Chamanisme – Seidr – Le bâton

Parfois je fais des vidéos…

Parfois je fais des trucs de ouf…

Parfois, en me lisant, les gens ont l’impression qu’ils savent beaucoup de choses de moi, vu la masse de trucs que je raconte, mais en fait, non, il y a une sacrée marge…

Le lien vers ma chaîne youtube.

 

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Journal de transition – septembre

Journal de transition, septembre 2018

— Rien écrit en août —

Au menu :

Achat et mise en route de la maison de transition
Énergie : hors-réseau ou en bord de réseau, l’eau, le feu…
Cadeaux de bienvenue
Connexion à la terre, sommeil, tapis de connexion, surrénales, chakra racine
Chélation, protocole Cutler
Travaux, devis, huisseries, aides financières
Religion, prière, paganisme
Psychédéliques, Marija Gimbutas, Jeremy Narby, Terence McKenna
Chélation, dump phase, détox
Toit, charpente
Devis, aides financières, entreprises RGE, isolation, gain énergétique
Circulation des énergies
Histoire de la maison

 

Dimanche 16 septembre, 7h30.

A y est. L’achat de la maison de « transition », c’est fait.

Signature dûment fêtée quasi dès l’arrivée, avec un petit apéro en solo sur la terrasse.

Début du ménage

Je n’ai pas encore les toilettes sèches, ni le triple ou double vitrage mais la cuisinière à bois est quasi en état de fonctionner (reste à virer la laine de verre et d’éventuels autres trucs incombustibles égarés dedans), j’ai le certificat de ramonage, j’ai l’eau (avec un compteur tout neuf, le seul truc neuf de la maison), et le ramoneur-plombier-chauffagiste repasse demain pour réparer la fuite sous la baignoire, du coup je pourrai en principe me servir de l’eau dès demain, et j’ai l’électricité, vu que je ne compte pas tenter de « sortir » du réseau tout de suite.
D’abord en bord de réseau et peut-être à terme sortir du réseau, sortir au moins du nucléaire.

Là, vu que je galère pour raccorder ma bouteille de campingaz à mon vieux réchaud, j’ai craqué, pour avoir de l’eau chaude de bon matin, j’ai acheté une bouilloire électrique à 10 euros.
SHAME (shame = honte, en anglais)!!!

Bon, le gaz non plus ce n’est pas très « off grid »/hors-réseau (oui je suis bilingue, pardon), c’est de l’énergie non-renouvelable mais je me vois mal mettre en route la cuisinière à bois juste pour chauffer mon demi-litre d’eau pour le café (très délavé). Je suppose que les anciens laissaient la cuisinière à bois allumée toute l’année, ne serait-ce qu’à petit feu pour avoir de l’eau chaude tous les jours ? Ou peut-être que les cuisinières de ce genre sont apparues en même temps que les bouteilles de gaz ? Et du coup en été, on laissait la cuisinière éteinte et on se contentait de la gazinière ? Parce que là en journée je suis encore en tshirt. Quand l’air fraîchit dehors, l’intérieur de la maison reste tiède, même le matin, la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur reste très nette (et appréciable). Le sol et les murs font masse (sur le plein thermique), c’est agréable. Ce le sera peut-être un peu moins en hiver…
Bref.
J’ai amené les WC chimiques de « ma » petite cabane du Jura (« chimique » aux huiles essentielles, hein, quand même).
Hier j’ai été faire connaissance avec le bourg du village. J’ai pris un café à l’auberge, on m’a gentiment rempli 2 bidons d’eau, parce qu’on n’est pas sûr que l’eau des toilettes publiques soit potable.

Demain j’irai faire connaissance avec la mairie, je demanderai si l’eau des WC publics est potable, faut aussi que je transmette des remerciements à l’employé de mairie qui a fait les travaux du compteur d’eau alors que je n’étais pas encore là. C’était agréable de trouver un truc déjà fait à mon arrivée, comme de voir la factrice s’arrêter devant la maison alors que je venais d’arriver, pour me donner une lettre d’Orange (la ligne téléphonique n’est pas prête à être rouverte, mais bon, au moins Orange sait où me trouver).

Hier j’ai fait connaissance avec des voisins, l’un d’eux m’a offert un cadeau de bienvenue génial : une paire de baguettes de sourcier faites maison, à la minute, au cas où ça pourrait m’aider à trouver ma fosse sceptique. Les baguettes marquent bien certains endroits mais soit je ne creuse pas assez profond, soit je ne suis pas douée et c’est juste n’importe quoi, soit il se peut aussi qu’elles marquent juste des canalisations du réseau d’épandage (ou des galeries de taupe)…
Bref, je me donne encore la journée pour trouver, après je repousse le rendez-vous avec l’entreprise qui doit venir vidanger la fosse, en principe demain.
J’ai eu un autre cadeau de bienvenue impromptu que je trouve de bon augure: au magasin bio situé à la sortie d’Autun, où je me suis arrêtée vendredi après la signature chez le notaire, il y avait une tombola, je me suis inscrite et, truc de fou, moi qui ne gagne jamais rien, j’ai gagné un petit sac de produits « Bonneterre », dont une tasse, dans laquelle je bois mon café-chicorée bio délavé, mon rituel matinal. J’ai aussi amené des tasses, que j’avais achetée à Prague en 1998, et auxquelles je tiens un peu (« Ahhh, revoir Prague et mourir ! », Lol!)… Mais je me suis dit qu’il fallait honorer le cadeau et s’en servir, comme je vais me servir du chocolat et des fruits secs. Les petits gâteaux glutenisés, par contre, je les offrirai à je ne sais qui (à quelqu’un que je n’aime pas ??! re-lol).

J’ai la tête qui part dans tous les sens quand je pense à tous les trucs « à faire ».
Par exemple penser à demander au merveilleux ramoneur-plombier-chauffagiste qui passe demain…. (oui, c’est précieux, un plombier qui ne soit pas débordé au point de ne pas rappeler et qui peut caser un dépannage en quasi urgence en 48h)… lui demander de me faire un devis pour un ballon d’eau chaude, tant qu’il y est. J’ai oublié de lui en parler hier. Je ne me souvenais plus qu’il m’avait dit qu’il est aussi plombier-chauffagiste.
A la base je le faisais venir juste pour ramoner les deux conduits de cheminée : celui de la cuisinière et de la chaudière. Mais le conduit de la cuisinière lui a pris un gros moment (ça n’avait pas été ramoné probablement depuis au moins 20 ans) et j’avais ce soucis de fuite sous la baignoire et je n’arrivais pas à enlever la trappe de la baignoire pour accéder au dessous, ne serait-ce que pour éponger, donc on a dévié et du coup il a juste regardé la chaudière, qui est trop vétuste pour lui (il connaît mieux le neuf que l’ancien, c’est bien honnête de le dire) et donc, on a zappé le ramonage du conduit de la chaudière pour faire le diag de la fuite sous la baignoire.

Je crois qu’il est fort probable que je fasse carrément virer la chaudière sans chercher ni à la réparer, ni à la remplacer. Et la cuve de fioul virera avec. Ca me rebute franchement d’avoir autant de pétrole chez moi. Moi qui culpabilise déjà d’avoir acheté une bouilloire en plastique, alors une cuve de bien 1000L de fioul…
Je vais voir cet hiver si c’est vivable de se contenter de la cuisinière à bois (oui, soyons fou!).

Avec des doubles ou triple vitrages, et une nouvelle porte, ça pourrait peut-être le faire… ?? Et dire que des gens ont vécu ici à l’année, juste avec une grosse cheminée et des simples vitrages… Et moi je fais la chochotte en me disant que « peut-être, avec des doubles vitrages ça va le faire ? »…
Costauds, les « anciens », quand même…

—- C’est là que j’aborde le sujet de la connexion à la terre. Définition de la connexion à la terre : « mise à la terre du corps sur le plan électrique », soit « au naturel » c’est à dire pieds nus dans l’herbe ou sur d’autres sols naturels (ou dans l’eau!), ou avec des chaussures à semelles plein cuir sur des sols naturels, soit via des systèmes de connexion à la terre/earthing, comme on en trouve sur Geotellurique ou Navoti ——

Cet histoire de vitrage, je n’y pensais pas du tout jusqu’à vendredi soir, quand j’ai réalisé que je ne pouvais pas dormir dans la chambre côté Nord/prairie, parce que je ne peux pas brancher mon piquet de terre de ce côté parce qu’il y a des vaches, et donc une clôture électrique et le piquet de terre et le câble qui relient le piquet au tapis de connexion font « antenne » et captent les champs électriques (se mettre à la terre à proximité d’un champ électrique costaud, c’est pas bon). Et la clôture électrique, il n’y a pas moyen de l’éviter : elle longe toute la maison et elle émet un champ électrique bien costaud.
Donc je me suis dit que j’allais dormir dans une chambre côté route, puisque je devais planter mon piquet de terre de ce côté-là, mais à 21h, il y a encore quelques voitures qui passent et les simples vitrages sont vraiment très minces !!

Le bruit du passage ne me dérange absolument pas en journée, c’est suffisamment sporadique pour ne pas être gênant, mais le soir, quand je veux dormir et que je suis vannée, ça devient too much.
Bref, impossible de dormir près de mon piquet de terre…

Vendredi soir, j’étais tellement vannée qu’à 22h, je n’ai pas du tout eu l’idée de démêler les câbles qui relient le piquet au tapis, pour voir si ça pouvait aller jusqu’à la chambre « Nord » (ces câbles s’emmêlent beaucoup, je n’ai jamais vu de câbles qui s’entortillent autant, c’est abominable à démêler). Et du coup j’ai dû dormir sans « terre », enfin, disons que j’ai vaguement réussi à dormir un peu sans terre.
J’ai mis un temps fou à m’endormir, j’ai mal dormi, je me suis levée la tête dans le pâté, et sans de quoi faire chauffer l’eau pour le café… Enfin, à 7h15 j’étais quand même en train de m’attaquer aux ronces au-dessus du probable emplacement de la fosse sceptique…
Bref, pour ma première nuit ici, j’ai retrouvé mon sommeil tout pourri d’il y a un peu plus d’1 an, du temps où je ne dormais pas à la terre.
Ce n’est pas que je sois devenue « accro » à la connexion à la terre, c’est juste que, selon moi, un sommeil tout pourri, c’est un signe de manque de « terre » au quotidien et un signe de surrénales plus ou moins dans les choux (d’après ma compréhension actuelle des choses, les glandes surrénales sont les organes qui ont le plus besoin de la connexion à la terre, c’est leur « nutriment » « énergétique » de base, les surrénales sont souvent associées au chakra « racine », et une racine a besoin de terre pour fonctionner !).
Sommeil tout pourri dès l’enfance = surrénales toutes pourries dès l’enfance et manque de terre.

