Bubulle, l’oeuf cosmique

Bila, un dieu serpent arc-en-ciel des aborigènes d’Australie.

 

Petit conte de Noël. Cadeau.
Spéciale dédicace à toutes les sorcières et à tous leurs fans.

Il est difficile et périlleux de transmettre des informations récoltées avec des techniques de « sorcière ».
Il est difficile d’en évaluer honnêtement, objectivement la solidité.
Alors on les transmet comme on peut, en racontant des « histoires ».
Si vous n’aimez pas les fictions, vous pouvez aller à la fin du texte, piocher dans les « vraies » références-sources d’inspiration. J’y ai réuni – entre autres, des références-clés qui permettent d’améliorer la santé, la vie, le quotidien par toutes sortes de moyens naturels.

Meilleurs voeux pour 2019!
2-11 décembre 2018, Roussillon en Morvan – Haute-Savoie

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Bubulle, l’œuf cosmique

Et si tout ce qu’on croyait savoir était franchement faux… ?
Vraiment tout ?!
Inversé, perverti, vraiment tout tordu ?!

Quelque part dans la galaxie…

Un gros cailloux a été ensemencé, probablement par une collision gigantesque avec un autre gros cailloux tournoyant autour d’une étoile.
Papa-Maman planètes sont là, tous gênés : « Oups, on ne l’a pas fait exprès, on s’est frotté d’un peu trop près, comme quand vous allez passer la soirée à boire dans un bar et que vous vous retrouvez le lendemain dans le lit d’un ou d’une inconnue, plus si inconnu que ça après une nuit passée à vous « frotter » l’un à l’autre… ».

La graine ainsi semée a germé, le gros cailloux est devenu ce que les humains appellent une planète tellurique qui abrite la vie, une planète qui ressemble étrangement à la notre – un peu comme un Africain ressemble à un Européen, sauf qu’ici, on n’appelle pas cela une « planète », puisque ce gros cailloux n’a rien de plat… Quoi que le mot grec humain à l’origine du mot « planète » est « planetes, planetai », qui signifie « voyageur », et « planasthai », en grec, signifie « voyager, errer ».
On n’appelle pas cela une orange non plus, puisqu’une orange est pleine d’eau et que ce cailloux est d’avantage comme un gros œuf dont seule la coquille est solide, alors que le blanc et le jaune de cet œuf sont du magma plus ou moins en fusion, c’est un œuf de feu, un gros œuf de dragon-vie, couvé par le souffle chaud de l’étoile-coeur autour de laquelle il tourne. Dans ce monde, on donne souvent deux ou trois noms aux choses, histoire de bien expliquer ce dont on cause, parce que toute chose peut toujours être décrite de plusieurs points de vue différents et donc avoir plusieurs formes-apparences et une chose peut avoir plusieurs fonctions, et donc plusieurs noms.
Dans ce monde, la vie-conscience est qualifiée de « dragon », une force monumentale qui voyage de monde en monde et qui prospère partout en toutes choses, sous toutes les formes possibles et imaginables, formes plus ou moins complexes, plus ou moins grandes, de l’atome à l’ADN, de l’astéroïde à la galaxie. Et ce dragon géant pond des œufs à son image, des œufs géants : les galaxies, les étoiles et les planètes, qui à leur tour « pondent » et génèrent de plus petits œufs à leur surface : toutes sortes de créatures et de formes, leurs enfants-habitants qui, à leur tour, « pondent », etc…
Dans ce monde, on appelle donc cette planète un œuf, ou un œuf cosmique et cet œuf-là en particulier, plus familièrement, ses habitants l’appellent Bubulle.

Cet œuf cosmique est celui d’un esprit-foetus de dragon un peu spécial. Il s’agit d’un dragon-phœnix qui se consume régulièrement et renaît, comme Fumesec dans Harry Potter.
Les Aztec auraient vécu sur cette planète, ils auraient appelé cette créature Quetzalcoatl, ils l’auraient décrit comme un gros serpent à plume multicolore, mais les Maya sont loin. Les Vikings, eux, l’auraient appelé « Draak » ou « Dreki », mais les Vikings aussi sont loin, Jeremy Narby aurait peut-être été tenté de l’appeler « Le Serpent Cosmique », mais Mr Narby est loin aussi, donc ici, cet œuf, on l’appelle juste Bubulle, parce qu’il est à peu près rond et lisse comme une bulle (vu de loin) et qu’il rote régulièrement de grosses bulles de magma, causant des éruptions volcaniques plus ou moins catastrophiques.
Cet œuf en fusion est comme le creuset dans lequel mijote l’esprit-fœtus bouillonnant d’un dragon-phœnix particulièrement remuant, limite un peu punk, sans cesse en train de se régénérer, n’en faisant qu’à sa tête, sans cesse en train de donner puis de reprendre la vie à ses créatures-enfants-graines qui grouillent à sa surface, et il leur transmet une vie à l’image de la sienne : auto-réparable, que les visionnaires de cette planète perçoivent en chaque être vivant sous la forme d’un dragon ailé cracheur de feu, qui ressemble un peu à ce que les visionnaires humains appellent « kundalini ». D’ailleurs, chaque être vivant sur cette planète est doté des caractéristiques vitales de ce phœnix : capable de transmettre la vie, capable de générer de l’énergie-électromagnétisme au cœur de ses cellules, comme ce gros bébé en génère en son cœur spirituo-electromagnéto-magmatique et capable de renaître de leurs cendres : quand les êtres de cette planète meurent, leur esprit-vie retourne à sa source : le cœur en fusion de Bubulle. Bubulle redonne forme à cet esprit un peu plus tard, ou bien il le recycle en autre chose si l’esprit-graine n’avait rien donné de bien intéressant ou si elle avait mal tourné, ou il lui permet de transiter vers d’autres dimensions, puisque le cœur de Bubulle est un gros chakra, c’est à dire un vortex, une porte qui peut mener à d’autres coeurs-vortex, d’autres cœurs de planètes, d’étoiles ou de galaxies ailleurs dans l’univers. Les cœurs-chakras des galaxies, c’est ce que les humains appellent les « trous noirs ». Les humains n’y voient pas très clair en matière de chakra.

Bubulle est un esprit-phoenix, qui se consume et renaît sans cesse, mais bien sûr, la planète-creuset elle-même ne se consume pas et n’explose pas réellement tous les 50 000 ans, par exemple. Elle reste pleine et entière et, vue de loin, elle tourne tranquillement autour de son étoile depuis 4 milliards d’années. C’est la vie-conscience, l’esprit de cet œuf, manifesté concrètement à la surface matérielle de l’œuf, sur sa « coquille », qui germe, grandit, se multiplie puis ce consume et renaît régulièrement sous une nouvelle forme. Ainsi, sur cet œuf cosmique, des créatures ressemblant à des dinosaures seraient susceptible d’être apparues à un moment donné, de s’être développées, multipliées et puis boum, un beau jour, on efface tout et on recommence. Plus exactement, on efface 95% des formes de vie à la surface de l’œuf et on laisse les « cendres », soit les 5% restant créer quelque chose d’autre, petit à petit.
C’est un peu un cercle vertueux, ou bien un cercle vicieux, selon les points de vue.

Un beau jour, un des clans vivant sur cet œuf, le clan des Bâtisseurs (aussi surnommé les « Gourmands », ou plus familièrement encore par leurs détracteurs, « les Baffreurs ») – qui était un clan de nantis délicats, qui aimaient bien leur petit confort et préféraient construire des maisons en pierre plutôt que de vivre en nomade dans des tentes, ce clan en eu marre de ces cycles de mort et de renaissance. Ce clan chercha à arrêter le processus, à le mettre sur « pause », de la même façon qu’ils s’étaient mis eux-même sur pause en commençant à cultiver des céréales toujours au même endroit, en faisant des stocks et en construisant des maisons et des caves, plutôt que de voyager léger sans arrêt, en nomades chasseurs-cueilleurs, plutôt que de manger ce qu’ils trouvaient en chemin (donc parfois pas grand chose): « On est bien, là, comme ça, avec notre petit confort, notre petite bedaine, nos gros murs, nos stocks de grains, nos gosses qu’on aime et qu’on aimerait voir grandir, donc on aimerait bien que tout cela continue éternellement, donc on va essayer d’arrêter la croissance de l’oeuf-dragon-phoenix et on va essayer de faire en sorte qu’il en reste toujours à son état larvaire, tranquille dans son œuf, qu’il arrête de tout péter en remuant sans arrêt, sans parler du branle-bas de combat quand il brise sa coquille et déploie ses petites ailes de bébé phœnix ».
Et en aparté, en secret, ils ajoutèrent « Et on en profitera pour que l’énergie-souffle-vie de Bubulle cesse de se déverser partout dans tous les sens de façon anarchique, qu’elle cesse de se donner à tout le monde comme une catin, et on la gardera pure et rien que pour nous ». Les « Bâtisseurs » étaient vraiment très gourmands, leurs céréales les avaient rendus un chouilla possessifs, jaloux, paranoïaques et psycho-rigides, autrement dit dominateurs, et ils réfléchirent donc à un moyen de faire en sorte de toujours rester bien nourris, comme les rois de la jungle, pour être toujours les premiers à pouvoir se remplir la panse. En d’autres termes, ils travaillèrent à la création d’une machine capable de générer ce que les humains appellent du « capitalisme » à perpétuité partout sur la planète, avec une grande foule de petits « frugaux » à la base qui nourrirait à perpétuité une petite élite de costauds « baffreurs » au sommet.

