Journal de transition – Novembre 2018

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– D’abord, en bref, le message le plus important de ce long laïus :

A moins qu’il soit en mode avion/hors-ligne, un smartphone allumé, c’est comme un mégot de clope qui n’en finit jamais de produire une fumée digne d’un fumigène ; qu’on soit asthmatique ou pas, on s’en prend plein les poumons tout pareil !!!
Un téléphone portable émet régulièrement un « flash » de champs électriques hautes fréquences (genre une émission toutes les 15 secondes), même quand il est en « veille » dans votre poche.
Parfois j’aimerais juste faire 1,85m et 80kg de muscles, avoir une paire de testicules, une prostate, une gueule de surfeur californien et un titre de champion de karaté, je me dis qu’on me vannerait peut-être quand même un chouilla moins, que ce soit sur le sujet des pollutions électromagnétiques, de l’électrohypersensibilité ou sur tout le reste.

– Les ancêtres
– Maisons de retraite, géobiologie, connexion à la terre, matériaux naturels, économie
– Les grands-mères
– Naturel 21, matériaux naturels
– Electrohypersensibilité et railleries
– La vie que je veux mener, profession de foi
– Ancêtres, Les Bouchoux, Jura
– Gilets Jaunes, politique
– Orange, téléphone
– Gilets Jaunes, Cotisation Foncière des Entreprises

 

Mardi 6 novembre, 17h40 :

Le journal online de la nana qui écrit pour se tenir compagnie et que pas grand monde ne lira…
Le décors a légèrement changé depuis octobre. J’ai rapproché la table de la cuisinière.

On aperçoit le feu, par l’entrebâillement de la plaque gondolée de la cuisinière.

Je suis arrivée cet après-midi, à 15h45, après 5h15 de route, dont 40 minutes de pause, en respectant toutes les limitations de vitesse (soit environ 600 en 300km, à la louche), enfin j’espère que je les ai toutes respectées. J’avais emmené du café, j’ai roulé à 40km/h dans Marmagne. Je commence à prendre plaisir à rouler un peu en-dessous de la limitation de vitesse. Juste pour être sûre, pour faire genre « je m’applique, vous voyez et les gens derrière-moi ça vous fait chier ? Vous habitez ici ? Allez dire merci au maire ! ». Je me fais doubler un peu plus qu’avant… Et ça ne rallonge même pas le temps de trajet, en tout cas sûrement moins que de rester 20km derrière un poids lourds dans le col du Berthiand (entre Nantua et Bourg-en-Bresse).

Il faisait 10° dans la maison à l’arrivée, il fait toujours 10°. D’abord j’ai mangé, casse-croûte paysan à peu près paléo (tiré par les cheveux): noix de jambon fumé, craquottes de sarrasin, beurre bio au lait cru avec un chouilla de confiture de cassis bio.
Ensuite j’ai fait le feu.

J’ai aussi essayé de tester mes WC, puisque tout le monde me disait « tu devrais tester, si ça se trouve ça marche !! ». C’est un peu comme les gens qui disent « « on » va faire ceci cela » et qui te laissent ensuite faire « ceci cela » bien tout seul…
J’ai mis de l’eau dans la cuvette, de l’eau dans le réservoir de la chasse d’eau, j’ai essayé de tirer la chasse mais ça ne marche pas, rien ne s’écoule. Je voulais mettre du produit pour la fosse sceptique, de l’Eparsil, mais si ça ne s’écoule pas, je ne vois pas comment… Heureusement que ce n’est que de l’eau. Soit c’est bouché, soit il y a un truc qui m’échappe et je ne vois vraiment pas quoi, vu que je n’y connais strictement rien que dalle nada en chasse d’eau. [ps, janvier 2019 : au final c’est juste un élément de la chasse d’eau qui est probablement cassé, l’écoulement par contre fonctionne, à condition qu’on mette suffisamment d’eau dans la cuvette (5L et pas juste 2)].

Je mets ma toque en fourrure, le temps que la cuisinière chauffe, en espérant qu’elle va chauffer. En principe, de la fonte [ou de l’acier?] sur du feu, ça fait de la chaleur, mais la maison est grande, le plafond pas isolé et les murs froids. Donc va peut-être falloir chauffer 2-3 jours pour réussir à faire monter un peu le thermomètre.

Ma toque, je crois l’avoir payée dans les 20 euros sur la brocante d’Annecy, c’est une vieille chose dont j’ai enlevé une doublure pas si ancienne que ça en synthétique. Je récup’.

Ce matin ma mère m’a dit qu’en pensant à ma maison, elle a réalisé qu’elle et ses parents et ses grands-parents avaient bien vécu dans des conditions de ce genre, comme chez moi, avec du simple vitrage, pas d’isolation, juste une cheminée ou un poêle à bois, alors ma foi, après tout…
Bref, les grands esprits se rencontrent.
Je n’arrête pas d’y penser, aux ancêtres, aux bâtisseurs.
A vrai dire, même les nobles et les bourgeois devaient se les geler dans leurs châteaux, leurs manoirs, leurs maisons bourgeoises. Anne Rice le raconte bien, dans « Lestat, le vampire », la jeunesse du noble Lestat de Lioncourt, dans un vieux château glacial et, l’hiver, Lestat va chasser le loup.
Ca doit tenir bien chaud, la fourrure de loup.
Bon, ici, on n’en est pas encore à guetter le loup, mais je contemple le nuage de condensation qui s’échappe de ma bouche si je soupire lourdement.
Demain après-midi, j’ai une visite, j’espère que j’aurai réussi à gagner 1 ou 2 degrés d’ici là.

