trop en longueur, un peu trop collé à une petite route, un peu trop en altitude (1100m), un peu trop cher pour moi, mais jolie vue, bonne énergie, calme, une page blanche avec juste un sapin dans un coin, et une propriétaire (voisine de ma cousine du Pilat) fort sympathique prête à me faire un prêt. Saint André, c’est vraiment joli, juste à côté de St Bonnet le Froid, le village des champignons, avec des boutiques et des gîtes baptisés La Coulmelle ou la Pleurotte… Le pays du champi… Youpi.
Mais bon, même en faisant ce prêt pour avoir ensuite assez de sous pour construire une mini cabane, ça fait beaucoup de sous, donc à réfléchir.

 

Samedi 22 juillet 2017, Haute-Savoie, 11h30:
A chaque fois que je vais voir le courrier, que je vois qu’il n’y a rien, ça me donne envie de me soûler.

Ca a commencé le 13 juillet. C’est début juillet que j’ai appelé la MDPH, qu’on m’a dit que ma demande était passée en commission, qu’il fallait compter 2 semaines pour recevoir la réponse.
Le 13 juillet, voilà, ça faisait 2 semaines bien tassées, il n’y avait toujours rien et avec le pont du 14 juillet, ça n’allait pas arranger les choses.

Alors j’ai sorti le rhum. Je me suis fait 2 mini rhum-sirop de mangue-goyave-eau. Et non je ne me suis pas soûlée. Je ne me soûle toujours pas. Quand un homme qui tient bien l’alcool (même pas alcoolique, hein, quelqu’un qui a « juste » un rapport un peu viril à l’alcool, on va dire)… quand quelqu’un comme ça voit ce que je boit, il rigole. Genre : « Mais tu bois rien ! ».
Au maximum en moyenne 1 verre d’alcool par semaine (1 verre = 10cl de vin).

Là, j’avoue, l’attente me donne un peu envie d’exploser ma consommation.

Mais je prends soin de moi, alors non, je me raisonne, je reste sage.

 

Dimanche 23 juillet, 15h30, Haute-Savoie :
A y est. La réponse est arrivée hier matin, datée du 3 juillet.

Ma demande d’AAH est acceptée à compter du 1er juillet 2016.
Oui visiblement à la MDPH, ils vivent dans une dimension spatio-temporelle parallèle, dimension où tu peux prendre des décisions rétroactives, revenir dans le passé pour changer l’avenir, tout ça tout ça… La MDPH, c’est Retour vers le Futur.

Bon, reste plus qu’à voir si l’université de Chambéry peut aussi me donner une réponse d’ici 2014, ou 1998, peut-être ?
Mardi 25 juillet, 22h10, Haute-Savoie:
Cet après-midi, rendez-vous chez une dentiste holistique de Saint Martin d’Hères, pour un devis pour une dépose d’amalgames. Je veux tous les envoyer péter, c’est le seul moyen de voir si oui ou non ils impactent mon bon équilibre « électromagnétique » et donc ma santé en général.
Rdv avec un autre dentiste lyonnais pour un 2nd devis en septembre, lui travaille selon la méthode du Dr Dieuzaide de Toulouse. Il demande à ses patients de venir habillés tout en coton, sans métal, sans synthétique. J’adore. J’ai commandé un pantalon de pêcheur thaï, pour l’occasion.
Quoi qu’il en soit, d’ici la fin de l’année, adieu les vieux « plombages ».
Cette année, j’aurai donc fait rénover le chalet de La Pesse (prévu en septembre) et mes dents, ce sera toujours ça de fait.

La dentiste de St Martin d’Hères m’a dit qu’elle peut tout faire en 2 rdv : les déposes et une couronne en lieu et place d’une dent dévitalisée. Ce serait royal. [pour 1600 euros]

Ma quête de vêtements 100% en matière naturelle, réellement entièrement sans matière synthétique me mène à envisager de confectionner moi-même mes sous-vêtements. Tous les slips ont toujours un minimum d’élastique par ci par là. Ou alors je m’achète de vieilles culottes du début du 20ème siècle, sur ebay.