Sur cette planète, il y avait aussi jadis le Clan de l’œuf, et au sein de ce clan, des gens devenaient même sage-femme pour œuf, surtout des femmes, parce que les femmes s’y connaissent en gestation, en accouchement, vu qu’elles font ça assez souvent elle-même. Alors elles s’entraident entre elles quand elles tombent enceinte et accouchent, et donc c’était elles les mieux placées pour comprendre le processus de gestation de la « petite graine » de phœnix, ce qui était propice à sa bonne croissance, et à son éclosion.
Parfois elles organisaient des cérémonies pour danser et aider le bébé phœnix à se retourner, à respirer ou à percer sa coquille, parce que danser, c’était comme de tapoter la surface de la coquille, surtout quand elles s’aidaient d’un tambour ou d’un grand bâton pour taper le sol (ça fait encore plus de vibrations-vagues-bruits).
Elles avaient développé toutes sortes de techniques pour évaluer où en était la gestation. Par exemple elles collaient leur corps à la coquille, à la surface de la planète, et en plaçant certaines parties de leur corps au contact direct du sol (donc pas sur des tapis en plastique comme on fait sur Terre), en plaçant par exemple leur troisième œil contre le sol, elles pouvaient voir et communiquer avec le bébé, elles appelaient ça la « posture de l’enfant », c’était comme de coller l’oreille contre le ventre d’une femme enceinte. Elles lui parlaient, elles lui expliquaient leur monde, elles lui expliquaient le pourquoi du comment de leurs actes pour qu’il les comprenne, elles lui expliquaient les raisons de l’abattage d’un arbre ici ou de la construction d’un bâtiment là, elles lui expliquaient les choses comme un dentiste explique ce qu’il va faire à son patient pour que le patient ne s’imagine pas qu’il se fait agresser par un malade qui essaye juste de lui faire mal par pur plaisir, elles le traitaient avec douceur et respect, comme on se doit de traiter le ventre d’une femme enceinte qui est en train de fabriquer le truc le plus précieux qui soit : la vie.
Et de la même façon qu’elles communiquaient et coopéraient avec Bubulle, elles œuvraient à communiquer et à coopérer avec toutes ses créatures-enfants-esprits: elles travaillaient et coopéraient avec tous les « règnes-esprits », de toutes sortes de façons. Par exemple, elles élevaient des moutons pour pouvoir se servir de leur laine, elles montaient sur des chevaux pour pouvoir voyager plus loin, elles apprivoisaient des chiens-loups pour leur défense et elles se servaient des plantes pour soigner ou pour modifier leurs perceptions et pour voir le monde comme le voyaient les plantes ou les animaux ou Bubulle lui-même. Elles travaillaient autant à comprendre qu’à enseigner Bubulle, et à en tisser les éléments pour rendre la vie encore plus belle et encore plus prospère, comme on peut transformer une toison de mouton un peu crottée en joli châle multicolore et bien chaud, juste avec du temps, des outils en bois, des teintures végétales et de la « witch » (leur mot pour « envie de connaitre-enseigner-protéger-embellir-transmettre la vie »).

Mais les Bâtisseurs, eux, voulaient tout sauf voir éclore ce gros œuf.
Ils racontaient à tout le monde que c’était un méchant dragon qu’il fallait occire, que c’était le mal personnifié sous la forme d’un vilain serpent, certains l’appelèrent Satane, ce qui était le diminutif de « satané mioche ».
Ils commencèrent à fabriquer des machines-formes anti-éclosion, pour l’empêcher de grandir, l’empêcher de faire surface, pour l’empêcher de remuer, pour l’affaiblir, comme on affaiblit un lion en le mettant en cage sous sédatifs, pour pouvoir le « dompter ».
Le truc qui marchait le mieux c’était les croix à angle droit : un excellent outil de bannissement ou d’exorcisme, qui bloquait et repoussait le souffle-énergie de Bubulle dans les profondeurs de la planète, l’empêchant de percer la surface et d’y répandre son souffle-énergie librement.


Pyramides de Gizeh vues du ciel.

Source: Scientists discover Great Pyramid of Giza can focus electromagnetic energy through its hidden chambers

Parce que oui, quand Bubulle venait respirer à la surface de l’œuf, son souffle se répandait partout, tout autour. Ainsi on pouvait venir respirer avec lui dans ces lieux bouches-portes-chakra et le souffle-énergie était distribué également à toute créature avoisinante, sans distinction d’âge, d’espèce, de race, de sexe, de taille de bedaine ou de taille de stock de grains.
Les Bâtisseurs n’aimaient pas du tout cette générosité complètement débridée qu’ils estimaient être très injuste, puisque peu importe votre mérite, votre rang, votre poids… vous aviez droit à la même dose d’énergie, comme tout le monde.
Ce souffle-énergie pouvait être canalisé, on pouvait en faciliter la circulation : le clan des sages-femmes, avaient l’habitude de créer des cercles géants sur ces chakras, elles les appelaient des « medecine wheel », des roues de guérison, c’était comme de faire de l’acupuncture à coup de pierre géantes en guise d’aiguilles, pour faciliter la respiration du bébé et venir respirer encore mieux avec lui, grâce à lui, pour unir leur souffle à son souffle, et faciliter la circulation et le partage du souffle-énergie.


Pömmelte, Allemagne


Majorville, Medecine Wheel, Canada

Et c’est en voyant ça que les Bâtisseurs comprirent que s’il était possible de faciliter la circulation de ce souffle, il devait donc être aussi possible d’en entraver la circulation : il suffisait de construire une croix géante à certains endroits de la coquille, ces endroits où la coquille étaient plus fine qu’ailleurs, des endroits où la coquille de Bubulle laissait parfois passer un peu de vapeurs cosmiques, des lieux de respiration, ce que les humains sur Terre appelleraient des points d’acupuncture ou des cheminées cosmo-telluriques ou bien encore des vortex ou des chakras. On pouvait repérer facilement ces chakras parce qu’il y avait de l’eau sous terre à ces endroits, les humains appellent ça des « aquifères » ou des nappes phréatiques. C’est l’eau qui peut le mieux transmettre le souffle-énergie de Bubulle à travers la roche poreuse. Ce souffle-énergie, certains humains l’appelleraient courant électrique ou bien encore Chi ou Prana, et l’eau est un excellent conducteur de chi-énergie-électricité.
Le clan des Bâtisseurs, lui, se mit donc à construire des croix géantes sous différentes formes carrées à ces endroits, puisqu’un carré, c’est une croix à angles droits dont on a joint les extrémités. Ainsi apparurent partout ce qui ressemblaient étrangement à des pyramides et à des églises et, un beau jour (pas si beau que ça), les Bâtisseurs parvinrent bien à bloquer le processus de croissance du phœnix à son état larvaire. Quoi que, pas vraiment tout à fait, parce qu’ils avaient beau être très gras et bedonnants, ils n’étaient pas de taille face à Bubulle, mais ils réussirent bien à entraver la croissance de Bubulle, à la ralentir, à la mettre comme à l’hyper ralenti et tout sur la planète se mis un peu à tourner comme un disque rayé. Et la forme pyramidale qui chapeautait les croix, elle, permettait de diriger-modeler l’énergie-souffle de Bubulle d’une façon complètement anti-naturelle, c’est à dire de façon sélective : la forme pyramidale modelait une énergie-forme-société toute aussi pyramidale, capitaliste, propice aux Bâtisseurs.
Le phœnix resta ainsi coincé à son état de bébé prêt à naître et il se mis à donner vie à des formes de vie qui lui ressemblaient : des formes de vie dont le QES (quotient émotiono-spirituel) ne dépassait guère celui d’un enfant de 3 ans, éternels irresponsables (« Pardonnez-leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font », professa d’ailleurs l’un des prophètes qui vécu sur Bubulle il y a environ 50 000 ans, un prophète qui était miraculeusement parvenu à atteindre l’âge mental d’un enfant de 7 ans).

Le « hic », c’est que la vie de Bubulle et celle de chaque être auquel il transmet la vie sont étroitement liés, comme l’arbre est lié à ses feuilles, à ses fruits et à ses racines. Mettre un poison sur les racines d’un arbre, c’est en mettre sur chacune de ses feuilles, sur chacun de ses fruits. Entraver la croissance et la maturation de Bubulle, c’est entraver le développement de toutes ses créatures-enfants qui vivent à sa surface et ainsi, à terme, c’est générer précisément ce que l’on cherche à éviter : un étouffement de la vie, et c’est maintenir la conscience de tout être vivant à un état infantile, un état de conscience fœtal, c’est un peu comme de maintenir un arbre artificiellement en hiver, de façon à ce qu’il ne fleurisse jamais, au prétexte qu’on n’aime pas ramasser les feuilles mortes en automne et qu’on n’aimerait pas que cet arbre meurt.
Poser ce qu’on pourrait appeler un sort de bannissement de l’énergie-vie sur les chakra de la source de Vie de toute la planète, c’est – par effet de résonance comme disent les géobiologues et les fans de médecine quantique, c’est comme de poser un signe de bannissement sur tous les chakras de toutes les formes de vie de cette planète, et des « chakras-vortex-portes » ce sont ce qu’on appelle aussi des « organes », et chaque créature en a beaucoup et ainsi les cœurs se ferment, les troisième œil se ferment, les mains se ferment, les lèvres se scellent, les mémoires s’obscurcissent…, et les créatures cessent de sentir ce qui les entoure, cessent de dire ce qu’elles pensent, cesse de voir ce qui est, cesse de se souvenir, et elles recommencent sans cesse leurs erreurs, fautes de les voir, faute d’en sentir les conséquences et faute de pouvoir même s’en souvenir.
Ainsi, par exemple, entravé dans sa croissance et dans tout son être, même des créatures biologiquement adultes dotées d’une intelligence capable de fabriquer une fusée se retrouvent incapables de gérer leur frustration, comme un gros bébé qui se met à hurler dès qu’il a faim. Un gros bébé capable de fabriquer des fusées et des armes en tous genre, ça provoque beaucoup de guerres et d’autres calamités dans le genre des centrales nucléaires ou de la pauvreté.
Alors qu’à l’inverse, prendre soin de Bubulle, le soigner, le cocoler, le dorloter, lui parler, lui jouer de la musique, le bercer, prendre soin de sa coquille sans jamais l’éventrer à coup de pelleteuse ou de bombe, lui expliquer les choses, lui expliquer le pourquoi du comment de nos actes et toujours faire en sorte que ces actes soient aussi propices à la vie que possible…, cela lui permet d’apprendre, de grandir et cela permet ainsi à chaque être de ce monde de grandir et de maturer en cœur avec lui. Plus Bubulle grandit et apprend, plus les créatures qu’il génère gagnent aussi en maturité et en conscience.

