Wishlist – Liste de souhaits

https://www.freestyleforge.com/details-couteaux+droits+forges-90.html

Comme toutes les femmes, je suis une princesse.
J’aime bien qu’on me le montre, au moins de temps en temps.

Pour vous y aider, voici ma wishlist:

– Haches, hachettes, scies, ciseaux à bois, tournevis, marteaux, coin étoile pour fendre le bois… en très bon état, avec manche en bois le cas échéant ainsi que de très bons outils de jardin (débroussailleuse thermique à lame, tronçonneuse thermique, sécateurs, faux, binette, fourche, bêche, râteau en bois…), en très bon état, avec manche en bois de préférence le cas échéant et pouvant être maniés par une femme de 56kg (pas de tronçonneuse pour Viking, merci).

– Un établi en bois en très bon état, une boîte à outils

– Un petit couteau de chasse de forgeron (voir photo en illustration en tête d’article) en très bon état, lame de 10cm environ, couteau droit, dans le genre du « violon » de Nontron (j’en ai un, je l’adore) mais à lame fixe et un peu plus massif, pleine soie apparente, en acier oxydable (oui, j’ai bien écrit « oxydable »), sans garde ni tralala, manche vissé/riveté (pas collé) en bois gaulois ou corne gauloise non-vernis (attention: je n’aime pas les lame en « damas »!!)

– Une noix de jambon de qualité artisanale (sans sulfites) par mois

– Quelques litres d’eau de vie (50-55°)

– Du vin rouge bio sans sulfites

– Des parfums d’Abdes Salaam Attar/La Via Del Profumo via le site profumo.it (Milano Caffè, Venezia Giardini Segreti, Legno di Nave, Gipsy Queen, Grezzo (d’eleganza), Tabac, ou un assortiment de mignonnettes ou des parfums Sharini.com (Ambre Essentiel, Iris Véritable, Jasmin Céleste, ou le coffret testeur), ou parfums Nicolas Du Barry (les naturels), ou à défaut des eaux de parfums Florame ou Melvita (Ambre ou Patchouli, en magasin bio), ou Coco de Chanel (eau de parfum), Habanita de Molinard, L’Heure Bleue de Guerlain, Jicky de Guerlain, Les Jardins de Bagatelle de Guerlain (attention : les eaux de parfums Guerlain, pas les eaux de toilette!!), Séville à l’Aube de l’Artisan Parfumeur, Sable de Goutal, Ambre Russe de Parfum d’Empire, Cadjmere de Pierre Guillaume, Nuit Noire de Mona Di Orio, ou surprenez-moi avec des parfums naturels (en anglais: « botanical perfumes ») que je ne connais pas (j’aime les ambres, les roses ambrées ou épicées, le néroli, le jasmin, la tubéreuse, l’iris, les trucs opulents, l’encens, la lavande, l’hélichryse/immortelle), voir là : https://www.fragrantica.fr/industry/Natural+Perfumery.html ; on peut aussi m’offrir des « décants » (échantillons) : https://www.theperfumedcourt.com/ Il y en a pour tous les budgets !!!

– Des plantes aromatiques/médicinales pour mon potager (oui, même juste une menthe poivrée à 3 euros ou un pied d’achillée mille-feuille à fleurs mauve/rose prélevée en plein champs)

– Une grande pergola en fer forgé pour ma glycine + son installation

– Un coin à champi et un coin à amanite tue-mouche dans le Sud Morvan (non, les flics ne lisent pas mes blogs et rien ne prouve que je souhaite faire autre chose que de la mycologie amateur)

– Écharpe, bonnet, chaussettes et deux-trois pulls en laine vierge non-teinte ou teinte avec une teinture végétale (les teintures labellisées Oekotex, non merci!), taille 42/L (je suis en périménopause, j’aime bien me sentir à l’aise), par exemple chez Terre de Laine, Les Laines du Forez, Ardelaine… Col V ou col rond mais pas roulé.

– Un manteau ¾ (ou encore plus long), taille 40-42/L en peau de mouton lainée (non-teint) avec une grande capuche et en bon état, sans métal

– Trois nouvelles portes de chambres en bois non-traité, très bien posées, étanches au bruit

– Des livres sur la couture à la main et la couture historique, période préhistorique ou médiévale, ou viking, comme « Woven into the earth », ou « Medieval garment reconstructed ». Ca peut être en russe tant qu’il y a des patrons !

– Des aiguilles à coudre en fer forgé ou en os, du matériel de qualité pour coudre le cuir, la fourrure

– Un dictionnaire sanskrit-anglais, un dictionnaire anglais-danois/danois-anglais, un dictionnaire anglais-suédois/suédois-anglais, un dictionnaire anglais-vieux norois (version papier, pas en pdf!).

– Une table en bois brut rectangulaire assez grande pour pouvoir faire de la couture dessus (genre 2-3m2)

– Des livres (version papier! PAS PDF!) sur les psychédéliques, le chamanisme, la possession/incorporation, écrits par des anthropologues, des ethnobotanistes, de « vrais » chamanes… (Corine Sombrun, Jeremy Narby, Paul Stamets, Romuald Leterrier, Bertrand Hell, Stéphanie Chayet…), des livres sur la phytothérapie, les plantes toxiques, la conservation des aliments par lactofermentation ou séchage, l’agroforesterie, la permaculture, la cueillette/conservation/transformation des plantes médicinales…

Wishlist Amazon (livres) : https://www.amazon.fr/hz/wishlist/ls/3ACWQTGMIHV39?ref_=wl_share

– Des travaux d’électricité (dont révision et mise aux normes « Baubiologie » de la prise de terre, création d’une prise de terre dans chaque pièce) https://baubiologie.fr/

– Quelques weekends de travaux de maçonnerie à la chaux (révision d’un mur en bon état général de 30m de long en pierre, piquetage des murs de ma cuisine au moins pour voir si la pierre apparente est récupérable, si oui, la pièce fait 36m2, enjoy !). J’ai aussi une façade de 30m de long recouverte de ciment moche et je préférerais un enduit à la chaux, si jamais…

– De nouvelles portes de dépendances (cave, étable…)

– Du tissu de lin non-teint bio pour confection ou du tissu de laine de mouton artisanale (tweed ou twill) non-teint ou teint avec teinture végétale pour confection (laize de 130-150cm environ de préférence), ou coton/soie/laine khadi/khaddar. Exemples: https://www.fibrebio.com/categorie-produit/fabrics/tissage-artisanal-ecru/; https://biotissus.com/fr/255-lin-tisse ; https://www.etsy.com/shop/Handmadewoolcloth?ref=nla_listing_details ; https://www.hebrideanwoolhouse.com/tweed_products/hebridean.htm

– Un ou deux tonneaux en bois en bon état (environ 50/100L) pour faire fermenter des fruits et l’adresse d’un bouilleur de cru en Sud Morvan

– Des plumes de rapaces en bon état (calamus intact)

– Des dents de sangliers (en bon état, bien pointues)

– Des peaux tannées artisanalement, de préférence avec la fourrure (tannage végétal ou à la cervelle)

– De la laine de mouton (à laver, donc oui, même si elle est un peu crottée je serais contente)

– Des manteaux de fourrure ou tour de cou en fourrure d’occasion (Emmaüs…)

– Un grand fruitier (pour conserver les fruits à l’abri des rongeurs)

– Des cardes en bon état (pour carder la laine)

– Un métier à tisser fonctionnel pour tisser des laizes de 100-150cm environ

– Un stage pour apprendre à se servir d’un métier à tisser

– Un grand canapé en laine ou coton et bois brut non-traité surélevé, c’est à dire dont la garniture ne touche pas le sol (par exemple chez https://eu.europeetnature.com/fr/)

– Des cours de menuiserie (fabrication de meubles)

– Des cours de couture (à la main)

– Une phurba en fer (« iron », en anglais) via Nicholas Breeze Wood (http://www.3worlds.co.uk/Pages/G02-B-Ritual.html)

– Une mappemonde (globe terrestre)

– Des cartes en relief de la France, de l’Europe

– Du très beau tissu d’ameublement, fleuri, raffiné et lumineux, par exemple comme ça : https://histoiredetissus.fr/imprimes/571-tissu-thevenon-persepolis-rose.html ; https://histoiredetissus.fr/accueil/136-23084-tissu-casal-madurai.html#/680-casal_madurai-30412190_multicolore ; https://histoiredetissus.fr/accueil/138-tissu-casal-bangalore.html ; https://histoiredetissus.fr/imprimes/651-tissu-thevenon-persepolis-vert.html ; https://histoiredetissus.fr/accueil/196-23436-tissu-casal-fleurs-et-oiseaux.html#/849-casal_fleurs_et_oiseaux-304118090_grenat_rose ; https://histoiredetissus.fr/accueil/480-25038-tissu-casal-kampur.html#/1577-casal_kampur-73_creme

– Canapé ou fauteuil ancien avec garniture en laine, coton ou crin (zéro synthétique) en bon état

– Élagage de mes fruitiers

– Poêles et cocottes en fonte

– Des lits 100% bois non-traité (neuf ou anciens), sans métal, sans aggloméré…

– Un tipi ou yourte ou petit chalet de jardin (de préférence zéro plastique/synthétique, bois non-traité…) avec possibilité d’y installer un petit poêle à bois, le tout posé à domicile, sans plancher (directement sur le sol naturel)

– Des bottes en peau/cuir fourré 100% cuir véritable (zéro synthétique), style Sami ou Natif américain taille 39/40

– Un kit pour réaliser mes propres moccasins, par exemple via Earthingmoccasins (cuir couleur naturelle)

Adresse de livraison:
1 route de Jeusot
71550 Roussillon en Morvan

Journal de transition – Mars 2020 – Confinement


Confinée, dans le Morvan.

 

Roussillon, le dimanche 15 mars, 19h25 :

Arrivée à Roussillon vers 12h30.

Vacances : Depuis vendredi midi, je suis en vacances pour 10 jours, vacances spéciales « élections municipales » : je tenais à pouvoir voter ici, d’où le choix de la date. Voter ici, ça fait parti du « jeu » du processus d’installation dans ce village, ça contribue à me faire connaître un minimum, à faire en sorte que des gens sachent associer mon nom à mon visage, à mon adresse, que je ne reste pas une anonyme toute seule dans son coin, une « parisienne » de passage, sans « relation ».
Alors j’ai voté et on m’a remis ma carte d’électrice par la même occasion.

J’ai été récupérer mes nouvelles clés chez mon voisin « gardien des clés ».

De retour chez moi, j’y ai trouvé une partie de l’équipe de l’association Terrabitat, qui va peut-être m’aider à rénover la maison de façon « pertinente », tant sur le plan financier, énergétique qu’environnemental, ou encore sur le plan de l’économie locale (faire travailler les artisans du coin).

On a fait en partie le tour de la maison (ils reviendront faire une visite complémentaire prochainement – ps, 28 juin 2020: le confinement a tout retardé, la 2nde visite n’a pas encore été faite), le bilan est globalement rassurant. Le gros œuvre est toujours en bon état. L’avancée de toit Ouest aurait bien besoin de quelques petits soins cette année, mais rien d’extravagant. On va peut-être en partie « démonter » le plancher du grenier pour faire l’isolation du plafond de la cuisine (enlever les tomettes et le remblais sous les tomettes, stocker les tomettes pour d’éventuels autres travaux ailleurs). Ce sera peut-être isolé avec de la paille, peut-être avec un chantier participatif.

Ma nouvelle porte, posée par un artisan de Roussillon, me fait bon effet. Une porte en bois, semi-vitrée, c’est impeccable. La nuit finit de tomber et la porte est entrouverte pour laisser respirer le feu.


Photo de l’automne 2019.

Salpêtre : Quand je suis entrée, j’ai trouver un peu de salpêtre (moisissure) sur une bonne partie du plafond de la cuisine.
Le moisi est aussi un peu partout ailleurs dans la cuisine : sur la table, les chaises, les fenêtres, l’oreiller et le traversin dans l’armoire à linge…. Et il en reste un peu partout à nettoyer.
Les murs sont encore blancs, mais un peu mouchetés.


Un des meubles les plus affectés, il était calé contre le mur Nord.

Les chambres ne sont pas affectées, donc c’est juste dans la cuisine, et un peu dans la salle de bain, que ça « respire » mal, y compris mes meubles. C’est peut-être la nouvelle porte, beaucoup plus étanche, qui modifie l’équilibre hygrométrique.
D’abord, j’ai cru que tout mon linge de lit, toutes mes couvertures étaient bonnes à jeter, je me voyais déjà devoir repartir, faute de pouvoir dormir ici… Et puis non, les couvertures sentent juste un peu le moisi, sans être abîmées.
Faudrait les emmener dans un lavomatic, mais va savoir si les lavomatic sont encore ouverts…

Confinement : J’ai appris le passage en phase 3 ce matin, au réveil. J’avais pris la route le samedi après-midi, j’étais chez mon cousin d’Oyonnax. Il faut qu’on limite les déplacements, qu’on s’abstienne de toute visite ou déplacement non-indispensables. Mais voter, c’est un devoir, n’est-ce pas ? Et les élections sont maintenues.
Donc j’ai fait 200km (Oyonnax-Roussillon) pour voter, et je pense que je retournerai en Haute-Savoie, à la date prévue, quand j’aurai fait mon ménage.
Je suppose que les élections ici seront jouées dès le premier tour, vu qu’il n’y a qu’une seule liste, du coup je n’aurai peut-être pas à attendre le 2nd tour dimanche prochain pour repartir.
Je n’ai fait la bise à personne, serré la main à personne, gardé une certaine distance.

Travail : depuis début novembre 2019, j’ai repris un job d’aide ménagère. Je travaille 17H/semaine, je cumule mon salaire et l’AAH, ça me permet d’envisager de pouvoir faire faire une partie de mes travaux de rénovation cette année.
Ce sera peut-être l’isolation du plafond de le cuisine, et la pose d’un poêle à bois d’occasion, en attendant de pouvoir financer soit un poêle bouilleur à bûche, avec plaque de cuisson, ou un simple poêle à bois avec plaque de cuisson… [ps, juin 2020 : mais tous les systèmes de chauffage avec « bouilleur » fonctionne avec de l’électricité et deviennent inutilisables quand il y a une coupure de courant, donc bof].
Quoi que si l’épidémie est aussi grave que ce que certains médecins l’annoncent (c’est embêtant, ils ne sont pas tous d’accord…), si des gens meurent aux portes des hôpitaux italiens (info Europe 1), je ne vais peut-être pas pouvoir travailler 7 mois comme prévu d’ici l’été… J’ai travaillé 4 mois jusqu’ici. Je travaille chez des gens valides, j’ai même un client pompier… Mes interventions n’ont rien d’indispensables… Mes vacances vont peut-être être plus longues que prévues.

 

Lundi 16 mars, 7h :


Levé du soleil.

Température au levé : 11° dans la cuisine.

Couchée vers 21h30 hier soir, je me suis réveillée à 23h30, rechargé le feu, et puis je ne me suis pas relevée de toute la nuit.


En hiver, à l’heure actuelle, vaut mieux dormir à côté de la cuisinière. Dans les chambres, c’est trop froid.


Mon installation pour la nuit: peaux de mouton, tapis de connexion à la terre (relié à un piquet de terre, à l’extérieur, pas celui de l’installation électrique de la maison), le manteau en peau lainé, au cas où, et manque la chaufferette (?), une petite brique chauffée sur la cuisinière, enveloppée d’une serviette, au fond du lit, pour les pieds.

Symptômes : J’ai mal à la gorge depuis hier soir, comme une angine, alors forcément, je psychote.
J’ai aussi des courbatures dans les épaules et le haut du dos, mais j’ai trimballé pas mal de trucs lourds hier après-midi (ex : secouer énergiquement de grandes couvertures en laine, c’est physique).
J’ai eu aussi un peu mal à la tête pendant tout le début de la nuit, alors forcément je psychote.
Est-ce le corona ? Vais-je me retrouver bientôt clouée au lit, grelottante et fiévreuse, dans une maison où il faut mettre du bois dans le feu toutes les 2H pour maintenir la température au-dessus de 11° ?
Si c’était le corona (ou la grippe), j’aurais des courbatures partout, pas juste dans les épaules.
Et j’ai pris une micro-dose d’amanite muscaria à 20h hier, c’est peut-être juste un petit effet secondaire qui indique que je ferais bien d’espacer d’avantage les doses (toutes les 48h depuis novembre, je vais peut-être passer à tous les 3 ou 4 jours).
Ou bien l’aération laissait trop à désirer et je manquais d’oxygène ? Parce que je ferme la porte la nuit…. Quoi que j’ai échoué à la fermer à clé, youpie (serrure capricieuse?)…. Alors j’ai fini par aller ouvrir la fenêtre de la chambre Nord (j’ai échoué à ouvrir les fenêtres des WC et de la salle de bain : le bois a trop gonflé) et j’ai laissé la porte de la chambre entrouverte.
Le mal de tête est passé. J’ai plutôt bien dormi, à l’exception d’une petite insomnie d’une heure environ (potentiel effet secondaire d’une surdose d’amanita muscaria ?).

Adaptation au stress mondial : Pour la première fois de ma vie, je me sens globalement en phase avec la situation mondiale.
Pour la première fois de ma vie, j’ai la sensation que tout le monde galère autant que moi, voir d’avantage, que tout le monde stress autant que moi, tout le monde, c’est à dire même les hommes blancs cadres supérieurs de plus de 50 ans.
J’ai même un avantage par rapport à la moyenne : moi, j’ai l’habitude de me comporter en autiste (doublée d’électrohypersensible), j’ai l’habitude d’avoir une vie sociale réduite, d’éviter les sorties en lieux publics (pleins de smartphones) et de gérer mon stress toujours supérieur à la moyenne au quotidien (éviter de partir en cacahuète à la moindre porte qui claque).
J’écoute Europe 1, on déconseille le jogging en groupe, on déconseille de faire la razzia sur le PQ et les pâtes dans les supermarchés et toutes ces info me font soudain éclater de rire « C’est trop bon ! ».
J’avoue.
Paix et bénédictions aux défunts.
Je n’ai jamais autant entendu parler de « solidarité » dans les grands médias.
Tous les collapso qui doutaient un peu d’eux-même et de leurs « théories fumeuses » jusque là doivent halluciner d’avoir eu autant raison.
Il va y avoir beaucoup moins de monde dans le ciel et sur les routes et sur les rails, tout va être tellement plus calme, tellement de gens vont mieux dormir, tellement d’animaux ne vont pas mourir écrabouillés sur les routes…
Pour la première fois depuis que j’ai consciemment commencé cette « transition » il y a plus de 3 ans, j’ai le sentiment que le monde entier est autant en transition que moi.
Je croise les doigts pour que les activités ne reprennent pas trop « normalement » une fois l’épidémie passée.
Je croise les doigts pour que plein de compagnies aériennes et d’agences de voyage aient fait faillite et ne soient pas remplacées après l’épidémie, que leurs employés se recyclent dans le maraîchage, l’arboriculture, les transports hypomobiles, l’élevage de porcs bio en plein air, la fabrication de chaussures low-cost artisanales en cuir local sans plastique (l’artisanat d’art, à 300 euros la paire de chaussure, c’est bien joli mais ça ne remplace pas les baskets et autres chaussures chinoises à 20 euros dont se chausse la majeure partie de la population)…
Je croise les doigts pour que tous les maires de France soient en train de se poser la question de l’approvisionnement et de l’autonomie alimentaire de leur commune en cas de crise nationale et mondiale longue durée (par quoi remplace-t-on les bananes et le supermarché vide?), qu’ils finissent par tomber sur la page facebook et le site web de l’association « sos maire » et leur livre « face à l’effondrement, si j’étais maire ».

Hier, j’ai été la dernière cliente d’Intermarché à la sortie d’Autun, à 12h25. J’avais oublié d’amener du café, je croyais ne plus en avoir chez moi, et passer une semaine de vacances sans café, voir une semaine de « confinement » non seulement sans internet mais aussi sans café, ça aurait été très raisonnable, mais très tristounet.
Je prévoyais d’aller prendre une dose de wifi et d’internet à l’auberge durant la semaine, mais les bars et restaurants sont fermés…. J’irai peut-être tenter ma chance à la mairie…
A Intermarché, j’en ai profité pour acheter un peu de rab de chocolat noir bio. J’en ai amené une bonne dose, mais vu le niveau de stress et de chamboulement à cause du confinement et du virus, j’ai préféré voir large.


Le long café du matin, dans la mélior… Et avec f.lux pour rendre l’écran de l’ordinateur orangé et protéger mon métabolisme, ma synthèse de mélatonine et mes yeux de la lumière bleue de l’écran.

Addictions : Le café et le chocolat sont mes deux seules vrais « addictions ». Je peux m’en passer, j’ai déjà testé, mais au bout de quelques jours, quelques semaines, mon cerveau devient et reste horriblement blaaaaaah et morose. Un jour faudra que je m’y attaque, à ce petit soucis, un jour j’y serai peut-être forcée par les circonstances (pénuries)…. Un jour je récupérerai peut-être tellement ma santé que, hop, comme par magie, mes addictions tomberont d’elles-mêmes, mais d’ici là, je m’efforce de les maîtriser (réduire la conso au max, opter pour de la qualité plutôt que pour la quantité…), sans m’échiner à les éradiquer.
L’écriture, elle, ce n’est pas une addiction, c’est un besoin. L’écriture sur l’ordinateur, je peux la remplacer par l’écriture sur papier, mais j’aurais du mal à remplacer le papier, en cas de ruptures de stocks et de production : le papier ferait parti des choses qui me manqueraient le plus, ainsi que les stylos.

L’écriture, en tant qu’autiste, c’est un vrai besoin pour moi, ça m’aide à penser, à me souvenir, et donc à apprendre, autant qu’à communiquer, c’est un peu comme le fauteuil roulant du paraplégique. Le paraplégique peut vivre sans fauteuil roulant, mais il faut alors qu’il se fasse de sacrés muscles pour pouvoir se déplacer à la force des bras, ou bien qu’il se résigne à passer ses journées assis ou couché, à la merci des personnes disposées à, et capables de le déplacer, ou bien qu’il apprenne la menuiserie, pour se fabriquer son propre fauteuil (voir bûcheron « à bras », plutôt qu’à pied, pour s’approvisionner en bois). Moi, sans papier et stylo, faudrait que je réinvente l’encre de Chine, la plume, le parchemin, le papyrus? Et que j’apprenne à gérer l’hygrométrie d’une maison, pour être sûre que mes écrits puissent durer un peu sans moisir…
Faudrait que je me renseigne sur les méthodes des égyptiens et des chinois de l’antiquité, en prévision ? Je suis sûre que des survivalistes bushcrafteurs y ont déjà travaillé et qu’il existe des livres sur le sujet, comme sur la conservation des aliments sans frigo…

8h30 : j’ai fini mon très grand et long café.

