Journal de transition – Octobre

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Cheveux, slips 100% coton, « mode » électrohypersensible
Energétique, électromagnétique
Dépose d’amalgames Dr Dieuzaide
Quête immobilière, habitat groupé vs indivisualisme
Matteo Tavera, Roger Heim, les champi et les pionniers de la bio
L’électrohypersensible raconte sa life.

Mardi 3 octobre, 18h45, Haute-Savoie :
J’ai plein de choses à apprendre, des petites et des grandes.
Dans ma quête du zéro plastique, je dois apprendre à faire tenir mes cheveux en chignon avec un crayon, plutôt qu’avec un élastique.


Ca fait environ 5 ans que mes cheveux ont commencé à onduler à l’arrière du crâne, ça a commencé environ 1 an après l’arrêt du gluten, ça gagne du terrain, et ça va finir par se voir un peu quand je me coiffe comme ça.

Il y a une semaine, mon ostéopathe (orienté ostéopathie biodynamique) m’a donné un livre d’Initiation à l’acupuncture traditionnelle, d’André Flaubert.
Pour essayer de comprendre mon environnement « énergétique »/électromagnétique et comment le plastique me pourrit autant mon énergie, j’ai besoin de me familiariser avec des notions d’énergétique chinoise. Les chinois semblent être ceux qui sont allés le plus loin dans le détail du fonctionnement énergétique du corps humain.
« Quand un être prend forme, cela veut dire que l’énergie se transforme. Quand la vie matérielle disparaît, cela correspond à une mutation de l’énergie » (page 96).
Mais quelque chose me dit que les chinois qui ont créé la médecine chinoise ne connaissaient pas le plastique…

Ce matin, je suis retournée à Lescheraines, à la friperie à côté de la boutique d’artisanat local. J’y ai discuté avec une corsetière qui est là tous les mardi matin. Je lui ai demandé si elle pense pouvoir me confectionner des slips 100% coton, sans élastique, sans élasthanne. Le plus facile pour elle et le moins coûteux pour moi serait que je lui trouve un modèle de shorty qui me va bien. Elle n’aurait qu’à le reproduire en l’adaptant, avec un jersey de coton. Ou bien il faudra qu’elle crée quelque chose entièrement, ce serait un peu plus cher. Le plus compliqué, c’est la réalisation du patron. Je pourrai peut-être m’en sortir pour 60 euros, pour le premier slip, et forcément nettement moins pour les suivants.

Parce que oui, faut avouer que les slips, ça a un côté pratique. Je ne vais pas rentrer dans les détails du pourquoi-comment, pour des raisons d’élégance disons, mais – bien qu’on puisse vivre sans, au niveau hygiénique, c’est plus pratique avec.
Et puis pour se baigner, ça peut être sympa, quand on ne supporte plus le synthétique des maillots de bains (à vrai dire je me suis toujours sentie affreusement engoncée dans les maillots de bain). Je ne me sens pas franchement partante pour aller sur une plage naturiste en été : trop de gens, trop de smartphones. Et la seule plage naturiste du coin est une plage située le long d’une ligne de chemin de fer, avec des caténaires qui crachent tout ce qu’elles peuvent…).
Et du coup aujourd’hui j’ai eu l’idée de relancer une recherche de sous-vêtements sans élastiques et j’en ai trouvé chez Raworganic !! Quoi que vu le prix ça ne devrait pas me coûter plus cher d’en faire faire 2-3 par une corsetière du coin.

Slip Rawganique

– – –

Mardi 17 octobre 2017, Haute-Savoie, 15h30.

Assise par terre dehors devant la maison, sur une peau de mouton, ordinateur à même le sol aussi, face au soleil. Pieds nus, pantalon de pêcheur thaï, tshirt coton dont les petits boutons de l’encolure ont été enlevés (du coup, décolleté un peu plongeant, va falloir remettre un bouton ou deux).


Le pantalon de pêcheur thaï (ici celui de chez Fantazia), c’est le truc le moins sexy de la terre, mais c’est 100% coton, zéro synthétique, zéro métal.


Pantalon de pêcheur thaï, tunique 100% soie (made in India, d’occasion), pull 100% laine (d’occasion aussi).


Mon chat aussi aime bien les peaux de moutons.