Mais petit à petit, ces croix géantes s’érodèrent. La pluie, le vent, le souffle et et les coups de pattes de Bubulle firent leur œuvre.
On ne peut pas éternellement empêcher un bébé phœnix de remuer et de grandir. C’est trop puissant, un bébé phœnix. Alors le bébé continua à grandir malgré tout, très lentement mais sûrement, ses coups de pattes dans la coquille menèrent à la disparition des Bâtisseurs de croix géantes, ce qui ravit Bubulle…

Avec le temps – et du temps, il en avait beaucoup plus que n’importe quelle autre créature sur cette planète, Bubulle en était arrivé à haïr les Bâtisseurs et leurs descendants qui l’empêchaient de respirer à l’aise. Bubulle avait une bonne nature, un bon cœur à la base, comme n’importe quelle esprit-vie – puisque la vie ne peut être que bienveillante envers elle-même, mais imaginez qu’on vous plonge la tête sous l’eau et qu’on ne vous permette de respirer qu’une fois par minute, pendant des millénaires. A force, évidement, ça énerve et Bubulle, réduit à ce régime d’asthmatique, finit par apprendre à haïr les Bâtisseurs et tout ce que leurs descendants se mirent en tête de construire par la suite, en recouvrant la surface de l’œuf-planète avec des matériaux plus ou moins irritants, plus ou moins étouffants (à l’opposé des roches aquifères poreuses), en éventrant sa coquille fragile à coup de machines ou de bombes et en construisant des bâtiments tous plus ou moins carrés et anguleux.
Et Bubulle donna de plus en plus vie à des créatures dans le même état que lui : des créatures plus ou moins asthmatiques et énervées, qui tombaient plus ou moins malades quand elles entraient dans des bâtiments carrés ou anguleux, ou quand elles se tenaient sur des matériaux plus ou moins étouffants qui empêchaient la circulation du souffle-énergie, autrement dit sur des matériaux étanches à l’air et à l’humidité (comme le plastique, le béton ou l’asphalte sur Terre). Et comme les descendants des Bâtisseurs étaient nombreux et qu’ils fabriquaient des boîtes carrées hermétiques pour tout le monde (en appelant ça le nec plus ultra de la modernité et du confort), ça faisait beaucoup de malades sur cette planète.
Toute une population plus ou moins malade et bloquée au stade de développement spirituel d’un enfant de 3 ans, ça faisait beaucoup de gros bébés qui hurlaient, et des bébés non seulement incapables de se soigner eux-même, mais carrément inconscients d’être malades.
« Tout va bien, circulez, y a rien à voir », répétaient souvent les descendants des Bâtisseurs, qui restaient toujours les plus nantis pénards de tous les clans, « Circulez, y a rien n’a voir! », répétaient-ils à ceux qui se plaignaient un tant soit peu, qui réclamaient que les choses changent, ceux qui sentaient que, tout de même, quelque chose ne tournait pas rond (ou que ça tournait justement un peu trop en rond, comme un disque rayé).
Et comme Bubulle était bien énervé contre les Bâtisseurs et contre leur descendants, il avait tendance à leur refuser l’accès à son cœur. Ce qu’il faut bien convenir d’appeler les esprits-graines les moins favorables à la vie, les graines tordues cancéreuses qui auraient été à recycler, au moment de leur mort, rebondissaient ainsi contre la coquille de Bubulle et restaient là, ni recyclées, ni pardonnées, bannies, soit esprits-errants-perdus, soit réincarnés à l’identique, en nouveaux esprits-graines-tordus. Après quelques millénaires, cela commença à faire beaucoup d’esprit bannis autour de Bubulle et beaucoup de créatures-tordues sur Bubulle, comme des tumeurs qui grandissaient et se multipliaient et créaient toujours plus de boîtes carrées bien hermétiques-étouffantes, de capitalisme, de machine à pain, etc…

Les descendants des Bâtisseurs aimaient en effet vraiment beaucoup leurs créations, ils étaient devenus plus ou moins incapables de s’en passer, accro, ils étaient tous perdus quand ils devaient vivre trois jours dans une tente en pleine campagne, sans aucune place pour leurs stocks de céréales (qu’ils aimaient transformer en pain, en pâtes, en pizzas, en gâteaux…, pour pouvoir appeler ça « manger varié »). Ils ne savaient plus chasser, ils ne savaient plus fabriquer des vêtements et des tentes avec de la peau de bête, ils ne savaient plus traire un yack ni un buffle ni un renne, ils ne savaient plus se soigner tout seul, ils ne savaient plus faire grand chose d’autre que fabriquer des machines qui faisaient toutes ces choses qu’ils étaient devenus incapables de faire eux-même, ils ne savaient plus faire grand chose d’autre que de construire des boîtes pour s’abriter et stocker des céréales, en fabriquer à la chaîne, comme des disques rayés. Ils étaient obsédés par l’énergie, comment en avoir toujours plus, puisqu’ils avaient « bridé » celle de Bubulle, si bien que même eux n’en disposaient plus vraiment, et ils cherchaient à produire toujours plus d’énergie-électricité, parce qu’ils avaient oublié que, comme Bubulle, ils étaient capable d’en fabriquer en eux, pour peu qu’ils puissent respirer librement le souffle-énergie de Bubulle, ce que leurs boîtes hermétiques les empêchaient de faire. Et toute cette énergie-électricité qu’ils rependaient  à la surface de la planète, là où elle n’avait rien à faire, toute cette énergie-électricité énervait encore plus Bubulle – un peu comme un taser énerve un anarchiste, et elle rendait tout le monde encore plus malade.
A l’origine, les Bâtisseurs avaient voulu sortir d’un cercle qu’ils avaient estimé « vicieux » – les cycles de mort et de renaissance de Bubulle , ils en avaient construit un autre, devenu une malédiction géante anti-vie.
Ils continuaient, aveuglément, de vénérer les vestiges des croix géantes construites par leurs ancêtres. Ils se transmettaient toutes sortes de mythes à leur sujet, certains racontaient par exemple qu’il s’agissait de vestiges de merveilleuses machines magiques qui généraient de l’énergie gratuite pour tout le monde, un peu comme ce qui se passera sur Terre dans 10.000 ans : dans 10.000 ans, sur Terre, les survivants de notre humanité (s’il y en a) raconteront que ce qu’on appelle aujourd’hui des centrales nucléaires étaient de merveilleuses machines magiques qui généraient de l’énergie gratuite pour tous (Lol).

Mais les croix géantes, petit à petit, s’effritèrent, disais-je. Le vent, la pluie, les tremblements de terre, tout ça… Parfois même les descendants des Bâtisseurs eux-même démantelaient ces machines-formes en leur enlevant certains de leurs éléments-rouages-renforceurs pendant des fouilles archéologiques (ils enlevaient des squelettes-esprits de sacrifiés, des statuettes-formes-esprits…) ou en se servant des pierres des croix pour construire autre chose. Bubulle, à force de se débattre, finit aussi tout simplement par aller respirer plus loin, comme un bébé peut bouger dans le ventre de sa mère : il changea l’emplacement de ses « chakra », il alla respirer plus loin et il commença à reprendre des forces.
Ainsi, nourries par son regain d’énergie, des descendantes du Clan de l’Oeuf retrouvèrent aussi du souffle et du cœur et des mains pour donner et de la mémoire pour se souvenir, elles reprirent les danses et les soins à l’œuf cosmique. Les descendants des Bâtisseurs les appelaient des hippies, parfois des « réacs », des « ésotéro-flyés », des « gourous », des « néo-ruraux » ou juste des « hystéro bobo écolo », c’était un clan disséminé un peu partout sur la planète, un clan qui aimait marcher pieds nus dans l’herbe, faire ce que les humains appelleraient du « yoga » ou du « qi-gong », c’était un clan qui aimait apprendre à faire plein de trucs archaïques comme cultiver un potager, faire sécher des fruits, de la viande et des plantes médicinales, pêcher, chasser, coudre des vêtements, tanner des peaux, transformer de la laine de mouton en pulls, en matelas et en bonnets et ce clan aimait vivre au grand air en pleine nature dans des tentes ou des maisons rondes avec des sols en matériaux poreux (comme les tomettes en terre cuite), qui laissaient passer le souffle-énergie de Bubulle.


Source de l’image: BBC Maison

Petit à petit, donc, Bubulle reprit de plus en plus de forces, il commença à se sentir à l’étroit dans sa coquille et il advint ce qui devait arriver.

Morale de l’histoire : si vous avez des pyramides chez vous, maintenant vous savez ce qu’il vous reste à en faire ! Si vous avez des pyramides en pierre naturelle, brisez-les en demandant pardon à la pierre-esprit qui la constituait et libérez cette pierre-esprit en la rendant à la terre (faites d’abord tremper les morceaux dans de l’eau salée, puis smudgez-les avec de l’encens en grain ou de la sauge blanche, puis enterrez-les très respectueusement, et placez des cailloux en spirale sur la « tombe » ou bien, après les avoir ainsi purifiés, dispersez les morceaux dans des rivières), ou bien transformez la forme de la pyramide en autre chose d’arrondi (sans vous blesser!!), ou, au minimum, gravez des spirales sur ses faces et sa base !!

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Quelques vraies références-sources-inspirations (non-fictives) :

Livres :
Le Serpent Cosmique – Jeremy Narby
La nourriture des dieux – Terence McKenna
La médecine Psychédélique – Dr Olivier Chambon
Gluten, comment le blé moderne nous intoxique – Julien Venesson
Paléo Nutrition – Julien Venesson
Comment se protéger des ondes électromagnétiques – David Bruno
Plantes et encens de purification – Arnaud Thuly
Connectez-vous à la terre – Ober, Sinatra, Zucker
Médecine de l’habitat – Jacques La Maya
L’agriculture énergétique – Eric Petiot

Web-sites-pdf :
Pour que la roue tourne
Vivre! 
Naturopatypique 
Mission Sacrée (pdf) – Matteo Tavera
Geotellurique 
Navoti 
The Earthing Institute
Old Norse mythology, The mermaid and the Mead (pdf) – Maria Kvilhaug
The Legacy of Seiðr
MAPS 
Online Etymology Dictionary
Cours de géophysique de l’université de Lausanne

Videos-interviews-podcasts :
En français :
Claude Traks & Laurène Dartiailh 2017 -2/21- Le Psycho Chamanisme INTRO-L’Alchimie de l’Evolution
Claude Traks & Laurène Dartiailh 2017 – 6/21 – Psycho Chamanisme – Comment Faire Une Cérémonie?
Down to Earth (documentaire sous-titré en français, 15mn)
Les Sentiers du Réel – Jérôme Maury – L’eau de la Pyramide
Un esprit sain dans un corps sain avec Alain Djouad Guibert Hygiéniste
Thierry Casasnovas – Régénère
Nicolas Pezeril – Guide du Néo Rural – et Permaculture
Chaîne youtube de Jacob Karhu
Lynx Vilden, une femme bushcraft

En anglais :
Life changing magic mushroom (psilocybin) experience – Paul Stamets
051: Water, Light, Magnetism, Mitochondria & Biohacking Podcast with Dr. Jack Kruse
Dr. Jack Kruse – Blue Light Toxicity, Mitigating 5G & Mitochondrial Health
Master Kai Ying Tung performing Tai Chi Chuan
Signs out of time, the story of archeologist Marija Gimbutas
PBS Documentary 2016 ~ Teotihuacan’s Lost Kings Secrets of the Dead Weekend Special Documentary
Food is not the only source of nourishment – How To Nourish Yourself Energetically
Shiva Rea on yoga and Juil earthing footwear
Hands on history

 

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Journal de transition -Juin-Juillet

Journal de transition – Juin-Juillet 2018

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Sommeil au naturel
Processus d’achat, solitude
Chélation des métaux lourds, les chélateurs

Juin : rien écrit !
J’ai quand même été revisiter la maison de Roussillon en Morvan avec ma mère…


L’arrière du terrain, environ 4000m2 de prairie de ce côté.

Et dans « ma » petite cabane du Jura (elle ne m’appartient pas mais je suis quasi la seule à y aller), j’ai commencé à tester la paillasse en foin, pour un sommeil au naturel: ça sent très bon, ça isole bien du froid et c’est plutôt bien confortable et c’est très low cost!!!


Paillasse bidouillée avec du foin bien sec roulé dans un vieux draps.