Je voulais laver 2-3 torchons, mais ma lessive-maison a figé durant la nuit.


Faire défiger la lessive.

8h40 : voilà qu’Europe 1 parle d’autonomie alimentaire et d’AMAP à une heure de grande écoute… Voilà voilà….

L’artisan qui a posé la porte va passer voir ce qui coince avec la serrure.
C’est fou ce que cette maison me force à être sociable….

Je fais de la tisane. Mes bâtons de réglisse et mon anis vert ont moisi dans leur paquet craft, non-entamé, dans mon joli buffet Emmaüs vernis. L’anis étoilée, par contre, est intacte (papier craft, non-entamé), ainsi que la rose (paquet craft plastifié, entamé), et j’ai amené de la lavande. Ca devrait aider la gorge et l’humeur.


Parait que jadis on appelait ça de la cervelle de chat: gomme de cerisier, qui n’a pas moisi, dans le buffet.

9h30, ça fait 3h que je suis levée, que j’ai allumé le feu.
Il fait 13° dans la cuisine, j’ai gagné 2° en 3h, et le soleil ne promet pas trop de briller aujourd’hui. Il revient demain, je pourrai aérer à gogo.

10h10 : l’artisan est passé pour la serrure. Il y avait juste une astuce à choper : claquer doucement la porte pour la fermer, puis relever la poignée bien à fond avant de tourner la clé.
C’est simple.
Pas de poignée de main, distance de sécurité.
Décidément, ce virus rend autiste, ou donne le droit de l’être à fond, ça a du bon.

13h : info Europe 1, certains terminaux des aéroports d’Orly et de Roissy vont fermer.
Trop bon.

Ménage, 16h30 : j’ai commencé à faire plein de ménage : buffet nettoyé (intérieur & extérieur, sauf l’arrière contre le mur et par en-dessous), plafond nettoyé au-dessus du buffet et au-dessus de la table de la « cuisine » sur laquelle je fais cuire des trucs en été + la table en question (dessus/dessous) + le sol en-dessous et le mur derrière. Nettoyé au savon noir, passé en partie au vinaigre blanc (pas chaud, sans sel).
Rien que ça, ça a dû me prendre 4H.
Moi qui suis sensée être en vacances.

On se rend compte que c’est chouette d’être payé pour faire du ménage quand on le fait gratis chez soi.

Symptômes : Le mal de gorge persiste, voir empire. Ca fait mal quand j’avale et j’ai une sensation de gorge sèche qui est apparue, donc je psychote. J’ai bu ma tisane pendant toute la matinée (pas loin d’1L).
Je prends des gélules d’environ 500mg de vitamine C par-ci par-là, je vais peut-être essayé de monter en dose.
Faut que j’aille chercher du bois au garage.
Je vais siroter un cacao au miel du Morvan sur mon perron, sous le ciel gris.

18h : Je sirote à nouveau un cacao au miel et à la cannelle, avec 1g de vitamine C, après avoir lavé mon sol avec une dilution de vinaigre blanc et un peu d’huile essentielle de lavande et lavandin.
J’ai appelé ma mère et d’après elle, qui écoute beaucoup les infos, le mal de gorge de type angine ne fait pas parti des premiers symptômes du corona.
Bon.
Alors tout va bien.

18h45 : je suis fourbue, j’ai fait plein de ménage, c’est normal que je sois fourbue mais je psychote quand même. Est-ce que ce sont des courbatures bizarres ou bien ?

Mardi 17 mars 2020, 6h35, Roussillon :

Ca doit décidément être une petite rhino-pharyngite. Hier soir mon nez a commencé à se boucher.
J’ai pris un remède de sorcière qui m’a permis de passer une nuit plutôt bonne et ce matin j’ai encore un peu mal à la gorge, le nez encore un peu pris, mais c’est tout.

Mon programme pour le jours prochains reste de faire du ménage autant que possible dans la cuisine. Il me restait environ 50cl de vinaigre blanc quand je suis arrivée, il m’en reste 40cl, j’irai peut-être en racheter à la biocoop, en profiter pour voir s’ils en ont en vrac.
Probable que je rentre en Haute-Savoie dimanche comme prévu.
L’agence d’aide à domicile avec laquelle je travaille s’organise pour que les interventions puissent se faire « sans contact ». Je verrai bien si mes clients maintiennent mes interventions ou pas.

Écriture & Psychédéliques: Et je continue à travailler sur un gros article pour mon nouveau blog entièrement dédié aux psychédéliques : « la communauté psychédélique : où sont les punks ? » https://psychedeliqueshome.wordpress.com/2020/04/17/communaute-psychedelique-ou-sont-les-punks/ , un gros bébé de 12 pages (sans les illustrations), en voie de finition, avec plein de références de sociologie et d’ethnologie.


Souvenirs de mes années « punks ». Une petite partie de ma collection de CD indé.

Bois, 12h30 : ça y est, j’ai 15° dans la cuisine. Mon stock de bois ne tiendrait pas 15 jours de confinement, je pense, d’autant qu’il me reste beaucoup de chêne et qu’il s’obstine à brûler péniblement. J’alterne avec un peu de feuillus sans aubier, mais j’ai beaucoup plus de chêne que du reste. C’est embêtant. Faudra que je repasse commande de bois dès mai-juin, cette année. Si je pouvais trouver un stock garanti sans chêne, ou avec très peu de chêne, ce serait l’idéal.

Confinement : Les Champs-Elysées sont « clairsemés » (info RTL), presque pas de voitures ni de passants.
Hôpitaux de Mulhouse saturés, « le temps est suspendu ».
148 morts en France, + de 6000 personnes contaminées.
13H … Ville fantôme… L’esapce Shengen et plein de pays ferment leurs frontières… Nécessité de se déplacer avec une attestation de déplacement…

Ménage,17h20 : j’ai fait assez peu de ménage aujourd’hui. L’état de mon plafond me désespère un peu, ou j’en ai trop fait hier et maintenant je veux mes vacances. C’est laborieux, tous ces recoins, même si le salpêtre s’enlève facilement. Je me suis attaquée au tiers du plafond le moins touché : le tiers Sud. Le côté Nord est le plus vilain.

Symptômes : Je suis franchement enrhumée, je me mouche toutes les 5 minutes.
J’ai quand même réussi à aller acheter du fromage de chèvre, des œufs et un pot de terrine de porc à la Ferme. Je n’a pas éternué ni reniflé pendant que j’étais dans la boutique, heureusement.
Le gros article de 12 pages ce matin fait maintenant 14 pages.

Vacances prolongées : J’ai appris ce matin par SMS que, finalement, mon agence d’aide à domicile annule toutes les interventions des 15 jours à venir.
Je reprendrai donc peut-être le travail le 1er avril ?

Mercredi 18 mars, 5h10 :
Couchée tôt hier vers 21H, réveillée vers 4h45.

Psychanalyse : Et de bon matin Europe 1 nous annonce l’intervention d’une psychanalyste pour nous expliquer comment ça va se passer pour les gens confinés, les divorces à venir, tout ça.
Youpie.
On leur dit que la psychanalyse est une fake-news ?
5h50, Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste… pour parler « psycho ». Bah voyons.

Symptômes, 12h : Je n’ai presque plus mal à la gorge, maintenant c’est le nez qui coule et coule et coule.
Les 12 pages de l’article sur les punks sont devenues 16 et, toute enrhumée que je suis, j’en suis arrivée à comparer les punks au microbiote intestinal. Je crois que c’est un des trucs les plus pointus que j’ai écrit (le pire, c’est que je suis sérieuse!).


En mode ménage.


Nettoyage en cours (et peinture moche pas du tout respirante qui serait à poncer).

Vendredi 20 mars, 5h30 :
Hier, meilleure énergie, le rhume s’atténue, j’ai réussi à nettoyer tout le tiers de mon plafond le plus atteint par le salpêtre, côté Nord. J’ai ai fait même plus du tiers, en tout, donc il m’en reste 1/6ème à faire ce matin, puis nettoyer le manteau de la cheminée, quelques chaises…
A la mi-journée, je pourrai me laver les cheveux, il n’y aura plus de risques de faire tomber du salpêtre dessus.
Demain, je pourrai faire relâche en matière de ménage, peut-être donner 2-3 coups de pioches dans des ronces sous mon cerisier, autour de ma terrasse.

Hier soir un voisin s’est arrêté devant ma porte pour se présenter, me souhaiter la bienvenue. Ca faisait un moment qu’on était « ami » facebook, il m’a passé le numéro du gars qui lui livre son bois. On a bien sûr respecté les « gestes barrières ».

Je vais quand même essayer de voir si je peux faire rentrer du bois sec pour rester ici pendant tout le temps du confinement.

Confinement, 7h : Info Europe 1 : la filière agricole demande à ce que les français désœuvrés puissent venir remplacer les saisonniers étrangers qu’on fait d’habitude venir en cette saison pour ramasser certains légumes…
Trop bon. Ca pourrait donner naissance à plein de vocations de retour à la terre. Trop bon.

Symptômes, 8h : le nez coule beaucoup moins et se débouche, mais voilà que je me mets à toussoter.
Simple petit encombrement matinal causé par le rhume en phase terminale ?

12h10, Info Europe 1 : « on est dans une économie de pays pauvre, et c’est ça qui est inquiétant », (dixit un médecin ou autre).
Ca botte bien le cul, ça.

14h : J’ai appelé mon père ce matin, il a l’air d’aller bien. Il n’a pas la télé, ni internet, juste la radio, comme moi. Il lit beaucoup, comme d’habitude. Comme la bibliothèque est fermée, il a été emprunter des livres à l’un de ses frères.

L’Etat « informe » : J’ai fini par appeler le numéro dédié à l’info sur le Corona, d’après la personne qui m’a répondu, les symptôme du virus, c’est toux, fièvre, difficultés respiratoires. Ou bien on peut être asymptomatique. Je lui ai raconté qu’hier à la radio un médecin a expliqué que certaines personnes ont pour unique symptôme la perte du goût. Elle ne savait pas, apparemment. Ca rassure, n’est-ce pas, des gens si bien informés ?

16h : j’ai fini l’essentiel du ménage.

Parfum : J’ai mis une touche de Jardin de Bagatelle sur mes mains. Ca fait chic. Un flacon miniature chiné sur une brocante il y a peut-être 9 ans de ça. Toujours en état.

Samedi 21 mars, 6h40 :
Symptômes : Le nez va mieux, j’ai encore bien dormi, mais je recommence à avoir un peu mal à la gorge, mais je ne tousse toujours pas, sauf pour désencombrer la gorge de ses glaires, et je n’ai aucune difficultés respiratoires.

Corona : 18h15 : Info Europe 1, Patrick Pelou, médecin urgentiste, annonce que les médecins doivent intuber beaucoup plus de malades jeunes de 40-50 ans que prévu, qu’il y a d’avantage de malades de 40-50 ans en état grave que de personnes âgées.
Pourquoi-comment est-ce que cela ne m’étonne pas ?
C’est peut-être pour ça qu’on fait un tel foin : parce que ce virus ne touche pas juste les personnes très âgées grabataires, mais beaucoup aussi les hommes actifs, de type cadre dynamique.
Ca fait des semaines qu’on voit passer des infos dans ce sens sur facebook, en provenance de Chine et d’Italie, et soit disant attention aux fake-news, il faut se confiner pour protéger nos pauvres papy mamy, bah voyons…
Les personnes très âgées sont aussi à risque que d’habitude, par contre les gens qui sont au gouvernement, eux, par contre, sont beaucoup plus à risque de morfler que d’habitude, et de morfler d’avantage qu’avec une simple grippe. D’habitude, la grippe, ils s’en sortent, eux, mais là peut-être pas.

19h : instauration d’un couvre-feu dans certaines villes du Sud… Trop bon j’avoue, trop bon.
Beaucoup de gens vont déguster le calme. Je pense à tous ceux qui souffrent du bruit de la circulation routière, aérienne, ferroviaire…
Bon, dans les HLM, ça risque de vite devenir l’enfer, par contre…. Bruits des voisins à fond…. Je compatis….

19h55 : un médecin sur France Inter explique que ça pourrait être intéressant de tester des gens à grande échelle, par exemple des gens ayant des symptômes un peu « frustres », comme un « petit rhume »….
Ah, donc les symptômes du rhume pourrait être des symptômes de Corona virus ?
Mais ce n’est pas ce que dit le numéro d’info dédié au corona !!
What the fuck ???!!!

PS : Finalement, j’ai repris le travail le 12 mai. J’ai pu toucher un chômage partiel et continuer à mettre des sous de côté pour ma maison et finir mon gros article/« essai » sur les punks et les psychédéliques. https://psychedeliqueshome.wordpress.com/2020/04/17/communaute-psychedelique-ou-sont-les-punks/

Quelques autres photos du mois de mars:


Les résultats de mon test 23&ME. Je suis très européenne du nord-ouest.


Dans les Bauges, pour le thé, avec ma mère, à la chocolaterie Gaël Jacob, à Lescheraines.
Très très recomendable!


Légumes d’hiver, chou rouge.

Journal de transition – Novembre 2019 – Saisonnière

Lundi 11 novembre 2019, Haute-Savoie, 18h10 :

De retour chez ma mère depuis début octobre, j’ai cherché un job, j’ai un peu trouvé.
J’ai fait ma première intervention en tant qu’aide ménagère le jeudi 7 novembre.

Autrement dit, me voilà femme de ménage.

Les associations d’aide à domicile pour les personnes âgées, comme l’ADMR, semblent désormais à la recherche de personnes ayant le profil d’auxiliaire de vie, avec ou sans diplômes/formation.
Officiellement, elles cherchent autant d’aides à domicile que d’auxiliaires de vie, mais concrètement, une fois en entretien d’embauche, on comprend que si l’on cherche juste à faire du ménage et des courses, sans savoir faire d’aide à la toilette, sans savoir faire la cuisine, sans savoir faire face à toute une litanie d’imprévu de folie… Ça va être tendu.
Exemple imaginaire (c’est moi qui brode, les chargés de recrutement évitent de rentrer autant dans les détails): vous arrivez chez Mr Machin pour faire du ménage et vous trouvez Mr Machin tout nu en train de déféquer sur son canapé, que faites-vous?
Bref moi qui croyait avoir bien travaillé ma « polyvalence » et mon « adaptabilité », j’avoue que je pense avoir atteint mes limites et que je ne me sens plus ni les épaules ni les nerfs ni l’énergie pour aller au-delà, et comme je ne m’en cache pas, vu que je suis honnête et que je ne souhaite mettre personne en danger (ni moi, ni les personnes âgées), eh bien je ne serai donc pas aide à domicile au près de personnes en grosse perte d’autonomie. Du moins en Haute-Savoie cette année. Ca marche peut-être autrement ailleurs.

L’agence avec laquelle j’ai « signé » s’engage à me trouver des clients, qui seront donc, eux, mes employeurs officiels. L’agence se charge du versement des salaires et de la paperasse.

Le hic, c’est que ça a l’air d’être un gros bazar pour organiser les emplois du temps, et je vais probablement me retrouver à devoir gérer moi-même en partie tous les « imprévus », comme les clients qui annoncent l’annulation d’une intervention le vendredi à 18h15 pour le mardi d’après, lorsque l’agence est déjà fermée, et que cela signifie qu’au lieu de gagner 50 euros 3 jours plus tard, tu n’auras probablement que dalle, et pas forcément la possibilité de « rattraper » le manque à gagner par ailleurs.

J’ai l’impression que c’est un système qui permet à des ado de gagner de l’argent de poche.
Je ne suis pas sûre que ça me permette de gagner assez pour m’acheter des fenêtres.

Bon, on verra.

A part ça, suite au cambriolage de septembre, au cours duquel ma porte d’entrée a été endommagée, et suite au dépôt de plainte, mon assurance m’a versé le montant du devis pour ma nouvelle porte d’entrée (franchise déduite), sans me menacer de la visite d’un expert qui aurait tout retardé et ça c’est cool.
J’aurai donc une nouvelle porte d’ici Noël, et peut-être même que les volets de la porte d’entrée seront réparés et que j’aurais donc une porte vraiment digne de ce nom.

A part ça, j’ai commencé à expérimenter avec l’amanite tue-mouche.

Je suis en train d’écrire un article sur le sujet. C’est un excellent anxiolytique et sédatif, à manier avec grande précaution (comme avec toute substance active, il y a des contre-indications et effets adverses potentiels).

Ps : au final, dans les mois suivants, j’ai écrit 3 articles sur l’amanite.

 

PPS : Finalement, la collaboration avec l’agence d’aide ménagère s’est avérée profitable. Une fois les clients trouvés, les interventions sont devenues régulières et j’ai pu gagner nettement plus que de l’argent de poche, de 10 à 12 euros de l’heure, pour repasser des tshirts et nettoyer des WC quasi propre. Ça reste du ménage, donc du sport, dans des maisons où il y a parfois les gens, leur wifi, leur smartphone…, mais c’est plutôt « confortable » dans l’ensemble et ça me permet de mettre des sous de côté.

Les relations avec les clients sont très correctes. A Noël, ma meilleure cliente m’a offert de très belles étrennes : une bouteille de champagne, une carte avec un petit mot adorable et un joli billet en prime.

Quand j’ai un coup de mou, je pense aux enfants qui travaillent dans des mines et ça va tout de suite mieux.

 


Yoga à la terre, 8 octobre. Semnoz en arrière plan.


Nouvelle porte posée en novembre, en mon absence.


Au crêt de l’Aigle, au Semnoz, fin octobre.


Un peu de mycologie: un psilo séché, ramené du Semnoz, pour collection, bien sûr.


Nos chats, chez ma mère, quand je laisse traîner un gilet et que les soirées se font fraîches.

 

 

La sorcière du Morvan

Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé: j’ai écrit une nouvelle nouvelle!

C’est un pdf de 19 pages. C’est une histoire de sorcière des temps modernes, une nouvelle 100% locale, une histoire qui se passe dans le Morvan, écrite dans le Morvan, postée depuis le Morvan!

Ca parle de champignons, d’autisme, de psychédéliques, de climat, de Greta Thunberg, de Tolkien, de Jünger, de rock’n roll, de chamanisme, de pyramides, d’animisme et de fin du monde.

Je précise bien, au cas où, qu’il s’agit d’une FICTION!!!

Cliquez là pour télécharger le PDF (vous pouvez l’imprimer si ça vous chante):

La sorcière du Morvan

Si vous la lisez et que vous trouvez des « coquilles », n’hésitez pas à me les signaler!

Journal de transition – Avril

Au menu :
Plomberie, entraide, autisme, troubles de la communication et interprétation
Préménopause et troubles de la mémoire
Chauffage au bois, cuisinière ou poêle avec plaque de cuisson ?
Humeur, dépression post-achat immobilier
2 avril, journée de l’autisme, bienveillance, biomédical, Olivia Cattan
Feuilleton Orange (téléphone) et son gros cul gras
Indochine, musique, écriture et sexyness
Cheveux, coiffeur et communication
Emploi, argent
Carrosserie
Emploi, handicap, administration
Effondrement de la biodiversité – BOUGEZ VOUS LE CUL !!!!

Lundi 1er avril 2019, Roussillon, 8h30 :
Plomberie, entraide, autisme, troubles de la communication et interprétation: A y est, après un nouveau week-end spécial plomberie, grâce à l’un de mes contacts Internet, que je vais finir par appeler simplement un « ami », j’ai donc de l’eau dans la salle de bain, obtenue de haute lute avec l’un des murs de la maison (perçage d’un vieux mur en pierre de 60cm, vieux mais costaud, pour faire passer deux petits tuyaux pvc flexible).

Au programme, la prochaine fois : la pose d’un nouveau WC, pour remplacer celui qui fuit, et peut-être pose d’un chauffe-eau, si j’ai réussi à choisir entre tel et tel chauffe-eau d’ici là.

Le fait d’avoir eu de l’aide pendant deux gros week-ends a eu un bon effet anxiolytique, mais j’avoue que je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’on a beau dire « la prochaine fois », j’ai vu tellement de trucs tomber à l’eau ces 13 dernières années environ (avant 2006, je n’avais quasi aucune vie sociale), tellement de déconvenues, de gens qui disent « oui je serai là » et qui en fait ne viennent jamais, ou bien qui se montrent effectivement pendant un certain temps et puis, finalement, qui arrêtent d’être là un beau jour sans qu’on sache trop pourquoi, des gens qui promettent et qui ne tiennent pas, même pas parce qu’ils ne peuvent pas mais souvent parce qu’ils n’essayent même pas, parce qu’ils promettent en l’air, sans trop faire attention à ce qu’ils disent, par politesse, histoire de dire un truc sympa, histoire de faire bien, de se présenter sous leur meilleur jour et au final, en fait non, il n’y a personne, c’était du vent…

Ou bien c’est moi qui ne répond pas « comme il faut » à leurs offres d’aide, et ils interprètent ça comme du désintérêt ? Parce que personne ne prend franchement en considération mon handicap (autisme et, donc, des troubles des interactions sociales) – dans mon entourage, on a surtout tendance à faire l’autruche, vis à vis de cet autisme (si on l’ignore suffisamment, il finira peut-être par disparaître? Méthode couée à fond) : personne ne se dit jamais « ah si elle réagit comme ça, ça ne veut pas forcément dire qu’elle me jette! Si elle réagit comme ça, c’est peut-être juste à cause de ses difficultés de communication?! », non.
Ce qui se passe, c’est qu’on interprète ce que je fais ou pas, comme si j’étais une pro de la communication. On interprète sans se dire « attention c’est une autiste qui a des difficultés à interagir « normalement », donc si je ne comprends pas ce qu’elle veut, il vaudrait mieux lui demander des précisions plutôt que d’interpréter comme ça me chante ».
C’est pour ça que j’aime beaucoup les accords toltèques, entre autre : « NE JAMAIS FAIRE D’INTERPRETATION » !!!!!!!!

