Journal de transition – Avril

Oyonnax, Ain, 28 mai 2017.

Depuis la fin mars 2017, je me suis installée à temps partiel dans un petit chalet-cabane dans le sud du Jura (France). 16m2 sans l’eau courante ni l’électricité. A temps partiel parce que lorsque la température tombe sous les 5° et qu’il pleut et/ou qu’il neige, ça devient trop dur, là haut à 1200m (environ) d’altitude (sans isolation décente, sans chauffage décent). Et puis j’envisage une installation plus définitive ailleurs, plus au sud, peut-être.
C’est une période de grande incertitude. Je devrais y voir plus clair lorsque la MDPH m’aura donné sa réponse: ai-je droit ou pas à l’Allocation Adulte Handicapé? J’en ai fait la demande en juillet 2016, et, depuis, la MDPH fait durer le suspens.

J’ai un ordinateur portable que je peux emmener pour écrire confortablement là-haut dans ma montagne, j’ai aussi un appareil photo et je donc je m’occupe, entre autre, en documentant un peu cette installation plus ou moins partielle, plus ou moins temporaire, ou pas…
J’appelle ça un « journal de transition »: transition d’une situation donnée à une autre, je ne sais pas encore laquelle exactement… Suspens…

 

Journal de transition

19 avril 2017, La Pesse, Jura, 1200m d’altitude, 17h.
Batterie d’ordinateur portable chargée à fond, en mode éco. J’ignore encore où je pourrai la recharger. Je vais commencer à prospecter pour essayer de trouver un chargeur solaire, au moins pour le téléphone portable, qui chargera peut-être aussi ma petite « tablette ».
Après le réveil-thermomètre à eau, la lampe solaire et à dynamo, la radio solaire et à dynamo…, un chargeur solaire compléterait bien mon attirail « autonome ».
Je pourrais peut-être aller trouver de l’électricité pour l’ordinateur au bar du gîte Burdet, ou au Point Information, ou plus probablement à la médiathèque de Saint-Claude, à un peu plus de 20km d’ici.

Sortir du nucléaire tout en restant « connectée » au réseau, ça demande une certaine organisation…

A la médiathèque de Saint-Claude, j’y suis passée m’inscrire en début d’après-midi : c’est gratuit pour accéder au wi-fi et consulter des documents sur place, mais j’ai oublié de demander s’ils ont des prises pour les ordinateurs portables. J’oublie toujours quelque chose.

Je suis passée à Emmaüs, pour le plaisir de fouiner, plus que par nécessité : trouvé un joli pull 50% laine mohair, une jolie veste quasi 100% laine, et je ramène un jeans trop petit, que je n’ai pas pu essayer sur place, tout ça pour 8 euros.
A Casino, le rayon bio est assez chiche. Je me suis offert une terrine végétale, pour essayer, en espèrent que je ne vais pas y réagir bizarrement.
Un peu envie de gourmandise et de gras. Le froid demande de manger gras, sinon on dépérit. Les habitants de Sibérie dirait que la meilleure graisse pour résister au froid, c’est la graisse de phoque, mais il y a peu de phoques par ici.

Je suis remontée de Saint-Claude sous une giboulée. La neige tourbillonnait sur la route. Je n’ai plus mes pneus d’hiver, mais la neige était trop légère pour tenir et le temps semble déjà vouloir un peu s’éclaircir… Ca devrait aller…

Je fais beaucoup plus attention à la météo, ici, c’est une préoccupation centrale, à cause de la température.

Le froid sec, je ne le crains pas. Ce que je redoute c’est le froid humide. A température égale, le froid humide est nettement pire, comme par grand vent : ça s’insinue, c’est vicieux.
De retour dans le chalet cet après-midi, la première chose que j’ai faite c’est de regarder mon réveil-thermomètre à eau : 8°. Ca m’a rendue toute contente. 8° ! Il fait presque chaud, enfin bien couverte, avec le bonnet, le gros manteau en cuir fourré, des collants sous le pantalon, une chemise en laine et soie, deux gros pulls, des gros chaussons de laine…

Je suis aussi passée à Mr Bricolage, mais je n’y ai vu aucun poêle à bois. Je suis très tentée par un poêle à bois en fonte, label flamme verte, à faire poser par un professionnel.

J’ai envie d’améliorer tout l’agencement intérieur, de faire poser des étagères partout, mais pour ça, faut déjà trouver et poser le poêle à bois, et aménager le « coin cuisine » autour, ou à côté. Le poêle à pétrole pu trop et il est d’une efficacité tout juste passable. Ce matin, la température est passée de 3° à 7° en 4 heures.
Il faudrait aussi améliorer l’isolation, enfin du moins  en créer une.