Les surrénales sont les glandes gestionnaires du stress et j’ai tendance à penser que les femmes ont des surrénales plus faibles que celles des hommes, parce que vivre dans une société patriarcale misogyne (donc particulièrement stressante pour les femmes, donc épuisantes pour leurs surrénales), pendant des générations et des générations, ça a forcément des conséquences génétiques et épigénétiques néfastes sur le corps, conséquences qui se transmettent de génération en génération, ce qui conduit à avoir des faiblesses physiologiques qui se transmettent et s’amplifient lentement de génération en génération…
Un bébé qui naîtrait avec un système neuro-endocrinien dans les choux mais qui passerait beaucoup de temps à la terre dès sa naissance (dans les bras de gens eux-même à la terre, par exemple), pourrait peut-être voir ses surrénales et son sommeil se maintenir, voir se réparer au fil des mois, des années. Peut-être.
A moins que les femmes aient naturellement un besoin de « terre » plus important que les hommes, pour des raisons physiologiques qui m’échappent encore…

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’hier j’ai eu l’idée de démêler tous mes câbles et Ô Joie ! Je peux bien brancher mon tapis à un piquet situé au sud de la maison et l’amener dans la chambre Nord. Les câbles sont assez longs, une fois démêlés.
Si je devais héberger quelqu’un d’aussi sensible que moi au bruit, on pourrait faire un « dortoir » de cette chambre Nord et j’ai même un connecteur pour brancher 2 tapis au même « câble de terre ».

Du coup, je suis moins en stress et du coup j’ai beaucoup mieux dormi cette seconde nuit et je n’ai pas trop stressé hier quand le voisin qui met ses vaches sur mon terrain m’a dit qu’il ne pourrait pas les déplacer tout de suite (trop occupé en ce moment et, déplacer une clôture, c’est sûr que c’est du travail et je n’ai pas envie d’être chieuse dès mon arrivée et je préfère créer des relations de bon voisinage plutôt que l’inverse!!).

Je peux donc survivre ici, à la terre la nuit, même avec la clôture électrique à deux pas de la maison, ça va.

Mais bref, ces simples vitrages m’ont fait réaliser que la première tranche de travaux à prévoir c’est le changement des huisseries et, ça, je n’avais pas prévu (personne n’ai parfait, hein) et je n’ai même pas pensé à le budgetter à l’avance (aucune idée du coût) et qu’il va peut-être falloir que je trouve un boulot illico pour arriver à boucler le budget.

Et donc, vendredi soir, sans « terre », dans une nouvelle maison, ma maison, je cogitais et je commençais à me dire « oh la la, j’ai peut-être fait une connerie monumentale en achetant, si ça se trouve je vais échouer à tout gérer, le changement des huisseries est peut-être inatteignable dans l’immédiat, ça va être impossible de blablabla…, va falloir que je trouve des artisans à qui demander des devis, blablabla… et va falloir que je trouve un boulot genre la semaine prochaine… blaaaaahh».
Et c’est là que je bénis Andrew Cutler et son protocole de chélation des métaux lourds parce que s’il avait fallu que j’envisage de reprendre le boulot il y a 6 mois, ça m’aurait mis dans un tel état de stress que j’aurais échoué à dormir, même à la terre !!!

Il y a 6 mois, je n’étais pas en état d’envisager reprendre un boulot. Trop de fatigue, de fatigabilité.
Mais là, ça va, la chélation fait son bon œuvre. Reprendre un petit job d’aide à domicile de 15-20h/semaine, ça devrait être faisable.
Donc j’ai quand même réussi à dormir un peu.

Et en prime, dès le lendemain matin, un ramoneur me propose de prendre les cottes des huisseries pour son « collègue » menuisier qui pratique des prix sympa…
Donc ça devrait se mettre en place, d’une façon où d’une autre.

Je prie beaucoup.
J’ose dire que je deviens religieuse, franchement.

Une visiteuse…

J’avais pour ainsi dire « découvert » la prière en 2010-2011, environ, peut-être bien avec les bouquins de Jean-Yves Leloup – l’hésychasme, la prière du cœur orthodoxe – puis l’oraison catholique, des formes de méditation propres au monothéisme.
Ma religion n’est ni le christianisme, ni l’hindouisme, ni aucune des autres religions monothéistes actuelles. C’est d’avantage une forme de paganisme, faut bien le dire. Enfin, du moins, je commence à réussir à le conceptualiser et à oser le dire, enfin l’écrire, pour commencer.

Je pourrais résumer en disant que ma religion c’est l’amour de la vie, de tout ce qui bouillonne de vie, de ce qui porte la vie, de ce qui est propice à la vie, de la protection de la vie, de la biodiversité, de l’environnement, des « esprits » propices à la vie, etc… Religion de bienveillance « vraie », aussi. S’agit pas d’aller prendre les armes ou de se mettre à beugler pour la faire valoir.

Bon voilà, il est 10h, j’ai bien bu, bien écrit, bien mangé, je peux m’occuper de tout le reste !

Lundi 17 septembre, 8h20, Roussillon en Morvan.
Tête dans le pâté. Se pourrait-il que mes hormones me fassent encore des misères ? Seconde partie de cycle, donc probabilité que cela soit non seulement la nouveauté, le stress…, tout ça, mais les hormones, trucs de fille, syndrome prémenstruel, blahhhh.

J’ai appelé l’entreprise d’assainissement pour annuler la vidange de la fosse, qui reste aux objets perdus.
Je vais à la mairie ce matin, au cas où je vais en profiter pour demander si leur employé de mairie a assez d’ancienneté pour se souvenir éventuellement de la façon dont le lieu a été aménagé, ou s’il y a un « ancien » quelque part qui pourrait se souvenir On m’a parlé d’une amie de l’ancienne propriétaire, qui habite au village et pourrait peut-être savoir des trucs. En tout cas voilà, va falloir que j’enquête, parce que creuser, là j’avoue je commence à fatiguer. Non pas que j’ai beaucoup creusé mais j’ai défriché, j’ai balayé, j’ai passé la serpillière, j’ai fait des allée-retour pour chercher de l’eau ou de quoi raccorder mon réchaud à ma bouteille de gaz et puis je ne sais plus quoi d’autre, la route, les émotions…, tout ça avec les nuits un peu perturbées, eufh, creuser….

Faut que je reprenne la chélation, aussi, peut-être. J’en suis au 8ème jour depuis la fin du dernier tour de chélation. Ca commence peut-être à se sentir. Si mon corps est en mode « relargage » des stocks » de métaux lourds, il galère à le faire tout seul, les chélateur le soutiennent bien dans son effort. Si je reste trop longtemps sans chélater, c’est possible que ça finisse par « charger » le foie, les reins…

Comme je n’ai pas internet, je m’occupe en partie en farfouillant dans mes documents PDF, tous les trucs téléchargés et jamais lus en entier à ce jour.

Hier soir j’ai commencé à lire « Mushroom sacrements in the cult of early Europe », par Carl Anton et Paul Ruck (NeuroQuantology, March 2016, Volume 14, Issue 1, Page 68-93, doi: 10.14704/nq.2016.14.1.897). Ca parle des « psilo », les champignons « magiques », considérés comme des médecines sacrées par de nombreuses cultures.

J’ai aussi amené un carton de livres. Il y a environ une semaine j’ai commencé « Food of the Gods », de Terence McKenna (ça existe aussi en français : « La nourriture des dieux »).

Miam, si je puis dire.

Il y a 2-3 semaines, via la lecture du « Serpent cosmique » de Jeremy Narby, j’ai découvert Marija Gimbutas.
Narby cite Campbell, et sur le site web de Campbell, il y a une grosse bibliographie variée avec, entre autre, les bouquins de Gimbutas dont les titres m’ont interpellée. Le culte de la Grande Déesse, tout ça… La religion qui existait probablement en Europe et partout ailleurs avant l’avènement des religions monothéistes et de la culture patriarcale. Une société qui aurait été réellement égalitaire, pacifiste, et qui aurait vénéré une Grande Déesse, à la fois unique et multiforme : la Grande Déesse, ce qu’on pourrait appeler aussi tout simplement « la Vie », qui anime toute chose et tout être, le lion et la gazelle, l’humain et la bactérie, le champignon et l’étoile.
Et en lisant McKenna, je découvre qu’il cite Gimbutas. Cette nana était géniale…

Mardi 18 septembre, Roussillon, 11h40 :

J’ai enfin passé une bonne nuit. J’ai repris la chélation hier après-midi et, voilà : nuit nickel.
Ce matin en me levant, je chantonnais carrément.
Donc je pense que je suis bien en phase de « relargage » des métaux lourds, phase de détox spontanée, et que, comme Andrew Cutler l’explique, chélater à ce moment-là permet de soulager les symptômes de la détox (baisse d’humeur, troubles du sommeil, augmentation de la sensibilité au bruit…). Le chélateur vient « tamponner » les métaux lourds remis en circulation dans le sang et la lymphe, le foie et les reins « s’encrassent » moins…, bref, ça soulage (pour plus d’infos sur la chélation, voir mon article « Protocole de chélation Cutler – les bases).

Je me suis donc levée tôt, avant l’aube et j’ai commencé à virer les petits nids de guêpes accrochés aux fenêtres et au-dessus de la porte d’entrée. Mais, contrairement aux jours précédents, la température de l’air était tellement douce, les guêpes tout juste endormies, que j’ai préféré éviter de toucher à ceux qui étaient les plus habités. J’ai surtout virés ceux dans la boîte à lettre, comme ça j’ai pu la fermer correctement (il y a même une clé!), donc le facteur pourra laisser des trucs dedans sans que ça craigne trop.

L’orage a menacé pendant tout le début de la matinée, il a même un peu tonné vers le sud, et puis finalement, il s’est éloigné, ça c’est éclairci, et il fait à nouveau chaud. C’est très agréable. Ca permet au sol de la cave et de la chaufferie de sécher. Il y a eu un gros orage il y a 15 jours, l’eau a raviné a droite à gauche et comme la virage de la route qui contourne la maison est en légère pente et que des travaux venaient d’être fait, que la terre avant été remuée et mise à nue au bord de la route, ça a raviné, de la terre sablonneuse a été chassée contre la maison et de l’eau a un peu inondé la cave et la chaufferie. Rien de grave, vu que la chaudière est vétuste et éteinte de toute façon, et le sol de la cave est en terre battue, il a épongé, mais bon, je laisse ouvertes les portes en journée pour que ça sèche. Sacrée chance qu’il fasse aussi beau.

Dans la rubrique des trucs à faire, il faut que je trouve du bois de chauffage sec pour cet hiver. A la scierie en contre-bas, ils en ont un peu, mais du vert à fendre qui ne pourra pas faire pour cet hiver.

Je dois contacter un plombier pour un devis.

Je dois contacter une entreprise pour un 2nd devis pour les huisseries ; le ramoneur-plombier-chauffagiste qui est passé hier a pris les cotes pour son collègue menuisier. Donc ça fera un premier devis.