Des nouvelles de mes dents : elles sont encore en travaux mais elles vont bien. Le 9 octobre, la dépose des amalgames s’est bien passée. En sortant du cabinet, j’avais la sensation d’avoir une bouche un peu plus grande, comme si ma langue avait eu plus de place que d’habitude, et moins de tensions dans la mâchoire, la nuque, les épaules, comme si mes épaules avaient gagné quelques millimètres dans le sens de la longueur.
Crâne et mâchoire un peu ébranlés par le fraisage du métal, en particulier dents du haut à gauche. Je suis rentrée chez moi après, et je me suis couchée !

Hier, les cavités et les caries qui s’étaient formées sous certains plombages ont fini d’être nettoyées et quand je suis ressortie du cabinet, j’avais la sensation d’avoir grandi d’un ou deux centimètres, d’avoir le dos plus forts et plus droit, et je marchais à l’aise sur mes petits talons de 3-4 cm, alors que d’habitude je galère. Mieux encore : j’étais arrivée la tête dans le pâté, après un weekend passé à fêter un anniversaire avec plein de gens et leurs smartphones, et je suis ressorti de la consultation complètement détendu, zenifiée, revigorée comme après une longue nuit de sommeil.
Je me demande si la caméra 3D utilisée pour prendre les empreintes de mes dents ne serait pas du matériel électrique biocompatible, ou quelque chose comme ça.
Ou alors ce sont juste les caries qui me « plombaient » vraiment beaucoup.

Hier après-midi, j’ai téléphoné au Dr Dieuzaide pour lui demander s’il aurait formé un autre dentiste dans la région, un autre que celui place des Cordeliers à Lyon, plus près de moi et de mes éventuels clients en Haute-Savoie. J’ai été surprise qu’il décroche. Il est très sympathique, il m’encourage à aller suivre une de ses formations (of course). Il m’a parlé d’une dentiste qu’il a formé du côté d’Annemasse, à Bons En Chablais, reste à voir si elle pratique vraiment sa méthode.

Je retourne à Lyon pour la pose des inlays lundi prochain. Là les cavités sont juste bouchées par un pansement un peu friable, je sens qu’il manque pas mal de dent, c’est un peu impressionnant de manger avec des bouts de dents en moins. Les inlays viendront remplacer les morceaux manquants.

A La Pesse, le chalet est de nouveau d’aplomb, les travaux de consolidation sont finis. Je prévois d’aller y faire un tour cette semaine.

Ce matin, je suis allée à Lescheraines, prendre livraison de mon premier slip en coton bio sans élastique.


Slip 100% coton bio confectionné par Maud Griengl, du bon boulot, et c’est moins cher que prévu (35 euros), du coup j’en commanderai un autre, avec une brassière, pour mon anniversaire en décembre. Et ça me fera aussi office de maillot de bain à la belle saison.

Bon, je change de position, je tourne le dos au soleil, je suis en train de cuire.

Ce weekend, j’ai donc été à un gros anniversaire dans le Pilat, pour les 50 ans de mon cousin par alliance, le maraîcher bio. Le samedi on était une cinquantaine de convives, le dimanche on était encore une quinzaine pour déjeuner. J’ai papoté avec plein de monde. Deux personnes m’ont proposé leur aide pour ma réflexion en matière d’immobilier (construire, rénover…?).
Quand je vois toutes ces personnes, tous les logements individuels qu’elles occupent, la somme que cela représente, la galère que cela représente pour en réunir ne serait-ce que quelques unes, ne serait-ce qu’une fois de temps en temps, la masse de moyens dépensés par tout cet individualisme au quotidien, moyens qui pourraient être plus ou moins économisés s’ils étaient mis en commun…
Après ce genre de réunion, on se dit « il faudrait se voir plus souvent ». Est-ce une simple politesse ou un vrai mouvement du cœur ? Je penche pour la seconde option. Nous sommes des animaux grégaire, claniques. On a besoin du clan. On sent bien tous que c’est une vie de fou qu’on mène, chacun de nos côté, que plein de choses cloches…
Mais quand on commence à suggérer aux gens de se regrouper, oh la non, « je veux mon chez moi, je veux mon intimité ».
En vrai, on vit dans des immeubles entassés les uns sur les autres, ou avec des voisins qu’on n’a pas choisi et qui ont vue sur notre jardin, quand ce n’est pas sur notre salle à manger. On s’accroche à notre petit quant à soi. On peine à imaginer autre chose. On a peur.