En principe, le couvreur est passé vendredi dernier pour faire les travaux de consolidation de la charpente, et pour remplacer 2-3 tuiles, va falloir que j’aille voir. Je ferai ça demain.

21h10 : 13° !! Youpie ! Et puis après avoir mangé une bonne soupe bien chaude, ça va mieux (et du pain riz-sarrasin et du beurre).
Rien que 3 degrés de différence, ça joue.
A force d’essayer de manier les ouvertures de la cuisinière, orienter le machin comme ça, ouvrir le truc comme ci… je vais peut-être finir par trouver la bonne position : déjà là j’ai l’impression que ça « tire » mieux, que ça sent moins la fumée et que ça brûle pour de bon au lieu de mijoter un peu misérablement.
J’ai fait chauffer ma soupe sur le « feu », j’étais super fière de ne pas utiliser d’énergie non renouvelable. Bon, c’est de la soupe en brique au bilan carbone misérable, et à la valeur nutritionnelle très discutable, mais bon, réchauffée sur le feu plutôt que sur du gaz ou de la plaque nucléaire (électrique), ça fait une bonne différence.
Ca a même chauffé super vite. Je suis contente.

 

Mercredi 7 novembre, 12h45 :
Des pommes cuisent sur la cuisinière à bois.
Mes pommes, ma cuisinière, mon bois, de l’énergie renouvelable.
Ce matin j’ai aussi fait bouillir mes gants de toilettes sur la cuisinière. J’ai rentré du bois à la cuisine, je l’ai rangé derrière la cuisinière, pour qu’il finisse de bien sécher.
Faut que j’appuie le bon côté des choses parce que la température, la pluie et le ciel gris me rendent ronchon, je parie que c’est mon foie qui galère un peu. Il a besoin de fonctionner à 40° si je ne m’abuse, un peu plus que la température du reste du corps et j’ai une petite vitalité, je suis « frileuse » et j’ai du mal à maintenir une température normale, du coup quelque chose me dit que mon foie pourrait galérer, juste à cause de la température ambiante (ou bien parce qu’il galère, alors j’ai froid?? c’est pas improbable… ça galère comme ça depuis les vaccins contre l’hépatite B, je dis ça je dis rien, date d’apparition de mon syndrome de Reynaud).
Dans la nuit, la température dans la cuisine est montée à presque 15°, avec toutes les portes de chambre fermées. C’est pas mal. Mais quand ma chambre est ouverte, ça stagne à 14.
Je dors dans la chambre, porte fermée, pour protéger du bruit des 3-4 voitures qui passent dans la soirée ou dans la nuit.
Hier à 2H du matin, l’heure de prendre mon acide alpha lipoïque (chélation selon protocole Cutler), j’ai profité de devoir me réveiller pour me lever et recharger le feu, 2 voitures sont passées. J’ai trouvé ça très insolite.
A 14°, je peux enlever ma toque et rester tête nue, on se croirait presque au printemps.
Cette nuit j’ai aussi aéré. Il n’y a pas d’aération et j’ai l’impression de le sentir. Je n’aère pas en plein milieu de la nuit quand je ne fais pas de feu, mais s’il y a du feu, je pense que c’est plus prudent d’aérer.

 

Vendredi 9 novembre 2018, 18h35 :
Cet après-midi, j’ai été voir l’ancienne propriétaire de ma maison, Mme C., avec une voisine du Chézet, une de ses amies. Mme C. est pensionnaire d’une de ces maisons de retraite « modernes », une boîte entièrement bétonnée et plastifiée, sans espace vert, entourée de goudron, avec vue sur les immeubles d’en face. Le super marché d’en face et son parking, c’est une des attractions star du lieu (coude à coude avec le loto), certains pensionnaires préfèrent s’asseoir là, dans le hall, dans le courant d’air, face au parking, face au passage, face à la vie qui va qui vient, plutôt que face à la télé.

Comme je l’ai dit à ma voisine, les gens qui construisent ce genre de lieu n’ont pas de tête, et je pourrais ajouter « pas de coeur », ou plutôt, pour être plus juste, un cœur fermé, obstrué par des monticules de conneries monumentales, comme seul le capitalisme sait en produire.
Moi, on me met dans un lieu pareil, avec toutes mes jambes et tous mes bras et toute ma tête, on me retrouve sénile en dépression profonde au bout d’un mois.
C’est juste ignoble de construire des trucs pareils et non seulement de les construire, mais en plus d’y mettre des personnes vulnérables.

Je serais maire, j’embaucherais 2-3 géobiologues en amont de la construction de ce genre de structure, et leurs choix et décisions auraient la priorité sur ceux des architectes et des maçons et des « financiers ». Et, pour compenser le surcoût induit par l’utilisation de matériaux biocompatibles écolo (bois, pierre, argile, chanvre, tomettes…), je ferais adhérer la commune à l’association des Castors, pour que les travaux soient réalisés un maximum par des « chantiers participatifs » (« vous voulez un lieu de vie sympa et convivial et sain pour vos anciens et pour vous plus tard ? Alors retroussez vous les manches et venez pelleter de la chaux, de l’argile et du chanvre! »).
D’ailleurs j’ai contacté une géobiologue, pour demander un devis pour l’installation d’une prise de terre correcte chez moi.
Votez Caroline ! Lol.