Faut que je dessine des plans et que je regroupe tout un tas de documents pour la semaine prochaine, pour des gens du service «énergie » du Parc du Morvan qui vont me dire si j’ai droit à des aides financières, un peu, beaucoup, ou pas, pour les travaux. Déjà que j’ai eu un rabais sur les frais de notaire parce que je suis en zone de « redynamisation économique » ou je ne sais plus quoi… Je me dis qu’il y a des chances…

Faut que je repasse un coup de serpillière partout, que je finisse de virer toutes les araignées et leurs toiles aux plafonds. Côté ménage, j’ai bien dégrossi la salle de bain et ma chambre côté nord, mais reste plein plein plein plein à faire partout ailleurs, sans parler d’enlever la moquette dans la chambre sud-ouest (là je vais m’amuser, je pense, ça risque de me prendre des semaines à tout grattouiller centimètre par centimètre si c’est collé sur toute la surface), les peintures/enduits, faire tuber le conduit de la cuisinière (un jour prochain), m’assurer que la fosse est vraiment inaccessible (chercher des trappes un peu partout, comme à l’entrée de la grange, où une dalle bringuebale un peu bizarrement…), louer une débroussailleuse, etc, etc…
J’ai contacté un ami qui s’y connaît bien en rénovation de vieille maison. Une sorte de maçon-électricien-chauffagiste-plombier-menuisier amateur avec environ 40 ans d’expérience dans la rénovation de vieilles pierres, c’est précieux ! Il a accepté d’être mon conseiller technique, il pense pouvoir venir début/mi-octobre [ps : au final l’ami s’est défilé].

J’ai commencé à trier des photos pour mon neveu. Je ne sais pas encore comment je vais organiser tout ça. Je vais peut-être lui faire plusieurs petits albums thématiques (papy, mamie, les chats, Paris…), une sorte de rétrospective de ces dix dernières années, ainsi qu’un aperçu des années précédentes.
Je fais beaucoup de photos depuis 1994, à l’époque c’était de l’argentique, je faisais tout tirer sur papier systématiquement, mais depuis que je suis passée au numérique, ça a tendance à tout rester sur ordi et disque dur.
Ca fait pas mal de volume à trier !

 

Jeudi 27 septembre 2018, 7h50, Roussillon.

Ce matin à la radio (sur NRJ, première fois depuis des années que j’écoute NRJ), j’ai appris qu’un français sur 5 aimerait pouvoir vivre pieds nus.
Du coup, je me sens moins seule.
Un des animateurs racontait qu’il est tout le temps pieds nus, dès qu’il peut, mais que le regard des gens est pesant (en effet)… Et un autre a dit « oui mais en ville, par terre, c’est dégueulasse. »…
Évidement, en ville. Va à la campagne de temps en temps, gros malin, c’est pas pareil !

Je suis arrivée hier après-midi, à 15h30. Je suis partie de mon chez moi haut-savoyard à 9h50, je me suis arrêtée acheter du pain riz-sarrasin et du beurre au lait cru à Satoriz, j’ai fait 2 pauses pipi-café-casse-croûte, donc en tout j’ai mis un peu moins de 5h pour faire la route en passant par les départementales. Mort à l’autoroute !! qui ne me fait gagner environ que 1H (je roule lentement), tout en me pompant 25 euros pour le péage et bien 10 euros de plus pour l’essence, je pense.
J’en viens à trouver cool la nouvelle limitation de vitesse à 80km/h: c’est vrai qu’elle fait faire des économies d’essence, c’est bien pour moi et pour l’environnement.

Je stress un peu à l’idée de faire le trajet avec mes chats. J’envisage de les amener ici de nuit, début novembre, je ferai la route en soirée, je me dis que ça aura des chances de les perturber peut-être un peu moins de ne pas trop voir le paysage défiler. Je leur ai trouvé une grande cage de transport métallique à Bazar Sans Frontière. Mon chat est capable de défoncer une petite caisse de transport en plastique, donc du 100% métal, ce sera plus sûr. {ps : en novembre, je ne peux pas encore emménager, je n’ai pas de nouvelle porte, pas de chatière, j’ai une cuisinière bois qui fume, etc…]

Hier, à peine arrivée, j’ai testé ma cuisinière à bois. J’ai amené quelques bûches. Il y a une dizaine de jours, j’avais ramassé du petit bois ici, sous le cerisier.
Résultat : oui, ça marche ! J’ai eu un peu peur au début, pendant les 30 premières secondes, elle a fumé de partout, je me suis dit c’est foutu, faut que j’en achète une autre et puis la cheminée a commencé à tirer et hop là. Impeccable [ps : après quelques jours et nuits d’utilisation, pas si impeccable que ça]. Un élément du « plateau » en fonte est un peu de guingois. Les derniers occupants ont eu la bonne idée de laisser un truc en plastique sur la fonte et ça a fondu et ça fait une concrétion plastique dans une des jointures et du coup ça ne ferme pas bien. Mais bon apparemment rien de trop gênant. J’ai pu essuyer une partie du plastique une fois qu’il a été chaud et fondu, mais il en reste.

Je prévois d’acheter au minimum une brosse métallique, pour nettoyer un peu le truc.

Ensuite le couvreur est passé, pour la charpente. Je lui ai demandé un devis quand même par acquis de conscience mais il m’a dit que ça coûterait probablement un peu moins cher que ce qu’il m’avait annoncé (donc moins de 700-800 euros), pour renforcer 2-3 bouts de poutres bien piqués à la vrillette (on va dire que c’est de la vrillette, hein, voilà), et qui s’effritent un peu. Une ou deux ardoises du toit ont glissé (les crochets en métal rouillent et cassent), il faudra les remplacer et puis en gros voilà, le toit va plutôt bien. Certaines poutres en chêne sont très anciennes, taillées à la main, d’autres éléments (ceux sur lesquels sont posés les ardoises et dont je ne me souviens plus du petit nom) sont plus récents, quasi « neufs » pour le couvreur, c’est à dire que la couverture doit avoir 30-40 ans « seulement » et ça se voit que le bois « récent » a été machiné, coupé à la machine, pas à la main.
Il y a quelques mois, sur youtube, j’avais vu un reportage sur un charpentier qui travaille à l’ancienne entièrement à la main (voir la vidéo), avec des outils anciens, ça m’a limite donné envie de devenir charpentière tellement j’ai trouvé ça merveilleux. Maintenant je rêve d’une charpente taillée à la main.
Un jour, je trouverai peut-être quelqu’un à qui vendre la moitié de la maison et avec les sous, on fera faire un toit à la main !Surtout que le charpentier en question est assez jeune, il est dans le Doubs, du coup c’est quasi un voisin qui devrait encore être en activité d’ici 5-10 ans, quand il sera peut-être temps de faire refaire le toit. Ou bien d’ici là il aura fait des émules et il y a aura un charpentier comme lui dans le coin…

J’ai amené ma vieille stéréo, du coup j’écoute la radio avec un son décent.
J’ai chargé ma voiture mardi après-midi, je n’avais jamais si mal chargé une voiture, le voisin ou bien un ouvrier du voisin jouait du marteau piqueur (il refont toute leur « terrasse », qui fait tout le tour de la maison, et peut-être aussi l’enrobé, comme on appelle ça, le goudron devant leur garage, ça doit faire 6 mois qu’ils ont commencé, on n’en peut plus). Ca a dû me perturber, le marteau-piqueur (son bruit et son champ magnétique), ou j’étais stressée, ou c’était les hormones ou le tour de chélation ou tout ça à la fois, je ne sais pas en tout cas j’aurais pu mettre 2 fois plus de trucs dans ma voiture mais je n’ai quasi qu’un petit meuble à étagère, ma stéréo, ma collection de CD, un duo de plaques électriques (puisque j’ai échoué à trouvé le bon détendeur pour ma bouteille de gaz), quelques outils, dont une faux à broussailles (pour les ronces).

Je vis toujours à la japonaise, ici. J’écris assise par terre, sur une peau de mouton, comme dans mon chez moi haut-savoyard où il y a plein de chaises sur lesquelles je ne m’assois que pour manger. Et quand je suis seule ou pour manger une moitié de melon à 4H, je mange parfois aussi par terre, assise sur le vieux dalflex qui permet une semi-mise à la terre (contrairement aux vieux tapis en synthétique sur lequel est posé la table de la salle à manger, tapis qui est un bon gros isolant fort sur le plan électrique).

Ici je suis bien contente de mon carrelage, même s’il commence déjà à être un peu frais, là, de bon matin.

J’ai le cul bordé de nouilles, quand même, comme on dit : la météo est parfaitement clémente jusque là pour mon installation, c’est tellement plus chouette de charger et décharger une voiture sous le soleil, de faire du ménage avec la porte et les fenêtres grandes ouvertes et une température qui permet au sol de sécher vite une fois qu’il est lavé… Impeccable. Il commence à faire frais le matin et le soir, mais vu que c’est livré avec un temps sec, je prends volontiers. La pluie finira bien par revenir, ça fera du bien à la terre qui est toute sèche, mais ce sera moins facile pour décharger la voiture…

Aujourd’hui au programme, faut au minimum que j’aille au rendez-vous avec des gens du service « Energie » du Parc du Morvan, à Autun, pour voir si j’ai droit à des aides financières pour mes travaux d’isolation/rénovation (changement des huisseries, eau chaude sanitaire…). Il y a quelques jours, aux infos, à la télé, ils ont parlé du crédit d’impôt, pour les changements d’huisseries, qui sera supprimé en 2019. Du coup je fais peut-être vraiment bien d’avoir à faire ça en 2018 [ps: en décembre, le dossier « ANAH » n’est pas encore bouclé, les travaux ne sont toujours pas prêts d’être réalisés)…

Je pense que j’en profiterai pour aller livrer mon carton de vieilles photos à l’ancienne copropriétaire, Mme C., qui est dans une maison de retraite à Autun. Ce sont de vieilles photos de familles qui ont été regroupées par l’entreprise qui a vidé la maison et que les autre ex-copropriétaires n’ont pas eu le temps de passer prendre.

J’ai trouvé du bois pour cet hiver, chez un voisin qui en vend à 2km de chez moi et il fait même les livraisons ! Et en plus, le bois est moins cher ici que dans le massif du Pilat, par exemple, au sud de Lyon. Ici, 45 euros la stère (livré), là-bas chez les riches de Rhône-Alpes : 60 euros la stère !

Quand j’ai expliqué au gars où j’habite, il m’a raconté qu’ils en avait sorti une belle quantité, du bois, quand les anciens proprio ont fait vider la maison avant de la mettre en vente. Je trouve ça un peu dommage, disons, de virer le bois quand tu vends une maison, alors que tu y laisses une cuisinière à bois… Peut-être qu’ils ont aussi viré des vieux meubles qui m’auraient été bien utiles… Là il va falloir que je loue un utilitaire pour amener des meubles un peu encombrants, du genre buffet de cuisine, table de salle à manger… Et puis uniquement quand j’aurai quelqu’un ici pour m’aider à décharger… Je me vois mal décharger un gros bahut toute seule, hein. A moins qu’Emmaüs fasse aussi les livraisons… A moins que j’achète des meubles sur Leboncoin à des gens d’ici qui proposent de faire la livraison… On verra.