Quand quelqu’un est en fauteuil roulant, on voit bien qu’il y aura des adaptations à faire à un moment ou à un autre, pour permettre à la personne de faire ce qu’elle a à faire mais quand le handicap ne se voit pas, personne ne pense à faire d’adaptations.
C’est comme si en voyant une personne rester assise dans son fauteuil roulant, sans se lever pour vous dire bonjour, vous vous disiez « oh, quelle malotrue, elle ne se lève même pas pour me saluer ! ».
C’est comme si face à une personne qui n’a pas de bras, vous vous disiez « oh quelle malotrue, elle ne me sert même pas la main pour me dire bonjour ! ».
Face à un autiste qui a une attitude de « retrait », même quand on connaît l’autisme, on oublie souvent complètement de se dire « ah, là ce n’est peut-être pas du rejet ou une volonté de se mettre en « retrait », c’est peut-être juste une difficulté de communication que je vais peut-être avoir à compenser en encourageant la verbalisation, en demandant des précisions, des explications », non, on se dit juste « ah, c’est une attitude de retrait, donc ça veut dire qu’elle ne veut pas de moi ».

Quand on dit connaître l’autisme et d’autant plus quand on sait que je suis autiste, ce serait bien de faire cette petite adaptation, d’avance merci !

Bref, les déconvenues… Les gentillesses, les paroles bien comme il faut, c’est bien joli mais ça ne nourrit personne…
Donc on a beau dire « la prochaine fois », je m’attends quand même à ce que ça tombe à l’eau, à ce que même moi je gaffe au point qu’on se détourne.

Préménopause et troubles de la mémoire : Parce que visiblement, je gaffe, j’oublie des trucs que je ne devrais pas oublier et ça blesse. Ca rajoute une bonne raison de flipper quant à l’état de mes fonctions cognitives. Mon médecin a eu beau me dire « si c’était de la démence/Alzheimer, vous n’en auriez pas conscience », là on m’a raconté 2-3 trucs qui rajoutent un peu une couche de stress.
Et je pense non seulement que j’ai des problèmes de mémoire (dus à la préménopause) mais qu’en plus, quand quelque chose me fait trop stresser et dépasse mes compétences (plomberie, devis…), mon esprit tend à vouloir occulter le truc. Ca me déborde et c’est comme de l’eau qui déborde d’un verre : on a beau la verser dans le verre, le verre est plein et l’eau se barre. Je sature.
Ça, ce n’est pas du tout rassurant, de me dire que mon système cognitif, parfois, se met en rideau sans même que je m’en aperçoive.

Alors je prie pour que cette aide que j’ai reçue pendant deux week-ends ne soit que la première d’une longue liste et pour obtenir de l’aide, il faut non seulement en demander mais aussi être capable de la recevoir, et en l’occurrence, savoir identifier, mémoriser et accueillir chaque offre d’aide. Donc si mon système cognitif voulait bien se calibrer pour devenir pleinement compatible avec un mode de fonctionnement basé sur l’entraide (demander, offrir et échanger de l’aide), ce serait cool.

11h30 :
Bilan de la visite de Solution Bois, d’Etang-Sur-Arroux, pour un devis, finalement pour un gros poêle à bois, avec plaque de cuisson, puisque ça existe et que ce serait plus indiqué qu’une cuisinière pour faire office de chauffage.
J’aurai donc un devis pour un poêle Isotta con cerchi Evo de La Nordica et pour une VMC dans la salle de bain avec utilisation du vieux conduit d’évacuation des fumées de l’ancien chauffe-bain au gaz qui a été enlevé ce week-end.

Chauffage au bois : Le gars ma expliqué plein de trucs, que ce soit sur l’entretien du conduit de cheminé, sur le ramonage, sur le séchage du bois, l’aération… Quand on se chauffe au bois par ici, il faut compter environ 15 stères de bois par an, soit au mieux 600-700 euros si la stère est à 40-45 euros (elle est moins chère que dans d’autres régions). Dans le Morvan, les fournisseurs de bois sont à flux tendus, ils vendent du bois vert – surtout aux « parisiens » propriétaires de résidences secondaires, le bois vert ça bistre à fond. Les essences de bois à aubier doivent sécher plus longtemps que celles sans aubier et donc c’est mon chêne qui charbonne beaucoup (je croyais que c’était juste les résineux qui devaient sécher super longtemps, 5 ans, avant de pouvoir être brûlés), parce qu’il est moins sec que le charme ou le hêtre. Va falloir que je range mon bois contre ma façade sud, et j’achèterai de la tôle pour lui faire un chapeau. Je mettrai le charme, le bouleau, le hêtre… d’un côté, le chêne à part, et va falloir que je repasse commande de bois sous peu. La « myrte » qui chapeaute ma cheminée n’est pas top non plus, elle empêche d’avoir un tirage optimum.

[P.S. : en juillet, je n’ai toujours pas recommandé de bois, et j’ai juste rangé mon bois dans mon garage]

On m’a aussi expliqué que, bien sûr, je peux laisser la cheminée en l’état, poser un poêle ou une cuisinière d’occasion, sans tuber, mais que si le bistre prend feu et que ça fout le feu à la maison, évidement, l’assurance ne couvrira rien du tout et un appareil d’occasion, c’est aussi zéro garantie de l’état de l’appareil, aucun service après vente…
Bref, autant pour beaucoup de choses, je suis disposée à faire faire des choses par des amis, « woofers », voisins…, autant pour le chauffage, j’ai très envie de m’adresser à des pro, surtout s’ils sont pédagogues, qui plus est organisés en « Scoop », qu’ils cherchent juste à se garantir un salaire correct, sans se faire de marge sur le prix des appareils qu’ils vendent.

Humeur : Bon, sinon à part ça, j’ai quand même la sensation de faire une dépression post-partum, une dépression post-achat immobilier.
Acheter cette maison, c’est comme d’accoucher d’un gros bébé avec une grosse tête. Déjà tu le sens bien passer, l’accouchement est une horreur, et ensuite tu fais une dépression post-partum parce que pendant toute la grossesse ton fœtus t’a pompé tous tes stocks de minéraux, de vitamines, d’oméga 3 EPA/DHA…, quand ton gosse pleure tu as juste plus ou moins envie de le jeter par la fenêtre ou de l’abandonner aux loups – c’est couillon, on manque de loups dans nos campagnes de nos jours, ou bien tu voudrais juste pouvoir démissionner de ta propre vie et partir loin en vacances à tout jamais, mais tout le monde te dit « oh, tu as acheté une maison, c’est merveilleux, tu vas être bien et puis, vu son état, la superficie, tout ça, tu as fait une bonne affaire, blabla », et tous les gens qui me disent ça, j’ai l’impression que ce sont de gros sadiques ou bien juste des gros fous inconscients qui ne se rendent pas compte de ce que c’est.

Mardi 2 avril, 7H30 :
Journée de l’autisme:

De bon matin, j’entends quelqu’un de l’université de Toulouse (le président?) expliquer sur Europe 1 que, avec les autistes, quand on ne connaît rien à l’autisme, on est susceptible de faire de grosses erreurs, en dépit de toute la bienveillance qu’on peut avoir.
Exemple : quand un prof demande à ses élèves de se mettre par trois pour faire un travail de groupe, c’est le genre de chose qui demande beaucoup de compétences sociales et qui peut être très compliquée pour un autiste, ce qui va l’amener à se retrouver tout seul.

J’ajouterai que même les gens qui croient savoir ce qu’est l’autisme, même des gens qui seraient sensés savoir en quoi consiste l’autisme (parce qu’ils le sont eux-même, ou parce qu’ils ont lu des choses sur l’autisme, ou parce qu’ils ont un enfant autiste, etc…), ces personnes partent du principe qu’à partir du moment où elles sont bienveillantes avec un autiste, elles ont fait toutes les adaptations nécessaires. Si leur interlocuteur autiste continue à ramer pour communiquer, à avoir des « attitudes de retrait », eh bien tant pis pour lui, c’est qu’il y met vraiment beaucoup de mauvaise volonté ou qu’il a juste vraiment envie de rester tout seul.
Les gens qui disent connaître l’autisme semblent considérer que la seule « adaptation » à faire, c’est de traiter l’autiste comme tout le monde, et c’est tout, juste comme tout le monde, avec une pointe de gentillesse ou de bienveillance en plus, mais c’est tout.
C’est comme de s’imaginer que la bienveillance remplace facilement un fauteuil roulant pour un paraplégique.
Il faudrait que les autistes se déplacent en fauteuil roulant pour qu’on comprenne bien que, la bienveillance, c’est bien gentil, mais non, ce n’est pas une adaptation suffisante et non ce n’est pas à la personne en situation de handicap de faire toutes les adaptations, de se traîner sur les bras sans fauteuil, histoire de « se faire le cuir ». La bienveillance, c’est juste le truc qu’on doit à chaque être vivant, pas juste aux handicapés. Le handicap, lui, nécessite plus que de la bienveillance.

Ce matin, je teste l’allumage inversé, sur les conseils de l’employé de Solution Bois d’hier. J’en avais déjà entendu parler mais j’étais sceptique, et là je constate que, apparemment, ça ne fume pas à l’allumage!

15h30 :
Autisme et biomédical :
Vers 12h30, toujours sur Europe 1, entendu une brève interview « édifiante » d’Olivia Cattan (« édifiante », d’après le journaliste qui présente le journal), présidente de l’association SOS Autisme France et maman d’un enfant autiste et journaliste (je pense que ça aide à se faire entendre, d’être journaliste, d’avoir un « réseau » de contacts variés, tout ça…) : Mme Cattan, qui a co-écrit avec Mme Estelle Ast une tribune dithyrambique sur l’approche biomédicale de l’autisme l’été dernier, recommence de plus belle à taper sur le « biomed ». D’après elle, les omega 3, les antifongiques, le régime sans gluten, la vitamine B12, ça n’a rien à voir avec l’autisme, ça ne sert à rien…, au mieux, donner de la vitamine B12 « ne peut pas faire de mal ».

Pour beaucoup + de détails sur ce sujet, voir mon article « Les charlatans de l’autisme – Droit de réponse à Mme Cattan, de la part d’une autiste « charlatan »

Pourquoi est-ce que les présidents d’associations dédiées à l’autisme semblent ignorer royalement ce que préconisent les chercheurs spécialisés dans l’autisme en France et ailleurs ?
En France, nous avons la Fondation Fondamental, dirigée par le Pr Marion Leboyer, une des meilleures spécialistes de l’autisme en France, fondation spécialisée dans la recherche en immunopsychiatrie.
Le Pr Leboyer pourrait expliquer à Mme Cattan que le gluten est pro-inflammatoire, que l’autisme est un trouble inflammatoire – que les autistes ont en général tendance à avoir un système immunitaire atypique sujet à l’inflammation chronique dite « de bas grade » et qu’une alimentation anti-inflammatoire est donc très sensée en cas d’autisme, que l’inflammation chronique de bas grade peut affecter le système nerveux et se traduire par des troubles cognitifs, des troubles de l’humeur et des troubles du comportement, que le système immunitaire module le fonctionnement du système nerveux, qu’on ne peut pas avoir un système nerveux « atypique » sans que le système immunitaire soit impliqué.
Le Pr Leboyer pourrait expliquer à Mme Cattan que l’autisme est souvent concomitant de troubles digestifs, de dysbiose (déséquilibre du microbiote/flore intestinale), de troubles métaboliques variés incluant des problèmes de méthylation et d’assimilation de certaines vitamines comme la vitamine B12, de troubles du système immunitaire tels que des infections chroniques et que tout cela peut répondre positivement à des traitements à base d’antifongiques, d’antibiotiques ou de vitamine B12 (à condition que ce soit la bonne forme de B12, une forme inadaptée pouvant entre autre aggraver les troubles du comportement), que les omega 3 sont anti-inflammatoires et indispensables au développement et au fonctionnement du système nerveux (entre autre) et qu’un autiste qui a souvent une alimentation très limitée (de type pain et yaourt à chaque repas pendant des années !) peut avoir un vrai besoin d’une supplémentation en omega 3, vitamine C, magnésium ou B12 pour éviter des carences réellement graves.
Peut-être que Mme Cattan considère le Pr Leboyer comme un charlatan ? Que la nutrition, c’est du « charlatanisme » ?
Si Mme Clusel, en charge du handicap au gouvernement, pouvait elle aussi se faire briefer par le Pr Leboyer, ce serait cool, ça permettrait de tourner la page de la psychanalyse, une bonne fois pour toute, de mettre les deux pieds dans le 21ème siècle, une bonne fois pour toute.
Pourquoi est-ce qu’encore aujourd’hui, la plupart des présidents d’associations dédiées à l’autisme continue à croire que l’autisme n’a rien à voir avec le corps, avec la physiologie, que c’est juste un trouble du système nerveux et que, ma foi, le système nerveux c’est un truc tout là-haut dans les nuages qui fonctionne ex-nihilo, qui n’a aucun rapport avec la nutrition, le système immunitaire, la digestion, etc… ?
Comment est-ce qu’une présidente d’association dédiée à un trouble du développement semble ignorer que la nutrition est un facteur environnemental qui influence le développement d’un être humain ?
Pourquoi est-ce qu’au lieu de taper sur les compléments alimentaires, elle n’insiste pas plutôt sur l’importance cruciale de donner une alimentation saine à son enfant ? Sans pesticides, sans perturbateurs endocriniens, avec plein de vitamines et de minéraux ?
Pourquoi est-ce qu’elle ne tape pas plutôt sur l’État qui rechigne à donner des budgets corrects à la recherche ? Pourquoi est-ce qu’elle n’engueule pas ses potes journalistes de continuer à se gausser de psychanalyse sans jamais inviter des gens comme le Pr Leboyer ?
Pourquoi est-ce que Mme Cattan préfère taper sur les parents qui font le job qu’elle ne fait pas, c’est à dire lire des publications scientifiques sur la physiologie de l’autisme ?

18h :
Orange, téléphone : Le technicien de Scopelec, sous-traitant d’Orange, qui devait passer cet après-midi pour la remise en service de ma ligne téléphonique n’est pas venu.
J’ai appelé Scopelec, et après m’avoir raccroché au nez une première fois, on m’a dit « je vais faire remonter l’information et nous vous rappellerons ultérieurement ».
Je suis tentée d’aller gueuler dans une boutique Orange.
Genre, vraiment GUEULER, ressortir la voix que je m’étais un peu musclée il y a 20 ans en chantant du METALLICA (le Black Album), et que je vais peut-être recommencer à me muscler de la même façon en prévision (en chantant Devil Wind des Mother Superior, par exemple).
Quitte à y aller tous les jours, pour GUEULER 15 minutes, tous les jours, jusqu’à ce qu’ils se bougent leur GROS CUL GRAS pour me remettre ma ligne de téléphone en service.

Indochine, musique : A part ça, j’écoute beaucoup Alice & June d’Indochine, j’écris ma nouvelle nouvelle sur du Indochine, et la radio passe beaucoup d’Indochine aussi, je commence à avoir très envie d’acheter leur dernier album, je commence à trouver la voix de Nicolas Sirkis sexy (sa voix d’aujourd’hui, pas des années 80).
C’est grave, docteur ?
C’est un nouvel effet de la préménopause ?

Mercredi 3 avril, 11h :

Cheveux, coiffeur et communication : Nouvelle coupe de cheveux.

Le mystère reste entier, quant à mes difficultés de communication avec les coiffeurs. Au final, la coupe me convient, parce qu’après tout on s’en fout, mais, j’avoue, il y a 10 ans, je serais ressortie du salon en chialant.
Maintenant je me dis juste « bon de toute façon ça repousse et ce sera plus facile à entretenir et maintenant je suis tranquille pour 2 ans avant d’avoir à nouveau besoin d’un coup de ciseaux ».
Pourquoi est-ce qu’il y a si souvent environ 10cm de différence entre ce que je demande à un coiffeur et ce qu’il entend ?
Sauf quand je demande une coupe franchement courte, là ils entendent tout de suite mieux.
J’avais demandé à ce qu’on m’en coupe 20cm, je n’ai pas vérifié en ramassant des mèches par terre mais je pense qu’il y en a facile 30cm de parti.
Je n’avais pas particulièrement envie d’une coupe à la Terence Trent D’Arby.
J’ai demandé à ce que les épaules restent couvertes, je suppose que ma conception d’une épaule n’est pas la même que celle de tout le monde. Je suppose que j’aurais dû demander à ce que le haut du bras reste couvert… J’aurais dû me mettre un élastique au bras, pour indiquer le bon niveau…
Je suppose que quand on est autiste, faut pas se plaindre et mettre ça sur le dos des « troubles de la communication » inhérents à notre condition ?

J’ai encore envie de me soûler.

En 12 jours j’ai dû boire environ l’équivalent d’une bouteille de vin (50cl de vin + deux pastis).
12 jours sans internet, ça commence à me manquer.

17h15 :
Orange, téléphone : Nouvel épisode dans la série « Orange bougera-t-il son gros cul gras ou pas ? » : un employé de « Ambition Télécom et Réseau » a appelé et laissé un message sur la messagerie du fixe chez moi en Haute-Savoie – mon chez moi qui se trouve être celui de ma mère, et ma mère a eu la bonne idée d’écouter ses messages et d’appeler le gars et de me transmettre son numéro.
Ca faisait plusieurs jours/semaines/mois ? qu’il essayait de me joindre sur un numéro de portable qui n’est pas le mien !!!
C’est des flèches à Orange.
Et après il nous disent « vous n’êtes pas joignable gnagna ».
Bah tu m’étonnes.
Donc le gars m’a demandé les numéros des poteaux téléphoniques les plus proches de chez moi, dont un qui semble être raccordé à ma maison – parce qu’il y a bien eu le téléphone ici à une époque, bref, maintenant des techniciens vont peut-être réussir à trouver le lieu vu qu’ils ont des numéros de poteaux…. Mais si le coût des travaux de réactivation dépasse un certain plafond, mon dossier passera en « commission », parce qu’évidement, réactiver une ligne qui existe dans une maison située à 10m des poteaux de la ligne téléphonique, on ne sait jamais, ça pourrait coûter un bras. Et ils sont tenus de raccorder les gens mais seulement dans certaines limites de coûts financiers (genre quoi ? 2 euros?).
Le gars m’a aussi appris qu’il n’y a de toute façon pas de ligne disponible toute suite là maintenant, le réseau est « saturé », il va falloir qu’il « déssature ».
C’est sûr que le Morvan, c’est surpeuplé c’est bien connu.
Donc au final je saurai si j’aurai le téléphone d’ici 1 semaine ou 2 ou 3. Environ.
Peut-être, parce que vu comment on m’a baladée jusque là…
Je reste sceptique.

Et puis je me suis relavé les cheveux, le parfum synthétique du shampoing de le coiffeuse est juste insupportable.
Et après un shampoing, je le sens encore.
Mon shampoing bio n’est pas assez costaud pour en venir à bout en un seul lavage.

 

4 avril, 19h :
Rentrer du bois, ranger du bois, gratter des tomettes, faire un brin de ménage, de vaisselle…
Passer sonner à La Cafetière, se casser le nez.
Reste environ 4,7m2 de tomettes à gratter.

Vendredi 5 avril, 17h15 :

Aujourd’hui, encore gratté de la tomette. Reste 3,7m2 à gratter.

Cet après-midi, je suis allée à la déchetterie et j’ai fait des vidéos.
Maintenant, je suis un peu fatiguée, j’ai mal à la main droite et j’ai envie que ce soit le weekend et l’apéro.
La nouvelle commencée le 24 mars fait maintenant 16 pages.
Je me demande [bêtement] si du lierre, qui recouvrirait le muret du potager en face de la maison pourrait faire office d’isolant phonique, du moins de système anti-résonnance qui pourrait atténuer au moins un peu les vibrations des gros moteurs qui passent régulièrement devant chez moi (les gens se plaignent du prix de l’essence, bah s’ils avaient tous beaucoup moins de chevaux sous leur capot, ça arrangerait tout le monde, leur budget et mes oreilles).
Je pars demain.


17 avril, Haute-Savoie :

Quand mon neveu est en visite chez sa grand-mère…

Lundi 29 avril 2019, Roussillon, 7H :

Arrivée hier vers 14H30.
J’ai un trou dans ma carrosserie, une ardoise pendouille de mon toit.

Feuilleton Orange, téléphone :
Ce matin, en principe, un technicien d’un sous-traitant d’Orange devrait venir finaliser la réactivation de ma ligne téléphonique.
Ce qui change, par rapport à tous les autres « rendez-vous » que j’ai eu jusque là, c’est que j’ai réussi à joindre le technicien qui m’a expliqué qu’une partie du travail a déjà été fait (installation d’un « boîtier » à l’extérieur, en mon absence).

Emploi, argent :
Je vais peut-être bien me lancer à aller m’inscrire à Pôle Emploi incessamment sous peu.
Surtout si j’ai internet et que je peux faire des démarches administratives depuis chez moi, ça aiderait.
Il me faut des sous.
Tant pis si je finis en burn-out au bout de 3 mois, au moins j’aurai un peu plus de sous pour le toit et les fenêtres ou la voiture.
Je n’ai pas encore adhéré aux Castors. J’ai réalisé en farfouillant sur le site que l’adhésion n’est pas de 160 mais de 80 euros (160 c’est si on prend l’assurance, en même temps que l’adhésion).
J’ai peur de dépenser mes sous pour un autre truc qui ne servira à rien, alors je traîne.

Carrosserie : J’ai un rendez-vous le 14 mai chez mon garagiste pour voir s’il peut faire quelque chose pour mon trou dans ma carrosserie (au-dessus de la roue arrière gauche, dans le renfoncement de la roue, le trou donne sur le coffre, donc quand je roule sur route mouillée, le coffre prend l’eau).
J’ai mis des mois à comprendre quel était le problème. Le trou était dissimulé par un bout de moquette. Je voyais que c’était mouillé et je ne comprenais pas d’où ça pouvait venir.
Du coup j’imagine que ça a eu le temps de s’aggraver.
J’ai dû virer tout le revêtement du fond du coffre, c’était gorgé d’eau, ça commençait à sentir la marée (ou les huîtres).
Peut-être qu’un voisin saurait me recommander un bon carrossier honnête dans le coin qui pourrait faire quelque chose avant le 14 mai ?
En tout cas faudrait que ce soit réparé avant la cousinade Vigneron du 8 juin dans les Ardennes.