Je suis en train d’écrire un topo sur la connexion à la terre pour le site web de Coeur d’EHS, pour qu’il soit simple comme un clic de comprendre le pourquoi comment de mon propos…
Les lieux de vie pour les anciens devraient être de plein pieds, avec vue et accès partout sur un joli jardin-potager-verger, avec une terrasse dallée en terra cota ou équivalent tout autour du bâtiment pour permettre un accès facile aux fauteuils roulant, mais zéro goudron et, à l’intérieur, avec un sol en tomettes sur chape à la chaux partout, et du mobilier 100% bois, coton, chanvre et laine (fauteuils, chaises, lits…). Ca aurait l’avantage de faire fonctionner l’artisanat et la petite industrie locale, d’autant plus que la fabrication et la pose de ce genre de matériaux à l’ancienne pourrait aussi donner un travail sensé à des personnes en situation de handicap (les « simplets » et autres « anormaux » d’antan, les autistes et autres personnes avec troubles du développement d’aujourd’hui) qui ne manquent pas de compétences, tant qu’on leur apprend un travail de ce genre, un travail à la méthodologie immuable, ancestrale et somme toute très noble, puisque le truc qui serait produit (entretien de jardins-potagers-vergers, fabrication de tomettes, travail de la laine, culture du chanvre…) est on ne peut plus noble, c’est à dire parfaitement biocompatible, propice à la santé et à la joie de vivre.
A défaut de tomettes (parce que ce n’est pas pratique à entretenir blabla), on pourrait mettre un bon vieux carrelage non ciré, non scellé. Mais bon dieu, PAS du plastique partout !!!
On est vraiment de grands malades, de mettre nos « anciens » (ceux qui nous ont transmis la Vie, le truc le plus précieux qui soit sur cette planète) dans ce genre de lieu. Idem les hôpitaux et autres lieux de « vie » pour personnes vulnérables, malades, en situation de handicaps variés… Idem les prisons, à vrai dire. Mettre des gens dans des lieux pareils, ça ne peut les rendre que dépressifs, malades et/ou agressifs. Autrement dit, ça revient à se tirer une douzaine de balles dans chaque pieds, avec nos impôts, qui plus est.
Et oui,évidement, ça veut dire que les personnes valides, en bonne santé et honnêtes, auraient elles aussi tout intérêt à vivre dans des lieux biocompatibles et écolo conçus ou rénovés par des géobiologues, évidement (des géobiologues qui connaissent bien la connexion à la terre, ils ne sont pas encore tous au point sur le sujet).

Mais bon bref, j’ai donc vu l’ancienne propriétaire de ma maison, je suis contente, je m’efforcerai d’y retourner de temps en temps.
C’est fou ce qu’elle ressemble à ma grand-mère maternelle, physiquement, elles auraient pu passer pour deux sœurs et le plus « drôle », c’est qu’elles ont toutes les deux travaillé à la Banque de France à Paris. Pas dans le même bâtiment ni dans le même arrondissement (et elles avaient 15 ans d’écart, donc peut-être pas en même temps), mais dans la même « boîte » (j’avais honte, je ne me souvenais plus du nom de celle où était ma grand-mère, Mme C. m’a aidé en me parlant de « Malesherbe ». Je crois bien que c’était ça).
Donc je n’ai pas de famille ici mais j’ai une maison qui me fait penser à mes grands-mères : la paternelle, avec le petit côté « buvette qui donne sur la rue, lieu de passage où l’on cause » et la maternelle avec le petit côté « Banque de France », et puis il y a le petit côté qui me fait penser juste à moi, avec la grand-mère paternelle de Mme C. qui a été nourrice de Jean Cocteau et le mari de Mme C. qui louait un appartement à des artistes, à Paris, dont Jiacometti et Zao Wou-Ki (oui, j’ai pris des notes). Non que je puisse me dire moi-même franchement « artiste », mais vu le temps que j’ai passé à traîner avec des musiciens, à faire de la photo, de la chronique de concert, de la nouvelle fantastique, de l’auto-fiction, à financer un album de punk-rock, à écrire un mémoire-livre sur l’autisme… Si, en fait, allez, Jean Cocteau, il parle bien à mon petit côté « originale un peu artiste zarbi sur les bords ».

Hier matin, j’ai été à Naturel 21, à Vievy  http://www.naturel21.com/, le magasin de matériaux de construction/rénovation écolo du Morvan. Ils sont dans un coin à peu près 1000 fois plus paumé que le mien. J’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi mettre un commerce dans un coin pareil. Ok c’est beau et quand on y va, c’est un peu comme de plonger dans un épisode de la 4ème dimension, surtout par temps brumeux, quand on perce le brouillard un peu avant d’arriver, pour trouver du ciel bleu au-dessus du bocage, pour voir émerger de grands bœufs blancs des bancs de brume, et pour finir par devoir slalomer entre des canards dans la dernière courbe, avant de se garer devant un bâtiment où l’électricité est biocompatible (câbles blindés).
C’est vraiment très très joli, et tranquille, et ils ont même des options « bidouille » à proposer aux gens qui cherchent des solutions low cost, par exemple pour faire des volets d’intérieur anti-bruit escamotables.
Le seul hic, c’est qu’ils ont pas mal de truc « sans fil » dans le bureau. C’est ballot de faire de l’électricité biocompatible, de vendre des détecteurs de pollutions électromagnétiques et d’avoir des ordinateurs en wifi, des smartphones et peut-être même une imprimante en blutooth ou truc dans le genre qui rend bien sénile, mais à part ça, nickel, c’est là où j’ai trouvé l’adresse de la géobiologue.