J’ai repéré une belle table de salle à manger sur leboncoin, elle est du côté de Mâcon, c’est une table « provençale », rectangulaire avec des angles arrondis et des brins d’olivier peints sur tout le bord. Une table « provençale » à La Provencière, à Roussillon en Morvan, pour quelqu’un qui voulait partir dans le Sud mais qui a été retenu par un budget un peu serré… A défaut de Sud, ça mettrait encore un peu plus de soleil dans la maison.

Jeudi 28 septembre, 8h05, Roussillon :

Grosse sensation de ne pas avoir fait grand chose depuis mon arrivée.
Hier soir en revenant du rendez-vous avec les « gens du Parc », vers 17h15, j’avais le cerveau frit par la wifi des bureaux de l’ADIL et j’ai fini ma bouteille de vin sur la terrasse (il restait environ 8cl, je pense), et assise là sur mon muret au soleil couchant j’ai vu qu’un angle de la dalle en béton de la terrasse est bizarrement incurvé et qu’il était recouvert de terre et d’herbe et je me suis dit « tiens c’est bizarre ». Alors j’ai creusé, j’ai dégagé une trappe métallique et j’ai réussi à la soulever avec ma serfouette et en-dessous il y a une cuve qui contient de l’eau.


Donc la « terrasse », c’est une cuve.
Va savoir si c’est une cuve de récupération de l’eau de pluie (peu probable, je pense, vu qu’il ne semble pas y avoir de quoi faire sortir l’eau une fois qu’elle y est, quoi que je n’ai pas encore défriché tout autour de la « terrasse »-cuve) ou si c’est la fosse septique…

Je ne sais pas. Vu que c’est construit juste devant l’ancienne étable, ça pourrait être cohérent, qu’ils aient construit la fosse ici pour récupérer les effluents de l’étable autant que ceux de la partie habitation. Il y a aussi une dalle qui bringuebale devant la porte de l’étable, mais celle-là, je ne la soulèverai pas avec ma serfouette et mes tout petits bras.

Un gars d’une grosse entreprise de rénovation du patelin voisin doit passer ce soir pour faire un devis pour mes fenêtres (ils sont labellisé RGE bien comme il faut pour avoir les aides financières du Parc), je lui demanderai s’il pense que ça peut être la fosse.
Je lui demanderai aussi de me faire la totale pour les devis : fenêtres double vitrage « accoustique », porte d’entrée semi-vitrée avec chatière, VMC, isolation du plancher du grenier avec ouate de cellulose, isolation du mur Nord par l’extérieur, plomberie, chauffe-eau…

Pendant le rendez-vous d’hier, on a parlé de tout ça. J’ai bien droit à des aides mais pour les obtenir via le dispositif « habiter mieux sérénité », il faut que je fasse un gain énergétique d’au moins 25% grâce aux travaux. Donc isolation à fond…
Quoi que je n’aime pas cette idée d’isolation du mur Nord par l’extérieur parce que ça impliquerait un pare-pluie ou pare-vapeur (je ne sais plus!) et que ça, c’est forcément du plastique et je ne veux pas de plastique !!!!
Peut-être qu’il y a moyen de faire un gain énergétique de 25% juste avec l’isolation du plafond et les fenêtres et la porte et un nouveau poêle à bois ?
Au gars qui passe ce soir, je demanderai s’ils posent aussi des poêles à bois label flamme verte, ou bien s’il sait à qui je peux demander ça.
Bon, il me dira sûrement que pour cette fois, il va me faire le devis pour les huisseries mais qu’il faudra que je rappelle pour fixer un autre rendez-vous pour les autres devis.
Et au final de fil en aiguilles je commence à me demander si je vais pouvoir emménager ici quand j’aurai le téléphone, d’ici l’hiver, d’ici la fin de l’année, en somme.

Déjà, je ne sais toujours pas quand j’aurai le téléphone (une ligne fixe) [ps: à la mi-décembre, je ne l’ai toujours pas!].
Ensuite, vu les délais pour fixer des rendez-vous avec les artisans (quand on ne peut pas être sur place en permanence), obtenir les devis, puis faire le dossier pour les aides, puis faire faire les travaux…
Eumph….
Pour l’isolation du plafond de la partie habitation, c’est à dire l’isolation du plancher du grenier, avec l’option low-cost « bottes de paille », l’idéal ce serait peut-être de faire un chantier participatif (sous réserve que je puisse trouver assez de bottes de paille ? Soit 3 bottes par m2, si j’ai bonne mémoire ?… 240 bottes de paille???) .
Mais comment est-ce qu’on organise ça dans une région où il n’y a pas de SEL ? On demande juste à la famille et aux amis ? Mais quand tous ces gens sont toujours trop débordés pour faire tout ce qu’ils ont à faire chez eux et que de toute façon ils sont loin et c’est « compliqué » pour eux de venir, on fait avec qui, alors ?
Même Mr E. qui s’y connaît bien en rénovation écolo low-cost, il ne connaît pas d’association dans ce domaine sur le Sud-Morvan. Il connaît un peu sur Saulieu. Pas mieux.
Du coup je fais quoi ?
Je baptise cet endroit « Oasis », je m’inscris au réseau des Oasis du réseau « Colibris » et peut-être que via ces réseaux il y aurait moyen de moyenner quelque chose ?
Ah et il y a les Castors, que je n’ai pas encore contactés. Eux aussi, ils ont du réseau.

19h20 :
Bon, le gars de la grosse entreprise du patelin d’à côté est passé et bien sûr j’ai oublié de lui demander ce qu’il pense de la trappe que j’ai trouvée hier.
Il m’a demandé les clés pour pouvoir repasser, de façon à étudier le chantier en détail plus tranquillement (tout le monde est dans le speed, de nos jours).
On part sur un projet de changement des huisseries (sauf la fenêtre de la chambre Nord, qui est déjà en double vitrage), la création d’une VMC, l’isolation du mur Nord par l’intérieur avec un équivalent écolo de la laine de verre, le changement du chauffe-eau, la dépose des WC, l’isolation du plafond de la partie habitable/plancher du grenier. [ps: au final, le gars a fini par me rendre ma clé en la laissant dans la boîte à lettre, sans jamais m’envoyer le devis, va comprendre…]
Ce à quoi j’ai bien pensé, cet après-midi, c’est aller acheter du fromage de chèvre et une bouteille de vin rouge au Gaec d’à côté. Le vin, ce n’est pas du bio mais c’est du local, estampillé « Parc du Morvan » et qui semble issu d’une culture et d’une vinification bien raisonnée, à en croire ce qui est raconté sur l’étiquette.

Demain au programme, les Emmaüs d’Etang Sur Arroux et achat d’un chouilla de bois à Bricomarché, juste pour pouvoir faire une veillée au coin d’un feu digne de ce nom demain soir.
Ce sera ma soirée festive de la semaine.

Aujourd’hui j’ai surtout nettoyé l’extérieur de la fenêtre de ma chambre (il y avait des restes de laine de verre et de crottes sédimentée de je ne sais quoi), nettoyé le placard (intégré au mur) pour y ranger des vêtements et j’ai fait de la « découture » : j’ai décousu le liseret synthétique d’une couverture laine.

J’ai testé ma faux. Je me suis sentie quasi dangereuse, ainsi armée. C’est une belle lame, qui vient d’Autriche, ça m’a fait penser à la « faucheuse » et à des films d’horreurs.

J’ai réfléchi aux travaux qu’il faudrait faire pour protéger la maison d’un nouveau phénomène de ravinement, en cas d’orage, quand de l’eau ruisselle sur la route, de façon à protéger la cave et la chaufferie d’une éventuelle inondation.
Faudrait peut-être faire des digues, des petits murets et/ou demander à une entreprise de terrassement de créer une sorte de caniveau le long de la route ou un peu en retrait et parallèle à la maison (parce qu’au bord de la route, il y a la canalisation d’eau)…

 

Dimanche 30 septembre, 8h, Roussillon :

Je vais me réattaquer aux ronces, je pense, aujourd’hui.
Je m’attaquerais bien à la moquette de la chambre sud-ouest mais il me faudrait peut-être un cutter pour avoir sa peau. Je pourrais tenter le sécateur ou le ciseau, on va voir.
La chambre sud-est, elle sent le plâtre, c’est embêtant. Il y a un soucis de circulation des « énergies », on va dire (circulation de l’eau/humidité, de l’air). C’est forcément dû aux matériaux de construction, c’est une extension récente (années 1960-70 ?) : mur Est en parpaings, cloison Nord en placoplâtre, dalle du sol probablement en béton et puis il y a la canalisation d’eau qui passe dans le sol, qui a pu fuir et mettre de l’eau là-dessous.
Les matériaux anciens laissent respirer le bâti, eux, ils laissent circuler les « énergies », le « Chi », l’eau, l’air, de haut en bas et de bas en haut. C’est très sain.
La situation de cette chambre qui sent le plâtre sera peut-être améliorée quand de nouvelles fenêtres auront été posées, avec une VMC, et quand on aura refait les peintures et quand on aura viré la canalisation vétuste du sol, si c’est possible de la virer (ce serait mieux qu’il n’y ait plus de métal dans le sol).

Je vais peut-être retourner à Etang-Sur-Arroux aujourd’hui, à Emmaüs. J’y suis allée hier matin mais j’avais mal lu les horaires sur le net, ça n’ouvre que l’après-midi.
Il me faudrait aussi un aspirateur, avant de pouvoir m’attaquer à la moquette de la chambre sud-ouest, parce que j’ai moyennement envie de manger 4 ans de poussière et d’acariens!
Ah oui parce que je me rends compte en relisant ce que j’ai écrit ce mois-ci que j’ai oublié de raconter que j’ai appris à la mairie que la maison a été occupée jusqu’en 2014.
L’agent immobilier m’avait dit que la maison était « inoccupée depuis 20 ans », EDF et Orange m’ont dit que les abonnements électricité et téléphone ont été résiliés aux alentours de 2009, les anciens copropriétaires m’ont appris le jour de signature que la maison avait été « squattée » à une époque, et puis à la mairie on m’a appris qu’en guise de squatteuse il y avait eu une « locataire » indélicate, on va dire, jusqu’en 2014.
Il y a eu 3 carcasses de voitures sur le terrain, à une époque. Bref, c’était – semble-t-il, un peu des bohémiens qui vivaient là.
Maintenant, c’est à nouveau une « bohémienne », décidément… mais une bohémienne propre.
Il y a du mieux, quand même.

Trouvailles 100% laine à Emmaüs: des couvertures, des fringues et une paire de mules en corde, fourrure et soie peinte – achetée pour la déco)

 

L’arnaque du « féminin sacré »

 

Dans les milieux « alternatifs » du « développement personnel », du « New-Age », ou du « néo-chamanisme », on parle beaucoup de « féminin sacré », ou en anglais « sacred feminine » ou « divine feminine ».
Trouver une définition précise et universelle de ce concept, c’est compliqué. Il pourrait s’agir d’une « énergie », de ce qu’on appelle le « yin » en Taoïsme, d’une « voie », peut-être de ce que Jung appelait l’anima…, on ne sait pas trop, ça change toujours un peu d’un article à l’autre.