11 juillet 2018, Haute-Savoie, 15h15 :

Le délai de rétractation est passé.
Ce matin j’ai reçu par email les coordonnées bancaires de l’agence notariale pour faire le virement de l’avance.
Cet après-midi, j’ai été faire le virement : 6 000 euros.
Sensation de solitude toujours assez prégnante, pourtant plusieurs personnes interviennent dans cet achat. Même mon chat intervient, puisqu’il faut une maison qui puisse lui convenir.
La route est un peu près du seuil mais mon chat a passé pas mal de temps sur un parking en ville, dans sa jeunesse, il devrait pouvoir s’y adapter et il y a un gros terrain de chasse derrière la maison. Même si je viens avec l’autre chat de la maison, une petite chatte nettement plus jeune que lui, il devrait y avoir assez de place et suffisamment d’espace par ailleurs pour qu’ils restent éloignés de la route.
Mais que ce soit pour faire quasi toutes les visites, le virement de l’avance, la signature finale… Je suis en solo. C’est le truc le plus flippant que j’ai fait de ma vie. En même temps je me sens un peu portée, comme par le courant d’une rivière. L’embarcation ne menace pas de chavirer, mais le paysage défile à toute allure et je suis entraînée dieu sait où. C’est impressionnant.

Samedi 14 juillet 2018, 18h30, Haute-Savoie.
21ème tour de chélation (protocole Cutler) ; 6,25mg d’ALA.
Comme durant les tours d’ALA précédents, après environ une trentaine d’heure de chélation : paix, douceur, sens esthétique aiguisé, meilleur sensibilité à la beauté de la lumière. Ca me rappelle mes 20 ans, sans la dépression ni la phobie sociale ni l’imagination fantasmagorique débridée.


L’ALA m’a donné des sensation de douceur comme ça: comme le velouté du vert tendre de la feuille de cognassier un peu duveteuse et de sa fleur d’un délicat blanc rosé…

J’ai des envies de faire du ménage, de faire du beau, de faire entrer la lumière, de réharmoniser des choses, de faire brûler de l’encens (en grains sur charbon).
J’ai farfouillé dans ma boîte à échantillons de parfums, j’ai posé, sur le décolleté de ma robe, une goutte de Drôle de Rose, de L’Artisan Parfumeur. Une rose-violette assez synthétique mais ronde, douce, rigolote, légère.

J’ai farfouillé dans la rubrique « à écouter » de deezer. J’essaye du Jane Weaver, « Modern Kosmology ». Il y a une ressemblance avec l’état de ma sensibilité : féminin, léger, délicat, un peu décalé, comme en lévitation entre deux étages.

Merci l’ALA (acide alpha-lipoïque).

Dès l’adolescence et pendant longtemps j’ai vu les molécules de synthèse comme de mauvais esprit, des diables en puissance.
A présent, j’apprends à en considérer certaines comme des armes de protection massive : ALA et DMPS en particulier (un peu moins le DMSA, mais c’est une préférence personnelle, peut-être parce que j’ai du plomb à évacuer et que le DMSA est doué pour le remuer).
[ps : attention l’achat de DMSA est illégal en France sans ordonnance et l’achat de DMPS est illégal tout court, faut d’autorisation de mise sur le marché, et je l’ignorais complètement à l’époque où j’ai écrit ce texte!!!!]

Les Russes ont été plus intelligents que nous, ils ont créé des outils pour se désintoxiquer du mercure (DMPS et DMSA sont des créations russes). C’est peut-être notre chauvinisme extrême (pour ainsi dire raciste) qui nous rend si suspicieux, voir parano vis à vis d’eux ?
En France, se désintoxiquer est toujours considéré comme plus dangereux que le poison lui-même… Va comprendre. « Non non faut garder notre mercure, c’est bon le mercure, ça donne envie de râler tout le temps, ça rend morose et noir, c’est gothique le mercure, c’est stylé, c’est intemporel, vive le mercure ! ».

J’attends la signature de l’acte final, l’acte de vente de la maison de Roussillon.

Encore environ un mois à attendre [ps: en fait la signature a eu lieu mi-septembre!!]
Pendant ce temps, je compte faire du ménage ici, histoire de partir en bonne entente avec la maison.

Je n’ai absolument aucun plan. Je range un tiroir par-ci, je passe un coup de balais par-là, j’ai déjà un voyage à la déchetterie à mon actif.

C’est incroyable ce que ça sent le calme.
Ca donnerait presque envie de sortir dans un bar, boire des bières ou des martini, voir si tout ce calme peut résister à l’animation d’un samedi soir.
Ca donnerait presque envie d’essayé d’en profiter avec des gens.

Mais le ciel est trop grand, le calme trop gluant, ça donne envie de s’y enfoncer, de s’en soûler.

 

Journal de transition – Mai

Journal de transition – Mai 2018

Menu:
Peut-être une location dans le massif du Pilat
Homesteading – fait maison
Electrohypersensibilité et chélation des métaux lourds
Découverte de LA maison dans le Morvan
Chélation, protocole Cutler, premier bilan après 3 mois de chélation

Mardi 1er mai, 14h35, Haute-Savoie :

Dans quelques semaines, j’aurai peut-être emménagé dans une maison, dans le Parc Régional du Pilat, au sud de Lyon, dans une location.

J’aurai peut-être une très grande pièce à vivre, une cuisine kitch, deux chambres de bonne taille, une salle de bain avec baignoire, un bureau, un jardin.

Je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, le contrat de location n’est pas encore signé, pas encore rédigé, et avec les ponts du mois de mai… Je m’attends encore à ce qu’il y ait des empêchements.
Le sol de la pièce à vivre permet une bonne mise à la terre. Je me suis mise en chaussette dessus, j’ai senti que ça réveillait le péristaltisme, qui ramait après avoir passé presque deux jours hors sol.
Du coup je dormirai peut-être là.
Ca me fera aussi un espace de pratique du taï-chi en hiver et les jours de pluie.

Il y a quelques jours j’ai découvert un nouveau mot anglais : « homesteading ». Je suis encore incapable de le traduire en français. Ca consiste à vivre en autonomie autant que possible, tout simplement, élever quelques animaux, faire toute la bouffe maison, faire sécher des fruits, faire fermenter des légumes, etc… faire de la couture, du tricot…, faire autant de choses que possible soi-même. Il y a des groupes de discussions facebook consacrés au sujet et réservés aux femmes.
La vie « off grid », hors réseau.
Women power.
Ca inspire.

Le weekend dernier j’ai donné un coup de main à mes cousins maraîchers bio du Pilat, pour le weekend « De ferme en ferme ». Ils faisaient visiter leur exploitation. Ils ont eu dans les 400 visiteurs et moi j’avais nettement présumé de mes forces.
J’ai beau être un chouilla moins sensible aux champs magnétiques grâce à la chélation (protocole Cutler), faut que je continue à éviter les champs électriques hautes fréquences (wifi, smartphones…), ça m’épuise trop.
Et là, 400 visiteurs, donc quasi 400 smartphones + ceux de l’équipe de gens venus donner le coup de main, ça a tapé sec.

Bon j’ai quand même survécu mais je suis encore un peu dans le pâté, j’ai encore des points de QI à récupérer.
Je voulais prendre des mesures dans la maison que je vais peut-être louer (mesurer les dimensions des pièces), faire une liste de quelques meubles à virer… J’ai juste pris des photos vite fait.
Neurones grillés. J’ai juste pensé à vérifier s’il y a des matelas en laine, et oui, il y en a 2. Par contre les sommiers semblent être à ressorts…

Ce sera loué en l’état, quasi.
J’ai déjà envie d’aller y faire du ménage, du rangement, enlever les revêtements de sol (lino, moquettes) pour dégager le vieux plancher…
En principe le proprio va juste faire réparer la chaudière (qui chauffe l’eau), j’espère que ça ne va pas prendre tout l’été…
Il se pourrait que ce soit une maison où il devrait être possible de faire la sieste l’après-midi sans avoir à mettre des bouchons d’oreille.
Ici, même s’il n’y a qu’une moto qui passe toutes les 10-15minutes, elles passent tellement vite en pétaradant tout ce qu’elles peuvent que ça suffit à m’empêcher de m’endormir si je n’ai pas de coton dans les oreilles.
Le 50km/h c’est pour les chiens, ici.

 

Mercredi 30 mai, 10h45, Haute-Savoie :

En un mois, il s’est passé plein de choses.

J’AI SIGNE UNE PROPOSITION D’ACHAT !!!!!!!

Dix jours après m’avoir proposé de me louer sa maison, le proprio du Pilat s’est rétracté.
Il a décidé que finalement… bon…, après en avoir parlé avec son fils, tout ça tout ça, compliqué…. Vaut mieux qu’il la vende, sa maison.

Il m’a prévenue par lettre.
Ca m’a laissé un peu émue. Voir que ça tombait à l’eau, que je commençais à compter dessus et puis plouf.
Du coup ni une ni deux, j’ai repris le chemin des sites web des agences immobilières du Morvan, des paruvendu et compagnie…

Et assez vite je suis tombée sur ça :

Au départ elle était en vente à 65000.
Mais c’est bien connu, c’est souvent possible de négocier.
Ca avait l’air charmant, trop beau pour être vrai.
Alors j’ai appelé, j’ai demandé l’état du gros œuvre, les mitoyennetés, l’extrait du cadastre…
Aucune mitoyenneté, aucun voisin à proximité, une vraie jolie vue dégagée vers l’Ouest (je suis malheureuse quand mon Ouest est bouché, que je ne peux pas voir le couchant).
Donc la semaine suivante, hop là, visite.
Et c’est juste aussi charmant que sur les photos.


Oui, bon, il y a un peu une route en +, mais une petite de presque rien du tout et rien n’est jamais parfait.
Quasi comme sur les photos, sauf aussi pour la ligne 20 000 Volt qui passe à 25 mètres du seuil de la maison.
Mais dans la maison, les murs en pierre font un bon blindage basse et haute fréquence.
Les volets sont en métal et ils pourront peut-être être mis à la terre pour faire un blindage supplémentaire (haute et basse fréquences).
Et puis il y a un champ attenant de 6000m2, dont l’extrémité est assez loin de la ligne électrique.
N’est-ce pas.
6.000m2, quoi. Genre. Un six avec trois zéros. Six mille mètres carrés de terrain attenant.
Genre. Je peux mettre des chevaux ou un taureau si je veux.


Le terrain côté ouest, avec un taureau.

Il y a aussi 2 antennes relais à environ 1,5km de là, mais bon, ça reste une distance de sécurité décente pour une personne qui n’est que « légèrement » électrohypersensible.
Et puis bon, crotte, rien n’est jamais parfait.
Il y a une chambre qui semble être avec tomettes sous moquette.
Mais il y en a une qui est sans moquette.