J’ai un peu travaillé sur mon site pro. J’ai étoffé l’à propos. J’ai mis plein de photos, un peu comme un album souvenir pour raconter un peu mon parcours, entre photos de chats et concerts punk, collections de parfums naturels et de livre sur l’autisme et la santé.

A la foire Bio du Pilat, le dimanche 8 octobre, j’ai fait un jus de pastèque la matin sur le stand de mon cousin, et je suis partie en quête d’info sur Matteo Tavera (auteur de « Mission Sacrée », voir le livre en pdf ICI) au stand de Nature & Progrès (il en a été l’un des co-fondateurs) et sur celui des pionniers de la Bio en Rhône-Alpes. On m’a donné des noms de gens à contacter.

Je me demande si Matteo Tavera et tous les autres pionniers de la bio des années 1950-60 n’auraient pas été de gros « hippies », par hasard ? (venant de moi, c’est un compliment) L’indice majeur, c’est le fait que Matteo Tavera cite Roger Heim dans l’intro de son livre « Mission Sacrée », et Roger Heim était un grand mycologue français qui a beaucoup travaillé sur les champignons hallucinogènes.

Je dis ça je dis rien, comme on dit.

J’ai aussi discuté avec une naturopathe géobiologue de l’association Calenduline, qui m’a dit « oh la la, vous faites enlever tous vos plombages d’un coup, c’est dangereux, faut en enlever un par mois au maximum et laisser le dernier en place pendant 4 ans ! ». Bon, j’ai quand même tout enlevé d’un coup le lendemain, je n’aime pas me laisser guider par la peur, j’avais bien confiance dans mon dentiste, et va falloir que j’envoie un petit mot à cette dame pour lui dire que tout va super bien !
J’ai aussi laissé des messages à Mr Eric Petiot, au sujet de sa formation en géobiologie pour jardiniers amateurs, mais il est peut-être vraiment très pris.

 

Jeudi 26 octobre 2017, Haute-Savoie, 18h20 :
Hier, journée à Lyon.
Mon dentiste m’a posé mes inlays et je vais toujours bien, mise à part un petit rhume parce que j’ai eu la bonne idée de manger du beurre lundi dernier.
Même les naturo font parfois des trucs bêtes, de temps en temps.
La température avait fraîchi, j’avais envie de gras, j’en avais marre de l’huile de coco.

Donc tisane de thym et plein de vitamine C.


Ramené de Lyon: un échantillon de Séville à l’Aube (un néroli façon Jicky), une petite carte-cuir, un moulage de mes dents.

Du côté des dents, ça va. Après la pose des inlays, j’ai papoté entre autre avec le gérant d’une boutique de cordonnerie, cuirs et peaux, 15 rue Tupin, un magasin à la Harry Potter, vieux de plus d’un siècle. Non seulement il y avait tout un capharnaüm réjouissant à regarder, plein de belles peaux de partout, des articles hétéroclites perchés partout jusqu’à 4 mètres de haut, le chien empaillé du grand-père – un peu comme la boutique du fabriquant de baguettes magiques dans Harry Potter et l’école des sorciers, mais en plus c’était tout aussi jouissif de parler, tellement j’avais la sensation que les mots sortaient de ma bouche comme un petit ruisseau qui coulait gaiement, sans entrave. C’était plus fluide, je peinais moins à articuler.
Il reste juste un léger chuintement à cause d’un composite dans une incisive, en haut à droite. Je me suis mise à zozoter un peu depuis le 16, jour du nettoyage des caries qui s’étaient développées sous les plombages. C’est la seul gêne qui reste en bouche, du coup elle en prend à son aise, son potentiel de nuisance semble être comme amplifié par l’absence des plombages.

Le dentiste m’a demandé de mettre la liste des améliorations constatées par écrit. Il récolte des témoignages pour essayer de faire bouger les choses au niveau de l’académie de médecine.