En français, « féminin » est un adjectif ; « le féminin » fait aussi référence à un genre grammatical (le féminin/le masculin).
En anglais, « feminine » est aussi un simple adjectif.
En grammaire, un adjectif n’a pas de genre, pas de sexe.
Un adjectif est sensé servir à définir quelque chose et, en français, il s’accorde ensuite à cette chose (masculin/féminin-singulier/pluriel).
Ici, qu’est-ce qui est défini par cet adjectif, qu’est-ce qui est « féminin »?
Rien, rien de spécifiquement nommé.
Ici l’adjectif est utilisé comme un nom (en mettant « le » devant), c’est un « néologisme » qui, quand on y réfléchit, ne désigne rien de spécifique, juste un vague concept très nébuleux.
Un quelque chose d’indéfinissable, d’insaisissable, de mystérieux… Et pour les francophones, il s’agit d’un quelque chose de masculin, puisqu’il s’agit d’un truc « féminin », pas d’une chose « féminine », puisqu’on parle de « féminin sacré », pas de « féminine sacrée ».
Ajouter un second adjectif, « sacré », à ce premier adjectif « féminin », ne fait toujours rien de sacré, rien de féminin, puisque ce qui est défini est… « rien ».

Ecrire des articles ou des livres, ou faire des conférences, sur « le féminin sacré » revient à faire des conférences sur « le grand sacré » ou « le petit sacré ».
Le grand quoi? Le petit quoi?!
On ne sait pas trop.
Bref, ça ne veut rien dire!
Quand on dit « le féminin sacré », on ne dit « rien »! Quand on parle de féminin sacré, on ne parle de rien.

Car il ne suffit pas d’aligner des mots au hasard pour faire des phrases, comme il ne s’agit pas d’aligner des sons au hasard pour faire des mots, ou des notes de musique pour faire une chanson.

Apposer un adjectif à « rien » revient à ne parler que de ce rien.
Pourtant, tout ceux qui parlent de « féminin sacré » cherchent bel et bien à parler de quelque chose.
Ils ont pourtant bel et bien une idée, une pensée, une chose à coeur, une chose qu’ils cherchent à verbaliser. Visiblement, ils ne savent pas trop quoi, ou bien ils n’osent pas? Ils sont timides, peut-être?
Et ils sentent qu’il s’agit d’une chose femelle, qui a trait à la féminité, d’une chose qui n’est pas mâle.
Mais nous vivons dans une société patriarcale qui sanctifie Le Père, le Fils, le Saint Esprit, Jésus, Allah, Yahvé, Mahomet, Bouddha, Lao Tseu… Ce sont eux les « Dieux », les prophètes, les êtres les plus sacrés, les plus vénérables. La Sainte Vierge, elle est bien gentille, mais elle passe très en second.
Après des millénaires de monothéisme patriarcal, l’intellect humain a tant de mal à conceptualiser qu’une femme, qu’un être femelle puisse être un être suprême, qu’il s’interdit même de conceptualiser qu’une simple chose « femelle » puisse être « sacrée ».

Les êtres « suprêmes » femelles, ça existe au cinéma, comme dans le « 5ème Élément » de Luc Besson, dans « Lucie » de Luc Besson, dans Alien… Quoi qu’on notera que ces films ont, somme toute, été réalisés par des hommes.
Un être suprême femelle au cinéma, ok, à la rigueur, mais alors uniquement conçu par des mecs, ok? Sinon, c’est le souk.
Ainsi, les historiens ont baptisé « déesse de la fertilité » ou « Vénus » les sculptures du néolithique représentant des figures féminines (comme celle en tête d’article). Ils ne les ont pas appelées « Déesse Suprême », ni « La Déesse », non, pour eux il ne pouvait s’agir que d’une déesse parmi d’autres. Envisager qu’un peuple puisse avoir eu une déesse unique plutôt qu’un dieu unique, c’était impossible dans leur tête d’hommes de culture judéo-chrétienne (sur le sujet de la « great goddess », voir les interviews de Maria Gimbutas sur youtube, comme celle postée plus bas).

Et la langue française est encore plus restrictive que l’anglaise, en matière de genre, puisque, en matière de « féminin sacré », le français qualifie ce truc sacré de « féminin ». S’il est « féminin », c’est qu’il est de genre masculin, donc mâle!
En anglais, quand on dit « sacred feminine », ou « divine feminine », cela reste grammaticalement « agenre », neutre, ni mâle ni femelle, contrairement au français qui masculinise le truc.
Parce qu’en français, si cela est « féminin », alors c’est qu’il s’agit d’un truc, d’un machin, d’un bidule, d’un être, d’un shmilblick mâle « féminin », mais pas d’une chose ni d’une fleur ni d’une maison ni d’une déesse ni d’une chose femelle « féminine ».
Ainsi on pourrait dire de Dieu qu’il est ce « féminin sacré », par contre il serait impossible de dire que Vénus ou Gaia incarnent ce « féminin sacré ». Puisque, elles, en français, sont « fémininEs » et « sacréEs », pas « féminin » (vous me suivez?).
Mais un être femelle ET sacré, au sein d’une société patriarcale, ça ne se peut pas, ça ne se conceptualise même pas, alors ça ne se dit pas, « ça ne se fait pas », et le blocage socio-psycho-spirituo-culturel se manifeste – autant qu’il s’enracine, dans la langue et jusque dans l’esprit des personnes à la spiritualité soit-disant « alternative », des « newageux » qui parlent en boucle de ce vague « truc » qui serait féminin et sacré, sans oser le personnifier, sans oser le nommer, par exemple en parlant franchement de « la Grande Déesse », de « la Déesse Mère », de « Gaïa » ou de « La Vie ».

Déjà, parce que personnifier quelque chose de sacré, de fil en aiguille, ça fait trop animiste, païen, primitif, inculte, ignare, stupide, passéiste, réac, facho (oui, de fil en aiguille, de nos jours, on va vite très loin!).
Et puis, personnifier quelque chose de sacré, c’est avoir une démarche religieuse et, c’est bien connu, de nos jours, il ne faut surtout pas être « religieux », parce qu’être religieux, c’est devenu synonyme d' »extrémiste » et puis « extrémiste » est quasi devenu synonyme de « terroriste ».
Alors non, il ne faut surtout « rien » personnifier et il faut se contenter de parler d’un « truc » indéterminé, d’un machin sacré, voir d’un rien sacré.
En matière de spiritualité, certains athées un peu plus aventureux que d’autres, comme Onfray, daignent parler de l’existence en eux d’un « sentiment océanique » qui ressemble un peu à ce que les religieux appellent « la foi » (le terme « sentiment océanique » vient d’une lettre de Romain Rolland à Freud). Mais les athées préfèrent éviter cette chose femelle – la foi, et préfèrent des concepts, des trucs masculins bien plus indéterminés.
Du point de vue de l’intellectuel Occidental moderne, un nihilisme qui ne dit pas son nom, qui se cache derrière un athéisme vaguement laïque, ça fait toujours plus cool et pacifiste qu’une vague spiritualité plus ou moins religieuse.
Et dans le domaine de la spiritualité « moderne », au final on ne va guère plus loin que les athées: il faut parler d’un truc qui serait « féminin », mais ce truc n’est ni personnifié, ni femelle. On parle à la rigueur d’énergie féminine, comme Onfray parle de « sentiment océanique ». Au final, personne ne sait vraiment de quoi on parle, personne ne met le doigt dessus et s’exclame « ah mais c’est bien sûr, c’est la…! ». Non, on tourne autour, on fait de longs discours (encore plus long que cet article) et blablabla, dans 5000 ans on y sera encore, à ce compte-là, à tourner autour et on ne sera toujours pas plus avancé (si on a survécu à la 6ème grande extinction de masse qui est en cours).
Au final,  ce féminin sacré reste un truc féminin très évanescent, autrement dit ça reste un « pas grand chose », surtout dans un système patriarcal.

On se refuse à franchir le pas de donner un nom au truc, un nom propre, à le personnifier. C’est qu’il y a aussi le problème du genre, aujourd’hui, qui se rajoute au reste. Un être sacré, une déesse femelle, de nos jours serait peut-être carrément perçue comme une déesse transphobe. De nos jours, pour être « cool », une « grande » déesse se devrait au minimum d’être hermaphrodite, androgyne, agenre, voir franchement asexuée, et non éhontément purement femelle, sans cela, elle serait politiquement incorrecte, réac, fasciste, nazi. Aujourd’hui il est de bon ton de dire qu’on est tous un peu homme, un peu femme, un peu autiste, un peu handicapé, un peu hétéro, un peu bi « dans le fonds », « quelque part »… Mais affirmer « je suis une femme » ou « je suis un homme », et juste cela, et seulement cela, ouha la la!! C’est déjà limite sexiste, passéiste, réac, facho, nazi…
Bientôt les gens en arriveront à traiter la Nature de facho, puisqu’elle a créé des sexes, donc de l’inégalité. La Nature est souvent cis-genre: elle attribue des rôles, des fonctions biologiques très précis aux mâles et aux femelles, des rôles non-interchangeables, elle attribue certaines compétences aux uns et pas autres, elle est donc promotrice d’inégalités, la méchante, et puisque la nature rend impossible l’échange d’un chromosome X en Y ou vice versa, c’est qu’elle est transphobe, la vilaine méchante pas belle!!

De nos jours, une grande déesse femelle qui affirmerait que son corps/yoni/sexe/utérus est sacré, n’aurait aucun droit de citer. Elle serait traitée avec autant de mépris que les pires néo-nazi.
Vous n’y pensez pas?! Une femelle sacrée?! Dans un monde d’homme! Dans un monde ou rien ni personne ne doit être religieux, puisqu’un religieux c’est méchant et puisque rien de sacré ne doit être personnifié sinon c’est primitif, ringard, passéiste, réac, donc facho et puis une femelle cis-genre fière de son yoni/sexe c’est encore pire, une sorte de point culminant du néo-fascisme!!