Faudra remplacer le chauffe-eau, hors-d’âge mettre un ballon d’eau chaude, au moins, dans un premier temps.
Faudra faire remplacer quelques ardoises (le toit est entièrement en ardoise, la rolls des couvertures!). Faudra probablement changer la baignoire, la robinetterie, des petites choses comme ça…
Et puis je verrais si la cuisinière à bois chauffe bien ou si je la change plus tard…
Faudra du bois et ça tombe bien, dans le Morvan il y en a plein, il y a même une scierie à 4-5k.
Bon voilà je me projette déjà, alors que la Sacer a droit de préemption, vu que ce sont des terres et un bâtiment agricoles, et qu’il reste encore à ce qu’elle donne son accord…
L’agence immobilière m’a dit qu’en principe si un agriculteur du coin était intéressé, il se serait déjà manifesté.

Ah et la cerise sur le gâteau :
La maison n’est pas en vente à 65 000 euros mais à 60 000 !!!
Ils avaient fait une petite erreur d’affichage.
L’agent m’a prévenue après la visite, du coup j’ai eu la sensation que je venais de négocier 5000 euros de rabais… C’était magique, quoi.
Il y a même un rabais sur les frais de notaire, parce que c’est en zone de redynamisation rurale ou quelque chose dans le genre.
Donc dès le lendemain de la visite, j’ai fait une offre d’achat au prix de vente et du coup ça lance directe la procédure d’achat.
Là j’attends que le diagnostic de l’assainissement soit fait pour pouvoir signer le compromis, bientôt en principe et si tout continue (enfin) à rouler comme ça, je pourrai emménager durant l’été [ps-spoiler: en novembre 2018, la maison est à moi mais je n’ai pas encore emménagé: il faut refaire la plomberie, la cuisinière à bois fume un peu et il faut la changer, il faut aussi changer la porte et les fenêtre simple vitrage et mettre du double vitrage acoustique parce que la petite route de rien du tout est quand même un peu passante au final et, bon, ça s’entend].

YEYYYYY !!

Petit point sur la chélation selon le protocole Cutler :
Ca avance !! En seulement 3 mois je vois déjà des choses qui bougent et qui s’améliorent.
Je suis contente, je suis une passionnée d’amélioration.
Je n’ai pas encore fini les chélateurs de ma première commande, mais j’en ai passé une seconde pour ne pas risquer d’avoir à l’attendre.
Je vois déjà les premiers effets :
– Meilleure énergie, presque plus besoin de faire la sieste l’après-midi.
– Mon hypersensibilité aux champs magnétiques des moteurs a très légèrement diminuée.
– Ma flexibilité s’est améliorée, je le constate en faisant du yoga.
– J’ai d’avantage envie de bouger, tout simplement, je suis un peu plus dynamique.
– Je retrouve petit à petit le goût de la musique, du chant, goût qui s’était effrité doucement au fil des années (alors que de 2005 à 2008 j’ai écumé les salles de concert des environs pour faire de la photo de concert et collectionner les CD des groupes locaux ; j’ai même financé un album, bon sang…).
L’humeur franchement morose qui ne m’a pas quittée de tout l’hiver s’est dissipée, quoi qu’on pourrait mettre ça sur le compte du retour du soleil et l’augmentation des températures…
L’acné qui s’était vivement réveillée un mois après la dépose des amalgames (détox) s’est un peu calmée.
– Pendant mes 2 premiers tours d’ALA (acide alpha-lipoïque), j’ai ressenti un truc incroyable qui m’a vraiment bluffée : je me suis sentie plus douce, plus diplomate que d’habitude. Je l’ai constatée surtout grâce à facebook, en voyant les commentaires que j’écrivais à droite à gauche. Alors que d’habitude je suis assez sèche, voir tranchante, et alors que le DMPS et le DMSA m’ont eu rendu au début franchement tendue, à cran, là avec l’ALA, je me sentais toute douce, un truc de fou. Et pas niaise, hein, non. Douce, attentionnée.

Bon, il y a toujours des petits hauts et bas. Des coups de fatigue soit pendant un tour de chélation soit après, ça fluctue de façon un peu imprévisible. Mais, globalement, ça semble franchement prendre une bonne direction.

Jeudi 31 mai, Haute-Savoie, 15h :

Anniversaire : il y a un an tout juste je prenais conscience de mon életrohypersensibilité.
Grâce à cela, j’ai tellement appris depuis, que j’ai la sensation d’avoir passé un an en voyage autour du monde, et chez l’habitant, pas au Club Med!
Il y a un an j’étais complètement flippée par le truc. Depuis j’ai pris de l’assurance, j’ai appris à en parler, du moins un peu avec certaines personnes, et puis à l’écrit.

C’est déjà ça.

 

Seidr – Le chamane et la punk


Cheers! A la bonne votre!
Croquis d’une amulette, femme avec une corne à boire, via le site de Maria Kvilhaug.

 

Extrait d’un échange avec un correspondant:

Moi: (…) « De mon côté mon déménagement/emménagement dans le Morvan est plein de surprises et de rebondissements et de retards en tous genres.
C’est « compliqué » de faire remettre le téléphone, c’est « compliqué » de trouver un plombier, etc…. Je vais finir par m’auto-nommer chamane rien que pour pouvoir me désenvoûter moi-même, parce que ça finit par être un peu pénible, « lol »! »

Lui:  » On ne peut se proclamer soi même chaman… »

Moi: « Je sais bien qu’on ne se proclame pas soi-même « chamane », c’était une boutade! 😉

Quoi qu’à vrai dire, entre ce que je lis de la tradition chamanique scandinave (le Seidr, qui remonte à une époque pré-Viking) depuis quelques mois, et les informations sur lesquelles je tombe dans le cadre de ma pratique, je commence à me poser des questions.
Après tout, c’est potentiellement très occidental (donc biaisé), très propre au patriarcat, de décréter qu’une fonction ne peut s’acquérir et se pratiquer que si elle a été dûment transmise et validée par une autorité. Ex: on est médecin uniquement si l’on a fait des études de médecine et obtenu le diplôme. Mon opinion en matière de médecine sera considérée comme nulle et non avenue, parce que je n’ai pas le bon diplôme.
Récemment un psychiatre spécialisé en autisme (le Dr N., à E.) m’a écrit pour me complimenter sur mon mémoire de naturo, que j’ai consacré à l’autisme, en me demandant s’il peut le partager sur son site pro. De la part d’un médecin, c’est une démarche extrêmement inhabituelle, atypique (qui fait chaud au coeur) et qui me conforte dans l’idée qu’on peut acquérir des connaissances (et compétences) très valables, hors cursus « académique », sans avoir eu le « bon » prof, sans avoir obtenu la bonne « validation ».
D’après les informations qu’on a sur le Seidr (textes historiques appuyés par quelques découvertes archéologiques, ex: http://freya.theladyofthelabyrinth.com/?page_id=258 ), certains pensent que la praticienne du Seidr (pas toujours une femme mais souvent) était considérée comme une sorte de réincarnation de la praticienne originelle, ou bien comme une émanation d’elle. On pourrait dire que la fonction était considérée comme pré-existante à tout apprentissage et qu’elle se transmettait un peu comme un gêne ou un virus se transmet, mais en se dupliquant autrement que les gênes et virus, d’une façon qui échappe à nos perceptions ordinaires, à travers l’espace-temps. Par exemple, les textes (les Edda) racontent que la praticienne (völva) se « souvient » de temps immémoriaux. Elle pouvait avoir 50 ans et se « souvenir » de choses qui s’était produites des centaines d’années auparavant. Elle pouvait  « voir » le passé comme l’avenir, comme si elle y avait été, sans y avoir été, et après tout, parait que le temps est un truc « relatif »…
Après tout, la fonction chamanique n’est absolument pas propre à une culture, elle semble propre à l’humanité, un peu comme si elle n’avait demandé à personne la permission de se créer, de se perfectionner au fil du temps et de se transmettre, comme si elle n’avait absolument pas besoin de diplôme ni de professeur humain pour exister et pour se transmettre à travers les âges et par delà les océans.
Dans la tradition Seidr, c’est la déesse Freyja qui fait office de première praticienne, d’aïeule universelle à toutes les praticiennes humaines. Une déesse n’a pas besoin de la permission de quelqu’un pour créer quelque chose ni pour le transmettre à qui bon lui chante. Elle ne délivre pas de diplôme. Elle est un peu une punk, du point de vue du patriarcat.
Et je commence à avoir la nette sensation que des choses préexistent, encryptées quelque part, peut-être dans la « mémoire « de la Terre, dans son champ électromagnétique, que sais-je…, de l’information est là à disposition, pour qui sait y accéder (via la transe et les différentes méthodes pour y accéder).
Et dans la société patriarcale actuelle, c’est pile poil ton rôle de mec diplômé de me dire « nan, t’as pas le droit de… »! (re-boutade).
Alors que d’après mon expérience de femme punk non-diplômée, la cérémonie chamanique (autant que la fonction, forcément) semble bel et bien préexister, exister à travers l’espace-temps, sans l’autorisation de personne, et elle est pour ainsi dire en licence « creative commons » (sans copyrights). On la retrouve façon puzzle dans l’imaginaire collectif (l’inconscient collectif de Jung), avec le bâton de sorcier de Gandalf ou le « haut siège » de l’Amon Hen sur lequel s’assoit Frodon à la fin de la Communauté de l’Anneau, dans le Seigneur des Anneaux (Tolkien était un grand fan des Edda, des langues et de la mythologie scandinave) , la baguette magique d’Harry Potter, les fantômes des films fantastique…
Et c’est bien embêtant quand on tombe sur certaines « informations » (ou information potentielle, en fonction de l’interprétation qu’on en fait) pendant une cérémonie et qu’on ne peut pas la vérifier parce que poser certaines questions par email serait franchement inconvenant.
Aux USA (entre autre), il y a des études cliniques qui sont menées sur le potentiel thérapeutique des psychédéliques, entre autre dans le cadre de la fin de vie, particulièrement en cas de cancer en phase terminale. Les patients qui ont participé aux essais cliniques racontent que c’est comme de faire 20 ans de thérapie en l’espace de 2 ou 3 sessions (dans un cadre thérapeutique bien défini, non récréatif!). L’étude en question a été menée avec de la psilocybine: http://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/0269881116675513
J’ai cru remarquer que, en occident, les gens qui se consacrent à « l’esprit » ont tendance à laisser leur corps en arrière, à considérer que ce n’est qu’un vaisseau, une coquille de noix, et même quand ils s’intéressent aux médecines traditionnelles, ils vont s’intéresser à l’acupuncture sans prêter aucune attention à la nutrition préconisée par la médecine chinoise, s’ils se passionnent pour le massage ayurvédique, ils négligeront la pharmacopée, etc… L’approche reste marquée par l’esprit capitaliste et patriarcal, c’est à dire foncièrement individualiste, réfractaire à la notion de coopération inter-espèces: coopération entre les humains et les autres « esprits », comme les plantes (et les champi), entre autre. A la rigueur, on coopère entre humains (massage, apprentissage au près d’une « autorité »…) mais pas avec d’autres espèces considérées comme « inférieures ». On doit tout obtenir tout seul à la force du poignet, sans jamais prendre une plante, uniquement via la pratique de ceci cela (méditation, qigong…). On peut manger bio ou du mcdo, ce sera plus ou moins comme du pareil au même, ça ne nous impactera que si on y « croit », ce n’est pas réellement important, ce qui compte c’est bien d’avantage la pratique de ceci cela… Et puis on est très influencé (contaminé) par la psychanalyse et l’on considère nos ancêtres comme d’éternels sources de trauma, plutôt que de chercher à obtenir leur bénédiction… On se coupe ainsi de nombreux alliés, de nombreuses « réponses » à force d’individualisme et de méfiance vis à vis des trucs et des gens non validés par les « autorités », non-validés par des autorisations de mise sur le marché ou par des diplômes!! »

L’arnaque du « féminin sacré »

 

Dans les milieux « alternatifs » du « développement personnel », du « New-Age », ou du « néo-chamanisme », on parle beaucoup de « féminin sacré », ou en anglais « sacred feminine » ou « divine feminine ».
Trouver une définition précise et universelle de ce concept, c’est compliqué. Il pourrait s’agir d’une « énergie », de ce qu’on appelle le « yin » en Taoïsme, d’une « voie », peut-être de ce que Jung appelait l’anima…, on ne sait pas trop, ça change toujours un peu d’un article à l’autre.

