Sommeil au naturel, à la terre

Intro, en résumé:
Il y a quelques mois, fin mai 2017, j’ai radicalement changé de façon de dormir, après avoir pris conscience de mon ElectroHyperSensibilté (EHS), qui s’étend non seulement aux « ondes » mais aussi aux propriétés électromagnétiques des matériaux (conducteur/isolant électrique, empêche/permet la connexion à la terre, biocompatible/bio-incompatible).

Attention: comme pour la maladie de Lyme ou l’intoxication aux métaux lourds, l’EHS n’a rien de « psychologique ».
Donc non, ce n’est PAS « dans ma tête »!

Pour s’informer sur l’électrohypersensibilité:
http://www.ehs-mcs.org/  
http://www.priartem.fr/accueil.html 
https://www.robindestoits.org/ 

J’ai d’autres articles sur le sujet, sur mon site pro:
Etre électrohypersensible, c’est comment?
Vêtements en matière naturelle – EHS
Connexion à la terre – Chaussures – EHS

Bref, pour en revenir à nos moutons, j’en ai finis avec les matelas synthétiques, les couettes synthétiques, les oreillers synthétiques. Je suis revenue au 100% naturel: laine et coton.
Je pourrais apprécier de dormir sur un matelas en laine posé sur un sommier à lattes, par exemple, ou sur un futon 100% coton posé sur un tatami en paille de riz mais, chez moi, pour le moment, j’ai opté pour quelque chose d’un peu plus rustique et de moins cher qu’un gros matelas laine ou qu’un futon en coton bio.

Et après avoir modifié ma literie, j’y ai ajouté un tapis de connexion à la terre.
Il existe toute sortes d’outils de connexion à la terre: des draps, demi-draps, des patchs, des bracelets… Et des tapis de différentes tailles: pour la voiture, pour les chaises, le yoga… J’ai opté pour un tapis « universel » de taille (et de prix) assez modeste qui me sert autant pour dormir que pour le yoga.


Tapis de chez Géotellurique. Attention il est fortement déconseillé de s’en servir sans avoir pris quelques précautions de base: voir plus bas.

Dormir par terre: 
Je cherchais avant tout à dormir sur des matériaux naturels, biocompatibles sur le plan électromagnétique. Le sol de la maison où j’habite pour le moment est assez merveilleux: la dalle en béton n’est pas trop riche en ciment (à contrario des bétons modernes, souvent très riches en ciment, qui me paraissent « plombant ») et son armature métallique a peut-être été mise à la terre. Le vieux dalflex tout moche des années 1970 a beau être artificiel, il fait office de dallage relativement « neutre », qui évoque un dallage minéral. Du coup le sol me convient bien au niveau « énergétique »/électromagnétique.
Si, chez moi, tous les sols étaient recouverts d’isolant électrique (plancher flottant, PVC, moquette…), ça aurait été plus embêtant. Si les sols avaient été en plastique, j’aurais peut-être dû partir dormir dans le jardin, dans la cave (sol en terre battue), sous l’abri à voiture, au garage… Ou j’aurais posé mon bardas sur un sommier à latte, pour être à distance du sol… Je ne sais pas trop.

Au début je voulais aussi me rapprocher du sol, me rapprocher de la terre. Dormir par terre me semblait le choix le meilleur, le plus logique. C’est un peu rude au début mais je m’y suis habituée en quelques jours.
Encore une fois, si les sols avaient été en PVC, je n’aurais pas eu cette envie.
Un sol plastique (ou une dalle en béton riche en ciment, ou de l’asphalte…) me fait l’effet d’un repoussoir. C’est un stress. Ca m’oppresse, ça me pompe mon énergie, ça me rend nerveuse. Dur de s’endormir dans ces conditions.
Alors que sur un sol naturel, comme un plancher, ça a beau être « rude », très ferme, je me détends spontanément et je m’endors facilement (à condition qu’il n’y ait pas de pollution électromagnétique alentour: wifi, smartphones…).

Matelas:
J’ai opté pour des nattes en laine (de chez Revolana et Chouette Couette) parce que je voulais des solutions nomades, facilement déplaçables, que je puisse facilement emmener en voyage.
En 2017, je me suis beaucoup déplacée, et je voulais pouvoir dormir partout, quelque soit la personne qui m’invitait, pouvoir éviter facilement les lits d’amis, presque toujours en synthétique.


Natte de chez Chouette Couette, très légère

Et puis quand le climat s’est rafraîchit, en automne, que la dalle en béton s’est aussi bien rafraîchie, j’ai ajouté des peaux de moutons (achetées à petit prix sur une brocante). Les peaux aussi ont l’avantage d’être nomades: elles peuvent me servir de tapis de sol ailleurs dans la maison ou pour passer un moment dehors et j’en prête une à mon chat dans la journée.


Mon chat bien au chaud.