 

Samedi 10 novembre 17h15, crépuscule :
Je mets du Triste Sire (je reste fan de leur « Anémie Mon Amour »), le ciel est gris, il pleut, le jour baisse, et une grande bande de corbeaux vient tournoyer en croassant devant la maison…
C’était la minute gothique.
C’est surtout le weekend, j’ai envie de prendre des airs de sortie en bar gothique. Ca me rappelle mon jeune temps, le Mark XIII, « Gre » (noble)…

Cet après-midi, grand jour ! J’ai été acheter des meubles à Emmaüs.
J’ai eu un mal de chien à choisir et à me lancer (tel meuble me plaît bien mais les serrures sont cassées, tel autre est bien joli mais il n’y a pas de penderie…). Après avoir passé 1h30 à tourner et retourner un peu partout, j’ai arrêté mon choix sur un buffet et une armoire (avec une penderie). J’aurais bien aimé trouver un lit de 90cm, mais leurs lits en morceaux, c’est vraiment trop compliqué de s’y retrouver. Reste juste à caler la date de la livraison.

J’ai aussi acheté quelques autres bidules : 2 couvre-tête en laine, un gros marteau, une paire de jolis sabots mettables (j’ai très envie de tester), deux petites briques à faire chauffer sur la cuisinière et à mettre dans le lit avant d’aller se coucher, des boîtes en fer pour les photos de famille de Mme C. (c’est le genre de cadeau que je peux me permettre, je prévoie de les lui apporter le mois prochain). J’ai aussi trouvé une jolie petite boîte en fer pour mon sucre en poudre et une corne de vache dont je pourrai peut-être me servir de corne à boire (comme pour les sabots, c’est le genre de truc archaïque que j’ai envie de tester).

Hier on m’a gentiment proposé un four à micro-onde, mais voilà, je préfère les sabots 100% bois, les toques 100% cuir et fourrure, les cuisinières à bois… Je vais finir par me faire traiter de réac
Je me suis aussi arrêtée à Morvan Bio pour un paquet de chips et du beurre label Demeter.
Et à Bricomachin, j’ai pris une petite hachette pour faire du petit bois, un lot de bûches compressées et un paquet de lignite pour voir si je peux faire tenir un feu toute une nuit avec ça. Je commence à avoir très envie de commander un lot de bûches compressées, c’est vraiment très pratique, ça s’allume plus facilement que les bûches bois qui sont parfois un peu capricieuses, à moins que ça soit la cuisinière qui soit un peu capricieuse, il y aurait des joints à remplacer, d’autres à remettre…

Je lis et relis les articles que j’ai écris pour le site web de Coeur d’EHS, j’en suis plutôt contente.
Les mouches me harcèlent.

Les dernières mouches de l’année, très occupées par une tâche de confiture de cassis bio.

 

Dimanche 11 novembre 2018, 10h30 :
Un voisin vient de passer avec un de ses potes ex-plombier.
Bon, heureusement qu’il fait beau et déjà un peu chaud, au soleil, sur le perron.
J’avais bien pris note que toute la plomberie est à refaire.
J’ai repris bonne note.
Je pense que cette maison sera habitable dans un an, au mieux, 6 mois si j’ai beaucoup de chance.
Dans un premier temps, faut changer l’évier et mettre un petit chauffe-eau, pour avoir un écoulement et de l’eau chaude au moins à la cuisine.
Après, la salle de bain, on verra. Peut-être dans un an… ou deux ?
Une fois que j’aurai de l’eau chaude et un évier décent, je pourrai envisager de prendre un boulot d’aide à domicile, pour financer la salle de bain. Parce que revenir du boulot le soir après avoir brassé de la poussière chez des gens et ne pas pouvoir me laver autrement que dans une bassine, ça risque d’être un peu trop pour mes petits nerfs de princesse.
Et en attendant, dans la salle de bain, je pourrai toujours passer le temps en cassant les faïences qui me sortent par les trous de nez. [p.s, janvier 2019 : au final les faïences, je pense plutôt les peindre, un jour prochain, vu qu’elles sont en bon état].

Changer l’évier, mettre un mini chauffe-eau.
Remplacer la cuisinière bois.
Remplacer les fenêtres et la porte d’entrée.
Isoler le plafond par le grenier.
Donc, à vrai dire, j’aurais bien le temps de faire un CAP plomberie, ça serait bien kiffe kiffe bourricot, en terme de délais, non ?

15h45 :
J’ai fait une sieste de presque 2H.
On dirait bien que je suis fatiguée. Pas de journée « off » depuis que je suis arrivée, mardi dernier. Plein de temps passé dans les « ondes » (champs électriques de hautes fréquences), je n’ai demandé à personne « tu pourrais éteindre ton portable, ste plait ? ».
Je vois bien que je reste un peu traumatisée par toutes les réactions de moqueries, de railleries, de suspicion, les yeux au ciel que j’ai obtenu jusque là, presque à chaque fois que j’ai posé cette question. Maintenant, souvent, je préfère faire la fière et ne rien demander, ne rien dire, faire profil bas (la fière ou profil bas, oui, je ne sais plus trop).
C’est pire qu’avec le végétalisme. Quand on se fout de ta gueule parce que tu ne manges pas ceci cela, ça te fait de la peine, ton petit cœur saigne, mais c’est tout, là avec les « onnnnndes », en prime ça te crame la gueule et tu dois rester poli et fermer ta gueule et sourire pour faire genre « oui, ha ha ha, c’est vraiment très rigolo, c’est fou ce qu’on se marre et ce que je suis gentille et bien élevée » (contrairement à tous ceux qui n’en ont rien à foutre de ma gueule qui crame , hein, mais non je ne le dirai pas tout haut, je me contenterai de l’écrire sur un blog que personne ne lira ») et donc non je ne vais pas faire d’esclandre, je vais fermer ma gueule comme une gentille petite et après tout le monde me demande « mais pourquoi on ne t’entend pas, t’es tellement discrète, pourquoi tu ne dis jamais rien ??? ».
LOOOOL.