[ps : au final, ça n’a pas été réparé, c’était irréparable, je suis allée à la cousinade avec la voiture trouée et elle a fini à la casse début juillet]

Je trouve qu’il y a beaucoup moins de circulation que d’habitude sur « ma » route.
Le GAEC est peut-être en vacances ?

Emploi, handicap et administration :
Ma RQTH est périmée (Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé).
J’ai réalisé ça, justement en prenant des renseignements au près du Cap Emploi de Saône et Loire (Cap Emploi : le Pôle Emploi pour personnes en situation de handicap). Je me suis dit « tiens, je vais quand même vérifier si ma RQTH est encore valable ».
Elle est périmée depuis un an.
Peut-être qu’on peut avoir droit à un accompagnement Cap Emploi sans RQTH, à condition d’avoir une AAH (Allocation Adulte Handicapé)?
Si on touche l’AAH, c’est bien que ça atteste qu’on a un handicap, non ?
« Lol » (rire nerveux/sarcasme).
Je sens que ça va être fun.

C’est sûr que ça aurait été plus simple d’avoir un locataire.
Ou pas.
Une colocation aussi, ça peut être « compliqué »…

7h55 : Europe 1 parle de l’effondrement de la biodiversité.
Les experts de la biodiversité se rassemblent à Paris. Un million d’espèces risque de disparaître très rapidement dans les années à venir.
Bruno David explique que la biodiversité (c’est à dire la VIE – ce truc magique qui vous fait respirer depuis votre naissance) est très résiliente et qu’à partir du moment où l’on prend des mesures efficaces pour la protéger, elle se régénère très rapidement en l’espace de quelques années, parce qu’elle est comme ça, auto-régénérante [et la régénération de la biodiversité peut avoir un effet vertueux sur le climat parce que biodiversité et climat s’influencent l’un l’autre].
Ca me donne envie de pleurer, tellement c’est beau d’entendre ça à une heure de grande écoute sur une grande radio.
BOUGER VOUS LE CUL CA PEUT VRAIMENT FAIRE UNE GROSSE DIFFERENCE !!!
– Achetez bio et/ou local autant que possible. Éviter les aliments exotiques autant que possible (bananes, herbe d’orge de Mongolie, fruits à coques, etc…).
– Réduisez les déchets (emballages, gadgets, fast food, achetez des trucs d’occasion plutôt que des trucs neufs, faites la chasse au plastique/synthétique/polyester…)
– Arrêtez de prendre l’avion.
– Arrêtez de rouler « pour le plaisir ».
– Partez en vacances à 50km de chez vous au lieu de partir à l’autre bout du pays ou du monde.
– Faites des ballades à pieds autour de chez vous plutôt que de prendre la voiture pour aller faire des randonnées à l’autre bout du département. Et profitez-en pour ramasser les déchets partout dans la nature!!
– Pratiquez un couvre-feu thermique et lumineux, c’est à dire arrêter le chauffage, l’éclairage et les déplacements entre 22 et 6h, ce qui aura l’avantage de réduire les pollutions sonores et lumineuses et d’aider tout le monde à mieux dormir (animaux diurnes, les humains et non-humains), ce qui améliorera la santé et donc la motivation de tout le monde, et ce qui aidera les animaux nocturnes à manger et à se reproduire sans se faire écrabouiller sur les routes.

10h30 :
Orange, téléphone :
Le technicien qui doit passer chez moi vient de m’appeler. Il a été envoyé sur un autre chantier ce matin, à 1h30 de route d’ici. Il a pensé à appeler son chef pour lui demander qui d’autre avait été envoyé chez moi et son chef lui a expliqué que, oups, il m’avait oubliée !!
Oubliée !!! Non mais t’y crois ? (quand on sait que tout ces gens travaillent dans un gros électrosmog bien sénilisant, on y croit sans trop de difficultés).
J’ai remercié le technicien d’avoir pensé à moi.
Il devrait pouvoir venir cet après-midi.
(soupiiiiiirsssss).

11h30 : un autre technicien télécom est passé vers 11h. Apparemment son chef n’est pas aussi sénilisé qu’il le croit et ne m’avait pas oubliée au final ??
Mais le gars n’avait pas de nacelle, donc ce gars a passé quelques coups de fil et au bout du compte c’est bien son autre collègue qui va passer cet après-midi qui va faire les derniers travaux.

Et mon numéro, ce sera celui qu’on m’a attribué lors de ma première demande d’abonnement en septembre ?? demande qui n’a finalement pas été annulée ?? Et qui est associée à la box qu’on m’a envoyée en septembre ?? Et donc j’ai peut-être bien fait de ne pas en faire des confettis ?? Et j’ai peut-être aussi bien fait de négliger de la rendre à Orange ???
Vous suivez ???? Parce que moi……

19h45 : les techniciens sont passés. La ligne fonctionne mais il va falloir que j’attende encore demain que l’abonnement soit activé ou je ne sais quoi, pour que ça marche vraiment.

Oui, je ne cherche même plus à comprendre.

30 avril :
Un visiteur, devant le perron :

Journal de transition – Mars

Au menu :

Déplacement de la clôture électrique
Préménopause et humeur
Aide (ou arnaque?) ANAH ?
Bruit, journée du sommeil, les écrans, la mélatonine, la lumière… Que la nuit redevienne la nuit !
Feuilleton Orange (téléphone) et ses sous-traitants « télécom »
Bruit, circulation routière, transition écologique
Bruit et chélation des métaux lourds
Reprise de l’écriture de fictions ?
Candidature à l’ADMR d’Autun
Entraide, voisinage, « woofing », plomberie…
Humeur…

Vendredi 22 mars 2019, 19h10, Roussillon en Morvan :
La transition reprend son cours, un peu.
Je fais cuire des pommes de terre sur ma cuisinière, avec mon bois, dans ma maison.
Je suis arrivée à 13h, par un grand beau temps, ciel bleu et chaleur printanière.

La clôture électrique qui longe les façades Nord et Ouest n’a toujours pas été déplacée. Ca fait juste 6 mois que j’ai demandé à ce qu’elle soit déplacée.
(((Petit « bizutage » amical des campagnes ??!)))


Mais en septembre, à l’époque, c’était le moment de l’ensilage, alors pas le temps de déplacer une clôture, et puis il y a eu la sécheresse, alors enfoncer des pieux dans le sol dur comme de la pierre, c’est peut-être compliqué, et puis le froid, le gel, le sol toujours trop dur… ? Et puis les vêlages, une centaine de vaches qui vêlent en même temps (et autant de chèvres ?), forcément, ça occupe… Et maintenant ? Est-ce que je vais finir par avoir le droit de me balader sur un bout de mon terrain sans avoir à zigzaguer entre les bouses, sans risquer de me faire encorner ?
Quoi que j’ai été voir le magnifique arbre en fleur au fond de mon champ cet après-midi et les deux énormes taureaux qui squattent n’ont pas bronché. Le simple fait d’ouvrir les volets ou la fenêtre de la chambre nord les fait sursauter. Ils ont l’air un peu trop placides, ou nerveux, pour pouvoir ressembler à des bêtes féroces.

Préménopause et humeur : J’ai fait du ménage, passé la serpillière avec de l’eau bouillante, un chouilla de vinaigre blanc et d’huile essentielle de mandarine (pour la joie de vivre). Pour la joie de vivre, j’ai aussi amené du pastis bio et du vin rouge bio sans sulfite. Je me bagarre toujours avec de bonnes doses d’anxiété (pour ne pas dire de flippe pure et dure).

Vers 14h, j’ai passé l’apéro en compagnie des lézards et du pastis et du soleil, sur mon perron, pantalon retroussé au-dessus des genoux. C’est aussi comme ça que j’ai fait les 50 derniers kilomètres : pantalon retroussé au-dessus du genou (sans pastis, sans lézards).

J’ai fait mon deuil du dispositif ANAH « Habiter Mieux Sérénité », qui m’a bouffé dans les 450 euros (on m’en remboursera peut-être 150) et pas mal de nerfs, d’énergie, de temps et de patience, tout ça pour que je constate que je suis trop pauvre pour avoir droit aux aides les plus généreuses.
L’administration/l’État réserve les aides les plus généreuses aux pauvres qui ont assez de sous pour faire plein de travaux. Les plus pauvres qui n’ont pas ou peu d’économies peuvent continuer à avoir froid – magnifique « pseudo-logique » du fonctionnaire cadre de type « énarque »/diplômé d’une grande école scribouillard de l’administration, bien payé et bien au chaud bedonnant dans son bureau toute l’année.
J’opterai donc pour le dispositif « Habiter Mieux Agilité », pour obtenir – enfin tenter d’obtenir une subvention pour l’achat d’une nouvelle cuisinière [ou d’un poêle avec plaque de cuisson]. Je suis tentée par un modèle rouge brique, Rosa ou Rosetta, de La Nordica. La subvention me paiera peut-être une nouvelle porte d’entrée.
Reste à voir si l’ANAH acceptera bien de financer l’achat d’une cuisinière bois. Je garde un léger doute. L’aide à la transition énergétique est très conditionnelle, alors pour peu qu’ils me disent « nan mais une cuisinière bois, ça ne peut pas être un système de chauffage principal, par contre une chaudière fioul, pas de soucis ! »…

Ce qui est sûr, c’est que je vais bien finir pas adhérer à l’association des Castors.
Je rêve que des bénévoles compétents-« vieux de la vieille » en rénovation écolo viennent me faire un diagnostic de ma maison, qu’ils m’aident à déterminer ce qui est à faire, par ordre de priorité et qu’ensuite, peut-être, des gens viennent me donner un coup de main pour refaire les peintures, poser de l’isolant phonique, faire des petites consolidation de maçonnerie et de charpente par-ci par-là… que sais-je…

Sur France Inter, au Téléphone Sonne, ils parlent du sommeil et du déficit de sommeil des français, c’est la journée du sommeil. Ils parlent des problèmes de pollutions sonores et lumineuses.
Clairement, on a besoin que la nuit redevienne la nuit.
Le soir de l’Equinoxe de Printemps, le 19 mars, j’étais dehors à côté d’un feu, devant la maison de ma mère, en Haute-Savoie, à 15 km d’Annecy, à la « campagne », et c’est fou à quel point la circulation est encore dense à 22-23h : des voitures, des camions, des motos, des avions… Un truc à moteur passe environ toute les 30-60 secondes. Impossible de dormir dehors à moins d’être sourd ou bien rond comme une queue de pelle.
On me nommerait dictatrice, je déclarerais un couvre-feu : interdiction des déplacements de loisirs après 21h. Autorisation des fêtes seulement un samedi soir par mois. Fermeture des lieux publics à 20h dernier délai (commerces, etc…). Les restaurants serviraient des brunchs le matin, et des goûters copieux au lieu des dîners tardifs, ou bien on dînerait au resto à 18h dernier délai.
Les horaires d’ouverture de l’Assemblée Nationale changeraient aussi (oui, il resterait des députés, pour la forme) : ouverture de 8 à 20h. Après, tout le monde au lit !!
Oui les bars de nuits feraient la gueule.
On se mettrait à organiser des concerts l’après-midi. L’éclairage public s’éteindrait à 22h.
Et ils parlent de la nécessité de s’exposer à la lumière naturelle, DEHORS, au moins 1H par jour, tous les jours.
Bientôt, ils inviteront le Dr Jack Kruse ou feront des reportages sur son Kruse Longevity Center…… Et des ados qui manquent de sommeil à cause des « écrans » et de leur lumière bleue qui empêche la sécrétion de mélatonine… Seulement 1 ado sur 10 va au lit pour dormir, les autres vont au lit avec leurs écrans… Et leurs « défis nuit blanche » sur les réseaux sociaux et le sommeil indispensable à la neurogénèse…
L’écran à deux effets, disent-ils : perturbation de l’horloge biologique à cause de la lumière bleue, et donc dérèglement de tout le métabolisme (diabète, surpoids…) + excitation due aux activités sur réseaux sociaux, jeux…, ce qui contribue à retarder l’endormissement…
Maintenant, quand je dirai aux parents d’enfants autistes que les écrans nuisent au sommeil de leur enfant, je pourrai citer cette émission comme référence digne de foi, c’est magnifique.
Bon, ils n’en sont pas encore à parler des effets délétères des pollutions électriques sur le sommeil : même dans le noir et le silence complet, une box en mode wifi peut autant empêcher de dormir qu’un bar de nuit… Mais bon, si on parle des méfaits de la lumière artificielle aujourd’hui, d’ici 2-3 ans ils en viendront peut-être aux autres « ondes » artificielles….

Ah et aujourd’hui, j’ai pris des nouvelles d’Orange, pour la remise en service de ma ligne téléphonique : j’ai appris que ma demande d’abonnement avait purement et simplement disparu [en fait, un mois plus tard j’apprendrai qu’elle n’avait pas disparu]. Il a fallu que j’en refasse une autre. La box que j’ai depuis septembre, je peux en faire des confettis si je veux, ou l’empailler, on s’en fout. Ils m’en envoient une autre. On m’a donné un rendez-vous avec un technicien le 2 avril, en croisant les doigts pour que cette fois, il arrive au moins à trouver la maison.

Dimanche 24 mars, 15h, Roussillon :
Parfois, franchement, je me maudis d’avoir acheté cette maison, je me demande ce qui m’a pris d’acheter une maison juste à côté d’une route. Et après, je fais le tour de tous ses avantages, comme le fait qu’il arrive parfois qu’il passe toute une heure en plein après-midi sans qu’on entende le moindre bruit de civilisation, et l’absence d’éclairage public la nuit à proximité.
Bruit et transition écologique : J’en reviens quand même et toujours à souhaiter que les voitures de plus de 8-10 chevaux soient interdites aux particuliers (on a aucun besoin de 150 chevaux pour faire du 130 sur l’autoroute et du 50 sur les routes de campagne), que les véhicules de loisirs et de jardinage à essence soient lourdement surtaxés, que l’essence soit rationnée.

Là, aujourd’hui, la fatigue me tombe dessus, la fatigue de la route faite vendredi et du début de « jardinage » d’hier, et du coup ma sensibilité au bruit se réactive.

Chélation et bruit : Je rêve de pouvoir faire ne serait-ce qu’un tour de chélation au DMPS, qui marche merveilleusement bien pour atténuer cette sensibilité au bruit (mais je sais trop bien, à présent, qu’il est illégal d’en acheter et qu’il est de toute façon en rupture de stock sur livingsupplements.com).

Je me fais un café, la porte ouverte laisse entrer le soleil, j’ai tout de même allumé la cuisinière vers 11h, parce que le soleil ne faisait pas mine de chauffer aussi bien qu’hier. Il y a d’avantage de vent, c’est la queue de traîne de l’hiver.
Je serais tentée de planter de la sauge et de la lavande devant ma façade sud, mais le voisin qui est passé hier et qui s’y connaît mieux que moi en jardinage m’a conseillé d’attendre.
Des arbustes dans l’ancien potager en face de moi, de l’autre côté de la route, sont en fleur. Il y a un genêt ou un forcicia dans l’angle ouest du potager et il me semble que des petites tâches roses indiquent des pêchers en train de fleurir et au fond peut-être des pruniers ou prunelliers, bien vieux.

Faute de DMPS, je fais un tour de chélation avec de l’ALA, j’en suis à faire des tours avec des doses de 45mg. L’année dernière, j’avais commencé avec du 6,25mg, j’ai bien progressé. Si je continue comme ça, j’aurai atteint 165mg, ma dose maximale d’ALA à la fin de l’été (dose maximale d’ALA : notre poids converti en mg multiplié par 3, soit pour moi 55×3 = 165), et il me restera à chélater encore 6 mois à 165mg. Faut juste que je fasse gaffe à surveiller les « symptômes » qui réapparaissent on/off round. Les dégradations passagères de l’humeur pourraient être dues en partie à la chélation, pas seulement à la préménopause, et à la surdose de stress à cause de la maison. Mais le hic, c’est que c’est difficile de déterminer quel symptôme est dû à quoi, vu que rien que la préménopause peut nous rendre hyper anxieuse et nous faire pleurer beaucoup sans raison (c’est à dire avoir le sentiment qu’un être cher vient de mourir alors que non, personne n’est mort)…

Ce matin j’ai fait une chose qui m’est devenue complètement incongrue : j’ai commencé l’écriture d’une nouvelle. J’en ai fais cinq pages. Je lisais « Les dames du Creusot », d’Exbrayat, quand une petite voix m’a susurré que je pourrais en faire autant. L’histoire du bouquin se passe au Creusot, à 50km d’ici, le personnage du journaliste alcoolique m’a inspirée. Ca fait plusieurs mois, voir un an ou deux, que j’ai envie d’écrire sur le thème d’une sorcière hippie.

17H – GRANDE NOUVELLE : mon fermier de voisin est en train de déplacer la clôture qui ne sera donc plus au raz de mes façades nord et ouest et je pourrai commencer à planter des petites choses d’ici un mois ou deux et je vais pouvoir m’attaquer aux ronces pour faire propre tout autour et je pourrai mettre mon piquet de terre côté champ, plutôt que côté route…

Je suis joie !

Il ne me reste plus qu’à aller acheter une bonne bouteille en guise de remerciement !

Lundi 25 mars, 17h15 :
Emploi : J’ai appelé l’ADMR d’Autun ce matin, pour me renseigner sur d’éventuels postes disponibles en CDD. Ils recrutent pour les prochaines vacances scolaires et ils n’ont pas grand monde sur le secteur d’Anost (commune voisine de Roussillon), donc ça m’arrange, je suis pile au bon endroit pour travailler de préférence par ici. Je leur porterai un CV et une lettre de motivation demain matin. J’en profiterai peut-être pour flâner un peu dans la ville, histoire de faire connaissance. Je passerai peut-être au magasin Emmaüs du centre ville, à l’office du tourisme…

Ce matin j’ai continué la chasse aux ronces et aux orties.
Cet après-midi, j’ai repris le grattage de mes tomettes. Encore 2-3 heures et j’aurai récupéré à peu près la moitié de la chambre.

Mardi 26 mars, 19h30 :
Déposé CV et lettre de motivation ce matin à l’ADMR d’Autun.
Petite ballade dans la vieille ville, d’aspect encore assez cossue.
Suis passée prendre la nouvelle box Orange dans un point relais.

Acheté une bouteille de vin pour mon fermier de voisin, en remerciement du déplacement de la clôture.

Cet après-midi, grattage de tomettes, et allumage laborieux de la cuisinière. Pourquoi est-ce que parfois ça s’allume bien et parfois, pas du tout ? J’ai encore tout enfumé, dû tout aérer pendant un temps fou. A cause du vent ?
Et là je me fais des patates sautées et je me demande si elles vont réussir à cuire avant de cramer ? Cuisine saine, inox: J’inaugure une nouvelle poêle inox. C’est compliqué les poêle inox. C’est un sacerdoce les poêles inox. Comment est-ce qu’on fait cuire quelque chose sans le faire attacher, dans une poêle inox ? Honnêtement, est-ce que c’est possible de ne pas faire attacher quelque chose dans une poêle inox ?
Je vais finir par craquer et racheter une poêle teflon, si ça continue. Je veux faire la cuisine dans des ustensiles sains, mais je voudrais aussi pouvoir cuisiner sans que ce soit une source de stress supplémentaire, genre est-ce que ça va cuire ou juste cramer ?

Quand la journée a été dure et qu’on voudrait un petit peu de réconfort et que les patates peinent à cuire, que même les patates, qu’on réussit pourtant si merveilleusement dans une poêle téflon, attachent misérablement…

Entraide et plomberie : Bon, le bon côté de la journée, c’est qu’un voisin est venu mettre un coup de tronçonneuse à quelques vieilles branches mortes, dans l’ancien potager de l’autre côté de la route. Ca fait un bon début de défrichage et un peu plus de petit bois pour allumer le feu.
L’autre mauvais côté de la journée, c’est que mes WC fuient.
Je ne sais pas trop où comment, l’écoulement de la cuvette doit être fêlé quelque part : ça suinte à son pied. Donc faut vraiment que j’achète des toilettes sèches ou que je ramène les WC chimiques de ma petite cabane du Jura.
Ou que je demande à un plombier de me poser de nouveaux WC.
J’ignore encore si mon woofer spécial plomberie va bien venir ce weekend ou pas, et j’ignore s’il pourrait poser de nouveaux WC.
Et pour la semaine prochaine, la météo annonce un temps hivernal.
J’ai très envie de démissionner.

Le technicien d’Urbanis, en charge de mon dossier ANAH « Habiter Mieux Sérénité » m’a encore appelée. Je crois qu’il culpabilise un peu d’avoir été payé par une pauvre en situation de handicap pour dire à la dite pauvre handicapée qu’elle est trop pauvre pour avoir aux meilleures subventions qui existent.
Il essaye à tout pris de faire en sorte que mon « reste à charge » de son étude de faisabilité reste en-dessous des 6000 euros.
Sauf qu’il ne compte pas la réparation de la chaudière, si tant est qu’elle soit réparable, et il ne compte pas la VMC, pour laquelle je n’ai pas encore de devis.
Il me dit qu’il y a peut-être moyen d’obtenir des aides supplémentaires via AG2R. Je ne vois pas comment AG2R pourrait prendre en charge une VMC et la réparation de la chaudière. Je ne comprends pas comment on peut envisager de faire une « transition énergétique » en faisant réparer des chaudières au fioul, en encourageant la consommation de pétrole, je ne comprends pas.
C’est bien gentil de sa part de faire tous ces efforts, mais c’est à croire qu’il veut vraiment que je me « mette à poil », que je dépense toutes mes économies pour faire ces travaux de gains énergétiques.
Et après, s’il ne me reste rien pour entretenir ma voiture, changer mes WC, payer mes soins dentaires ou que sais-je quel genre d’imprévu qui survient fatalement systématiquement au minimum 2-3 fois par an dans la vie de tout le monde… Eh bien de quoi me plaindrai-je ? Ma maison sera isolée, avec plein de laine de verre, qui plus est, le nec plus ultra de l’isolation écologique (sarcasme)… !
Pourquoi est-ce que l’ANAH ne publie pas une liste claire de toutes ses exigences pour chacun de ses dispositifs ?
Enfin bref… La transition écologique, c’est pas pour demain, à ce train-là.