Et voilà comment on en arrive à ce que le « système » annihile la Grande Déesse Mère, la Vie, Gaïa, la planète… Puisqu’elles n’ont pas le droit de citer, elles n’existent pas, du moins pas vraiment en tant qu’être, même la Planète Terre ou la Vie ne sont que des choses dont on dispose plus ou moins bien. L’hypothèse Gaïa de Lovelock n’est que cela: une hypothèse, pas un être pour de vrai.
Dieu, ça va, on peut en parler en tant qu’être déterminé. Et d’ailleurs on ne peut qu’en parler, on ne peut ni le voir ni le sentir ni le polluer, ça va, il est tout là-haut dans les nuages (ou bien « partout », mais pourtant jamais visible), au-delà de l’atmosphère et des gaz à effet de serre, loin, et puis c’est un mec, un vrai, alors il endure tout…
On peut vénérer un truc inconsistant, mais surtout pas un truc matériel. On peut vénérer un truc mâle mais, une chose qui serait à la fois femelle et vénérable: ça, ça n’existe tout simplement pas.
Il n’y rien de femelle qui puisse être vénéré, « sacré ». Dans l’esprit des humains occidentaux « moderne », il ne peut exister qu’un vague truc mâle « féminin sacré », même pour les humains soit-disant « alternatifs » qui veulent sortir du système patriarcal.
Après tout, de nos jours, un homme a le droit de dire qu’il est « femme », même quand il a un pénis, une prostate et des testicules, comme une femme a le droit de dire qu’elle est un homme, même quand elle n’a aucun pénis, prostate, testicule, pas le moindre petit bout de spermatozoïde…
Donc si un homme peut être femme et vice versa, alors un « rien » peut bien être féminin et sacré, tant qu’on y est.

Dans l’esprit de l’humain spirituel moderne, pacifiste et donc anti-réac, « anti-fa », anti-transphobe, etc… Seul un truc mâle peut être à la fois féminin et sacré. Même des féministes auront du mal à dire qu’ils vénèrent « la grande déesse » ou au minimum « la Vie », parce que de nos jours, être « pro-Vie », c’est être considéré comme anti-avortement, n’est-ce pas, donc, de fil en aiguille: passéiste, réac, facho, nazi… Donc on s’interdit de dire qu’on vénère la Vie et on s’interdit de le faire, à moins d’être vraiment très courageux et de ne pas craindre d’être traités de païen facho.
Voilà où l’on en est.

Donc, d’un point de vue pratico-pratique, si la notion de « féminin sacré » vous « parle », s’iou plaît, arrêtez de parler de « féminin sacré »!!
Mettez-vous franchement à dire « la Vie » ou « Mère Nature »!
Ce que veut dire le « féminin sacré » c’est que la Vie est sacrée. En vous, en moi, autour de vous, la vie qui grouille sous vos pas quand vous marchez en forêt… Elle est sacrée.
Quand vous marchez sur la terre, que vous êtes assis dans l’herbe, vous êtes assis à même la peau d’une « Big Mama », sur une « Bonne Mère ».
Pensez-y la prochaine fois que vous faites du yoga ou du qigong: est-ce que vous avez vraiment besoin de vous protéger de votre mère en mettant des chaussures ou en utilisant un tapis en plastique? Il est possible de trouver des endroits dans la nature propices à ces pratiques pieds-nus. Un sol un peu moussu, de l’humus, une prairie, un bord de rivière sablonneux…, sont naturellement « élastiques » et amortissant.
Un bébé ne cherche pas à se protéger de sa mère en s’emmitouflant dans du plastique pour éviter de toucher la peau de l’être qui lui a donné la vie.
Un bébé ne déclare pas que sa mère est « sale », il n’a pas peur de la toucher peau à peau. Avoir un peu de terre sur nos pieds, ce n’est pas être « sale », c’est être vivant, enfant de la terre, à notre place, incarné!
Les astronomes racontent que nous sommes des poussières d’étoiles, et, certes, si l’on remonte suffisamment loin dans le temps, ok, nous sommes des poussières d’étoiles. Ça, ça plait bien au mental, à l’intellect, là-haut dans les hautes sphères, ce concept de « poussière d’étoile », c’est poétique, céleste, pur…, et très désincarné.
Mais, avant d’être des poussières d’étoiles nous sommes d’abord le fruit de la planète Terre, son enfant, nous sommes de la glaise qu’elle anime de son propre souffle, cet air qu’elle fabrique et que nous respirons, nous sommes fait de sa substance, de son carbone, de son azote…, et nous avons beaucoup d’ADN en commun avec l’herbe que nous foulons. Il n’y a pas à s’en « protéger », tant que la météo est clémente et les cailloux pas trop nombreux!

Marija Gimbutas, citée plus haut, raconte que lorsqu’elle était enfant, dans les coins reculés de Lituanie, subsistait un vieux rituel que certaines personnes âgées pratiquaient encore avant la seconde guerre mondiale: tous les matins, ces personnes âgées sortaient embrasser la terre (voir la vidéo postée ci-dessous, à partir de 4’45). Cela évoque la prière des musulmans ou la posture de l’enfant en yoga. Pratiquer la posture de « l’enfant », à même la peau de « la Grande Mère », ça a quand même plus de gueule que de faire ça sur un bout de plastique!
En yoga, on pourrait aussi dire qu’embrasser la terre est une forme de mudra. Un mudra n’est pas un symbole, c’est une façon de connecter un méridien, un nadi à un autre, de façon à modifier la circulation de l’énergie dans ces méridiens/nadi et au final dans tout le corps (ce qui peut modifier aussi l’état de conscience, soit dit en passant).
Embrasser la terre c’est se connecter à elle. Embrasser un tapis en plastique, c’est embrasser du plastique, un « pas grand chose » sur le plan énergétique. C’est peut-être parce que les « alternatifs » passent trop de temps sur des tapis de yoga en plastique et sur des coussins de méditation rembourrés de synthétique, qu’ils ne font plus la différence entre matière synthétique et matière vivante, matière naturelle, matière tissée par la Vie? Ils ne sentent plus la différence parce que, comme tout le monde, ils passent le plus clair de leur temps sur du synthétique (chaussures, asphalte, tapis de yoga, matelas, béton, carrelage, etc…), et qu’ils ne prennent même plus la peine de comparer entre synthétique et naturel, ils ne prennent pas la peine d’envisager qu’il puisse y avoir une différence.
Entre parenthèse, plastique et éthique sont juste anti-nomique à la base. Du plastique, même recyclé et vegan ne pourra jamais être éthique, c’est trop toxique pour l’environnement, ce n’est pas du tout recyclable à l’infini, ce n’est ni réellement biodégradable, ni renouvelable, sans parler des coûts environnementaux de production, avec un bilan carbone forcément déplorable.
Bref, avoir une telle pratique: embrasser la terre tous les jours, ou ne serait-ce qu’une fois de temps en temps, l’embrasser pour de vrai comme on embrasserait une bonne « grand-mère gâteau » ne peut que rendre écolo: on ne peut pas souiller quelque chose qu’on embrasse tous les jours. On ne peut pas se sentir séparé de quelque chose qu’on embrasse tous les jours. On ne peut pas embrasser « rien ». On embrasse quelque chose qui existe, quelque chose de réel, de vibrant, ce qu’on aime, ce qui est sacré pour nous.
La Vie est sacrée, la Terre est sacrée, la Vie en vous et moi est sacrée, voilà ce que veut dire « le féminin sacré ».
La Vie est sacrée, et ça, ça veut dire quelque chose. Cela veut dire même beaucoup de choses, les implications sont infinies… Mais cet article est déjà assez long comme ça!

 

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Ce texte a été développé à partir d’une page de mon journal intime (sur un cahier, pas sur ordi!), datée du 19 juillet 2018:

« Faire de chaque journée, de chaque minute, une cérémonie.
Une courbe et une durée, sacrées, vivantes, vibrantes, ordonnées, joyeuses, pleines d’amour, de paix, d’harmonie, de joie.
Le « féminin sacré » doit être aussi dans la parole, et donc cela ne peut être « féminin », cela ne peut être « le », cela ne peut être masculin!
La femme, « ça crée ». La femme est féminine. « Female » (en anglais). Elle contient le « mâle », comme la croûte terrestre contient la flamme.
Parler de « féminin sacré » est déjà une offense faite à la femme. La femme ne peut être « féminin ».
Elle est féminine, ou plutôt femelle, pas du tout « mini », minime, mais créatrice, puissante étoile, planète, galaxie. Elle contient, elle trace courbe et durée et porte la flamme, sacrée, en elle, sous sa croûte, sa peau, jusque dans sa moelle.
Elle se réapproprie la parole, sacrée, qui est à tous. Elle se réapproprie la langue, libère la voix. La parole dite résonne et se propage, sonne comme la cloche dans la vallée que toute la communauté entend, toute la famille, ensemble.
Aini j’écris avec une « plume » d’aujourd’hui, avec une encre qui ancre ma pensée sur la page qui traverse les époques, qui tient la durée. Et je rêve de pouvoir écrire assise sur une chaise dont la fibre n’aurait été traitée qu’à l’huile de lin et à la térébenthine, avec une huile et une essence. Une huile de plante, de graine, de fleur, de prairie, une essence d’une autre plante venant de la forêt.
Il est plus facile d’écrire en usant de la langue anglaise, qui ne scinde pas tant les choses en genre, en mâles et femelles… »


 

Journal de transition – décembre

(oui je sais, je publie le journal de décembre 2017 et mai 2018, un de mes anciens blogs s’appelait « lenteur et tremblements »).

Vendredi 8 décembre, Haute-Savoie, 15h50 :
Mais quelle transition ?
Toujours en Haute-Savoie, dans la même chambre, ma chambre d’enfant, toujours aucun changement d’adresse prévu dans les semaines à venir. Toujours en attente.
Ces deux dernières années, je suis souvent allé à Oyonnax, voir un cousin qui habite là-bas. J’y ai souvent eu la sensation qu’Oyonnax n’allait jamais me laisser repartir. J’y suis tombée en panne deux fois. En mars dernier, non seulement j’étais en panne mais il y a eu une grosse tempête pendant que le garagiste finissait de réparer un bouchon de réservoir à liquide de refroidissement et quand au bout de 3 jours j’ai pu reprendre la route, elle était barrée : des arbres étaient tombés entre Oyonnax et Nantua, il a fallu que je fasse demi-tour, que je retourne à Oyonnax prendre l’autoroute.
Comme quand je vais à Genève en voiture et que je ne sais plus en repartir, parce que c’est quasi impossible de trouver des panneaux « Annecy » une fois qu’on est dans Genève. Alors je tourne, je tourne, je me fais klaxonner, ça n’en finit pas…
Maintenant j’ai cette sensation de tourner en rond même ici, cette sensation de jour sans fin.
Alors comme Bill Murray dans le film « un jour sans fin », je finis par essayer d’en prendre mon parti. J’essaye d’améliorer le quotidien. Je fais un peu plus de cuisine que d’habitude. J’ai commandé des cadeaux de Noël pour ma mère qui ne veut pas de cadeaux de Noël.
Je vais peut-être finir par acheter de la peinture écolo pour peindre la frisette de la chambre.
Il y a mon projet de blindage partiel du chalet de La Pesse que je laisse en suspens parce que le budget tourne autour des 400 euros. Et est-ce bien raisonnable de dépenser autant pour protéger un chalet « de loisir » d’une ligne électrique, quand je sais que je ne peux pas envisager d’y habiter, et surtout quand je vais peut-être bientôt avoir besoin de tous mes sous pour acheter une MAISON et y faire des travaux de mise aux normes, tout ça…

Mais quelle maison ?
Pour celle que je lorgne à Pélussin, il y a le diagnostic réglementaire à faire et deux estimations de sa valeur. Je vais finir par appeler le propriétaire mais je ne voudrais pas lui donner l’impression de m’impatienter ni être pénible. En même temps, faudrait pas non plus que je donne la sensation de m’en foutre…
Donc oui, après le plafond, je vais peut-être envisager d’autres petits travaux…, mais là aussi, la peinture ça coûte des sous.