Personne n’écoute et après on se demande pourquoi je ne parle pas…
Je suis logique, moi, je ne vais pas dépenser ma salive quand je sais que personne n’en a rien à foutre de ce que je dis.
Et tout le monde qui est toujours persuadé d’être le premier à te vanner…
Du coup j’endure, puisque maintenant, je vois que j’endure un peu mieux qu’il y a 6 mois.
Et si je dis ça à quelqu’un, on va me dire « ah, alors c’est bon, je peux laisser mon portable allumé, ça te fait plus rien ? »
Et ce sera reparti pour un tour d’explication et après on se demandera pourquoi je préfère encore rester toute seule…
Un jour je péterai un câble je prendrai un smartphone, je le piétinerai, je le réduirai en miette et vraiment personne ne comprendra pourquoi je me comporte en hystérique.

A moins qu’il soit en mode avion/hors-ligne, un smartphone allumé, c’est comme un mégot de clope qui n’en finit jamais de produire une fumée digne d’un fumigène ; qu’on soit asthmatique ou pas, on s’en prend plein les poumons tout pareil !!!

Pendant que je dormais, le thermomètre est monté à 16°, grâce au soleil. J’ai même passé un moment dehors assise sur le banc, à lire pieds nus dans l’herbe au soleil, après déjeuner.

 

Maintenant le ciel s’est couvert et j’écoute Tool, Aenima. J’ai remis ma toque.

Parfois j’aimerais juste faire 1,80m et 80kg de muscles, avoir une paire de testicules, une gueule de surfeur californien et un titre de champion de karaté, je me dis qu’on me vannerait peut-être quand même un chouilla moins.

 

Lundi 12 novembre :
14h :

La vie que je veux mener, profession de foi :
Une vie qui soit propice à la Vie, une vie qui prenne soin de la Vie.
Utiliser le moins d’énergie nucléaire possible, à terme cesser de collaborer avec le nucléaire.
Utiliser le moins de pétrochimie possible, à terme cesser de collaborer avec la pétrochimie.
Utiliser du bois pour se chauffer, des outils à main, du chanvre pour isoler le plafond, faire chauffer l’eau sur la cuisinière bois ou sur le poêle à bois plutôt que sur des plaques électriques ou avec une bouilloire électrique.
Faire la lessive avec une lessiveuse à l’ancienne quand le poêle chauffe et qu’on peut faire chauffer la lessiveuse dessus. L’été, trouver un moyen de bidouiller un système de chauffe-eau solaire, pour avoir de l’eau chaude gratis, sans gaz ni nucléaire.
Pourquoi pas une douche solaire en extérieur ?
Cultiver les relations de bon voisinage, parce qu’un bon voisin vaut environ 10 voitures et, comme une voiture, un bon voisin ça s’entretient, alors avec lui, comme en famille, on évite de parler politique et religion, on parle plutôt cueillette de champignons, jardinage, cuisson de la courge, plomberie, météo et santé.

19h :
Une poêlée de courge cuit sur la cuisinière. Ca m’enquiquine qu’elle fume un peu, ma cuisinière, je laisse carrément la fenêtre de la chambre ouverte (l’air circule très peu même comme ça, à moins qu’il y ait du vent dehors). J’aimerais bien trouver quelqu’un pour me refaire les joints, au cas où ça suffirait à… Enfin non, le rendement laisse quand même à désirer et elle est difficile à manier, un peu capricieuse.
Faudra que je trouve un poêle de remplacement sur lequel on peut faire cuire des trucs [ps : il me faut une cuisinière pour faire cuire des trucs, on ne peut rien faire cuire sur un poêle, j’ai appris ça en dévembre].

Je pense à mes ancêtres, mon arrière-grand-mère Maria Bonneville, aux Bouchoux, il y a 100 ans, pile à cette heure-là dans le Jura, elle préparait peut-être à manger pour ses trois gosses, dont mon grand-père André qui avait 12 ans. On peut supposer que la nouvelle de l’armistice leur était parvenue. Le mari de Maria était mort depuis 6 ans. La cuisine devait être faiblement éclairée avec une ou deux lampes à pétrole. J’ignore complètement quand l’électricité est arrivée aux Bouchoux, peut-être dans les années 1930-40 ?
Je ne suis pas sûre qu’ils aient eu une cheminée, peut-être juste un petit poêle à bois. Maria préparait peut-être des « gaudes », des galettes de polenta, qui ont marqué la mémoire de mon grand-père, il en gardait un mauvais souvenir, ils étaient pauvres, les menus devaient être assez répétitifs.
Ou bien à cette heure-là, ils étaient peut-être déjà couchés, pas trop au chaud, malgré des matelas laine et des édredons en duvet. Ils se couchaient peut-être avec leurs vêtements, des bonnets (c’est ce que je fais aussi) et ils se réveillaient le matin pour trouver du givre sur les fenêtres. A cette saison, il y avait peut-être déjà une bonne couche de neige, peut-être déjà cinquante centimètre, un mètre? Maria est morte en 1934, si ma mémoire est bonne, d’une bronchite, à 56 ans.