Mercredi 27, 12h10 :
A y est, récupéré un peu plus de la moitié du sol de la chambre sud-ouest.
Reste environ 5,8m2 à gratter. Je peux y dormir au besoin.
Je ne sais toujours pas si mon woofer plombier du dimanche va venir ou pas.

13h25 :
A y est, j’aurai un woofer chez moi ce week-end. Il m’avait prévenue hier, mais le sms s’est perdu en route.
Et j’ai un rendez-vous à l’ADMR vendredi matin pour remplir un dossier de candidature.
Maintenant, direction Emmaüs à Etang-Sur-Arroux.

18h30 :
Suis revenue d’Emmaüs avec deux « nouveaux » matelas laine, un 120 et un 90cm de large et de 180cm de long, un édredon duvet, deux pulls, un drap housse pour le matelas de 120.
Vendredi matin, à Croc Nature, j’achèterai du spray désinfectant aux huiles essentielles pour les matelas.
Et lundi matin, j’aurai la visite de Solution Bois d’Etang Sur Arroux, pour un devis pour l’installation d’une Rosa Sinistra Reverse bordeaux et d’une VMC.

Remerciements : Et une bouteille de « Materia », un vin rouge bio de Chignin (Savoie) remise à mon fermier de voisin, pour toute l’équipe de la Ferme, en remerciement du déplacement de la clôture.

Jeudi 28 mars, 19h :
Cet après-midi, j’ai pu tomber les pulls, je suis restée en t-shirt à manche longue jusqu’à 17h environ.
J’ai passé l’aspirateur dans la chambre sud-ouest, je l’ai fait aussi propre-vite-fait que possible pour y dormir sans craindre que des araignées ne me tombent dessus. J’ai passé l’aspirateur aussi soigneusement sur les matelas. Demain, j’achèterai un spray désinfectant à Croc Nature, en plus de 2-3 petites choses pour nourrir mon woofer, qui lui dormira dans la chambre Nord « flower power ».

Les deux « nouveaux » matelas.

18ème siècle et sport : J’ai aussi escagassé quelques pieds de ronces, rentré un peu de bois, entretenu le feu… Et ce matin : un peu de lessive à la main, de vaisselle et un shampoing, avec de l’eau chauffée sur la cuisinière… Ca occupe bien, une vie un peu « à l’ancienne », sans parler des muscles que je me fais… pas besoin de salle de sport.
En quelques jours de soleil, j’ai aussi bien bronzé.

Vendredi 29 mars, 17h30 :
Derniers préparatifs avant l’arrivée du woofer dans environ 2h.
J’ai désormais ce qui ressemble vaguement à un canapé clic-clac (si si), c’est le matelas de 120cm en laine super lourd, appuyé contre le mur.

Emploi, ADMR : Ce matin j’ai passé une heure à me faire griller la cervelle dans les bureaux de l’ADMR, j’ai compté 2 box (WTF?!), le smartphone du recruteur, un téléphone sans fil et il devait aussi y avoir le smartphone de l’employée du bureau.
Faire un petit test écrit dans ces conditions, ça a été dur.
Je suis ressortie de là vannée.
Découragée.
Faudrait que je me réinscrive à Pôle Emploi pour pouvoir prétendre à faire une semaine en « immersion » (suivre une aide à domicile et son smartphone pendant une semaine), pour voir si l’aide à la toilette est dans mes cordes, et ensuite voir si on retient ma candidature ou pas et ce serait pour du 24h de travail/semaine (+ les déplacements, donc environ 30h sur le terrain ?), ce qui me paraît un peu beaucoup pour moi [d’autant plus qu’au-delà de 20h par semaine, l’AAH « saute »].

Mais bon, c’était le marché à Autun et j’ai trouvé un charcutier qui fait attention à ce qu’il met dans ses petits plats. Je lui ai pris du jambon sec du Morvan, du pâté de campagne, des rillettes. Il est même adhérent à une association de protection des tortues et de je ne sais plus quoi. Il m’a félicitée de refuser le sac plastique qu’il me proposait (ce serait mieux qu’il n’en propose pas, bien sûr!).

Humeur : J’ai encore pleuré.
Oui, j’avoue, la fatigue et la trouille et la solitude et la préménopause/les hormones dans les choux me font pleurer.
Voilà.
Je ne suis pas sûre qu’en faisant 24h/semaine d’aide à domicile, il me resterait assez de force pour faire quoi que ce soit d’autre.
Découragée.

 

Un aperçu des travaux du weekend:

Percement du mur pour faire passer l’eau… Un tuyau d’eau froide dans le sens cuisine-salle de bain, et à venir un tuyau d’eau chaude dans le sens salle-de-bain-cuisine.

Journal de transition – Octobre 2018

Au menu:
Maison-buvette et grand-mère paternelle.
Laine et Emmaüs
Sol de la chambre sud-ouest, début de la récupération des tomettes
Dossier ANAH, gain énergétique et aides financières très conditionnelles
Atelier d’écriture à domicile, association La Peurtantaine
Connexion à la terre et maison de retraite
Géobiologie, phénomène de résonance
Bois
Nourrice de Jean Cocteau
Transition et jeu vidéo
Seidr, chamanisme scandinave, « high seat » et perron
Association La Cafetière, concert
Connexion à la terre, quelques symptômes de la vie hors-sol et d’hyperélectrosensibilité

Lundi 1er octobre 2018, 5h35, Roussillon :

Tombée du lit. Couchée tôt, levée tôt.
Hier, c’était le dernier jour de validité de mon assurance pro de naturopathe.
J’ai discuté pendant 10 minutes avec des gens du bourg, des voisins, qui se promenaient à pieds et se sont arrêtés devant chez moi. J’ai raconté que j’ai déjà remarqué que, devant chez moi, c’est un peu l’endroit où l’on cause : des gens se croisent en voiture et s’arrêtent pour papoter. Peut-être pourrais-je faire une buvette, m’a-t-on dit ! Même le voisin qui doit me livrer du bois était de passage… Ca aide à se faire connaître, une maison pareille. Elle va devenir mon poisson-pilote, mon assistante de sociabilisation.

J’y ai repensé après, l’idée de la buvette, ça m’a rappelé ma grand-mère paternelle qui habitait au bord de la route, dans un petit village des Ardennes, et qui faisait « buvette » les jours de foot, vu qu’elle habitait juste à côté du terrain de foot. Elle avait toujours du café ou autre chose à offrir aux visiteurs et il y en avait souvent, visiblement, des visiteurs, vu l’affluence le jour de son enterrement.
On pourrait peut-être vraiment faire un café associatif, par exemple, un « Café Santé », avec des jus de légumes et des tisanes, comme ça on ne risquerait pas trop de faire de l’ombre à l’Auberge, et on ouvrirait uniquement quand l’Auberge serait fermée.

Hier, à Emmaüs, j’ai acheté 3 grandes couvertures en laine, des pulls en laine, un châle en laine et soie, un panier à chien en osier (qui deviendra panier à chats) et des mules vintage en corde, fourrure et soie peinte. J’aurais pu acheter 2 ou 3 fois plus de couvertures, je me suis retenue, vu que je n’ai nulle part où les ranger pour le moment.

J’aurais pu acheter des meubles et me les faire livrer mais il y a un tel bric-à-brac là-dedans que j’en avais un peu le tournis, de me demander ce qui pourrait aller chez moi et de devoir y penser en compagnie de plein de smartphones.
En tout cas c’est ze place to be, le dimanche après-midi, à Etang-Sur-Arroux.

Hier j’ai fait un grand feu, après le coucher du soleil, dehors, pour brûler le grand tas de ronces, d’orties, de chardons, d’herbe sèche que j’avais accumulé devant la maison depuis mon arrivée il y a 15 jours.

Ou plutôt, j’ai fait un petit feu, que j’ai alimenté petit à petit avec le gros tas, parce que ça n’aurait pas été prudent du tout, de tout brûler d’un coup, il y avait un peu de vent. Ca m’a pris quasi 1H.
Maintenant il y a des nuages.

Au programme de la journée, aujourd’hui, je retourne en Haute-Savoie, via Bourg-en-Bresse, où je vais faire une visite.
Hier soir j’ai passé en revue le répertoire de mon téléphone, j’ai réalisé que c’est une sorte de collection de tous les gens que j’ai perdu de vue depuis 10 ans. Ca ne m’a pas vraiment remonté le moral. Lol.
Je vais reprendre la chélation, ça me remontera le moral un peu plus assurément.
Jeudi, ma voiture passe le contrôle technique, on va croiser les doigts pour qu’elle le passe à moindre frais.

Vendredi ce sera moi qui passerai le contrôle technique, je vais faire un check-up chez mon médecin, après 8 mois de chélation en toute autonomie, faut que je m’assure que tout roule, surtout au niveau du foie, des reins, des neutrophiles (comme j’ai eu testé le DMSA et qu’il a la réputation de faire baisser les neutrophiles, bon, faut vérifier).
Ce matin, en rouvrant l’eau au compteur, dans la cave (je ferme l’eau le soir pour que la plomberie vétuste ne reste pas sous pression toute la nuit, au cas où), je me suis à nouveau sentie tentée de venir dormir là. La cave est semi-enterrée, faudrait que je vois comment elle se comporte au niveau phonique. Mais là, ça sent encore l’humidité, à cause de la petite inondation du début du mois.
Oui, j’envisage de dormir dans une cave, pour être au plus près de la terre, au moins pour voir.
Quand on est passionnée par la « connexion à la terre »…, bah on est passionné.
Le seul hic, c’est qu’on est dans une région concernée par le radon, donc la cave pourrait être particulièrement concernée par le radon et du coup je ne testerai peut-être jamais…
Bref, on verra.

Lundi 8 octobre 2018, 19h, Roussillon.
A y est, j’écris sur une table, je mange sur une table, je suis assise sur une chaise. J’ai enfin un peu l’air civilisé.

J’ai amené la table et 3 chaises (toutes en pin) hier, de la « récupération », avec un aspirateur acheté à Bazar Sans Frontières à Annecy.
Je n’ai toujours pas d’écoulement, d’eau chaude, de doubles vitrages acoustiques, de bois de chauffage…, mais on avance.
Aujourd’hui j’ai repassé un coup de serpillière avec de l’eau bien chaude (je crois bien que le savon noir que j’ai utilisé au début laisse une pellicule sur le carrelage, ça le ternit et ça pourrait avoir un effet un peu « cirage », autrement dit gêner la respiration du sol).

Je me suis attaquée à la moquette de la chambre sud-ouest et j’ai découvert que, non contents d’avoir mis une moquette, les anciens occupants/proprio (?) avaient mis un lino en-dessous, pour faire bon poids (bien étouffe-sol). Et bien entendu, le lino est collé quasi partout sur les tomettes. Je serais moins en forme, j’en pleurerais, tellement c’est triste, laid, tellement ça pue et tellement ça va être un casse-tête à récupérer, si c’est récupérable.

Un moderno-moderne me dirait « te fatigue pas, casse tout, coule une dalle en béton, pose du plancher flottant ! ».
Arrrrr. Vade retro satanas.

Dans la chambre Nord, les tomettes sont magnifiques. Pas toutes neuves mais magnifiques. Je ne m’attendais pas à avoir autant de luminosité dans une chambre orientée plein nord, surtout vu le papier peint un peu chargé. J’ai l’impression que les tomettes font un peu un effet miroir. Le lustre de la terre cuite ?

Je me fais des pommes cuites, avec un peu de sucre et de cannelle. Première fois que je me fais un peu de « cuisine ».
Faut que je signe le devis du couvreur, quasi comme il est (il y a juste une ligne à virer, je me dépatouillerai moi-même du vague feuillet isolant qui part en morceau sous partie de la couverture).
Faut que j’essaye de trouver au moins un plombier pas trop débordé, capable de venir me faire un devis.
Faut que je fasse faire des devis pour la pose d’un petit poêle à bois label flamme verte, avec tubage du conduit de cheminée en prime.
Quand je fais du feu, puisqu’il n’y a pas de VMC/aération, la cuisinière tire beaucoup d’air dans la pièce et au bout d’un moment faut aérer.
Du coup pour le moment je vais juste m’habiller un peu chaudement.
Si on ne m’a toujours pas livré du bois d’ici la fin de la semaine, je passerai commande de bûches compressées quelque part, peut-être à SimplyFeu, qui a un dépôt à Chalon-Sur-Saône, où l’on peut passer prendre les commandes directement soi-même, pour éviter de payer la livraison.
Et je ferai une petite flambée juste un peu le soir, quand il commencera à faire vraiment froid.
Là il fait 16,5°, ça va encore.

J’ai eu au téléphone l’entreprise de Châlon qui va m’envoyer un expert pour le dossier ANAH de demande d’aide financière pour les travaux d’isolation. Puisque je suis un foyer « très modeste », j’ai droit à 60% d’aide, + quelques aides annexes (soit 13.500 euros maximum), sur un budget de 20 000 euros max (tout surplus serait à ma charge), dont quasi 1000 euros d’expertise.
Si on pense à tous les dossiers ANAH qui nécessitent forcément 1000 euros d’expertise, on se dit que ce ne sera pas mon petit dossier tout seul qui coûtera le plus cher à la communauté.
Décidément, à partir du moment où la communauté me donne le droit à 13.500 euros, ça lui coûterait moins cher de me les donner directement sans tortiller du popotin, sans expertise, ça économiserait du temps, de l’énergie et de l’argent à tout le monde.

Mardi 9 octobre, 18h30, Roussillon :

Ce matin j’ai appris qu’il y a un atelier d’écriture en ce moment à La Peurtantaine, l’asso-gîte à moins d’1km de chez moi.
C’est peut-être le genre de truc auquel je pourrais participer (si les gens acceptent d’éteindre leur smartphones?), quand j’aurai un peu moins de choses à faire par ailleurs, comme arracher un lino et gratter des tomettes, réussir à faire réparer ma plomberie… Le jour où je pourrai prendre un bain dans cette maison, ce sera tellement un événement que, exceptionnellement, je prendrai un bain avec un verre de vin rouge bio sans sulfites, pour fêter ça.
Donc je suis passée faire coucou à La Peurtantaine, où les châtaigniers larguent des bombes.
J’ai réalisé qu’il y a des châtaigniers partout, par ici. Ca fait beaucoup de dîners gratis, si j’arrive à trouver le temps d’aller ramasser.
Il y a quelques jours, j’avais trouvé la page facebook de La Peurtantaine, avec l’annonce d’un chantier participatif, début septembre. J’avais envoyé un petit mot pour dire que c’était dommage que je l’ai loupé, ça aurait été l’occasion de faire connaissance avec des voisins.
A défaut de chantier participatif, dans l’immédiat, j’y ai récupéré un numéro de téléphone de plombier. C’est précieux, les téléphones de plombier.
On a parlé tissu associatif. Ma famille me disait « va pas te perdre dans le Morvan, c’est le désert ! ».
En fait non, pas du tout. C’est vivant ! Ca remue ! Faut s’approcher d’un peu près, peut-être, pour s’en apercevoir. Ce n’est pas (encore) aussi « énorme » qu’en Drôme ou en Ardèche ou dans le massif du Pilat, mais il y a du « potentiel », comme disent les agents immobiliers. Pour grandir, ça demande juste de l’attention, de l’huile de coude… Un peu comme mes tomettes : pour les récupérer, va juste falloir que j’y passe du temps. Beaucoup de temps.
On m’a parlé de l’association-lieu La Cafetière. On m’a appris qu’il y a des profs de qi-gong dans le coin.
Et puis j’ai déjeuné à l’auberge du village, de sandre et de frites, mon premier vrai repas digne de ce nom ici. J’ai lu en mangeant, bien comme il ne faut pas. Le « Food of the Gods », de McKenna, a fait office de petit verre de vin. Ce gars était génial, faut le dire.

Voilà, je fais mon atelier d’écriture à domicile. L’exercice est périlleux : raconter des rencontres avec des gens qui existent vraiment, qui pourraient me lire, respecter les limites de leur anonymat qui ne sont jamais que plus ou moins relative, à partir du moment où ils décident d’avoir une activité plus ou moins publique.

Cet après-midi, j’ai fait un mini tour express dans les gorges de la Canche. J’étais tombée amoureuse des gorges de la Cance, en Ardèche, l’année dernière, entre Annonay et Sarras.
Là, on dirait un peu sa petite sœur.

J’ai fait une visite à Chaleur Bois, à Autun, pour demander un devis pour une pose de poêle à bois. J’ai bien peur que leur prix soient trop élevés pour moi mais j’ai besoin de devis et ils ont des Brullerjan, qui me sont bien sympathiques, même s’ils sont un peu légers et ne font pas masse. J’aimerais un poêle un peu arrondi.
Je suis aussi passée à la maison de retraite où vit l’ancienne copropriétaire de la maison, Mme C.. J’ai déposé le carton de vieilles photos de famille qui avait été laissé dans la cuisine. La personne de l’accueil a trouvé ça très gentil mais a préféré que je ne rencontre pas Mme C. tout de suite parce qu’elle n’est pas sûre qu’elle soit au courant que sa maison a été vendue. Il vaut mieux éviter de causer un éventuel choc à la vieille dame, d’autant qu’elle ne me connaît pas.
J’attendrai un peu, mais j’aimerais bien la rencontrer, j’aimerais qu’elle me parle de la maison, connaître un peu son histoire.

Connexion à la terre:
A la maison de retraite, j’ai vu les sols plastiques, les chaussures plastiques des résidents. Même moi je deviens sénile dans des conditions pareilles. Faudrait faire des expériences très sérieuses : mettre des personnes âgées en maison de retraite de plein pieds, sur des « vrais » sols naturels et des chaussons en laine et cuir, ou des chaussures plein cuir… Ma main au feu qu’on verrait des résultats bluffants (sur la tension artérielle, la mémoire, l’équilibre, la régulation thermique…). La mise à la terre du corps sur le plan électrique, c’est magique, c’est la vie (voir le site du Eearthing Institute http://www.earthinginstitute.net/research/).

Ensuite je suis passée à CrocNature, à deux pas de là, le magasin bio d’Autun, plus grand que celui à la sortie de la ville, avec des prix nettement plus sympa, faut avouer. On m’a créé un compte fidélité.
J’ai donné l’adresse de la maison. Officiellement, sur les cartes, le lieu dit ici c’est « Provencière », moi je préfère dire « La Provencière ». Pour moi c’est la maison, « La Provencière », pas juste le lieu-dit. Je me demande d’où sort ce nom. J’ai lu sur Wikipédia que Roussillon en Morvan tient son nom d’une famille noble qui venait de Roussillon en Provence.
Souvent, quand je donne le nom de mon patelin, je me trompe, je dis « Roussillon en Provence ».
Récemment, j’ai découvert le phénomène de résonance en géobiologie, les phénomènes de résonance entre les choses de même forme, de même nom peut-être aussi ? Le phénomène de résonance, c’est ce qu’on évite avec des doubles vitrages acoustiques, dont les vitres sont d’épaisseurs différentes. Si les vitres sont d’épaisseurs identiques, là ça résonne.
Pourtant le Morvan n’a pas grand chose de la Provence, sauf cette année, avec ses fougères cramées, ses bébés sapins de Noël cramés, ses pâtures jaunies, ses lacs qui font comme celui d’Annecy et reculent…

Ce matin, à La Peurtantaine, on a parlé environnement, vu que c’est un peu le thème central de l’association, du moment (de ma vie, faut dire!), on m’a expliqué que ce qui assèche en partie le Morvan, c’est la plantation massive de sapin Douglas, des résineux qui ne restituent pas les 300L d’eau qu’ils pompent tous les jours.
Un chêne, ça respire, ça sue, ça rend ses feuilles en automne, en plus de faire de belles charpentes qui résistent bien aux ravageurs et aux parasites, contrairement aux conifères.
Je me suis encore arrêtée à Bricomachin avant de rentrer, acheter un chouilla de bûches compressées, un cuter en métal, des lames spéciales lino, un couteau (plat)/grattoir de peintre/à enduit avec un manche en bois, pour gratter mes tomettes.
Et enfin je suis passée à la chèvrerie.
Je commence à prendre mes marques, des petites habitudes, je commence à connaître des prénoms de voisins. C’est précieux, je me sens un peu moins comme une étrangère.
Le voisin qui va me livrer du bois m’a même expliqué qu’il s’est débrouillé pour trouver du bois encore plus sec que le sien, chez un collègue, et que c’est pour ça que la livraison prend un peu de temps. Royal. Je veux bien attendre pour la bonne cause.

 

Mercredi 10 octobre, 17h35 :

A y est j’ai du bois !!! Je suis joie !!
Et du coup j’ai un truc de plus à faire : ranger le bois !! [ps: en janvier 2019, je n’ai toujours pas rangé le bois! Depuis octobre, j’ai découvert Jonna Jinton, une youtubeuse suédoise qui montre parfois son propre tas de bois pas du tout rangé, du coup je me sens moins seule!).