En français, « féminin » est un adjectif ; « le féminin » fait aussi référence à un genre grammatical (le féminin/le masculin).
En anglais, « feminine » est aussi un simple adjectif.
En grammaire, un adjectif n’a pas de genre, pas de sexe.
Un adjectif est sensé servir à définir quelque chose et, en français, il s’accorde ensuite à cette chose (masculin/féminin-singulier/pluriel).
Ici, qu’est-ce qui est défini par cet adjectif, qu’est-ce qui est « féminin »?
Rien, rien de spécifiquement nommé.
Ici l’adjectif est utilisé comme un nom (en mettant « le » devant), c’est un « néologisme » qui, quand on y réfléchit, ne désigne rien de spécifique, juste un vague concept très nébuleux.
Un quelque chose d’indéfinissable, d’insaisissable, de mystérieux… Et pour les francophones, il s’agit d’un quelque chose de masculin, puisqu’il s’agit d’un truc « féminin », pas d’une chose « féminine », puisqu’on parle de « féminin sacré », pas de « féminine sacrée ».
Ajouter un second adjectif, « sacré », à ce premier adjectif « féminin », ne fait toujours rien de sacré, rien de féminin, puisque ce qui est défini est… « rien ».

Ecrire des articles ou des livres, ou faire des conférences, sur « le féminin sacré » revient à faire des conférences sur « le grand sacré » ou « le petit sacré ».
Le grand quoi? Le petit quoi?!
On ne sait pas trop.
Bref, ça ne veut rien dire!
Quand on dit « le féminin sacré », on ne dit « rien »! Quand on parle de féminin sacré, on ne parle de rien.

Car il ne suffit pas d’aligner des mots au hasard pour faire des phrases, comme il ne s’agit pas d’aligner des sons au hasard pour faire des mots, ou des notes de musique pour faire une chanson.

Apposer un adjectif à « rien » revient à ne parler que de ce rien.
Pourtant, tout ceux qui parlent de « féminin sacré » cherchent bel et bien à parler de quelque chose.
Ils ont pourtant bel et bien une idée, une pensée, une chose à coeur, une chose qu’ils cherchent à verbaliser. Visiblement, ils ne savent pas trop quoi, ou bien ils n’osent pas? Ils sont timides, peut-être?
Et ils sentent qu’il s’agit d’une chose femelle, qui a trait à la féminité, d’une chose qui n’est pas mâle.
Mais nous vivons dans une société patriarcale qui sanctifie Le Père, le Fils, le Saint Esprit, Jésus, Allah, Yahvé, Mahomet, Bouddha, Lao Tseu… Ce sont eux les « Dieux », les prophètes, les êtres les plus sacrés, les plus vénérables. La Sainte Vierge, elle est bien gentille, mais elle passe très en second.
Après des millénaires de monothéisme patriarcal, l’intellect humain a tant de mal à conceptualiser qu’une femme, qu’un être femelle puisse être un être suprême, qu’il s’interdit même de conceptualiser qu’une simple chose « femelle » puisse être « sacrée ».

Les êtres « suprêmes » femelles, ça existe au cinéma, comme dans le « 5ème Élément » de Luc Besson, dans « Lucie » de Luc Besson, dans Alien… Quoi qu’on notera que ces films ont, somme toute, été réalisés par des hommes.
Un être suprême femelle au cinéma, ok, à la rigueur, mais alors uniquement conçu par des mecs, ok? Sinon, c’est le souk.
Ainsi, les historiens ont baptisé « déesse de la fertilité » ou « Vénus » les sculptures du néolithique représentant des figures féminines (comme celle en tête d’article). Ils ne les ont pas appelées « Déesse Suprême », ni « La Déesse », non, pour eux il ne pouvait s’agir que d’une déesse parmi d’autres. Envisager qu’un peuple puisse avoir eu une déesse unique plutôt qu’un dieu unique, c’était impossible dans leur tête d’hommes de culture judéo-chrétienne (sur le sujet de la « great goddess », voir les interviews de Maria Gimbutas sur youtube, comme celle postée plus bas).

Et la langue française est encore plus restrictive que l’anglaise, en matière de genre, puisque, en matière de « féminin sacré », le français qualifie ce truc sacré de « féminin ». S’il est « féminin », c’est qu’il est de genre masculin, donc mâle!
En anglais, quand on dit « sacred feminine », ou « divine feminine », cela reste grammaticalement « agenre », neutre, ni mâle ni femelle, contrairement au français qui masculinise le truc.
Parce qu’en français, si cela est « féminin », alors c’est qu’il s’agit d’un truc, d’un machin, d’un bidule, d’un être, d’un shmilblick mâle « féminin », mais pas d’une chose ni d’une fleur ni d’une maison ni d’une déesse ni d’une chose femelle « féminine ».
Ainsi on pourrait dire de Dieu qu’il est ce « féminin sacré », par contre il serait impossible de dire que Vénus ou Gaia incarnent ce « féminin sacré ». Puisque, elles, en français, sont « fémininEs » et « sacréEs », pas « féminin » (vous me suivez?).
Mais un être femelle ET sacré, au sein d’une société patriarcale, ça ne se peut pas, ça ne se conceptualise même pas, alors ça ne se dit pas, « ça ne se fait pas », et le blocage socio-psycho-spirituo-culturel se manifeste – autant qu’il s’enracine, dans la langue et jusque dans l’esprit des personnes à la spiritualité soit-disant « alternative », des « newageux » qui parlent en boucle de ce vague « truc » qui serait féminin et sacré, sans oser le personnifier, sans oser le nommer, par exemple en parlant franchement de « la Grande Déesse », de « la Déesse Mère », de « Gaïa » ou de « La Vie ».

Déjà, parce que personnifier quelque chose de sacré, de fil en aiguille, ça fait trop animiste, païen, primitif, inculte, ignare, stupide, passéiste, réac, facho (oui, de fil en aiguille, de nos jours, on va vite très loin!).
Et puis, personnifier quelque chose de sacré, c’est avoir une démarche religieuse et, c’est bien connu, de nos jours, il ne faut surtout pas être « religieux », parce qu’être religieux, c’est devenu synonyme d' »extrémiste » et puis « extrémiste » est quasi devenu synonyme de « terroriste ».
Alors non, il ne faut surtout « rien » personnifier et il faut se contenter de parler d’un « truc » indéterminé, d’un machin sacré, voir d’un rien sacré.
En matière de spiritualité, certains athées un peu plus aventureux que d’autres, comme Onfray, daignent parler de l’existence en eux d’un « sentiment océanique » qui ressemble un peu à ce que les religieux appellent « la foi » (le terme « sentiment océanique » vient d’une lettre de Romain Rolland à Freud). Mais les athées préfèrent éviter cette chose femelle – la foi, et préfèrent des concepts, des trucs masculins bien plus indéterminés.
Du point de vue de l’intellectuel Occidental moderne, un nihilisme qui ne dit pas son nom, qui se cache derrière un athéisme vaguement laïque, ça fait toujours plus cool et pacifiste qu’une vague spiritualité plus ou moins religieuse.
Et dans le domaine de la spiritualité « moderne », au final on ne va guère plus loin que les athées: il faut parler d’un truc qui serait « féminin », mais ce truc n’est ni personnifié, ni femelle. On parle à la rigueur d’énergie féminine, comme Onfray parle de « sentiment océanique ». Au final, personne ne sait vraiment de quoi on parle, personne ne met le doigt dessus et s’exclame « ah mais c’est bien sûr, c’est la…! ». Non, on tourne autour, on fait de longs discours (encore plus long que cet article) et blablabla, dans 5000 ans on y sera encore, à ce compte-là, à tourner autour et on ne sera toujours pas plus avancé (si on a survécu à la 6ème grande extinction de masse qui est en cours).
Au final,  ce féminin sacré reste un truc féminin très évanescent, autrement dit ça reste un « pas grand chose », surtout dans un système patriarcal.

On se refuse à franchir le pas de donner un nom au truc, un nom propre, à le personnifier. C’est qu’il y a aussi le problème du genre, aujourd’hui, qui se rajoute au reste. Un être sacré, une déesse femelle, de nos jours serait peut-être carrément perçue comme une déesse transphobe. De nos jours, pour être « cool », une « grande » déesse se devrait au minimum d’être hermaphrodite, androgyne, agenre, voir franchement asexuée, et non éhontément purement femelle, sans cela, elle serait politiquement incorrecte, réac, fasciste, nazi. Aujourd’hui il est de bon ton de dire qu’on est tous un peu homme, un peu femme, un peu autiste, un peu handicapé, un peu hétéro, un peu bi « dans le fonds », « quelque part »… Mais affirmer « je suis une femme » ou « je suis un homme », et juste cela, et seulement cela, ouha la la!! C’est déjà limite sexiste, passéiste, réac, facho, nazi…
Bientôt les gens en arriveront à traiter la Nature de facho, puisqu’elle a créé des sexes, donc de l’inégalité. La Nature est souvent cis-genre: elle attribue des rôles, des fonctions biologiques très précis aux mâles et aux femelles, des rôles non-interchangeables, elle attribue certaines compétences aux uns et pas autres, elle est donc promotrice d’inégalités, la méchante, et puisque la nature rend impossible l’échange d’un chromosome X en Y ou vice versa, c’est qu’elle est transphobe, la vilaine méchante pas belle!!