Dans 3 jours, j’ai 41 ans.

Je piaffe.
Je continue à regarder les annonces immobilières.
Jusque là je me contentais de regarder des sites comme Paru Vendu et LeBonCoin mais si je dois repartir en quête, cette fois j’appellerai des agences du côté du Livarois-Forez, du Roannais.
Je suis même tentée par le Morvan. C’est joli, relativement sauvage et les prix de l’immobilier y sont très intéressants.

17h20 : j’ai appelé le propriétaire de la maison de Pélussin, il n’a encore lancé aucun diagnostic, aucune évaluation… Il semble ployer sous le poids des démarches à accomplir. Donc ça reste en rade. Je lui ai expliqué que la situation est difficile pour moi aussi, que je rappellerai à la fin de l’année et si d’ici la fin de l’année rien n’a bougé, bah j’aviserai.

 

Lundi 18 décembre, Haute-Savoie, 9h :
Noël se passera chez ma cousine du Pilat. Ca fait 2 mois que je n’ai pas vu mes cousins, ils commencent à me manquer.
Pas sûre, toute fois, de rester plus d’une journée, peut-être juste le 25 (because wifi, samrtphones, tout ça…).
Je piaffe tellement, je n’en peux tellement plus d’attendre sans rien faire (parce que l’attente m’occupe toute entière, ça m’envahit, ça me ronge, j’en peux plus), que s’il n’y a rien de neuf du côté de la fameuse maison de Pélussin le 2 janvier, je prends mon téléphone et j’appelle des agences immobilières en Auvergne, du côté de Montbrison, Monistrol-Sur-Loire, Tence… Peut-être une ou deux en Ardèche du côté de Lamastre mais sans grand espoir. Et aussi peut-être du côté du Roannais.
Je vais essayé de me fixer comme bonne résolution de signer un compromis d’ici le printemps (21 mars), voir même de préférence d’ici le Nouvel An chinois (printemps chinois), donc d’ici le 15 février.

J’en peux plus d’attendre.

 

Vendredi 22 décembre, 17h, Haute-Savoie.
Lundi, Noël à Pélussin.
Mardi, diagnostics de la maison à vendre là-bas.

 

Jeudi 27 décembre, Haute-Savoie, 15h45.
Météo morbide.
Il y a autant de lumière qu’un soir d’été à 21h30.
Donc je vais écouter du rock des années 90s.
Le Noël dans le Pilat fut sympathique. J’ai fait l’allée-retour dans la journée. J’avais oublié que le trajet était aussi long (2H15).
Je me disais que c’était peut-être la dernière année que je faisais le trajet pour Noël. L’année prochaine j’habiterai peut-être ailleurs, plus près.

Peut-être.
En tout cas c’est de plus en plus dur, la route, l’autoroute, bordé d’antennes relais tout du long.
Elles me rendent un peu somnolente.
Sans parler de ma ceinture de sécurité qui m’engourdit et finit par m’endolorir l’épaule gauche.
Au dessert il y a eu une omelette norvégienne absolument énorme, réalisée par un restaurateur du coin.
Un ancien majordome de l’armée m’a servi la terrine de poisson.
Il faisait beau mais on n’est pas sorti une seule minute.
On a fait en sorte que le wifi soit coupé mais disons que nous avons échoué à demander à tout le monde de mettre les smartphones en mode avions, donc bon, disons que ce fut moins pire comme ça qu’avec le wifi.
Rude quand même.

Et maintenant, c’est Armageddon avec le ciel qui nous tombe dessus.

 

En photos:

Quand les voisins font du « bruit » même lumineux (ils ont peur de perdre leur maison dans la nuit, ou bien?).

Pour les fêtes, j’ai envoyé des cartes, de chez Bug Art:

J’ai (à peu près) finit de passer l’enduit au plafond de ma chambre:

Armagedon, ambiance maison du diaaaable:

Pendant tout l’hiver, j’ai été fascinée par les apparitions du soleil.
Quand le soleil sortait, je sortais mon appareil photos, ou je prenais une photo depuis l’intérieur.
J’ai donc fais 4 fois des photos avec du soleil, pendant tout décembre.

Journal de transition – Juillet

Lundi 10 juillet 2017, 19h10, Haute-Savoie.

Pour résumer :

– Mon dossier de demande d’AAH est passé en commission le 27 juin (11 mois après avoir été déposé), je devrais recevoir la réponse cette semaine.
– Mon dossier de demande d’inscription à la fac de psycho de Chambéry est en cours de traitement.
– Je suis très tentée par une formation en massage shiatsu (là : https://www.ecole-lyonnaise-shiatsu.fr/l-ecole/les-formations/la-formation-shiatsu).

– Un artisan de La Pesse va faire les travaux de consolidation du chalet en septembre, le devis est signé (c’est jouissif un truc plié signé aussi rapidement).
– L’un des pères fondateurs de l’agriculture bio en France, co-fondateur de Nature & Progrès, Matteo Tavera, était un grand promoteur de la connexion à la terre et il a écrit le tout premier livre sur le sujet : « Mission sacré », publié en 1969 (voir le PDF gratis ), avec plein de conseils pratico-pratiques dans la 28ème lettre.

Je sens mon esprit goulu d’apprendre, goulu d’apprendre à faire des choses avec ses doigts, avec ses mains, avec son corps.

Ce matin, je me suis offert un massage shiatsu à St Jean de Soudain, à côté de la Tour du Pin, avec l’enseignante de l’école lyonnaise de shiatsu.
Il y a 8 jours, c’était cours d’initiation au massage d’une journée avec mon prof de taï-chi. J’aime beaucoup l’alliance des pratiques au sein même du massage shiatsu : l’apprentissage du centrage pour pouvoir être dans l’écoute et la bienveillance vraies, les méridiens, les points d’acupuncture, le souffle, le Chi, le travail sur les sensations, les perceptions…

 

Mardi 11 juillet, 18h:
A la cave, j’ai trouvé de quoi me faire un tapis de sol métallique. Je ne sais pas quel genre de métal, peut-être de l’inox, relativement léger, souple, un gros rouleau de 3-4 mètres de long sur environ 60cm de large, j’en ai coupé un bout de 2m de long au sécateur. J’ai plié et martelé la coupure pour faire une sorte d’ourlet non-coupant.

Je suis invitée chez ma cousine du Pilat le weekend prochain pour le 14 juillet, il y aura plein de monde plein la maison et on me promet un couchage en tente. Ca me stress, l’idée de dormir sur du plastique, même avec mon tapis de connexion. Après quelques nuits passées à dormir avec ce tapis, dans un lit normal à matelas synthétique, dans une chambre normale avec un sol plastique, je ne suis plus du tout convaincue qu’il suffise.

C’est compliqué.

Alors l’option camping à la belle étoile, est a envisager et pour se protéger de l’humidité du sol tout en restant mise à la terre, avec un « tapis » en métal, ça pourrait le faire… Ou une couverture de survie ?!

 

Mardi 18 juillet, 15h40, Haute-Savoie:
En panne de transition.
Toujours en attente de la réponse de la MDPH et de l’Université de Chambéry.
Je sens que je suis douée pour les timing, pour demander les bonnes choses au bon moment, vraiment trop trop douée. Avec tout le bordel qu’il y a cette année pour les inscriptions des bacheliers en université, tout semble saturé de partout, ça bouchonne, ça déborde, des surdoués avec plus de 18 de moyenne au bac S se retrouvent laissés à la porte de l’enseignement supérieur et moi j’arrive comme une fleur « bonjour, j’aimerais faire psycho, c’est possible à 40 ans ? ».
Mouimouimoui [au final ce sera niet].

Dimanche dernier, avant-hier, j’ai visité un terrain de 4000m2 à St André En Vivarais, où le Tour de France est passé cet après-midi. Un terrain un peu trop en longueur, un peu trop collé à une petite route, un peu trop en altitude (1100m), un peu trop cher pour moi, mais jolie vue, bonne énergie, calme, une page blanche avec juste un sapin dans un coin, et une propriétaire (voisine de ma cousine du Pilat) fort sympathique prête à me faire un prêt. Saint André, c’est vraiment joli, juste à côté de St Bonnet le Froid, le village des champignons, avec des boutiques et des gîtes baptisés La Coulmelle ou la Pleurotte… Le pays du champi… Youpi.
Mais bon, même en faisant ce prêt pour avoir ensuite assez de sous pour construire une mini cabane, ça fait beaucoup de sous, donc à réfléchir.

 

Samedi 22 juillet 2017, Haute-Savoie, 11h30:
A chaque fois que je vais voir le courrier, que je vois qu’il n’y a rien, ça me donne envie de me soûler.

Ca a commencé le 13 juillet. C’est début juillet que j’ai appelé la MDPH, qu’on m’a dit que ma demande était passée en commission, qu’il fallait compter 2 semaines pour recevoir la réponse.
Le 13 juillet, voilà, ça faisait 2 semaines bien tassées, il n’y avait toujours rien et avec le pont du 14 juillet, ça n’allait pas arranger les choses.

Alors j’ai sorti le rhum. Je me suis fait 2 mini rhum-sirop de mangue-goyave-eau. Et non je ne me suis pas soûlée. Je ne me soûle toujours pas. Quand un homme qui tient bien l’alcool (même pas alcoolique, hein, quelqu’un qui a « juste » un rapport un peu viril à l’alcool, on va dire)… quand quelqu’un comme ça voit ce que je boit, il rigole. Genre : « Mais tu bois rien ! ».
Au maximum en moyenne 1 verre d’alcool par semaine (1 verre = 10cl de vin).

Là, j’avoue, l’attente me donne un peu envie d’exploser ma consommation.

Mais je prends soin de moi, alors non, je me raisonne, je reste sage.

 

Dimanche 23 juillet, 15h30, Haute-Savoie :
A y est. La réponse est arrivée hier matin, datée du 3 juillet.

Ma demande d’AAH est acceptée à compter du 1er juillet 2016.
Oui visiblement à la MDPH, ils vivent dans une dimension spatio-temporelle parallèle, dimension où tu peux prendre des décisions rétroactives, revenir dans le passé pour changer l’avenir, tout ça tout ça… La MDPH, c’est Retour vers le Futur.