Cet après-midi, j’ai passé 2h chez une voisine, une amie de l’ancienne propriétaire.
L’enquête sur l’histoire de la maison avance donc. Ca me fait une sorte de carte de visite (en + de mes vieilles cartes de visites de naturopathe, que je recycle ici en précisant bien que j’ai arrêté la naturopathie), un sujet de conversation (en + du pourquoi comment j’ai arrêté la naturopathie et de comment je compte reprendre l’aide à domicile).
« Est-ce que vous connaissez ma maison ? Son pédigré, ses anciens occupants… ? ». Il y aurait déjà de quoi en faire un roman.
J’ai besoin de la connaître comme on a besoin de connaître un nouveau patron, un nouveau collègue. C’est aussi un peu comme quand on marche : vaut mieux regarder où l’on met les pieds plutôt que de marcher au petit bonheur, faut apprendre à connaître le terrain pour savoir où l’on va et comment on va y aller (sandales, chaussures fermées, avec ou sans talon…).
L’élément historique le plus remarquable, c’est que l’une des grand-mères de l’ancienne propriétaire a été la nourrice de Jean Cocteau. Je pense que c’est le genre de chose que je peux raconter sans risquer de heurter des sensibilités. Il y a prescription.
Et il y avait souvent de l’eau dans la cave – ça, ça m’embête un peu, et des couleuvres – ça, ça m’embête moins.
Mais moi qui aime les endroits marécageux, là je suis un peu servie, avec le bout de terrain marécageux et le ruisseau qui passe à l’ouest de chez moi et mon terrain qui a tendance à retenir l’eau et à attirer les couleuvres… Mais c’est quand même bizarre, pour une maison où il y a souvent eu de l’eau, les murs n’ont pas l’air humides, il n’y a pas d’odeurs de moisi, d’humidité…

Jeudi 11 octobre 2018, Roussillon, 11h30 :
A y est j’ai une fosse septique !!
A la mairie, j’ai croisé le fils de mes voisins « du bas », qui a pu me donner des renseignements sur l’emplacement de la fosse, c’est royal, du coup je sais à peu près où chercher et je peux aussi aller voir mes voisins qui sauront peut-être me montrer l’emplacement de la trappe plus précisément.
J’ai aussi appris qu’il y a une « buse », une source, probablement sur mon terrain, dans le champ derrière la maison. A moins qu’elle soit en contre-bas sur le terrain marécageux qui appartient toujours aux gens qui m’ont vendu la maison, on ne sait plus trop…

Tout ça, toute cette aventure d’installation dans le Morvan, c’est vraiment un peu comme un jeu vidéo, sauf que c’est réel mais ça fonctionne un peu pareil.
Le nom du jeu c’est « ma ferme autonome » et le but du jeu, c’est de réussir à créer une ferme relativement autonome, qui fonctionne en coopération avec les voisins.

Là j’en suis au premier niveau.
Ou bien peut-être déjà au deuxième.
Le premier c’était « trouver la ferme et l’acheter » : quête immobilière, prospection, consultation des annonces immobilières, visites, apprendre à reconnaître la maison qui convient au projet (évaluation de l’état du gros œuvre, situation géographique, exposition, géobiologie…).
Le deuxième, c’est « l’emménagement » : mettre en route la maison, les « flux », l’eau, l’électricité, le chauffage, le téléphone… Faire ou faire faire les travaux indispensables… Mettre en place le réseau social, qui va être aussi un « flux » : celui de l’information locale –qui va aider à trouver le plombier, le bois.., et celui de la chaleur humaine, puis plus tard celui de l’entraide au besoin, du troc, éventuellement, si on arrive à se présenter correctement, sous un jour suffisamment propice, si on a amassé suffisamment de compétences au niveau…, euh, du prologue ?
Après, il y aura le troisième niveau : création du potager pour viser, à terme, une certaine autonomie en fruits et légumes, l’accueil des visiteurs, mise en place d’un troc de services avec les voisins… Et dieu sait quoi d’autre…
La quête de l’information sur l’histoire du lieu peut faire figure de « stratégie » pour faire connaissance avec les habitants des environs, se présenter, se faire connaître, récolter toutes sortes d’informations annexes potentiellement utiles (artisans, emploi, magasins…), et qui sait, un jour prochain, non seulement se sentir chez soi et être confortable, mais aussi avoir des amis ?
Vraiment comme dans un jeu vidéo, il s’agit d’aller parler aux personnages qu’on croise, en étant aussi cool et amicale que possible, en espérant tomber sur un maximum de gens cool et amicaux et en espérant éviter de tomber sur les méchants « boss »… Mais en sachant aussi que si on tombe sur un « boss » c’est que le jeu estime qu’on a déjà assez d’armes adaptées pour les affronter et pour sortir de la confrontation avec des points en plus… Et dans ce jeu-là, il n’est pas question de guerre ni de combat à mort. C’est d’avantage un jeu de société et, au final, en réalité, une quête initiatique.
Et justement à la mairie, j’ai appris qu’avec les noms de rue qui ont récemment été créé, j’habite maintenant au 1, route de Jeuzot. J’aurais bien gardé « Provencière » mais le jeu et les eaux, c’est bien aussi.

19h15 :
Je viens de voir deux gros camions passer à toute allure devant chez moi, ils descendent de Jeuzot, où ils s’activaient à raser une vieille ruine. Sur la remorque d’un des camions, il y avait une pelleteuse et, du coup, ça doit vouloir dire qu’on va arrêter de voir de gros camions faire les allées-retours pour charger les gravats, emmener les gravats… C’est soit ça, soit le chantier du futur poulailler du Gaec de la Ferme de Roussillon qui avance…
J’étais à Jeuzot hier, pour ma visite à l’amie de Mme C., juste à côté des travaux… J’ai réalisé que c’est bien peuplé là-haut, on m’a dit environ une cinquantaine de maisons, et les seuls gens de là-haut qui respectent la limitation de vitesse devant chez moi ça doit être ceux qui regardent ce qui s’y passe, en passant… Il y a trois jours, tôt le matin, avant le levé du jour, j’étais déjà debout, la lumière allumée, une voiture a calé devant chez moi.
Tellement ils ralentissent pour voir, ils calent !!
Je préfère encore ça à ceux qui klaxonnent avant de prendre le virage, tellement ils vont vite et tellement ils s’imaginent que klaxonner va faire ranger tous ceux qui arrivent en sens inverse… Oui oui, bah voyons, c’est cela, voui. On appelle ça de la pensée magique, et puis c’est dangereux de rouler aussi vite (j’en ai vu un déraper tout seul dans le virage plus haut, juste après avoir klaxonné, c’est ballot, un peu plus et boom dans le fossé), en plus d’être un truc illégal, hein (bon, déjà qu’ils grillent au fer rouge la limitation de vitesse, un truc illégal de plus ou de moins, hein, bon…).
Est-ce que je dois me demander si un jour, si ça continue comme ça, je vais en retrouver un encastré dans ma façade ?? Faut que je fasse un mur, ou bien ??
Le panneau « 50 » ne sera respecté que le jour où l’essence coûtera un bras, je pense. Là, on se dira que c’est peut-être bien finalement, de respecter la limitation de vitesse. Hein.
Donc je souhaite qu’un jour l’essence coûte un bras et ce jour-là, je m’achèterai un cheval de traie pour aller faire les courses, comme le gars de « Journal de marche » https://1ersauvage.wordpress.com/ , sauf que j’ai une étable et 6000m2 de pré, je ne prévoie pas du tout de faire SDF à cheval.
Ou bien je ferai des « sittings » sur la route, en protestation, jusqu’à ce que tout le monde comprenne bien qu’il y a quelqu’un qui vit là, quelqu’un qui est susceptible de faire des sittings quand ça lui chante, puisque la route est à tout le monde, elle est bien à moi aussi, après tout…

Cet après-midi, je me suis attaquée au buisson de ronces à côté du perron et je l’ai à peu près achevé. J’ai réfléchi au cours d’eau qui se forme quand il y a un gros orage et que ça ravine tout le long de la route au-dessus de chez moi, jusque dans ma cave.

Bout de racine d’un pied de ronce.

J’ai cherché avec quoi je pourrais faire un peu barrage, digue. J’ai trouvé de gros rondins derrière, j’ai ramassé 2-3 grosses pierres, dont une vraiment très grosse dont le transport exceptionnel avec mes deux petits bras de nana a fait ralentir un gars qui passait devant chez moi.
Je me dis que les gens d’ici doivent bien se marrer, en me voyant faire mes petits travaux avec ma petite pelle et mon petit seau et ma petite faux… Non je n’ai pas de débroussailleuse et je n’en veux pas, non je n’ai pas de tondeuse et je n’en veux pas (à moins que ce soit une hélicoïdale SILENCIEUSE), non je ne veux pas de tronçonneuse et je n’en veux pas, etc…

Bon, je finirai peut-être par louer, voir acheter ceci cela, en fonction du budget, comme je finirai par acheter des meubles d’occasion, comme je l’ai expliqué à Mme G., au Jeuzot,… au cas où elle aurait de vieux meubles dont elle n’aurait plus l’usage, elle ou un voisin, moi je veux bien acheter ce qui me plaît d’occasion (pas juste le premier truc qui passe, quand même), surtout si ça peut débarrasser des voisins… idem les outils…

Après une journée bien remplie, avec des travaux un peu physiques, dont environ 1h30 passée à gratter très énergiquement une bonne couche de plâtre (ou d’enduit?) sur environ 7 tomettes (à raison de 7 tomettes à l’heure, j’aurais peut-être fini dans un mois??)… Je me rends compte à quel point un bon petit verre de vin est le bienvenu pour atténuer un peu la fourbutude…

Je comprends mieux les ouvriers et paysans d’antan qui buvaient tant de « rouge » : ce n’était pas tant de l’alcoolisme, à la base, qu’un traitement anti-douleur (eh oui, à dose relativement modérée, l’alcool est anxiolytique et analgésique).
Va falloir que je m’achète du Boswellia serrata pour ce genre de fin de journée, ou de l’Harapaophytum, ce sera plus cohérent pour mon foie. La curcumine c’est bien aussi mais c’est cher et puis au bout de 3-4 jours de curcumine, je me mets à avoir des brûlures d’estomac.

J’ai commencé à écrire des « petits » articles pour le site de l’association Coeur d’EHS, à destination des électrohypersensibles qui ont besoin de conseils pour améliorer leur santé.
J’avoue que maintenant que j’ai arrêté ma tentative de pratique pro, je jubile un peu à l’idée de ne plus faire que du bénévolat. J’aime bien donner. C’est plus simple. Ca enlève un grosse pression inconfortable.

Vendredi 12 octobre, Roussillon, 12h15 :
Ce matin, je peux dire que j’ai récupéré 0,65m2 de tomettes, après environ 4h de travail (répartis entre hier et ce matin), sans compter l’enlèvement de la moquette et du lino.
Une fois nettoyée simplement à l’eau, dépoussiérées, elles sont toutes belles.
Je suis franchement fière, j’avoue.

21h : Aujourd’hui, j’ai continué mes petits travaux de terrassement. Ce matin un gars d’un magasin de poêle à bois est passé pour me faire un devis. Un plombier est passé en fin d’après-midi, faut refaire toute la plomberie à neuf. On pourra peut-être garder le vieil évier en céramique, ou pas. Et les gens de la Cafetière se sont arrêtés en passant, pour papoter avec le plombier (ici c’est l’endroit où l’on cause, je vous dis). Du coup ils m’ont rappelée qu’il y a concert dimanche soir, à 18h à la Cafetière. Un groupe de Perpignan. Je trouverai peut-être des gens avec qui papoter de Thierry Casasnovas, de Montescot, du cru ?

Hier en débroussaillant, j’ai trouvé un bout de mue de couleuvre et j’en ai retrouvé deux autres aujourd’hui sous l’évier, dont une entière. Carrément sous l’évier. On m’a dit « c’est bon signe ».
Perso j’adore. Le dessous de l’évier communique avec la cave. J’ai aussi trouvé un bout de mue à la cave. J’adore. J’ai hâte de trouver ma première couleuvre dans la maison, pour pouvoir la prendre à la main pour l’emmener dehors, ou bien pour la ramener à la cave ?! La première petite que j’avais trouvé, je l’avais transportée de l’autre côté de la route, en croyant bien faire. Bourde, donc, sorry.
Oui oui, je veux bien cohabiter avec des couleuvres (tant que personnes ne me les fait avaler), elles sont sûrement de bonnes prédatrices de plein de choses.

Dimanche 14 octobre, Roussillon, 12h45 :

Petit apéro solo (là où il y a de la gêne…). Vin rouge bio sans sulfites (au cas où vous vous demanderiez quoi m’offrir, un jour prochain).
Grand vent. Ca souffle fort. C’en est impressionnant. On se croirait en bord de mer. J’ai entendu il y un jour ou deux à la météo, à la radio, que le vent allait tourner à l’ouest, apporter de l’eau et une grosse dégringolade de température. Là, je ne sais pas si c’est du vent d’ouest, ça semble tournoyer un peu, en tout cas ça déménage et la température reste très agréable, comme un vent chaud de tempête du sud. Je suis pieds nus dans ma cuisine, sur du carrelage, et les pieds au frais restent confortables (je porte quand même 2 pulls en laine).
J’ai un peu de bordel dans mon champ de vision, face au perron, à la route, de la lumière et quelques premières couleurs d’automne, mais à peine, des couleurs qui se mêlent à celles de la sécheresse, si bien qu’on ne sait trop dire ce qui tient de l’automne ou du climat.

Et dire que, sous ma « terrasse », je stock de l’eau, éhontément. La cuve que j’ai découverte il y a environ 2 semaines s’avère être une cuve de récupération d’eau de pluie et lisier. Il faudra probablement y puiser avec des seaux. Je n’ai pas trouvé de robinet, d’écoulement. Mais je n’ai pas encore tout défriché autour, à voir.

Ce soir c’est concert à La Cafetière, à environ 1km d’ici. Si on m’avait dit il y a 10 ans que je viendrai vivre dans un coin paumé, mais à 1km d’une salle de concert associative… Bah j’aurais répondu « bah of course, évidement, normal quoi ! ». A l’époque je vivais à 500m des Tilleuls, un café-concert, à Annecy, je me sentais comme bénie des Dieux.
Un voisin d’Aigreveau, un lieu-dit en contre-bas, au sud, s’est arrêté devant chez moi ce matin pour se présenter, dire bonjour et signaler le concert.
Moi je faisais mes gélules de combo DMSA-ALA. J’en ai des 25mg qu’il faut que je divise en 2, pour faire du 12,5mg (à la louche, à vue de nez). Assise à ma table, face au perron, à la route, porte grande ouverte pour faire de l’air.
Cette maison a décidément un potentiel de buvette où il fait bon s’arrêter papoter 5 minutes.

Mon perron, il me fait penser au High Seat de la tradition Seidr – ou Seith, tradition chamanique scandinave. Certains auteurs parlent de l’importance su « haut-siège » dans cette tradition, certains auteurs parlent de l’importance du bâton, d’autres encore de l’importance du « mead » (hydromel dont la recette mystérieuse est perdue) servi dans une corne de vache.

On pourrait aussi parler de l’importance de la plume de rapace (comme dans la tradition nord-américaine) ou de la bouteille d’huile, comme en géobiologie…

Terrence McKenna en parle, du « mead », dans son « Food of The Gods ». Le bâton, on va dire que c’est un peu le bâton de Gandalf, dans le Seigneur des Anneaux et le High Seat ça peut être par exemple celui sur lequel s’assoie Frodon, à la fin de la première partie du Seigneur des Anneaux… Tolkien était un fin connaisseur des « Saga », de la mythologie et des langues scandinaves, en plus d’être un fan de champignons, comme ses Hobbits, visiblement.

Dans environ 3 semaines, je devrais avoir Internet [ps: en janvier 2019, je n’ai toujours pas internet], j’ai hâte, je pourrai regarder les Reines du Shopping en streaming, ou bien les infos, ou bien écouter de la musique sur Deezer et refaire du bénévolat sur les groupes de discussion « santé » facebook. J’aime vraiment ça, le bénévolat, en fait. J’arrête pas de dire, avec un grand sourire – aux gens qui me disent « oh quel dommage d’avoir arrêté la naturopathie » – que maintenant, les conseils sont gratis ! C’est gratuit, donné de bon cœur, gratos, conseil d’amie !

Alors de quoi se plaint-on ?! Les mêmes conseils, exactement les mêmes, à zéro euro de l’heure au lieu de 30.
Venez prendre le café, ou autre chose, ou bien invitez-moi chez vous à prendre la café ou la tisane et on papotera, on fera du partage d’expérience (parce qu’on sait toujours plus de choses qu’on ne le croit, oui, même vous), j’apprendrai beaucoup, vous aussi, et vous pourrez me demander mon avis sur tout ce qui vous chante. Je le donnerai bien volontiers, en bonne miss-je-sais-tout que je suis devenue (parce que lorsque j’avais 5 ans, non, j’étais juste mutique en société, d’autant plus qu’à l’époque on ne me demandait pas grand chose, à vrai dire).
Ou bien on fera du troc : je vous troquerai des conseils en nutrition pour traiter votre maladie auto-immune, ou autre chose, en échange de conseils en matière de plomberie, ou autre chose.

Ouhla… Les premières feuilles mortes volent, ainsi que la poussière sur la route, la terre des champs desséchés, le bâton qui tient les volets de l’entrée quand je m’en vais, et le fil de la ligne 220V qui se balance… Le ciel se voile, la bouteille se vide (un peu) (oui, j’ai une âme de punk, en vrai, j’écris ce texte en pensant à tous les gens qui vont venir au concert de ce soir à La Cafetière et qui, eux aussi, même s’ils n’osent pas l’avouer, ont une âme de punk ou de rockeur, au moins à temps partiel)…

 

Lundi 15 octobre, 6h :
J’écris beaucoup trop. Je vais devenir la gazette de Roussillon.
Hier soir, à 18H, c’était concert à La Cafetière, une grande maison pleine de cachet et lieu d’accueil associatif. Je serais bien restée jusqu’au bout mais il y avait trop de smartphones !
Beaucoup de gens = beaucoup de smartphones.
Va falloir que j’explique aux voisins mon petit soucis d’électrohypersensibilité, histoire qu’ils ne s’imaginent pas que je suis juste une sauvage qui part sans dire au revoir parce qu’elle est trop mal élevée.
Et je n’avais pas prévu de rentrer à la nuit, alors j’y suis allée à pied et tout le monde m’avait dit que c’était à deux pas, en fait non (au moins 2km? Je suppose que personne n’y va jamais à pieds ??), surtout quand on se goure de chemin en rentrant à la nuit, en craignant la pluie qui menace quand on n’a pas de parapluie, sur une route qu’on ne connaît pas avec juste une petite lampe led de porte-clé.
A part ça je me serais crue aux Tilleuls à Annecy, ou bien à la salle des fêtes de Bellecombe en Bauges. Ambiance conviviale, des jeunes, des moins jeunes, des gosses, des gens que je ne connais pas qui m’appellent déjà par mon prénom, un petit jardinet où fumer, prendre l’air, patouiller le chat, faire une pause sans trop de smartphones…

Connexion à la terre: 
J’ai flashé sur les carreaux de ciment de la grande cuisine-bar et j’ai passé un long moment à méditer sur les Converses noires de la chanteuses : j’avais les mêmes à une époque et j’ai pensé déminéralisation, stress chronique, fatigue chronique, conséquences de la vie hors-sol isolé de la terre sur le plan électrique… J’ai imaginé la chanteuse avec des chaussures de flamenco plein cuir à l’ancienne et ma main au feu qu’on l’aurait entendue et sentie taper du pied jusqu’au fond du jardinet avec des chaussures pareilles… Les carreaux de ciment n’auraient peut-être pas survécus. Alors que là, avec du plastique au pied, on est comme avec des boulets aux pieds et on se demande pourquoi on est tout stressé tendu fatigué, avec des boulets aux pieds qui nous en font bien baver tout le temps, et pourquoi la vie semble si dure, et triste et sombre, alors qu’on a tant de fougue, tant de feu en soi, et pourquoi c’est si difficile d’arrêter de fumer, du coup… Mais des boulets aux pieds tout le temps, c’est une telle source de stress que, forcément, il faut des trucs pour compenser, calmer, détendre, tout le temps… Surtout qu’il y a non seulement les chaussures en plastique, les chaussons en plastique, mais aussi les matelas des lits en synthétique, les couettes en synthétique, les vêtements en synthétique, l’asphalte en ville, les planchers flottants, les moquettes… On est plombé de partout, et je ne vous parle même pas des trucs qu’on nous met dans les dents, littéralement, ou dans le ventre quand on est une femme en prime, littéralement (plombages, implants en tous genres, stérilets, couronnes, composites…)…

Alors, cadeau de naturopathe à la retraite, je vous offre une liste de quelques uns des symptômes les plus classiques d’électrohypersensibilité dans un lieu saturé de champs électriques hautes fréquences, comme La Cafetière, un soir de concert (wifi, smartphone, bluetooth…) – attention, on cumule rarement tous ces symptômes à la fois !

– Les yeux qui se plissent comme s’il y avait trop de lumière, larmoiement
– Maux de tête, vertiges
– Tachycardie, oppression, hypo/hypertension
– Somnolence, fatigue
– Troubles de la mémoire et de l’attention : sensation de devenir « Alzheimer », sénile (ex. :difficulté à faire des calculs de tête, désorientation, problèmes de coordination, on égare plein de choses, on perd nos mots au milieu d’une phrase, on devient mutique…)
– Chat dans la gorge, ou gorge qui se sert.

On notera qu’un bon nombre de ces symptômes peuvent être confondus avec ce qu’on appelle « émotivité », avec des symptômes soit-disant « psychosomatiques » (on est toujours très rapide à psychanalyser ce qu’on ne comprend pas).
Certains symptômes peuvent apparaître en différé, au bout d’un certain temps d’exposition ou après la surexposition. Il peuvent varier de minute en minute, en fonction de la puissance des smartphones qui se déplacent dans les poches autour de vous….
Tous ces symptômes peuvent devenir chroniques en cas d’exposition chronique et peuvent se dégrader en pathologies variées, ophtalmologiques, cardio-vasculaires, neurologiques, burn-out… Pathologies dont les médecins seront incapables d’expliquer la cause, ou bien, leur incompétence en matière d’électrohypersensibilité les amèneront à vous expliquer, avec beaucoup d’assurance, que « tout ça, c’est dans votre tête, allez voir un psy ! ».
Un électrohypersensible pourra ressentir ce genre de symptômes même en l’absence de champs électriques haute-fréquences, quand il est hors-sol, sur/dans de l’isolant électrique et/ou en présence de champs électriques basse fréquence (émis par toute installation/appareil électrique sous tension…), ou encore en présence de champs magnétiques, comme celui des moteurs en rotation (compresseur du frigo, machine à laver, voitures, tondeuses…).

Pour savoir si certains de nos symptômes sont dus à notre environnement électromagnétique, il faut faire un comparatif avec/sans pollutions, pour voir si les symptômes varient en fonction de l’environnement: aller en pleine nature, pieds nus ou en chaussures plein cuir, habillés uniquement de vêtements 100% naturels (ou à poil sur une plage naturiste!), avec zéro électricité/antenne relais/smartphone à 1km à la ronde, de préférence entouré de beaucoup d’arbres, qui font écran aux pollutions électriques émises par la « civilisation ».