Aujourd’hui j’ai rentré du bois dans la cuisine, j’ai testé ma petite hachette mais ce n’est pas encore le bon outil pour réduire un peu la taille des plus gros bouts de bois qui ne rentreront jamais tel quel dans ma cuisinière. Faudra une masse et une cognée ? Même pour faire du petit bois, détacher l’écorce des bûches, c’est limite, elle est assez lourde au final, où bien c’est moi qui suis vraiment fatiguée.
J’ai aussi réussi à remettre la main sur le plombier, il va passer mercredi pour parler devis et nouvel évier.
Et le rendez-vous avec Emmaüs est fixé à jeudi, pour la livraison de mon buffet et de mon armoire à linge avec penderie. Cet après-midi, j’ai fini d’enlever le liseret synthétique d’une couverture laine que je rangerai donc avec grand plaisir dans mon armoire.
C’est la première fois de ma vie que je peux dire ça : « mon armoire, ma cuisinière… ». Ca a un goût vraiment particulier. Jusque là je n’avais eu quasiment que des meubles achetés par mes parents, donc leurs meubles, pas les miens, ou bien des meubles hérités d’une grand-mère ou d’une grand-tante. Là ça ressemble à des meubles hérités d’une vieille tante, mais non, c’est mon choix !
En tout cas il y a 100 ans, dans le village des Bouchoux, à environ 900m d’altitude, quelque chose me dit qu’il n’y avait plus de mouches depuis quelques semaines.

J’ai encore entendu une émission sur l’effondrement de la biodiversité cet après-midi, sur France Inter. 75% des insectes volants disparus en Europe en je ne sais plus combien de temps… Mais il reste quelques mouches.

Par contre, entre le maniement du bois et de la tige métallique qui sert à ouvrir la cuisinière (une des plaques par lesquelles on passe le bois est vraiment lourde, surtout quand on doit la soulever avec une tige qui ne me semble pas très adaptée), le petit ménage que j’ai fait ce matin (serpillière et petite lessive), bah j’ai mal aux mains. C’est peut-être aussi la session de grattage de tomettes d’il y a 3-4 jours. Ca me secoue un peu les articulations, ce grattage, je crois que c’est peut-être un peu rude, du coup je traîne à m’y remettre.
Malgré toute l’aération, et la fenêtre de la chambre ouverte, j’arrive à avoir 18° ici, à l’intérieur, dehors il fait 13°. Il a fait très doux, cet après-midi. Ce sera une autre histoire quand il gèlera la nuit et qu’on ne verra pas le soleil de la journée.

 

Mercredi 14 novembre, 14h30 :
J’ai recommencé à gratter mes tomettes. Encore une heure et je pourrai dire que j’en ai récupéré 3m2 sur 12.

Après, je me ferai une onction des mains aux huiles essentielles de gaultérie, laurier noble et lavande.

J’ai testé mes sabots en bois 2 minutes. Ils sont malheureusement un peu petit mais j’ai été surprise de m’y sentir plutôt bien. Le bois donne de la tenue, une stature, presque un meilleur maintien, c’est peut-être la nature de l’essence de bois (noyer ? hêtre?), un bois bien dur, en tout cas. Peut-être pas du chêne, quand même ? Ou du châtaigner ? En tout cas du costaud qui évoque aussi les chaussures de claquette. Bon, un peu casse-gueule sur un sol lisse mais sympa.

Le plombier est passé pour me remettre le devis en main propre. Pour une nouvelle plomberie (arrivée d’eau, écoulement), du compteur d’eau à l’évier de la cuisine, avec un mini chauffe-eau de 15-30L dans la cuisine et une arrivée d’eau dans la salle de bain (juste l’arrivée d’eau), ça ferait dans les 1700. Et donc sans salle de bain, juste une nouvelle installation sans fuite, sans risque de nouveau pétage de joints ou que sais-je.
Je suppose que c’est un prix correct? Et en prime je garderai peut-être mon vieil évier en céramique.
Après, faut penser à garder du budget pour les fenêtres, la porte, le poêle à bois. Parce que j’ai beau avoir droit à des aides, elles s’élèvent à 60% du budget total des travaux, et si ma part de 40% s’élève à 1000 ou 2000, on ne va pas aller loin, avec ça.

En pensant à tout ça, je bois du thé vert.
Certains racontent que certains types de thé les fond planer. Je me souviens de l’effet très relaxant d’un certain thé vert Gunpowder.
Là, je cherche juste à me réchauffer pendant ma pause. Je n’ai pas allumé le feu ce matin, il faisait et fait toujours 15° dans la maison, ça va, avec un bonnet en laine mérinos acheté même pas 2 euros à Emmaüs. Ce matin il faisait un grand soleil, maintenant la brume est montée. Ca fait toujours un peu d’eau pour les prés.
Tous les jours, bien deux fois par jour, je vois les employés de mairie passer devant chez moi en tracteur, avec une citerne pleine, pour remplir un réservoir d’eau potable sur les hauteurs de la commune.

16h40 :
Pour mon 4H, une craquotte de sarrasin tartinée de rillettes de porc. Le travail physique et la température qui fraîchit, ça donne faim. Ca m’avait fait le même effet en mars-avril 2017, quand j’avais passé du temps dans « ma » petite cabane du Jura, à La Pesse. Je me souviens d’avoir été acheter des rillettes, ou une terrine, je ne sais plus, par une fin d’après-midi neigeuse, avec la neige qui me volait dans la figure.