Il y a environ 3 semaines, un voisin du lotissement d’à côté a fait une grosse fête et, un peu avant 23h, je me suis réveillée avec les vibrations des basses dans tout le corps. Au bout de 3/4h, j’ai craqué, j’ai appelé la gendarmerie. Il vaut mieux ne pas être en train de se faire assassiner quand on les appelle : on tombe sur la brigade de Lons-Le-Saunier, qui se charge de transmettre à la patrouille la plus proche.

Une isolation phonique, ce ne serait pas du luxe, donc, surtout si La Pesse est devenu festive, avec toutes ces résidences secondaires qui ont fleuri de partout… Et puis on est pile sous un couloir aérien, non loin de Genève, et rien que les avions qui volent bas peuvent m’empêcher de m’endormir, donc même ici je mets des bouchons d’oreilles, qui ne peuvent malheureusement rien contre les basses de la grosse zic électro.
Les gendarmes, je ne sais même pas s’ils sont passés, au final. Mon taux de cortisol ou d’adrénaline a dû remettre 2h à retomber et à me laisser me rendormir.

Sorry les voisins mais faut pas me réveiller en pleine nuit avec de la grosse zic.

Le jour même, dans l’après-midi, je m’étais justement dit « qu’est-ce que c’est calme ! ». Si l’on fait abstraction des avions, c’est vraiment très calme, délicieusement calme.

Ah, revoilà déjà le soleil. 9°, mais le ciel semble encore bien bouché à l’ouest…

J’ai envie de planter des choses. Je crois que ça fait 4 ans que je me dis que j’ai envie de planter des choses et que je suis trop accaparée par d’autres choses pour le faire. Je pense haies vives, boutures d’églantiers (ça se bouture, un églantier?), aubépines, framboisiers, courges, pois de senteur et pavots, je rêve même d’un pommier ou deux. Il faudrait trouver des pommiers d’altitude, cultivés en pépinières d’altitude. Peut-être dans les Bauges ?! Je ne sais même pas si je pourrais creuser un trou assez profond pour un bébé pommier : si ça se trouve, le socle rocheux est trop près de la surface. Je pourrais peut-être aller demander au maçon qui a fait la dalle en béton, il y a 25 ans…
Ah et à la Ferme de Sainte Marthe (boutique en ligne), en plus du « Guide du potager bio en montagne », en plus des graines de courges et de pois de senteurs, j’ai aussi commandé des graines de tabac blond de Virginie. Je pourrais peut-être en faire une plante d’intérieur, ici ? Ou le semer chez ma mère ! C’est écrit sur le sachet: ce tabac se fume.

Le tabac est une plante sacrée pour les chamanes, elle aide à chasser les « mauvais esprits ». Par contre, si on en abuse, ils ne nous quittent plus, les mauvais esprits. Si on peut dire ça comme ça.

Quelques flocons virevoltent encore un peu, dans le soleil, sur les jonquilles.

Et voilà que quelques grêlons s’insinuent à l’intérieur… Le vent doit les chasser sous les tuiles, et il doit y avoir une fente quelque part… Va falloir améliorer ça aussi…, où bien partir.

On verra.

bota5

– – –

20 avril 2017, La Pesse, 17h.

Un ami est venu me voir aujourd’hui. Il fait bon avoir des amis bricoleurs. Il a eu une bonne idée pour le chauffage : opter pour une cuisinière à bois d’occasion. Puisque je ne suis pas sûre de m’installer ici définitivement, opter pour de l’occasion est rationnel. Pas de label flamme verte, pas de système de double combustion super moderne, mais le principe de la récupération reste écolo au final.

Il m’a aussi offert un chargeur solaire pour téléphone portable, autrement dit c’était Noël. Le téléphone est chargé, la tablette est chargée, et il est question de m’équiper d’un adaptateur supplémentaire qui permettra aussi de charger l’ordinateur, ce qui serait juste parfait. Le grand luxe.

La tablette qui se charge à l’énergie solaire, la radio solaire/à dynamo, la lampe solaire/à dynamo:


Il est donc désormais prévu l’achat d’une cuisinière sur leboncoin, des travaux d’isolation et d’agencement, probablement par « tranches », la priorité allant au chauffage.

Il faisait 2° ce matin dans le chalet.

Aujourd’hui, grand soleil pour compenser, je crois que j’ai même la figure un peu cuite. On bronze vite à 1200m d’altitude.

Je crois que je j’aime bien dire « 1200m d’altitude ». Ca fait genre « moi je suis une montagnarde, une vraie, comme mes ancêtres du coin ! ».