Ce matin, alors que j’écris ce texte, je me rends compte que la pluie, qui menaçait hier soir, a fini par passer tout à fait, sans tomber. Le sol est toujours aussi sec qu’hier, les nuages semblent défaits, le vent à presque tout emmené, alors qu’il y a trois jours à la radio ils annonçaient la pluie et la fraîcheur tant espérées par les cultivateurs. Pluie qui tombe à torrent dans le Sud, mais pas encore ici.
A l’heure où l’on parle de « marcher pour le climat », il peut être bon de prendre conscience de tout ce qui nous retient de nous mettre « en marche », comme Emmanuel, ce qui nous retient de nous « sortir les doigts », comme dirait Michel Onfray depuis son AVC (un AVC peut laisser des séquelles cocasses, comme une grosse désinhibition).
Les boulets qu’on a aux pieds sont nombreux, pas étonnant qu’on traîne autant la patte à réinventer nos modes de vie pour les rendre plus compatibles avec la nature, notre nature. La bonne nouvelle c’est que, bons nombres de ces boulets, nous pouvons nous en libérer en appuyant sur un bouton (désactiver le wifi ici, le bluetooth là…), en achetant des chaussures plein cuir franco-françaises qui viennent de la Drôme (des Made In Romans), ou en allant acheter des vêtements et de la literie en matière naturelle pas chers chez Emmaüs, de préférence en faisant du covoiturage avec les voisins, en attendant de devenir capable de fabriquer nos propres vêtements, nos propres chaussures…
Et à terme, pour améliorer le bilan carbone des concerts en organisant des concerts 100% locaux, on deviendra peut-être un peu tous musiciens, comme bon nombre de nos ancêtres, qui n’étaient pas si « arriérés », ou « en retard » que la « modernité » voudrait nous le faire croire.

 

Quelques autres photos:

Compagnons d’aventure sans alcool.

 

Visite

 

Les roues, wheels.

Mes premières pommes: elles se gardent mal mais elles sont délicieuses! Peu acide, sucrées et parfumées.

 

 

Journal de transition – septembre

Journal de transition, septembre 2018

— Rien écrit en août —

Au menu :

Achat et mise en route de la maison de transition
Énergie : hors-réseau ou en bord de réseau, l’eau, le feu…
Cadeaux de bienvenue
Connexion à la terre, sommeil, tapis de connexion, surrénales, chakra racine
Chélation, protocole Cutler
Travaux, devis, huisseries, aides financières
Religion, prière, paganisme
Psychédéliques, Marija Gimbutas, Jeremy Narby, Terence McKenna
Chélation, dump phase, détox
Toit, charpente
Devis, aides financières, entreprises RGE, isolation, gain énergétique
Circulation des énergies
Histoire de la maison

 

Dimanche 16 septembre, 7h30.

A y est. L’achat de la maison de « transition », c’est fait.

Signature dûment fêtée quasi dès l’arrivée, avec un petit apéro en solo sur la terrasse.

Début du ménage

Je n’ai pas encore les toilettes sèches, ni le triple ou double vitrage mais la cuisinière à bois est quasi en état de fonctionner (reste à virer la laine de verre et d’éventuels autres trucs incombustibles égarés dedans), j’ai le certificat de ramonage, j’ai l’eau (avec un compteur tout neuf, le seul truc neuf de la maison), et le ramoneur-plombier-chauffagiste repasse demain pour réparer la fuite sous la baignoire, du coup je pourrai en principe me servir de l’eau dès demain, et j’ai l’électricité, vu que je ne compte pas tenter de « sortir » du réseau tout de suite.
D’abord en bord de réseau et peut-être à terme sortir du réseau, sortir au moins du nucléaire.

Là, vu que je galère pour raccorder ma bouteille de campingaz à mon vieux réchaud, j’ai craqué, pour avoir de l’eau chaude de bon matin, j’ai acheté une bouilloire électrique à 10 euros.
SHAME (shame = honte, en anglais)!!!

Bon, le gaz non plus ce n’est pas très « off grid »/hors-réseau (oui je suis bilingue, pardon), c’est de l’énergie non-renouvelable mais je me vois mal mettre en route la cuisinière à bois juste pour chauffer mon demi-litre d’eau pour le café (très délavé). Je suppose que les anciens laissaient la cuisinière à bois allumée toute l’année, ne serait-ce qu’à petit feu pour avoir de l’eau chaude tous les jours ? Ou peut-être que les cuisinières de ce genre sont apparues en même temps que les bouteilles de gaz ? Et du coup en été, on laissait la cuisinière éteinte et on se contentait de la gazinière ? Parce que là en journée je suis encore en tshirt. Quand l’air fraîchit dehors, l’intérieur de la maison reste tiède, même le matin, la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur reste très nette (et appréciable). Le sol et les murs font masse (sur le plein thermique), c’est agréable. Ce le sera peut-être un peu moins en hiver…
Bref.
J’ai amené les WC chimiques de « ma » petite cabane du Jura (« chimique » aux huiles essentielles, hein, quand même).
Hier j’ai été faire connaissance avec le bourg du village. J’ai pris un café à l’auberge, on m’a gentiment rempli 2 bidons d’eau, parce qu’on n’est pas sûr que l’eau des toilettes publiques soit potable.

Demain j’irai faire connaissance avec la mairie, je demanderai si l’eau des WC publics est potable, faut aussi que je transmette des remerciements à l’employé de mairie qui a fait les travaux du compteur d’eau alors que je n’étais pas encore là. C’était agréable de trouver un truc déjà fait à mon arrivée, comme de voir la factrice s’arrêter devant la maison alors que je venais d’arriver, pour me donner une lettre d’Orange (la ligne téléphonique n’est pas prête à être rouverte, mais bon, au moins Orange sait où me trouver).

Hier j’ai fait connaissance avec des voisins, l’un d’eux m’a offert un cadeau de bienvenue génial : une paire de baguettes de sourcier faites maison, à la minute, au cas où ça pourrait m’aider à trouver ma fosse sceptique. Les baguettes marquent bien certains endroits mais soit je ne creuse pas assez profond, soit je ne suis pas douée et c’est juste n’importe quoi, soit il se peut aussi qu’elles marquent juste des canalisations du réseau d’épandage (ou des galeries de taupe)…
Bref, je me donne encore la journée pour trouver, après je repousse le rendez-vous avec l’entreprise qui doit venir vidanger la fosse, en principe demain.
J’ai eu un autre cadeau de bienvenue impromptu que je trouve de bon augure: au magasin bio situé à la sortie d’Autun, où je me suis arrêtée vendredi après la signature chez le notaire, il y avait une tombola, je me suis inscrite et, truc de fou, moi qui ne gagne jamais rien, j’ai gagné un petit sac de produits « Bonneterre », dont une tasse, dans laquelle je bois mon café-chicorée bio délavé, mon rituel matinal. J’ai aussi amené des tasses, que j’avais achetée à Prague en 1998, et auxquelles je tiens un peu (« Ahhh, revoir Prague et mourir ! », Lol!)… Mais je me suis dit qu’il fallait honorer le cadeau et s’en servir, comme je vais me servir du chocolat et des fruits secs. Les petits gâteaux glutenisés, par contre, je les offrirai à je ne sais qui (à quelqu’un que je n’aime pas ??! re-lol).

J’ai la tête qui part dans tous les sens quand je pense à tous les trucs « à faire ».
Par exemple penser à demander au merveilleux ramoneur-plombier-chauffagiste qui passe demain…. (oui, c’est précieux, un plombier qui ne soit pas débordé au point de ne pas rappeler et qui peut caser un dépannage en quasi urgence en 48h)… lui demander de me faire un devis pour un ballon d’eau chaude, tant qu’il y est. J’ai oublié de lui en parler hier. Je ne me souvenais plus qu’il m’avait dit qu’il est aussi plombier-chauffagiste.
A la base je le faisais venir juste pour ramoner les deux conduits de cheminée : celui de la cuisinière et de la chaudière. Mais le conduit de la cuisinière lui a pris un gros moment (ça n’avait pas été ramoné probablement depuis au moins 20 ans) et j’avais ce soucis de fuite sous la baignoire et je n’arrivais pas à enlever la trappe de la baignoire pour accéder au dessous, ne serait-ce que pour éponger, donc on a dévié et du coup il a juste regardé la chaudière, qui est trop vétuste pour lui (il connaît mieux le neuf que l’ancien, c’est bien honnête de le dire) et donc, on a zappé le ramonage du conduit de la chaudière pour faire le diag de la fuite sous la baignoire.

Je crois qu’il est fort probable que je fasse carrément virer la chaudière sans chercher ni à la réparer, ni à la remplacer. Et la cuve de fioul virera avec. Ca me rebute franchement d’avoir autant de pétrole chez moi. Moi qui culpabilise déjà d’avoir acheté une bouilloire en plastique, alors une cuve de bien 1000L de fioul…
Je vais voir cet hiver si c’est vivable de se contenter de la cuisinière à bois (oui, soyons fou!).

Avec des doubles ou triple vitrages, et une nouvelle porte, ça pourrait peut-être le faire… ?? Et dire que des gens ont vécu ici à l’année, juste avec une grosse cheminée et des simples vitrages… Et moi je fais la chochotte en me disant que « peut-être, avec des doubles vitrages ça va le faire ? »…
Costauds, les « anciens », quand même…

—- C’est là que j’aborde le sujet de la connexion à la terre. Définition de la connexion à la terre : « mise à la terre du corps sur le plan électrique », soit « au naturel » c’est à dire pieds nus dans l’herbe ou sur d’autres sols naturels (ou dans l’eau!), ou avec des chaussures à semelles plein cuir sur des sols naturels, soit via des systèmes de connexion à la terre/earthing, comme on en trouve sur Geotellurique ou Navoti ——

Cet histoire de vitrage, je n’y pensais pas du tout jusqu’à vendredi soir, quand j’ai réalisé que je ne pouvais pas dormir dans la chambre côté Nord/prairie, parce que je ne peux pas brancher mon piquet de terre de ce côté parce qu’il y a des vaches, et donc une clôture électrique et le piquet de terre et le câble qui relient le piquet au tapis de connexion font « antenne » et captent les champs électriques (se mettre à la terre à proximité d’un champ électrique costaud, c’est pas bon). Et la clôture électrique, il n’y a pas moyen de l’éviter : elle longe toute la maison et elle émet un champ électrique bien costaud.
Donc je me suis dit que j’allais dormir dans une chambre côté route, puisque je devais planter mon piquet de terre de ce côté-là, mais à 21h, il y a encore quelques voitures qui passent et les simples vitrages sont vraiment très minces !!

Le bruit du passage ne me dérange absolument pas en journée, c’est suffisamment sporadique pour ne pas être gênant, mais le soir, quand je veux dormir et que je suis vannée, ça devient too much.
Bref, impossible de dormir près de mon piquet de terre…

Vendredi soir, j’étais tellement vannée qu’à 22h, je n’ai pas du tout eu l’idée de démêler les câbles qui relient le piquet au tapis, pour voir si ça pouvait aller jusqu’à la chambre « Nord » (ces câbles s’emmêlent beaucoup, je n’ai jamais vu de câbles qui s’entortillent autant, c’est abominable à démêler). Et du coup j’ai dû dormir sans « terre », enfin, disons que j’ai vaguement réussi à dormir un peu sans terre.
J’ai mis un temps fou à m’endormir, j’ai mal dormi, je me suis levée la tête dans le pâté, et sans de quoi faire chauffer l’eau pour le café… Enfin, à 7h15 j’étais quand même en train de m’attaquer aux ronces au-dessus du probable emplacement de la fosse sceptique…
Bref, pour ma première nuit ici, j’ai retrouvé mon sommeil tout pourri d’il y a un peu plus d’1 an, du temps où je ne dormais pas à la terre.
Ce n’est pas que je sois devenue « accro » à la connexion à la terre, c’est juste que, selon moi, un sommeil tout pourri, c’est un signe de manque de « terre » au quotidien et un signe de surrénales plus ou moins dans les choux (d’après ma compréhension actuelle des choses, les glandes surrénales sont les organes qui ont le plus besoin de la connexion à la terre, c’est leur « nutriment » « énergétique » de base, les surrénales sont souvent associées au chakra « racine », et une racine a besoin de terre pour fonctionner !).
Sommeil tout pourri dès l’enfance = surrénales toutes pourries dès l’enfance et manque de terre.

Les surrénales sont les glandes gestionnaires du stress et j’ai tendance à penser que les femmes ont des surrénales plus faibles que celles des hommes, parce que vivre dans une société patriarcale misogyne (donc particulièrement stressante pour les femmes, donc épuisantes pour leurs surrénales), pendant des générations et des générations, ça a forcément des conséquences génétiques et épigénétiques néfastes sur le corps, conséquences qui se transmettent de génération en génération, ce qui conduit à avoir des faiblesses physiologiques qui se transmettent et s’amplifient lentement de génération en génération…
Un bébé qui naîtrait avec un système neuro-endocrinien dans les choux mais qui passerait beaucoup de temps à la terre dès sa naissance (dans les bras de gens eux-même à la terre, par exemple), pourrait peut-être voir ses surrénales et son sommeil se maintenir, voir se réparer au fil des mois, des années. Peut-être.
A moins que les femmes aient naturellement un besoin de « terre » plus important que les hommes, pour des raisons physiologiques qui m’échappent encore…

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’hier j’ai eu l’idée de démêler tous mes câbles et Ô Joie ! Je peux bien brancher mon tapis à un piquet situé au sud de la maison et l’amener dans la chambre Nord. Les câbles sont assez longs, une fois démêlés.
Si je devais héberger quelqu’un d’aussi sensible que moi au bruit, on pourrait faire un « dortoir » de cette chambre Nord et j’ai même un connecteur pour brancher 2 tapis au même « câble de terre ».

Du coup, je suis moins en stress et du coup j’ai beaucoup mieux dormi cette seconde nuit et je n’ai pas trop stressé hier quand le voisin qui met ses vaches sur mon terrain m’a dit qu’il ne pourrait pas les déplacer tout de suite (trop occupé en ce moment et, déplacer une clôture, c’est sûr que c’est du travail et je n’ai pas envie d’être chieuse dès mon arrivée et je préfère créer des relations de bon voisinage plutôt que l’inverse!!).

Je peux donc survivre ici, à la terre la nuit, même avec la clôture électrique à deux pas de la maison, ça va.

Mais bref, ces simples vitrages m’ont fait réaliser que la première tranche de travaux à prévoir c’est le changement des huisseries et, ça, je n’avais pas prévu (personne n’ai parfait, hein) et je n’ai même pas pensé à le budgetter à l’avance (aucune idée du coût) et qu’il va peut-être falloir que je trouve un boulot illico pour arriver à boucler le budget.

Et donc, vendredi soir, sans « terre », dans une nouvelle maison, ma maison, je cogitais et je commençais à me dire « oh la la, j’ai peut-être fait une connerie monumentale en achetant, si ça se trouve je vais échouer à tout gérer, le changement des huisseries est peut-être inatteignable dans l’immédiat, ça va être impossible de blablabla…, va falloir que je trouve des artisans à qui demander des devis, blablabla… et va falloir que je trouve un boulot genre la semaine prochaine… blaaaaahh».
Et c’est là que je bénis Andrew Cutler et son protocole de chélation des métaux lourds parce que s’il avait fallu que j’envisage de reprendre le boulot il y a 6 mois, ça m’aurait mis dans un tel état de stress que j’aurais échoué à dormir, même à la terre !!!

Il y a 6 mois, je n’étais pas en état d’envisager reprendre un boulot. Trop de fatigue, de fatigabilité.
Mais là, ça va, la chélation fait son bon œuvre. Reprendre un petit job d’aide à domicile de 15-20h/semaine, ça devrait être faisable.
Donc j’ai quand même réussi à dormir un peu.

Et en prime, dès le lendemain matin, un ramoneur me propose de prendre les cottes des huisseries pour son « collègue » menuisier qui pratique des prix sympa…
Donc ça devrait se mettre en place, d’une façon où d’une autre.

Je prie beaucoup.
J’ose dire que je deviens religieuse, franchement.

Une visiteuse…

J’avais pour ainsi dire « découvert » la prière en 2010-2011, environ, peut-être bien avec les bouquins de Jean-Yves Leloup – l’hésychasme, la prière du cœur orthodoxe – puis l’oraison catholique, des formes de méditation propres au monothéisme.
Ma religion n’est ni le christianisme, ni l’hindouisme, ni aucune des autres religions monothéistes actuelles. C’est d’avantage une forme de paganisme, faut bien le dire. Enfin, du moins, je commence à réussir à le conceptualiser et à oser le dire, enfin l’écrire, pour commencer.

Je pourrais résumer en disant que ma religion c’est l’amour de la vie, de tout ce qui bouillonne de vie, de ce qui porte la vie, de ce qui est propice à la vie, de la protection de la vie, de la biodiversité, de l’environnement, des « esprits » propices à la vie, etc… Religion de bienveillance « vraie », aussi. S’agit pas d’aller prendre les armes ou de se mettre à beugler pour la faire valoir.

Bon voilà, il est 10h, j’ai bien bu, bien écrit, bien mangé, je peux m’occuper de tout le reste !

Lundi 17 septembre, 8h20, Roussillon en Morvan.
Tête dans le pâté. Se pourrait-il que mes hormones me fassent encore des misères ? Seconde partie de cycle, donc probabilité que cela soit non seulement la nouveauté, le stress…, tout ça, mais les hormones, trucs de fille, syndrome prémenstruel, blahhhh.

J’ai appelé l’entreprise d’assainissement pour annuler la vidange de la fosse, qui reste aux objets perdus.
Je vais à la mairie ce matin, au cas où je vais en profiter pour demander si leur employé de mairie a assez d’ancienneté pour se souvenir éventuellement de la façon dont le lieu a été aménagé, ou s’il y a un « ancien » quelque part qui pourrait se souvenir On m’a parlé d’une amie de l’ancienne propriétaire, qui habite au village et pourrait peut-être savoir des trucs. En tout cas voilà, va falloir que j’enquête, parce que creuser, là j’avoue je commence à fatiguer. Non pas que j’ai beaucoup creusé mais j’ai défriché, j’ai balayé, j’ai passé la serpillière, j’ai fait des allée-retour pour chercher de l’eau ou de quoi raccorder mon réchaud à ma bouteille de gaz et puis je ne sais plus quoi d’autre, la route, les émotions…, tout ça avec les nuits un peu perturbées, eufh, creuser….

Faut que je reprenne la chélation, aussi, peut-être. J’en suis au 8ème jour depuis la fin du dernier tour de chélation. Ca commence peut-être à se sentir. Si mon corps est en mode « relargage » des stocks » de métaux lourds, il galère à le faire tout seul, les chélateur le soutiennent bien dans son effort. Si je reste trop longtemps sans chélater, c’est possible que ça finisse par « charger » le foie, les reins…

Comme je n’ai pas internet, je m’occupe en partie en farfouillant dans mes documents PDF, tous les trucs téléchargés et jamais lus en entier à ce jour.

Hier soir j’ai commencé à lire « Mushroom sacrements in the cult of early Europe », par Carl Anton et Paul Ruck (NeuroQuantology, March 2016, Volume 14, Issue 1, Page 68-93, doi: 10.14704/nq.2016.14.1.897). Ca parle des « psilo », les champignons « magiques », considérés comme des médecines sacrées par de nombreuses cultures.

J’ai aussi amené un carton de livres. Il y a environ une semaine j’ai commencé « Food of the Gods », de Terence McKenna (ça existe aussi en français : « La nourriture des dieux »).

Miam, si je puis dire.

Il y a 2-3 semaines, via la lecture du « Serpent cosmique » de Jeremy Narby, j’ai découvert Marija Gimbutas.
Narby cite Campbell, et sur le site web de Campbell, il y a une grosse bibliographie variée avec, entre autre, les bouquins de Gimbutas dont les titres m’ont interpellée. Le culte de la Grande Déesse, tout ça… La religion qui existait probablement en Europe et partout ailleurs avant l’avènement des religions monothéistes et de la culture patriarcale. Une société qui aurait été réellement égalitaire, pacifiste, et qui aurait vénéré une Grande Déesse, à la fois unique et multiforme : la Grande Déesse, ce qu’on pourrait appeler aussi tout simplement « la Vie », qui anime toute chose et tout être, le lion et la gazelle, l’humain et la bactérie, le champignon et l’étoile.
Et en lisant McKenna, je découvre qu’il cite Gimbutas. Cette nana était géniale…

Mardi 18 septembre, Roussillon, 11h40 :

J’ai enfin passé une bonne nuit. J’ai repris la chélation hier après-midi et, voilà : nuit nickel.
Ce matin en me levant, je chantonnais carrément.
Donc je pense que je suis bien en phase de « relargage » des métaux lourds, phase de détox spontanée, et que, comme Andrew Cutler l’explique, chélater à ce moment-là permet de soulager les symptômes de la détox (baisse d’humeur, troubles du sommeil, augmentation de la sensibilité au bruit…). Le chélateur vient « tamponner » les métaux lourds remis en circulation dans le sang et la lymphe, le foie et les reins « s’encrassent » moins…, bref, ça soulage (pour plus d’infos sur la chélation, voir mon article « Protocole de chélation Cutler – les bases).

Je me suis donc levée tôt, avant l’aube et j’ai commencé à virer les petits nids de guêpes accrochés aux fenêtres et au-dessus de la porte d’entrée. Mais, contrairement aux jours précédents, la température de l’air était tellement douce, les guêpes tout juste endormies, que j’ai préféré éviter de toucher à ceux qui étaient les plus habités. J’ai surtout virés ceux dans la boîte à lettre, comme ça j’ai pu la fermer correctement (il y a même une clé!), donc le facteur pourra laisser des trucs dedans sans que ça craigne trop.

L’orage a menacé pendant tout le début de la matinée, il a même un peu tonné vers le sud, et puis finalement, il s’est éloigné, ça c’est éclairci, et il fait à nouveau chaud. C’est très agréable. Ca permet au sol de la cave et de la chaufferie de sécher. Il y a eu un gros orage il y a 15 jours, l’eau a raviné a droite à gauche et comme la virage de la route qui contourne la maison est en légère pente et que des travaux venaient d’être fait, que la terre avant été remuée et mise à nue au bord de la route, ça a raviné, de la terre sablonneuse a été chassée contre la maison et de l’eau a un peu inondé la cave et la chaufferie. Rien de grave, vu que la chaudière est vétuste et éteinte de toute façon, et le sol de la cave est en terre battue, il a épongé, mais bon, je laisse ouvertes les portes en journée pour que ça sèche. Sacrée chance qu’il fasse aussi beau.