Hier matin j’ai aussi vu le propriétaire d’une maison à Pélussin, il souhaite la vendre, il ne l’a pas encore mise sur le marché.
Elle est bien cette maison, construite sur le rocher, sur les hauteurs d’un coteau bien ensoleillé face à l’est, superficie confortable, en bon état, à priori saine. On n’a pas l’horizon ouest que j’aime tant, mais bon, rien n’est jamais parfait, et c’est à environ 1km de chez ma cousine et surtout, le truc de fou, c’est que ce monsieur ne souhaite pas faire de plus-value. Il y a comme un esprit de quartier, là haut, et il aimerait trouver quelqu’un qui pourrait s’entendre avec les voisins qu’il apprécie.

Reste à voir si ça va pouvoir se faire comme ça ou pas.

A Lyon, j’ai aussi flâné dans quelques parfumeries. J’ai failli froisser la vendeuse de L’Artisan Parfumeur en lui disant que j’avais trouvé quelque chose de « sale » à Séville à l’Aube. J’ai vu qu’elle tiquait, je lui ai expliqué que ce n’était pas une critique, que certains parfums ont la réputation d’être des parfums « sales » comme Jicky (de Guerlain) et, visiblement, elle n’avait jamais entendu le mot… Heureusement, il y avait un monsieur là qui lui a dit « si si elle a raison ! ». Séville à l’Aube s’inspire d’une nuit de sexe, enfin on dit d’amour, on va dire, avec des odeurs de secrétions diverses, on va dire, et ça évoque certains parfums « sales », comme Jicky, que je ne sais plus qui a comparé à un pied de lavande dans lequel un chat aurait chié. Il y a aussi Nuit Noire de Mona Di Orio, qui me fait penser à un tiroir plein de lingerie fine…

Vu aussi une vieille amie à Villeurbanne.
Il y a des gens avec qui on a des conversations qu’on ne peut avoir avec personne d’autre. C’est cool.

Bref, voilà, je suis sur la piste d’une maison.

——-

Vendredi 27 octobre 2017, 9h, Haute-Savoie.
Ca devient de plus en plus difficile d’avoir des échanges constructifs sur les « réseaux sociaux ». Les gens sont presque tous sur leurs smartphones en continue, baignent dans du wifi, les antennes relais en ville…
Les champs électriques hautes fréquences, ça zombifie grave.
Et quand on leur explique que les hautes fréquences zombifient, c’est pire, ils le prennent très mal, forcément. Le smartphone, c’est sacré, surtout au prix où ils l’ont payé. Le veau d’or.
Ils lisent les commentaires à moitié, en mémorise le quart de ce qu’ils en lisent, et l’interprètent n’importe comment… C’était déjà parfois un peu comme ça sur les forums de discussion il y a 20 ans, mais là c’est juste de pire en pire.
Je vais finir par renoncer à participer, ce sera mieux pour ma paix de l’esprit.

——

31 octobre 2017, 6h45, Haute-Savoie.
Aujourd’hui, direction La Pesse, pour au moins 24h.
RDV avec mon ostéopathe jeudi matin, donc retour au plus tard jeudi matin.
Je vais voir comment le chalet se comporte par température automnale.
Ici, j’ai découvert que la chaudière en mode hiver ne me réussit pas du tout. Je tolère son champ magnétique en été, quand elle tourne 4-5 fois par jour, mais là en mode hiver, au bout de 2-3h, je fais de l’hypoglycémie, je deviens irritable, je me sens oppressée. Alors je ferme tous les radiateurs, la chaudière s’arrête et ça va mieux, mais du coup, ça se refroidit vite, même avec le poêle à bois en route dans la salle à manger.
C’est pas rigolo. Donc je vais probablement essayé de retourner passer du temps au chalet.
[post-scriptum, décembre: j’ai fini par entrer plus ou moins en tolérance de la chaudière, ça oppresse toujours un chouilla, ça fatigue, ça affaibli un chouilla les jambes, ça crispe les épaules, ça rend le champ magnétique du frigo plus pénible mais c’est devenu supportable)

J’y suis passé un après-midi le 21 octobre, il pleuvait, et le fait que les trous dans les madriers ait été bouché par du bardage, c’est magique, ça permet au petit poêle à pétrole de chauffer correctement le lieu.

Et puis la météo annonce du soleil, la porte vitrée orientée sud va faire chauffage solaire.

Je vais aussi donner une consultation naturo à Oyonnax. C’est cool.

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