J’ai bien récupéré 3m2 de tomettes. Je les ai nettoyées, j’attends qu’elles sèchent et en attendant, je fais du feu et de la fumée. Hier soir j’ai réalisé que ce sont non seulement les éléments de la plaque en fonte qui « fuient » mais aussi la base du tuyau des fumées qui est légèrement disjoint de la cuisinière. Tu m’étonnes que ça fume.

 

Jeudi 15 novembre, 8h :

Politique et écologie : est-ce que j’irai manifester en « gilet jaune » pour protester contre l’augmentation du prix de l’essence ?
Non, pourtant, en vivant à 300km de ma famille, ça finira par devenir « compliqué » de faire le trajet pour se voir. On utilisera skype ? Tant que les data centers qui font le web tiennent le coup ? Après faudra peut-être revenir au bon vieux téléphone à fil ? Peut-être que pour faire des économies d’énergie et réduire le bilan carbone on sera forcé de revenir à un Internet 1.0, essentiellement pour communiquer via des emails et des forums de discussion et on reviendra au bon vieux HTML de base des années 1990 pour les sites web, de façon à ce qu’ils soient aussi économes que possible en espace de stockage…

Je souhaite que l’essence devienne de plus en plus chère et que les gens recommencent à aller travailler à 5km de chez eux maximum, que les jeunes recommencent à faire des CAP plomberie et qu’ils restent travailler dans les villages, pour qu’il y ait un plombier par village, si ça pouvait être comme ça pour des trucs comme les médecins (ou les « rebouteux » ou les « sage femme » et autre ostéopathes et professionnels de la santé, de la santé classique ou alternative), les mécano, les maraîchers et les épiceries (magasins associatifs et coopératifs de producteurs locaux, qui vendraient aussi du sel, du fil, un chouilla de café, de cacao, des chaussettes en laine, du savon et de la lessive, tout 100% bio autant que possible)… On aurait tout à coup beaucoup moins besoin de voitures.
On arrêterait de manger des bananes en France et toutes les communes du pays se mettraient à planter des fruitiers plutôt que des arbres d’ornement.
Les artisans et autres professionnels qui ont besoin d’un véhicule, comme les médecins, les agriculteurs et les infirmières et aides à domicile, auraient un salaire adapté, des subventions, une carte pro, que sais-je, pour faire face.
Ces subventions viendraient d’une copieuse taxation du kérozène des avions et du carburant des bateaux de croisière et autres bateaux de loisirs. Tous les véhicules de loisirs seraient taxés (on aurait un véhicule principal pour les déplacements indispensables et tout autre véhicule « secondaire » serait taxé un max, comme les résidences secondaires). On aurait des chemins de campagnes, des lacs et des bords de mers beaucoup plus calmes, sans tous ces engins à moteurs qui servent uniquement à se faire « plaisir ».
On pourrait carrément envisager de labelliser l’artisanat local, de lui faire un statut réellement simplifié et allégé en taxes : les plombiers, charpentiers et autres électriciens qui s’engageraient à travailler dans un rayon de 10-20km maximum autour de chez eux seraient exonérés de tout un tas de trucs.
Et puis on interdirait carrément, en amont, la production de véhicules « gourmands » en carburant : finit les 4X4, les SUV, les voitures de sport, les « berlines » grand luxe (oui je sais c’est triste, j’adore les Porsches 911 mais on se consolerait avec les voitures vintage de collection). Les 4X4 seraient réservés aux pompiers, aux gardes forestiers, ce genre de profession, ce serait des véhicules strictement professionnels et basta. On obligerait les fabricants à faire des véhicules « légers » et relativement lents (oui, bridés).
Parce qu’on est dans le caca jusqu’au cou, nous sommes en train de vivre la 6ème grande extinction de masse, je viens encore de voir passer le tracteur de la mairie, emmener une citerne d’eau pour remplir le réservoir un peu plus haut, une sécheresse en plein mois de novembre, non mais allôôô, quoi ! Il est temps de se bouger le popotin, grave.

12h30 :
Emmaüs me livre mes meubles vers 14h, je pense prendre la route vers 15h au plus tard et remettre le cap sur la Haute-Savoie, après avoir pris de la red maca, pour rester bien réveillée, pour respecter les 600 changements de limitations de vitesse environ, entre ici et chez moi.

 

Vendredi 30 novembre, 5h40, Roussillon :

L’ordi au petit matin, avec le logiciel f.lux, qui filtre la lumière bleue, là en mode ember ou candle. J’ai découvert le Dr Jack Kruse et ses conférences et interviews youtube en novembre, depuis, j’ai transformé l’écran de mon ordi en bougie. Ca épargne un peu ma mélatonine, mon DHA, mes rythmes circadiens…