De nos jours, une grande déesse femelle qui affirmerait que son corps/yoni/sexe/utérus est sacré, n’aurait aucun droit de citer. Elle serait traitée avec autant de mépris que les pires néo-nazi.
Vous n’y pensez pas?! Une femelle sacrée?! Dans un monde d’homme! Dans un monde ou rien ni personne ne doit être religieux, puisqu’un religieux c’est méchant et puisque rien de sacré ne doit être personnifié sinon c’est primitif, ringard, passéiste, réac, donc facho et puis une femelle cis-genre fière de son yoni/sexe c’est encore pire, une sorte de point culminant du néo-fascisme!!

Et voilà comment on en arrive à ce que le « système » annihile la Grande Déesse Mère, la Vie, Gaïa, la planète… Puisqu’elles n’ont pas le droit de citer, elles n’existent pas, du moins pas vraiment en tant qu’être, même la Planète Terre ou la Vie ne sont que des choses dont on dispose plus ou moins bien. L’hypothèse Gaïa de Lovelock n’est que cela: une hypothèse, pas un être pour de vrai.
Dieu, ça va, on peut en parler en tant qu’être déterminé. Et d’ailleurs on ne peut qu’en parler, on ne peut ni le voir ni le sentir ni le polluer, ça va, il est tout là-haut dans les nuages (ou bien « partout », mais pourtant jamais visible), au-delà de l’atmosphère et des gaz à effet de serre, loin, et puis c’est un mec, un vrai, alors il endure tout…
On peut vénérer un truc inconsistant, mais surtout pas un truc matériel. On peut vénérer un truc mâle mais, une chose qui serait à la fois femelle et vénérable: ça, ça n’existe tout simplement pas.
Il n’y rien de femelle qui puisse être vénéré, « sacré ». Dans l’esprit des humains occidentaux « moderne », il ne peut exister qu’un vague truc mâle « féminin sacré », même pour les humains soit-disant « alternatifs » qui veulent sortir du système patriarcal.
Après tout, de nos jours, un homme a le droit de dire qu’il est « femme », même quand il a un pénis, une prostate et des testicules, comme une femme a le droit de dire qu’elle est un homme, même quand elle n’a aucun pénis, prostate, testicule, pas le moindre petit bout de spermatozoïde…
Donc si un homme peut être femme et vice versa, alors un « rien » peut bien être féminin et sacré, tant qu’on y est.

Dans l’esprit de l’humain spirituel moderne, pacifiste et donc anti-réac, « anti-fa », anti-transphobe, etc… Seul un truc mâle peut être à la fois féminin et sacré. Même des féministes auront du mal à dire qu’ils vénèrent « la grande déesse » ou au minimum « la Vie », parce que de nos jours, être « pro-Vie », c’est être considéré comme anti-avortement, n’est-ce pas, donc, de fil en aiguille: passéiste, réac, facho, nazi… Donc on s’interdit de dire qu’on vénère la Vie et on s’interdit de le faire, à moins d’être vraiment très courageux et de ne pas craindre d’être traités de païen facho.
Voilà où l’on en est.

Donc, d’un point de vue pratico-pratique, si la notion de « féminin sacré » vous « parle », s’iou plaît, arrêtez de parler de « féminin sacré »!!
Mettez-vous franchement à dire « la Vie » ou « Mère Nature »!
Ce que veut dire le « féminin sacré » c’est que la Vie est sacrée. En vous, en moi, autour de vous, la vie qui grouille sous vos pas quand vous marchez en forêt… Elle est sacrée.
Quand vous marchez sur la terre, que vous êtes assis dans l’herbe, vous êtes assis à même la peau d’une « Big Mama », sur une « Bonne Mère ».
Pensez-y la prochaine fois que vous faites du yoga ou du qigong: est-ce que vous avez vraiment besoin de vous protéger de votre mère en mettant des chaussures ou en utilisant un tapis en plastique? Il est possible de trouver des endroits dans la nature propices à ces pratiques pieds-nus. Un sol un peu moussu, de l’humus, une prairie, un bord de rivière sablonneux…, sont naturellement « élastiques » et amortissant.
Un bébé ne cherche pas à se protéger de sa mère en s’emmitouflant dans du plastique pour éviter de toucher la peau de l’être qui lui a donné la vie.
Un bébé ne déclare pas que sa mère est « sale », il n’a pas peur de la toucher peau à peau. Avoir un peu de terre sur nos pieds, ce n’est pas être « sale », c’est être vivant, enfant de la terre, à notre place, incarné!
Les astronomes racontent que nous sommes des poussières d’étoiles, et, certes, si l’on remonte suffisamment loin dans le temps, ok, nous sommes des poussières d’étoiles. Ça, ça plait bien au mental, à l’intellect, là-haut dans les hautes sphères, ce concept de « poussière d’étoile », c’est poétique, céleste, pur…, et très désincarné.
Mais, avant d’être des poussières d’étoiles nous sommes d’abord le fruit de la planète Terre, son enfant, nous sommes de la glaise qu’elle anime de son propre souffle, cet air qu’elle fabrique et que nous respirons, nous sommes fait de sa substance, de son carbone, de son azote…, et nous avons beaucoup d’ADN en commun avec l’herbe que nous foulons. Il n’y a pas à s’en « protéger », tant que la météo est clémente et les cailloux pas trop nombreux!

Marija Gimbutas, citée plus haut, raconte que lorsqu’elle était enfant, dans les coins reculés de Lituanie, subsistait un vieux rituel que certaines personnes âgées pratiquaient encore avant la seconde guerre mondiale: tous les matins, ces personnes âgées sortaient embrasser la terre (voir la vidéo postée ci-dessous, à partir de 4’45). Cela évoque la prière des musulmans ou la posture de l’enfant en yoga. Pratiquer la posture de « l’enfant », à même la peau de « la Grande Mère », ça a quand même plus de gueule que de faire ça sur un bout de plastique!
En yoga, on pourrait aussi dire qu’embrasser la terre est une forme de mudra. Un mudra n’est pas un symbole, c’est une façon de connecter un méridien, un nadi à un autre, de façon à modifier la circulation de l’énergie dans ces méridiens/nadi et au final dans tout le corps (ce qui peut modifier aussi l’état de conscience, soit dit en passant).
Embrasser la terre c’est se connecter à elle. Embrasser un tapis en plastique, c’est embrasser du plastique, un « pas grand chose » sur le plan énergétique. C’est peut-être parce que les « alternatifs » passent trop de temps sur des tapis de yoga en plastique et sur des coussins de méditation rembourrés de synthétique, qu’ils ne font plus la différence entre matière synthétique et matière vivante, matière naturelle, matière tissée par la Vie? Ils ne sentent plus la différence parce que, comme tout le monde, ils passent le plus clair de leur temps sur du synthétique (chaussures, asphalte, tapis de yoga, matelas, béton, carrelage, etc…), et qu’ils ne prennent même plus la peine de comparer entre synthétique et naturel, ils ne prennent pas la peine d’envisager qu’il puisse y avoir une différence.
Entre parenthèse, plastique et éthique sont juste anti-nomique à la base. Du plastique, même recyclé et vegan ne pourra jamais être éthique, c’est trop toxique pour l’environnement, ce n’est pas du tout recyclable à l’infini, ce n’est ni réellement biodégradable, ni renouvelable, sans parler des coûts environnementaux de production, avec un bilan carbone forcément déplorable.
Bref, avoir une telle pratique: embrasser la terre tous les jours, ou ne serait-ce qu’une fois de temps en temps, l’embrasser pour de vrai comme on embrasserait une bonne « grand-mère gâteau » ne peut que rendre écolo: on ne peut pas souiller quelque chose qu’on embrasse tous les jours. On ne peut pas se sentir séparé de quelque chose qu’on embrasse tous les jours. On ne peut pas embrasser « rien ». On embrasse quelque chose qui existe, quelque chose de réel, de vibrant, ce qu’on aime, ce qui est sacré pour nous.
La Vie est sacrée, la Terre est sacrée, la Vie en vous et moi est sacrée, voilà ce que veut dire « le féminin sacré ».
La Vie est sacrée, et ça, ça veut dire quelque chose. Cela veut dire même beaucoup de choses, les implications sont infinies… Mais cet article est déjà assez long comme ça!

 

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Ce texte a été développé à partir d’une page de mon journal intime (sur un cahier, pas sur ordi!), datée du 19 juillet 2018:

« Faire de chaque journée, de chaque minute, une cérémonie.
Une courbe et une durée, sacrées, vivantes, vibrantes, ordonnées, joyeuses, pleines d’amour, de paix, d’harmonie, de joie.
Le « féminin sacré » doit être aussi dans la parole, et donc cela ne peut être « féminin », cela ne peut être « le », cela ne peut être masculin!
La femme, « ça crée ». La femme est féminine. « Female » (en anglais). Elle contient le « mâle », comme la croûte terrestre contient la flamme.
Parler de « féminin sacré » est déjà une offense faite à la femme. La femme ne peut être « féminin ».
Elle est féminine, ou plutôt femelle, pas du tout « mini », minime, mais créatrice, puissante étoile, planète, galaxie. Elle contient, elle trace courbe et durée et porte la flamme, sacrée, en elle, sous sa croûte, sa peau, jusque dans sa moelle.
Elle se réapproprie la parole, sacrée, qui est à tous. Elle se réapproprie la langue, libère la voix. La parole dite résonne et se propage, sonne comme la cloche dans la vallée que toute la communauté entend, toute la famille, ensemble.
Aini j’écris avec une « plume » d’aujourd’hui, avec une encre qui ancre ma pensée sur la page qui traverse les époques, qui tient la durée. Et je rêve de pouvoir écrire assise sur une chaise dont la fibre n’aurait été traitée qu’à l’huile de lin et à la térébenthine, avec une huile et une essence. Une huile de plante, de graine, de fleur, de prairie, une essence d’une autre plante venant de la forêt.
Il est plus facile d’écrire en usant de la langue anglaise, qui ne scinde pas tant les choses en genre, en mâles et femelles… »


 

Du concret, une maison, peut-être

Voilà plus d’un an que j’ai commencé à chercher une maison, un an et demi que j’ai décidé de déménager.
Il y a bientôt un mois, j’ai trouvé une maison que je vais peut-être bien pouvoir acheter.
Je garde le « peut-être » parce qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il y a deux mois je disais « Bientôt, je vais peut-être louer une maison dans le parc du Pilat ». Et finalement, le propriétaire s’est rétracté et maintenant sa maison est en vente à 127 00 euros.

Je me rends compte que beaucoup de choses ont guidé mes choix, pas juste l’esthétique, le prix, le nombre de chambres, l’altitude, l’état du gros oeuvre…

A force de m’intéresser à la permaculture, j’ai commencé à voir passer des vidéos de survivalisme, de maison autonome, d’autocontrusction, de « BAD » (Base Autonome Durable)… Et tout cela a infusé au fil des mois, cela s’est frotté aux centaines d’annonces que j’ai consultées, aux quelques maisons que j’ai visitées…
Et voilà que j’ai opté pour une ancienne ferme, avec une cave, une étable, un puits quelque part…
La Safer a même droit de préemption, il y a 6.000m2 de terrain agricole.