Bon, reste plus qu’à voir si l’université de Chambéry peut aussi me donner une réponse d’ici 2014, ou 1998, peut-être ?
Mardi 25 juillet, 22h10, Haute-Savoie:
Cet après-midi, rendez-vous chez une dentiste holistique de Saint Martin d’Hères, pour un devis pour une dépose d’amalgames. Je veux tous les envoyer péter, c’est le seul moyen de voir si oui ou non ils impactent mon bon équilibre « électromagnétique » et donc ma santé en général.
Rdv avec un autre dentiste lyonnais pour un 2nd devis en septembre, lui travaille selon la méthode du Dr Dieuzaide de Toulouse. Il demande à ses patients de venir habillés tout en coton, sans métal, sans synthétique. J’adore. J’ai commandé un pantalon de pêcheur thaï, pour l’occasion.
Quoi qu’il en soit, d’ici la fin de l’année, adieu les vieux « plombages ».
Cette année, j’aurai donc fait rénover le chalet de La Pesse (prévu en septembre) et mes dents, ce sera toujours ça de fait.

La dentiste de St Martin d’Hères m’a dit qu’elle peut tout faire en 2 rdv : les déposes et une couronne en lieu et place d’une dent dévitalisée. Ce serait royal. [pour 1600 euros]

Ma quête de vêtements 100% en matière naturelle, réellement entièrement sans matière synthétique me mène à envisager de confectionner moi-même mes sous-vêtements. Tous les slips ont toujours un minimum d’élastique par ci par là. Ou alors je m’achète de vieilles culottes du début du 20ème siècle, sur ebay.

 

Jeudi 27 juillet 2017, 21h30, Haute-Savoie:
J’ai repéré deux maisons sympas sur LeBonCoin, j’essaye de joindre l’agent immobilier depuis lundi, ça ne répond pas, ça ne rappelle pas, idem son agence. C’est frustrant.

Hier j’ai reçu la réponse de l’université de Chambéry : je ne ferai pas psycho en septembre.
D’après eux, la formation ne correspond pas à mon projet.
Ah.

Aujourd’hui j’ai reçu mon nouveau joujou préféré : un appareil qui mesure la pollution magnétique, électrique basse fréquence et haute-fréquence.
Le rang de diodes du haut c’est le champ magnétique, le rang de diodes du milieu, le champ électrique basse fréquence, le rang du bas c’est le champ électrique haute-frquence (wifi, téléphone portable…):

electro1
Au niveau du sol, c’est souvent là qu’il y a le moins de pollution électrique (sauf quand il y a un « point chaud » avec des câbles ou des trucs et des bidules qui passent en-dessous).

electro3
Un bon lit électrique super confortable et son champ magnétique bien costaud qui berce le dormeur toute la nuit en continue.

electro6
Partout autour de la maison il y a toujours la 2nde diode du champ électrique basse fréquence qui reste allumée.

electro5
Est-ce que ça vient de la ligne électrique juste à côté de la maison ou bien…?
Aucune idée…

C’est fou ce qu’on a comme électricité qui irradie des murs, ici, au niveau des gaines électriques, au niveau des interrupteurs (absence de prise de terre, pas d’interrupteurs automatiques de champs…)… Vaut mieux éviter de rester collé aux murs, à certains endroits.

electro4
Pas d’interrupteur visible: il est juste de l’autre côté de la cloison et il « irradie ».

J’ai aussi reçu mon nouveau pantalon préféré : un pantalon dit « de pécheur thaï », une sorte de grand sac à deux jambes, qui s’enroule et se noue autour de la taille. Zéro métal, zéro plastique. Le rêve.
Je vais peut-être prendre des cours de couture pour apprendre à m’en faire d’autres un peu plus adapté à ma taille, plus proche du L que du XXL. Avec des « patrons » téléchargé gratos sur le net.
Et j’aurai alors des patrons, à défaut d’avoir des clients.

J’ai aussi acheté une vieille culotte de grand-mère sur ebay.
Si.
Pour voir comment on faisait, avant les élastiques. Une « non-fendue », hein, quand même, faut pas pousser mémé.
100% coton avec un petit cordon à la taille, au lieu d’un élastique.
Là, pareil, je rêve d’apprendre à coudre pour m’en fabriquer à ma taille, avec du tissu tout neuf.
Pour remplacer le maillot de bain, au cas où j’aurais l’occasion d’aller me baigner, ce sera culotte « normale-moderne à mini élastique pour le moment », et un débardeur en soie ou coton.
Ou un foulard en soie noué en bandeau, on verra, si je suis d’humeur aventurière.

Le 100% synthétique ce n’est plus possible.

Demain, retour à La Pesse.

– – – –

30 août 2017, 11h :

Je publie cet article alors que je baigne dans le wifi depuis 11 jours. Ca me grille le cerveau à petit feu (fatigue cognitive, troubles de l’attention, de la mémoire…). Et sur la terrasse principale, il y a le champ magnétique du compresseur de la chambre froide à 15m de là…

J’avoue, les rares moments où je suis seule à la maison, j’éteins la box mais ça ne suffit pas à supporter le truc sans broncher, du tout. Faire quelque chose d’aussi complexe que de la cuisine dans ces conditions, c’est « chaud », comme on dit de nos jours.
Même pas encore osé en parler…

 

Etre le feu d’artifice

Avoir été pensée, rêvée, finir en cendres.
Fasciner la plupart, en effrayer quelques uns.
Etre rare.
Fabriquée, artificielle, tout un art très ancien.
Poudre et fusées, artifice.
Futile et très très chère.
Colorée, brillante.
Bruyante.
Explosive.
Inflammable.
Nocturne.
Scintillante.
Un événement, repère dans la nuit, dans le temps.
Le centre d’attraction.
Éphémère.
Causer parfois quelques dégâts, en toute innocence.

Quand on s’ennuie devant un feu d’artifice, se dilater pour l’avaler, le prendre en soi et devenir – le temps d’un instant, les flammèches, les scintillements, tout le ciel et le vacarme.

Tranche de vie

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Extrait d’un journal datant de quelques années:

« … Il fait frisquet, il n’y a personne, j’allume le radiateur sous une fenêtre et me colle contre pour lire. Dix minutes plus tard, entre D. qui fait remarquer que cela sent le radiateur qui chauffe. 
Moi: « Oui, et qui chauffe bien! ». 
Il s’installe à sa place habituelle, en bout de table, et commence à jouer une chanson en anglais qui fait « 1, 2, 3, can I bring my friend to tea… lala… I love you… ».
Puis entre C. qui dit je ne sais quoi exactement, sa voix à l’autre bout de la pièce étant couverte par la guitare à deux mètres de moi, quelque chose comme: « Ca sent le chaud… radiateur qui chauffe » et D. de rétorquer: « Oui, c’est le parfum de Caroline ». 
Je ris, bien sûr. »

En ce moment je tente de reconstituer une sorte d’historique médical. Après avoir épluché mon carnet de santé, mes agendas, j’en viens aux journaux intimes. Je range tous mes symptômes, mes traitements, dans un tableau. En matière de santé, il est beaucoup question de douleurs aux hanches, aux genoux, aux mains, au dos, de fatigue, de froid et d’insomnies et je constate que le 3ème rappel de vaccin contre l’hépatite B précède de 5 jours un début de maladie de Raynaud. Je trouve ça passionnant et mes journaux sont une mine de souvenirs plus ou moins amusants, grinçants, affligeants, drôles… Cela me rend nostalgique, j’ai la sensation d’avoir 15 ans.

A une époque, je sortais beaucoup, je promenais partout mes cahiers Moleskine, même au travail, c’était très imprudent, tout le monde me voyait écrire tout le temps, même dans des salles de concert très sombres ou dans des bars et ceux qui savaient que j’avais un blog craignaient peut-être plus ou moins que je ne me serve de mes archives, un jour où l’autre.
Un soir où j’avais une conversation avec une vague copine, elle ponctua l’une de ses phrases d’un gentil: « Ca, tu ne le racontes pas sur ton blog, hein?! ».
Cela m’avait surprise, presque offusqué. Nous étions à Annecy, or j’avais peu l’habitude de raconter des conversations annéciennes dans mes blogs, voyons! Du moins il me semblait que je n’y relatais jamais rien de « privé »… J’avais une notion relativement « floue » du « privé », il faut peut-être en convenir… Bref, à la rigueur, parfois, oui, une aventure grenobloise, souvent teintée d’auto-fiction, pour que les chats n’y retrouvent surtout pas leurs petits…, mais les annéciens étaient relativement épargnés par mes jeux de sauvage blogueuse.

J’étais une affreuse graphomane.
Et puis j’ai arrêté le gluten en 2011, mon cerveau s’est quelque peu désenflammé (au sens propre et figuré) et le rythme auquel je remplis mes cahiers moleskine a considérablement chuté, je n’écris plus d’auto-fiction, je ne vais plus faire la punk dans les Bauges ni à Chambéry ni à Grenoble ni nulle part.
Je ne sors plus boire des bières sur des bancs le soir, ni avec la jet-set annécienne, ni avec les réacs grenoblois.
Je suis bien trop fatiguée pour sortir boire le soir.

En mai 2014, le weekend de la fête des mères, j’avais participé à un barbecue familial, dans un jardin, au soleil, en compagnie de gens tout à fait comme il faut, normaux, ni jet set ni réac, ni punk, ni « zicos », ni trop jeunes pour moi, ni trop vieux, ni ivre, ni ceci cela. Des gens sympathiques.
Je me souviens que les « punks » m’avaient alors vivement manqué, du moins ces gens un peu marginaux, « alternatifs », qui font – ou du moins écoutent, beaucoup de « bruit » en dilettantes avertis (pas nécessairement du punk, d’ailleurs), qui traînent dans des « camions » tard le soir pour fumer ou manger des trucs pas comme il faut, ou bien qui traînent dans des bars tard le soir et qui en sortent très ivres, en chantant de vieilles chansons de mousquetaires… Des exaltés.
Ce jour de fête des mères « comme il faut », j’avais souhaité voir arriver des gens avec des packs de bières XXL, des filles gothiques trop maquillées, des garçons en treillis ou en slims, une sono electro-dark-rock, des blagues salaces sur les frites ou les saucisses, des clopes qui n’auraient pas été des clopes, beaucoup de jurons, des humeurs dépressives agitées de musique trop forte…
Hier, à un barbecue similaire, avec des gens pourtant un peu moins « comme il faut », un peu plus alternatifs et originaux que la moyenne, les « punks » m’ont encore manqué.

Voilà, désenflammée que je suis, il ne reste guère que la fatigue.
Je n’emmène plus mes carnets Moleskine partout, je ne prends plus de trains, je vais me coucher tôt, je bois parfois de la chartreuse ou du vin bio mais tout juste pour m’égailler un peu, les concerts commencent trop tard pour que j’y assiste, je teste la mélatonine pour mes troubles du sommeil.

« P. trouve que je respire le 17ème ou le 18ème siècle.
L. ce matin, reprenant ce thème, s’est exclamée « Tu m’as menti! En fait tu es arrivée ici dans une machine à voyager dans le temps et tu viens du 18ème ou 19ème siècle! ». 
F. qui lui avait dit qu’elle trouvait que je ressemble à un vieux meuble! Cela me va à ravir! »

A vrai dire, j’aimerais tout de même être un peu moins fatiguée qu’un vieux meuble du 18ème.