Il y a une dizaine de jours, une employée du service client d’Orange me disait que mon « rendez-vous » du 30 novembre pour les travaux de réouverture de ma ligne téléphonique était maintenu et que je devais d’ailleurs être sur place ce jour-là (une autre m’avait dit le contraire peut-être un mois auparavant).
Et hier, un technicien d’Orange me laisse un message vocal incompréhensible, je sors de mes gonds, j’appelle le 3900, j’explique que je sais que mon interlocuteur n’y ai pour rien mais désolée je suis en pétard et il va essuyer les plâtres pour Orange.
Il a bien gardé son calme, limite charmant (moi j’avais limite envie de hurler au téléphone).
Et là j’ai appris qu’il n’y avait jamais eu de « rendez-vous », que techniquement, il n’y avait qu’une « estimation » de date de livraison du service et que les autres collègues m’avait parlé de rendez-vous pour éviter de se faire engueuler.
Bah tu m’étonnes.
Après avoir passé 15 minutes en attente, hier, avec la petite musique devenu insupportable au bout de presque 3 mois d’attente au final, j’ai eu l’idée de demander si Orange consentirait à un « geste commercial », pour compenser les « désagréments ». On m’a dit oui, un mois d’abonnement gratuit. Bah ma foi, ce serait un strict minimum.
J’ai entendu dire qu’Orange prévoirait de supprimer le réseau du téléphone filaire d’ici quelques années. C’en est peut-être les prémices ? Tout faire pour dégoûter les gens d’avoir un téléphone filaire ?
Ne serait-ce pas simplement une méthode de gestion de la « masse salariale » appliquée à la « masse clientèle » ? L’usure et le mépris, pour qu’on renonce. Ou juste du jmenfoutisme?
Moi, pardon, mais tout ça, ça me donne surtout envie d’aller débrancher les antennes de téléphonie mobile. Je dis ça comme ça pour éviter de risquer de me faire accuser de terrorisme, hein, on ne sait jamais.
Ca me rappelle le gars, instituteur à la retraite, qui raconte volontiers qu’un jour où la mairie avait été prise de l’idée de laisser installer une antenne relais au-dessus de l’école, il avait été pris de l’envie de démonter l’antenne à coups de disqueuse.
Mais bon, c’est un instit à la retraite, il a des sous, c’est un mec, il a le droit de dire des choses sans se faire arrêter, moi si je me met à écrire des trucs dans ce genre, ça pourrait être une autre chose.
Les écrits restent blabla.

[ps : bref, le 30 novembre, aucun technicien d’Orange ne s’est montré. En janvier 2019, je suis toujours sans téléphone fixe]

Il faisait 7° dans la maison quand je suis arrivée hier midi, hier soir je suis montée jusqu’à 13° et là, c’est retombée à 10°.
Les 2 bûches de nuit mise hier soir à 21h30 étaient en cendre ce matin à 5H, pourtant l’arrivée d’air était fermée. Prout. Soit faudra que je me couche plus tard, soit faudra que je renonce à avoir de bonnes braises quand je me lève. Ou bien j’entretiendrai le feu quand je serai en tour de chélation, et le reste du temps, tant pis.

Hier j’ai commencé à nettoyer mes meubles. Ils sont à peine poussiéreux, par contre les étagères du buffet ont été plastifiées, un truc adhésif qui colle bien sur les étagères du bas, ça réchauffe bien de le décoller.

Aujourd’hui j’ai aussi à rentrer du bois à la cuisine, ça aussi ça réchauffe et puis gratter mes tomettes, plein de trucs qui réchauffent.
Quoi que mes mains m’inquiètent un peu, j’ai l’impression qu’elles n’ont pas totalement récupéré des dernières sessions de grattage d’il y a 15 jours.
Mais bon, je me fais du soucis facilement, faut toujours que je me dise ça, que je suis hypersensible au stress et que cela se traduit par un tendance naturelle à se faire plus de soucis que nécessaire.
Mes mains fonctionnent très bien.

Politique – Gilets Jaunes : j’ai un peu évolué au sujet des gilets jaunes. Il y a 3-4 jours j’écrivais sur facebook que non je ne les soutenais pas et que non je ne leur amènerai pas le café, que je souhaitais voir le prix de l’essence augmenter encore, et hier j’ai fait une partie de la route avec le gilet jaune derrière le pare-brise (et puis il a fini par glisser).
C’est que mardi matin, avant-hier, j’ai eu une conversation passionnante avec un employé du service des impôts des entreprises, au sujet de la cotisation foncière des entreprises 2018.
J’avais envoyé un email pour demander si c’était une erreur, et non ce n’est pas une erreur. Quand on est autoentrepreneur, même quand on n’a pas de local pro, on doit payer une cotisation foncière des entreprises, dont le montant est fixé par la commune de domiciliation de l’entreprise (ça me titille d’aller voir mon maire, du coup).
C’est soit-disant calculé au prorata du chiffre d’affaire : on paye 131 euros quand le chiffre d’affaire est situé entre 0 et 10.000 euros.
Le chiffre d’affaire, c’est grosso modo l’argent qui rentre dans les caisses, mais c’est très différent de l’argent qui reste dans les caisses à la fin du mois ou de l’année.
Quand il m’ adit ça, j’ai demandé au gars : « Vous êtes sérieux » ?
Lol. (si si, ça me refait rire, rétrospectivement, c’est nerveux).
Alors, comme il me l’a suggéré, j’ai envoyé un autre email pour demander une exonération en expliquant pourquoi : le montant pitoyable de mon chiffre d’affaire (dans les 400 euros sur 2 ans), mes revenus d’handicapé au dessous du seuil de pauvreté, l’absence de local pro, les cotisations déjà versées à l’urssaf, l’assurance pro payée chaque année, et surtout les bénéfices nuls (vu les cotisations et l’assurance pro)….
Et là j’ai commencé à comprendre les gilets jaunes, le raz le bol des taxes (France, une des championnes du monde des taxes et impôts) et à avoir envie de leur apporter du café.
Quoi que leur apporter du café, pardon mais ce serait encore débourser des sous et comment dire… Moi qui en suis à faire du 40km/h quand c’est limité à 50, juste pour être sûre de ne pas me faire traire une énième fois par un radar, parce que j’aimerais vraiment beaucoup pouvoir m’acheter un nouveau poêle à bois et faire refaire ma plomberie, tout ça…

 

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