Dans la rubrique des trucs à faire, il faut que je trouve du bois de chauffage sec pour cet hiver. A la scierie en contre-bas, ils en ont un peu, mais du vert à fendre qui ne pourra pas faire pour cet hiver.

Je dois contacter un plombier pour un devis.

Je dois contacter une entreprise pour un 2nd devis pour les huisseries ; le ramoneur-plombier-chauffagiste qui est passé hier a pris les cotes pour son collègue menuisier. Donc ça fera un premier devis.

Faut que je dessine des plans et que je regroupe tout un tas de documents pour la semaine prochaine, pour des gens du service «énergie » du Parc du Morvan qui vont me dire si j’ai droit à des aides financières, un peu, beaucoup, ou pas, pour les travaux. Déjà que j’ai eu un rabais sur les frais de notaire parce que je suis en zone de « redynamisation économique » ou je ne sais plus quoi… Je me dis qu’il y a des chances…

Faut que je repasse un coup de serpillière partout, que je finisse de virer toutes les araignées et leurs toiles aux plafonds. Côté ménage, j’ai bien dégrossi la salle de bain et ma chambre côté nord, mais reste plein plein plein plein à faire partout ailleurs, sans parler d’enlever la moquette dans la chambre sud-ouest (là je vais m’amuser, je pense, ça risque de me prendre des semaines à tout grattouiller centimètre par centimètre si c’est collé sur toute la surface), les peintures/enduits, faire tuber le conduit de la cuisinière (un jour prochain), m’assurer que la fosse est vraiment inaccessible (chercher des trappes un peu partout, comme à l’entrée de la grange, où une dalle bringuebale un peu bizarrement…), louer une débroussailleuse, etc, etc…
J’ai contacté un ami qui s’y connaît bien en rénovation de vieille maison. Une sorte de maçon-électricien-chauffagiste-plombier-menuisier amateur avec environ 40 ans d’expérience dans la rénovation de vieilles pierres, c’est précieux ! Il a accepté d’être mon conseiller technique, il pense pouvoir venir début/mi-octobre [ps : au final l’ami s’est défilé].

J’ai commencé à trier des photos pour mon neveu. Je ne sais pas encore comment je vais organiser tout ça. Je vais peut-être lui faire plusieurs petits albums thématiques (papy, mamie, les chats, Paris…), une sorte de rétrospective de ces dix dernières années, ainsi qu’un aperçu des années précédentes.
Je fais beaucoup de photos depuis 1994, à l’époque c’était de l’argentique, je faisais tout tirer sur papier systématiquement, mais depuis que je suis passée au numérique, ça a tendance à tout rester sur ordi et disque dur.
Ca fait pas mal de volume à trier !

 

Jeudi 27 septembre 2018, 7h50, Roussillon.

Ce matin à la radio (sur NRJ, première fois depuis des années que j’écoute NRJ), j’ai appris qu’un français sur 5 aimerait pouvoir vivre pieds nus.
Du coup, je me sens moins seule.
Un des animateurs racontait qu’il est tout le temps pieds nus, dès qu’il peut, mais que le regard des gens est pesant (en effet)… Et un autre a dit « oui mais en ville, par terre, c’est dégueulasse. »…
Évidement, en ville. Va à la campagne de temps en temps, gros malin, c’est pas pareil !

Je suis arrivée hier après-midi, à 15h30. Je suis partie de mon chez moi haut-savoyard à 9h50, je me suis arrêtée acheter du pain riz-sarrasin et du beurre au lait cru à Satoriz, j’ai fait 2 pauses pipi-café-casse-croûte, donc en tout j’ai mis un peu moins de 5h pour faire la route en passant par les départementales. Mort à l’autoroute !! qui ne me fait gagner environ que 1H (je roule lentement), tout en me pompant 25 euros pour le péage et bien 10 euros de plus pour l’essence, je pense.
J’en viens à trouver cool la nouvelle limitation de vitesse à 80km/h: c’est vrai qu’elle fait faire des économies d’essence, c’est bien pour moi et pour l’environnement.

Je stress un peu à l’idée de faire le trajet avec mes chats. J’envisage de les amener ici de nuit, début novembre, je ferai la route en soirée, je me dis que ça aura des chances de les perturber peut-être un peu moins de ne pas trop voir le paysage défiler. Je leur ai trouvé une grande cage de transport métallique à Bazar Sans Frontière. Mon chat est capable de défoncer une petite caisse de transport en plastique, donc du 100% métal, ce sera plus sûr. {ps : en novembre, je ne peux pas encore emménager, je n’ai pas de nouvelle porte, pas de chatière, j’ai une cuisinière bois qui fume, etc…]

Hier, à peine arrivée, j’ai testé ma cuisinière à bois. J’ai amené quelques bûches. Il y a une dizaine de jours, j’avais ramassé du petit bois ici, sous le cerisier.
Résultat : oui, ça marche ! J’ai eu un peu peur au début, pendant les 30 premières secondes, elle a fumé de partout, je me suis dit c’est foutu, faut que j’en achète une autre et puis la cheminée a commencé à tirer et hop là. Impeccable [ps : après quelques jours et nuits d’utilisation, pas si impeccable que ça]. Un élément du « plateau » en fonte est un peu de guingois. Les derniers occupants ont eu la bonne idée de laisser un truc en plastique sur la fonte et ça a fondu et ça fait une concrétion plastique dans une des jointures et du coup ça ne ferme pas bien. Mais bon apparemment rien de trop gênant. J’ai pu essuyer une partie du plastique une fois qu’il a été chaud et fondu, mais il en reste.

Je prévois d’acheter au minimum une brosse métallique, pour nettoyer un peu le truc.

Ensuite le couvreur est passé, pour la charpente. Je lui ai demandé un devis quand même par acquis de conscience mais il m’a dit que ça coûterait probablement un peu moins cher que ce qu’il m’avait annoncé (donc moins de 700-800 euros), pour renforcer 2-3 bouts de poutres bien piqués à la vrillette (on va dire que c’est de la vrillette, hein, voilà), et qui s’effritent un peu. Une ou deux ardoises du toit ont glissé (les crochets en métal rouillent et cassent), il faudra les remplacer et puis en gros voilà, le toit va plutôt bien. Certaines poutres en chêne sont très anciennes, taillées à la main, d’autres éléments (ceux sur lesquels sont posés les ardoises et dont je ne me souviens plus du petit nom) sont plus récents, quasi « neufs » pour le couvreur, c’est à dire que la couverture doit avoir 30-40 ans « seulement » et ça se voit que le bois « récent » a été machiné, coupé à la machine, pas à la main.
Il y a quelques mois, sur youtube, j’avais vu un reportage sur un charpentier qui travaille à l’ancienne entièrement à la main (voir la vidéo), avec des outils anciens, ça m’a limite donné envie de devenir charpentière tellement j’ai trouvé ça merveilleux. Maintenant je rêve d’une charpente taillée à la main.
Un jour, je trouverai peut-être quelqu’un à qui vendre la moitié de la maison et avec les sous, on fera faire un toit à la main !Surtout que le charpentier en question est assez jeune, il est dans le Doubs, du coup c’est quasi un voisin qui devrait encore être en activité d’ici 5-10 ans, quand il sera peut-être temps de faire refaire le toit. Ou bien d’ici là il aura fait des émules et il y a aura un charpentier comme lui dans le coin…

J’ai amené ma vieille stéréo, du coup j’écoute la radio avec un son décent.
J’ai chargé ma voiture mardi après-midi, je n’avais jamais si mal chargé une voiture, le voisin ou bien un ouvrier du voisin jouait du marteau piqueur (il refont toute leur « terrasse », qui fait tout le tour de la maison, et peut-être aussi l’enrobé, comme on appelle ça, le goudron devant leur garage, ça doit faire 6 mois qu’ils ont commencé, on n’en peut plus). Ca a dû me perturber, le marteau-piqueur (son bruit et son champ magnétique), ou j’étais stressée, ou c’était les hormones ou le tour de chélation ou tout ça à la fois, je ne sais pas en tout cas j’aurais pu mettre 2 fois plus de trucs dans ma voiture mais je n’ai quasi qu’un petit meuble à étagère, ma stéréo, ma collection de CD, un duo de plaques électriques (puisque j’ai échoué à trouvé le bon détendeur pour ma bouteille de gaz), quelques outils, dont une faux à broussailles (pour les ronces).

Je vis toujours à la japonaise, ici. J’écris assise par terre, sur une peau de mouton, comme dans mon chez moi haut-savoyard où il y a plein de chaises sur lesquelles je ne m’assois que pour manger. Et quand je suis seule ou pour manger une moitié de melon à 4H, je mange parfois aussi par terre, assise sur le vieux dalflex qui permet une semi-mise à la terre (contrairement aux vieux tapis en synthétique sur lequel est posé la table de la salle à manger, tapis qui est un bon gros isolant fort sur le plan électrique).

Ici je suis bien contente de mon carrelage, même s’il commence déjà à être un peu frais, là, de bon matin.

J’ai le cul bordé de nouilles, quand même, comme on dit : la météo est parfaitement clémente jusque là pour mon installation, c’est tellement plus chouette de charger et décharger une voiture sous le soleil, de faire du ménage avec la porte et les fenêtres grandes ouvertes et une température qui permet au sol de sécher vite une fois qu’il est lavé… Impeccable. Il commence à faire frais le matin et le soir, mais vu que c’est livré avec un temps sec, je prends volontiers. La pluie finira bien par revenir, ça fera du bien à la terre qui est toute sèche, mais ce sera moins facile pour décharger la voiture…

Aujourd’hui au programme, faut au minimum que j’aille au rendez-vous avec des gens du service « Energie » du Parc du Morvan, à Autun, pour voir si j’ai droit à des aides financières pour mes travaux d’isolation/rénovation (changement des huisseries, eau chaude sanitaire…). Il y a quelques jours, aux infos, à la télé, ils ont parlé du crédit d’impôt, pour les changements d’huisseries, qui sera supprimé en 2019. Du coup je fais peut-être vraiment bien d’avoir à faire ça en 2018 [ps: en décembre, le dossier « ANAH » n’est pas encore bouclé, les travaux ne sont toujours pas prêts d’être réalisés)…

Je pense que j’en profiterai pour aller livrer mon carton de vieilles photos à l’ancienne copropriétaire, Mme C., qui est dans une maison de retraite à Autun. Ce sont de vieilles photos de familles qui ont été regroupées par l’entreprise qui a vidé la maison et que les autre ex-copropriétaires n’ont pas eu le temps de passer prendre.

J’ai trouvé du bois pour cet hiver, chez un voisin qui en vend à 2km de chez moi et il fait même les livraisons ! Et en plus, le bois est moins cher ici que dans le massif du Pilat, par exemple, au sud de Lyon. Ici, 45 euros la stère (livré), là-bas chez les riches de Rhône-Alpes : 60 euros la stère !

Quand j’ai expliqué au gars où j’habite, il m’a raconté qu’ils en avait sorti une belle quantité, du bois, quand les anciens proprio ont fait vider la maison avant de la mettre en vente. Je trouve ça un peu dommage, disons, de virer le bois quand tu vends une maison, alors que tu y laisses une cuisinière à bois… Peut-être qu’ils ont aussi viré des vieux meubles qui m’auraient été bien utiles… Là il va falloir que je loue un utilitaire pour amener des meubles un peu encombrants, du genre buffet de cuisine, table de salle à manger… Et puis uniquement quand j’aurai quelqu’un ici pour m’aider à décharger… Je me vois mal décharger un gros bahut toute seule, hein. A moins qu’Emmaüs fasse aussi les livraisons… A moins que j’achète des meubles sur Leboncoin à des gens d’ici qui proposent de faire la livraison… On verra.

J’ai repéré une belle table de salle à manger sur leboncoin, elle est du côté de Mâcon, c’est une table « provençale », rectangulaire avec des angles arrondis et des brins d’olivier peints sur tout le bord. Une table « provençale » à La Provencière, à Roussillon en Morvan, pour quelqu’un qui voulait partir dans le Sud mais qui a été retenu par un budget un peu serré… A défaut de Sud, ça mettrait encore un peu plus de soleil dans la maison.

Jeudi 28 septembre, 8h05, Roussillon :

Grosse sensation de ne pas avoir fait grand chose depuis mon arrivée.
Hier soir en revenant du rendez-vous avec les « gens du Parc », vers 17h15, j’avais le cerveau frit par la wifi des bureaux de l’ADIL et j’ai fini ma bouteille de vin sur la terrasse (il restait environ 8cl, je pense), et assise là sur mon muret au soleil couchant j’ai vu qu’un angle de la dalle en béton de la terrasse est bizarrement incurvé et qu’il était recouvert de terre et d’herbe et je me suis dit « tiens c’est bizarre ». Alors j’ai creusé, j’ai dégagé une trappe métallique et j’ai réussi à la soulever avec ma serfouette et en-dessous il y a une cuve qui contient de l’eau.


Donc la « terrasse », c’est une cuve.
Va savoir si c’est une cuve de récupération de l’eau de pluie (peu probable, je pense, vu qu’il ne semble pas y avoir de quoi faire sortir l’eau une fois qu’elle y est, quoi que je n’ai pas encore défriché tout autour de la « terrasse »-cuve) ou si c’est la fosse septique…

Je ne sais pas. Vu que c’est construit juste devant l’ancienne étable, ça pourrait être cohérent, qu’ils aient construit la fosse ici pour récupérer les effluents de l’étable autant que ceux de la partie habitation. Il y a aussi une dalle qui bringuebale devant la porte de l’étable, mais celle-là, je ne la soulèverai pas avec ma serfouette et mes tout petits bras.

Un gars d’une grosse entreprise de rénovation du patelin voisin doit passer ce soir pour faire un devis pour mes fenêtres (ils sont labellisé RGE bien comme il faut pour avoir les aides financières du Parc), je lui demanderai s’il pense que ça peut être la fosse.
Je lui demanderai aussi de me faire la totale pour les devis : fenêtres double vitrage « accoustique », porte d’entrée semi-vitrée avec chatière, VMC, isolation du plancher du grenier avec ouate de cellulose, isolation du mur Nord par l’extérieur, plomberie, chauffe-eau…

Pendant le rendez-vous d’hier, on a parlé de tout ça. J’ai bien droit à des aides mais pour les obtenir via le dispositif « habiter mieux sérénité », il faut que je fasse un gain énergétique d’au moins 25% grâce aux travaux. Donc isolation à fond…
Quoi que je n’aime pas cette idée d’isolation du mur Nord par l’extérieur parce que ça impliquerait un pare-pluie ou pare-vapeur (je ne sais plus!) et que ça, c’est forcément du plastique et je ne veux pas de plastique !!!!
Peut-être qu’il y a moyen de faire un gain énergétique de 25% juste avec l’isolation du plafond et les fenêtres et la porte et un nouveau poêle à bois ?
Au gars qui passe ce soir, je demanderai s’ils posent aussi des poêles à bois label flamme verte, ou bien s’il sait à qui je peux demander ça.
Bon, il me dira sûrement que pour cette fois, il va me faire le devis pour les huisseries mais qu’il faudra que je rappelle pour fixer un autre rendez-vous pour les autres devis.
Et au final de fil en aiguilles je commence à me demander si je vais pouvoir emménager ici quand j’aurai le téléphone, d’ici l’hiver, d’ici la fin de l’année, en somme.

Déjà, je ne sais toujours pas quand j’aurai le téléphone (une ligne fixe) [ps: à la mi-décembre, je ne l’ai toujours pas!].
Ensuite, vu les délais pour fixer des rendez-vous avec les artisans (quand on ne peut pas être sur place en permanence), obtenir les devis, puis faire le dossier pour les aides, puis faire faire les travaux…
Eumph….
Pour l’isolation du plafond de la partie habitation, c’est à dire l’isolation du plancher du grenier, avec l’option low-cost « bottes de paille », l’idéal ce serait peut-être de faire un chantier participatif (sous réserve que je puisse trouver assez de bottes de paille ? Soit 3 bottes par m2, si j’ai bonne mémoire ?… 240 bottes de paille???) .
Mais comment est-ce qu’on organise ça dans une région où il n’y a pas de SEL ? On demande juste à la famille et aux amis ? Mais quand tous ces gens sont toujours trop débordés pour faire tout ce qu’ils ont à faire chez eux et que de toute façon ils sont loin et c’est « compliqué » pour eux de venir, on fait avec qui, alors ?
Même Mr E. qui s’y connaît bien en rénovation écolo low-cost, il ne connaît pas d’association dans ce domaine sur le Sud-Morvan. Il connaît un peu sur Saulieu. Pas mieux.
Du coup je fais quoi ?
Je baptise cet endroit « Oasis », je m’inscris au réseau des Oasis du réseau « Colibris » et peut-être que via ces réseaux il y aurait moyen de moyenner quelque chose ?
Ah et il y a les Castors, que je n’ai pas encore contactés. Eux aussi, ils ont du réseau.

19h20 :
Bon, le gars de la grosse entreprise du patelin d’à côté est passé et bien sûr j’ai oublié de lui demander ce qu’il pense de la trappe que j’ai trouvée hier.
Il m’a demandé les clés pour pouvoir repasser, de façon à étudier le chantier en détail plus tranquillement (tout le monde est dans le speed, de nos jours).
On part sur un projet de changement des huisseries (sauf la fenêtre de la chambre Nord, qui est déjà en double vitrage), la création d’une VMC, l’isolation du mur Nord par l’intérieur avec un équivalent écolo de la laine de verre, le changement du chauffe-eau, la dépose des WC, l’isolation du plafond de la partie habitable/plancher du grenier. [ps: au final, le gars a fini par me rendre ma clé en la laissant dans la boîte à lettre, sans jamais m’envoyer le devis, va comprendre…]
Ce à quoi j’ai bien pensé, cet après-midi, c’est aller acheter du fromage de chèvre et une bouteille de vin rouge au Gaec d’à côté. Le vin, ce n’est pas du bio mais c’est du local, estampillé « Parc du Morvan » et qui semble issu d’une culture et d’une vinification bien raisonnée, à en croire ce qui est raconté sur l’étiquette.

Demain au programme, les Emmaüs d’Etang Sur Arroux et achat d’un chouilla de bois à Bricomarché, juste pour pouvoir faire une veillée au coin d’un feu digne de ce nom demain soir.
Ce sera ma soirée festive de la semaine.

Aujourd’hui j’ai surtout nettoyé l’extérieur de la fenêtre de ma chambre (il y avait des restes de laine de verre et de crottes sédimentée de je ne sais quoi), nettoyé le placard (intégré au mur) pour y ranger des vêtements et j’ai fait de la « découture » : j’ai décousu le liseret synthétique d’une couverture laine.

J’ai testé ma faux. Je me suis sentie quasi dangereuse, ainsi armée. C’est une belle lame, qui vient d’Autriche, ça m’a fait penser à la « faucheuse » et à des films d’horreurs.

J’ai réfléchi aux travaux qu’il faudrait faire pour protéger la maison d’un nouveau phénomène de ravinement, en cas d’orage, quand de l’eau ruisselle sur la route, de façon à protéger la cave et la chaufferie d’une éventuelle inondation.
Faudrait peut-être faire des digues, des petits murets et/ou demander à une entreprise de terrassement de créer une sorte de caniveau le long de la route ou un peu en retrait et parallèle à la maison (parce qu’au bord de la route, il y a la canalisation d’eau)…

 

Dimanche 30 septembre, 8h, Roussillon :

Je vais me réattaquer aux ronces, je pense, aujourd’hui.
Je m’attaquerais bien à la moquette de la chambre sud-ouest mais il me faudrait peut-être un cutter pour avoir sa peau. Je pourrais tenter le sécateur ou le ciseau, on va voir.
La chambre sud-est, elle sent le plâtre, c’est embêtant. Il y a un soucis de circulation des « énergies », on va dire (circulation de l’eau/humidité, de l’air). C’est forcément dû aux matériaux de construction, c’est une extension récente (années 1960-70 ?) : mur Est en parpaings, cloison Nord en placoplâtre, dalle du sol probablement en béton et puis il y a la canalisation d’eau qui passe dans le sol, qui a pu fuir et mettre de l’eau là-dessous.
Les matériaux anciens laissent respirer le bâti, eux, ils laissent circuler les « énergies », le « Chi », l’eau, l’air, de haut en bas et de bas en haut. C’est très sain.
La situation de cette chambre qui sent le plâtre sera peut-être améliorée quand de nouvelles fenêtres auront été posées, avec une VMC, et quand on aura refait les peintures et quand on aura viré la canalisation vétuste du sol, si c’est possible de la virer (ce serait mieux qu’il n’y ait plus de métal dans le sol).

Je vais peut-être retourner à Etang-Sur-Arroux aujourd’hui, à Emmaüs. J’y suis allée hier matin mais j’avais mal lu les horaires sur le net, ça n’ouvre que l’après-midi.
Il me faudrait aussi un aspirateur, avant de pouvoir m’attaquer à la moquette de la chambre sud-ouest, parce que j’ai moyennement envie de manger 4 ans de poussière et d’acariens!
Ah oui parce que je me rends compte en relisant ce que j’ai écrit ce mois-ci que j’ai oublié de raconter que j’ai appris à la mairie que la maison a été occupée jusqu’en 2014.
L’agent immobilier m’avait dit que la maison était « inoccupée depuis 20 ans », EDF et Orange m’ont dit que les abonnements électricité et téléphone ont été résiliés aux alentours de 2009, les anciens copropriétaires m’ont appris le jour de signature que la maison avait été « squattée » à une époque, et puis à la mairie on m’a appris qu’en guise de squatteuse il y avait eu une « locataire » indélicate, on va dire, jusqu’en 2014.
Il y a eu 3 carcasses de voitures sur le terrain, à une époque. Bref, c’était – semble-t-il, un peu des bohémiens qui vivaient là.
Maintenant, c’est à nouveau une « bohémienne », décidément… mais une bohémienne propre.
Il y a du mieux, quand même.

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