Couette et couvertures:
La couette en laine, ça a été un choix un peu « de luxe », une gourmandise (Revolana fait des prix intéressants). Je peux facilement me contenter de simples couvertures 100% laine (dont le liseret synthétique à été décousu), achetées d’occasion (on en trouve parfois dans des magasins de type Emmaüs).
J’ai aussi un vieil édredon en duvet, un oreiller en plumettes et duvet (on en trouve sans produits toxiques, à bon prix, chez La Redoute, par exemple), je me sers aussi d’un vieux draps en coton à la place d’une housse de couette (les housses de couettes chargées de teintures, et contenant éventuellement un peu d’élasthanne, ça peut aller jusqu’à perturber ma régulation thermique, et les housses 100% bio, ça peut coûter un peu cher).

 

Connexion à la terre: 
Le tapis de connexion, lui est bien en matériaux synthétique mais il permet de se mettre à la terre, donc il est ok.


Dormir « à la terre » (sur le plan électrique), c’est un peu comme de dormir allongé dans l’herbe.

La mise à la terre, ou « connexion à la terre » commence à être étudiée par des chercheurs et ses effets bénéfiques sur la santé commencent à être démontrés – autrement dit, on commence à démontrer que le fait de vivre « hors-sol » a des effets nocifs sur la santé. Voir par exemple le site du Earthing Institute ou le livre « Connectez-vous à la terre ».

En très résumé, la connexion à la terre apaise autant qu’elle « recharge ».
Et en effet, je dors mieux avec mon tapis que sans lui (quand il est branché sur une prise de terre de qualité). Je m’endors facilement et si je me réveille, je me rendors facilement, et moi qui ai longtemps été insomniaque, avec des troubles du sommeil depuis l’enfance, ça me change la vie (les seules petites insomnies qui persistent sont celles que je dois aux fluctuations de mon cycle menstruel, ou encore celles qui suivent la consommation de vin non-bio avec sulfites…).
Il y a toute fois des précautions d’usage à respecter:
brancher le dispositif de mise à la terre sur une prise de terre qui a été contrôlée par un électricien (la prise doit être d’une valeur de 5-10 Ohms environ).
Les testeurs de prise de terre premier prix peuvent permettre de s’assurer qu’il y a bien une prise de terre mais pas d’en évaluer la qualité par une mesure précise.
Certains géobiologues, électriciens et électrohypersensibles sont d’avis que la plupart des prises de terre des logements sont de trop mauvaise qualité (trop polluées ou défectueuses ou inexistantes!) pour qu’on puisse y brancher de tels dispositifs.
Celle de la maison où j’habite fait parti de ces prises de terre défectueuses, donc j’ai opté pour la solution du piquet de terre planté dans le jardin, sous la fenêtre de la chambre… Mais même un piquet de terre planté dans un jardin est susceptible de drainer des pollutions électriques ambiantes : hautes fréquences (radio, wifi des voisins, antennes relais…), électricité « fuitant »  de lignes électriques enterrées, perturbations géobiologiques…
La partie métallique du piquet doit être entièrement enterrée, au moins pour éviter de capter des hautes fréquences.
Bref c’est compliqué, et à moins d’avoir des outils de mesures pointus ou des perceptions assez fines, ça peut être un peu risqué de se mettre à la terre de cette façon.
Personnellement, je constate que je dors mieux avec mon tapis que sans, donc pour le moment, ça me va.
On doit aussi faire attention de se servir de ces systèmes de connexion à distance de toute installation électrique sous tension: appareils électriques, câbles dans les murs, prises, interrupteurs… Lorsqu’on passe un long moment mis à la terre on peut en effet finir par se transformer soi-même en prise de terre vivante (de la même façon qu’un arbre vivant est une prise de terre très efficace), et on se retrouve à drainer les pollutions électriques ambiantes, ce qui n’est pas très bon le corps, surtout pendant la nuit, quand on dort.
L’idéal serait de se mettre à la terre, à l’intérieur d’un logement, uniquement lorsque l’électricité est disjonctée, à moins que l’installation électrique soit « biocompatible »: équipée au minimum d’interrupteurs automatiques de champs (biorupteurs), d’une prise de terre au top (d’une valeur de 0-10 Ohms et raccordée à toutes les prises de l’installation), et équipée éventuellement de câble blindés.
Personnellement, je me contente de dormir dans un coin de la pièce libre de câble dans les murs, de prises, d’interrupteurs et la pièce est débarrassée de tout appareil électrique pendant la nuit. C’est un coin situé à l’angle de la maison, sans mitoyenneté, donc il n’y a aucune pollution électrique de l’autre côté des murs non plus et la dalle en béton empêche toute pollution électrique d’irradier de l’étage du dessous (garage).
Attention aux planchers en bois, qui diffusent très bien les pollutions électriques venant d’en dessous!

Le matin, je range tout mon bardas et ça donne ça:


Cette maison est un peu vétuste, elle aurait besoin d’une grande rénovation, mais pour le coup, la vétusté a des avantages.

 

Pour aller (encore) plus loin:

Réalisation d’une prise de terre en terrain difficile:

 

En anglais, voici deux articles sur le lien entre les matériaux naturels, leurs propriétés électromagnétiques, et la santé:
If you sleep on sheep, count your lucky stars
Naked beneath your clothing

 

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