 

Jeudi 27 juillet 2017, 21h30, Haute-Savoie:
J’ai repéré deux maisons sympas sur LeBonCoin, j’essaye de joindre l’agent immobilier depuis lundi, ça ne répond pas, ça ne rappelle pas, idem son agence. C’est frustrant.

Hier j’ai reçu la réponse de l’université de Chambéry : je ne ferai pas psycho en septembre.
D’après eux, la formation ne correspond pas à mon projet.
Ah.

Aujourd’hui j’ai reçu mon nouveau joujou préféré : un appareil qui mesure la pollution magnétique, électrique basse fréquence et haute-fréquence.
Le rang de diodes du haut c’est le champ magnétique, le rang de diodes du milieu, le champ électrique basse fréquence, le rang du bas c’est le champ électrique haute-frquence (wifi, téléphone portable…):

electro1
Au niveau du sol, c’est souvent là qu’il y a le moins de pollution électrique (sauf quand il y a un « point chaud » avec des câbles ou des trucs et des bidules qui passent en-dessous).

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Un bon lit électrique super confortable et son champ magnétique bien costaud qui berce le dormeur toute la nuit en continue.

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Partout autour de la maison il y a toujours la 2nde diode du champ électrique basse fréquence qui reste allumée.

electro5
Est-ce que ça vient de la ligne électrique juste à côté de la maison ou bien…?
Aucune idée…

C’est fou ce qu’on a comme électricité qui irradie des murs, ici, au niveau des gaines électriques, au niveau des interrupteurs (absence de prise de terre, pas d’interrupteurs automatiques de champs…)… Vaut mieux éviter de rester collé aux murs, à certains endroits.

electro4
Pas d’interrupteur visible: il est juste de l’autre côté de la cloison et il « irradie ».

J’ai aussi reçu mon nouveau pantalon préféré : un pantalon dit « de pécheur thaï », une sorte de grand sac à deux jambes, qui s’enroule et se noue autour de la taille. Zéro métal, zéro plastique. Le rêve.
Je vais peut-être prendre des cours de couture pour apprendre à m’en faire d’autres un peu plus adapté à ma taille, plus proche du L que du XXL. Avec des « patrons » téléchargé gratos sur le net.
Et j’aurai alors des patrons, à défaut d’avoir des clients.

J’ai aussi acheté une vieille culotte de grand-mère sur ebay.
Si.
Pour voir comment on faisait, avant les élastiques. Une « non-fendue », hein, quand même, faut pas pousser mémé.
100% coton avec un petit cordon à la taille, au lieu d’un élastique.
Là, pareil, je rêve d’apprendre à coudre pour m’en fabriquer à ma taille, avec du tissu tout neuf.
Pour remplacer le maillot de bain, au cas où j’aurais l’occasion d’aller me baigner, ce sera culotte « normale-moderne à mini élastique pour le moment », et un débardeur en soie ou coton.
Ou un foulard en soie noué en bandeau, on verra, si je suis d’humeur aventurière.

Le 100% synthétique ce n’est plus possible.

Demain, retour à La Pesse.

– – – –

30 août 2017, 11h :

Je publie cet article alors que je baigne dans le wifi depuis 11 jours. Ca me grille le cerveau à petit feu (fatigue cognitive, troubles de l’attention, de la mémoire…). Et sur la terrasse principale, il y a le champ magnétique du compresseur de la chambre froide à 15m de là…

J’avoue, les rares moments où je suis seule à la maison, j’éteins la box mais ça ne suffit pas à supporter le truc sans broncher, du tout. Faire quelque chose d’aussi complexe que de la cuisine dans ces conditions, c’est « chaud », comme on dit de nos jours.
Même pas encore osé en parler…