J’ai envie d’avoir non seulement de l’espace pour me préserver d’éventuels voisins et de leurs pollutions électromagnétiques, de l’espace pour respirer à l’aise, pour avoir une vue, pour mes chats…, mais aussi de l’espace de stockage, ne serait-ce que pour pouvoir stocker les dizaines de courges que je ne manquerai pas de réussir à faire pousser d’ici un an ou deux.
Je voulais de la place pour que des gens puissent venir me voir et rester au moins une nuit ou deux à l’occasion, parce que personne de pourra s’arrêter « en passant ». Personne ne passe par le Morvan. Soit on y va, soit on le contourne.
Il y a un grand grenier quasi sur l’ensemble, pas du tout aménagé mais où il est possible de dormir un peu plus au sec que dans une tente, au cas où les chambres et la grande cuisine/salle à manger ne suffiraient pas.
J’ai envie d’avoir de la place, de la place, de la place.
Le luxe ultime: de l’espace à soi.

J’ai envie de planter des fruitiers, des lilas, des plantes médicinales, du chèvre-feuille, des pivoines, des rosiers, un pin, des patates, des graines de tabac (si si c’est légal, en vente sur le site de la Ferme de Ste Marthe), du tournesol pour les oiseaux…

Si tout continue à se dérouler sans accroc jusqu’au bout, j’aurais bientôt Nicolas Pezeril comme voisin, à moins de 10km de « ma ferme ». Je pourrai lui demander 2-3 petits conseils en « perma », tout ça tout ça…

Et puis je commençais à avoir envie d’habitat groupé, vu que, seule, avec mon pauvre budget minuscule, je ne trouvais pas, je ne trouvais pas… je me disais que je pourrais avoir intérêt à trouver des alliés pour réussir à venir à bout de cette quête et voilà que, de fil en aiguille, j’ai trouvé un « collègue ». Peut-être pour quelques mois seulement, pas de quoi faire une SCI pour le moment mais de la cohabitation, de la coopération, du test de mini-habitat groupé.

Il va y avoir du travail manuel à abattre. Il y a 2 jours, sur un vide-grenier, j’ai acheté des gants de jardin en cuir, 4 paires neuves. J’ai lorgné quelques petites haches anciennes très bien entretenues, lustrées et aiguisées.
Je chinerai beaucoup pour l’ameublement. Je veux du matelas en laine d’occasion, du bois, de l’osier, de la récup’, du patiné, ces matériaux nobles dont les « modernes » ne veulent plus.
Hier je suis passée chez une nana que je ne connais pas pour acheter une peau de vache d’occasion.
Je regarde les rouleaux de feutre de chanvre et de laine, sur les sites de matériaux écolo, en me demandant si je pourrais en faire des tapis de sol d’appoint…

J’ai envie d’apprendre à faire des choses de mes dix doigts. Je pense meubles, je pense couture, je pense lactofermentations… « off grid », « homesteading »….

Cet après-midi j’ai aussi acheté des chapeaux en paille à Bazar Sans Frontière, pour le farniente, quand même.

 

Journal de transition – Avril

Au menu:
Parc du Pilat ou du Morvan?
Débuts de la chélation des métaux lourds – Protocole Cutler
Bruits, moteur et vitesse

 

Vendredi 13 avril, 17h30, Haute-Savoie :

Par dépit, rien écrit en février ni en mars.
Pourtant je ne suis pas restée inactive, surtout en mars. Lasse d’attendre les estimations d’une maison dans le Pilat, estimations qui ne venaient pas, j’ai fini par prendre le mord aux dents et par aller visiter quelques maisons dans le Morvan. J’en ai trouvé une en particulier qui m’a beaucoup plue, une fermette un peu dans son jus, mais un jus décent et habitable.
Je suis tombée amoureuse du bocage et des tomettes posées à l’ancienne sur chape à la chaux.

Et puis les estimations de la maison du Pilat, près de chez ma cousine, sont tombées, en ma défaveur. Alors, à Pâques, j’en ai discuté avec la famille et les amis de la famille et on m’a dit « tente le viager » !

Donc j’ai proposé l’idée au co-propriétaire qui s’occupe de gérer le bien, il est ok, mais reste à voir si le juge des tutelles, qui veille sur les intérêts de son épouse, l’autre co-propriétaire, sera d’accord. Je ne sais plus si j’ai déjà raconté que la maison est en copropriété entre 2 époux dont l’un est sous tutelle pour cause d’alzheimer… Bref, rien n’est simple.

En mars j’ai donc fait 3 allées-retours dans le Morvan en 10 jours (un sur 3 jours, 2 sur une journée). C’en fut un peu trop pour mon système endocrinien. Retour des cycles menstruels irréguliers.

Idem un bref séjour de 3 jours dans le Jura au début d’avril, dans le froid, sur la dalle du chalet qui fait frigidaire en + d’empêcher la connexion à la terre. Mon système endocrinien n’a pas apprécié.


Cherchez le renard!
C’était vers midi. Pour qu’un renard sorte en pleine journée, faisait vraiment frisquet.

Un des allées-retours dans le Morvan fut fait en compagnie d’un anciens pote breton qui en a marre de son appartement four à micro-onde et qui a besoin de se mettre au vert. Il est prêt à me troquer une chambre dans ma future maison en échange d’un coups de mains pour gérer les travaux, il est bon bricoleur, ça pourrait faire un début d’habitat groupé, ou en tout cas de test d’habitat groupé…

Je continue la chélation. Quoi que la dernière fois que j’ai écrit dans ce journal, en janvier, je ne l’avais pas commencée.
Commencée début février.
Quelques rounds de DMPS.
Premier round de DMSA cette semaine, un peu rock’n roll. Fatigant. J’ai déclenché une sorte de symptôme grippal éclair de 36h, sans savoir si c’est le contre-coup du séjour dans le froid du Jura, des 18h passées dans les « ondes » électromagnétiques à Oyonnax avant de revenir ici, ou juste la détox/redistribution causées par le round de DMSA, ou un cocktail de tout ça à la fois.

Donc je vais peut-être acheter une maison à Pélussin, en viager libre, à 10km d’une centrale nucléaire et de la chape de pollution de la vallée du Rhône.

A côté de ma cousine et de son maraîcher bio de mari et sous un climat plus clément que celui du Morvan, à 30kmd’Annonay, de ses lilas et de ses pins.

Mais le Morvan, qu’est-ce que c’est joli… Si je ne m’y installe pas cette année, ce sera peut-être un peu plus tard. C’est d’un calme merveilleux, en tout cas hors vacances scolaires.

Ici le bruit s’amplifie toujours.
Les oiseaux continuent à venir picorer les dernières graines qui nous restent.

La chélation cause probablement un peu de redistribution qui me rend un peu plus sensible aux champs magnétiques des moteurs des engins de malheur, que ce soit les voitures, les tracteurs, les tondeuses qui commencent à ronronner ou les motos et autres quads qui couinent.

J’ai dû renoncer à lire dehors, le concert de l’après-midi vrombissait dans ma tête… Et encore, ce n’est qu’un vendredi après-midi avec un ciel vaguement couvert.
Le weekend, quand il fait beau, c’est bien pire. Et il n’y a toujours pas de ralentisseurs autour de chez nous, toujours uniquement des radars pédagogiques, pas de zone 30km/h, donc tout le monde s’en donne à cœur joie.

Le 50km/h ? C’est pour les tafioles, je présume.
Il y a quelques jours j’ai vu le voisin faire une roue arrière sur son quad, sur la route au-dessus de chez nous. Mr est tout fier d’avoir son permis et des engins aux moteurs « homologués », n’est-ce pas, et il en profite pour avoir une conduite dangereuse et bien sûr, jamais aucun gendarme n’est là pour lui expliquer un peu la vie (et ses parents ? Bah ils lui ont mis le cul sur des motos et des quads alors qu’il n’était pas encore en âge de rouler des joints, donc bon…).

Je me suis achetée un voile de tête « anti-onde » pour les déplacements en voiture.
C’est mes trajets dan le Morvan qui m’ont décidée. Ca grille trop le cerveau de conduire, maintenant. La fatigue au volant s’accroît au fil des mois, au fur et à mesure que les antennes se multiplient le long des routes, que les utilisateurs de technologies « modernes » se multiplient comme les métastases dans le corps d’un cancéreux en phase terminale .
Pour le moment je ne mets le voile qu’en voiture, pour me protéger des antennes-relais, des smartphones dans les voitures autour de moi, des bluetooth des voitures autour de moi, des systèmes anti-collision, des radars de recul et dieu sait quoi d’autre… Les antennes-relais, je ne comprends pas comment ils peuvent en mettre autant partout et espérer que ça ne causera jamais de soucis. Ce sont des machines à générer des coup de barres, des somnolences, vu que le long des routes elles sont toujours orientées pile dans l’axe de la route.
On peut souvent les sentir avant de les voir.

 

Dimanche 22 avril, 14h30, Haute-Savoie :
Bon, finalement, je vais peut-être louer la maison de Pélussin.
Il reste à voir quand, combien exactement…
Et pour pouvoir bénéficier des allocations logement, va falloir que je renonce à mon statut d’auto-entrepreneur, vu que les auto-entrepreneurs n’ont pas droit aux alloc logement, vu que ce sont des « patrons » et que, c’est bien connu, un patron gagne forcément au moins 1500 euros/mois, n’est-ce pas.

Donc moi qui me disait « chouette, il y a une petite pièce pile bien située dans la maison qui va pouvoir servir de cabinet de consultation ! »… Bah non, elle servira de je ne sais quoi mais pas de cabinet de consultation.
Je donne ma réponse demain au proprio. C’est lui qui m’a proposé l’option de la location quand le juge des tutelles a dit « non le viager libre n’est pas à votre avantage blabla ».
Le proprio semble vraiment vouloir tout faire pour m’arranger au maximum.
Un peu comme le grand-père que je n’ai pas eu.

Par contre la juge des tutelles pourrait avoir échoué à comprendre ce qu’est un viager libre… Va falloir creuser un chouilla de ce côté, et si elle a juste mal compris, qui sait… Ou si c’est le proprio qui a oublié de préciser « viager libre, pas occupé »…

En attendant j’ai tellement envie de partir d’ici et tout le monde se décarcasse tellement pour que je puisse choisir Pélussin, que bon… Je me dis, au moins pour un an, pourquoi pas tenter l’aventure de la location.

Dans le Pilat, dans la maison peut-être à louer:

Le sol de ce salon était excellent! Bonne mise à la terre, bon soutien du péristaltisme!

Sinon, à part ça, après la mi-avril, le soleil est revenu!!!!!!!!!

Le Semnoz.