En permaculture, on préconise de conserver les semences de notre jardin précieusement : ce sont les plus adaptées à notre terrain, à notre sol, à notre climat… De génération en génération, elles stockent de l’information épigénétique qui les rend plus résistantes, plus résilientes, du coup elles prospèrent mieux chez nous que chez quelqu’un qui habiterait un climat plus « propice », mais qui aurait justement un sol différent, une hygrométrie différente, un temps d’ensoleillement différent, etc…
Les 3/8ème de mes ancêtres de ces 2 derniers siècles sont de ce terroir jurassien (grosso modo, répartis d’un côté dans ce secteur de La Pesse, Les Bouchoux, et de l’autre dans celui de Mouthe). D’un point de vue épigénétique, ils m’ont probablement transmis une partie de l’information nécessaire à un bon enracinement sur ces terres.
Selon une telle logique, je pourrais aussi partir m’installer dans les Ardennes, puisque j’y ai la moitié de mes ancêtres, mais j’aime trop pouvoir dire « 1200m d’altitude ».
Bon, je ne resterai peut-être pas ici au final, ou bien je garderai cet endroit en guise d’estive…

Je suis encore dans l’incapacité de faire des projets à long terme (au-delà de 1-2 mois). Je peux rêver à beaucoup de choses, comme de reprendre mes études et d’entamer un cursus de psychologie à Chambéry, comme je l’envisageais déjà à 20 ans… Mais il me manque un élément majeur pour prendre une quelconque décision digne de ce nom.

Il y a 9 mois, j’ai fait une demande d’AAH et j’attends encore la réponse.
Faut-il en parler ou pas, de cette Allocation Adulte Handicapé ?
Le handicap est tellement stigmatisé, les personnes handicapées tellement discriminées… Dès qu’on annonce qu’on est « handicapé », ça y est, soit les gens nous considèrent comme de dangereux irresponsables, soit comme d’éternels enfants qui n’ont pas besoin de grand chose en dehors de quelques gentillesses polies très condescendantes, soit comme des gens qui finiront un beau jour par devenir « non-handicapés », à condition de se décider à se bouger enfin un peu le cul (surtout en cas de handicap « invisible »).

Les non-handicapés sont handicapés, dans leur relation aux handicapés, par leur incapacité à réaliser que c’est en partie à eux de faire un travail d’adaptation au handicap, que ce n’est pas à nous de faire tout le boulot, étant donné qu’on a déjà un boulet au pied au départ : notre handicap.

Devoir faire tout le boulot d’adaptation à la société, à la communauté, pour un handicapé, c’est se rajouter un second boulet au pied, pendant que les autres courent comme des lapins, sans traîner aucun boulet chronique indépendant de leur volonté (une dépression, c’est un boulet, mais ça se soigne, c’est une ex-dépressive qui vous le dit).

Et après on nous dit « c’est pour ton bien qu’on te laisse ramer, qu’on te laisse galérer, ça te fait le cuir. Regarde, moi, personne ne m’a jamais aidé »… Ce qui est souvent inexact, d’ailleurs, l’être humain étant un animal grégaire par nature, il est aidé ponctuellement par ses congénères, parfois même sans s’en rendre compte, sans qu’il l’ait demandé… Et comme il n’a rien demandé – puisqu’on ne lui a pas appris à le faire, il est convaincu qu’il ne doit jamais rien à personne… Bref.

Société individualiste mortifère.

– – –

21 avril, 12h, La Pesse, grand ciel bleu, 5° à l’intérieur du chalet, 3° à l’ombre sur le seuil, 10° sous l’auvent, 12 au soleil (c’est l’été!).

Je commence à bûcheronner : je pars à la recherche de rondins dans la forêt derrière le chalet, pour mes futures plates bandes au pied de la butte. Il y a eu une coupe de bois l’année dernière. Il y a du « déchet » encore utilisable, recyclable, d’occasion. Reste juste à les trouver et à les ramener.

Repéré des gentianes bleues.

Pour cet après-midi, j’hésite entre aller jusqu’au lac de l’Embouteilleux à pied, ramener les premiers rondins repérés, ou faire les deux.

Ce matin, après la session de 30 minutes sur internet, au Point Information, j’ai fait bombance d’eau pour un shampoing. Bien 2 litres y sont passés, plus une cuillère à café de shampoing bio. Du coup j’ai aussi fait un bain de pied et un brin de vaisselle. Au final, bien 3 litres au total y sont passés.

Ce shampoing liquide, du bio à l’huile essentielle de lavandin, de chez L’Artisan Savonnier, du made in France, je l’utilise pour tout : vaisselle et toilette. Une à deux gouttes par ci, une à deux gouttes par là. J’économise aussi l’eau, vu que je vais encore la chercher à pied aux toilettes publiques du village, par bidon de 5l maximum, ou plusieurs bouteilles de 1L. Je pourrais acheter un bidon de 10L, que je remonterais en voiture, mais je préfère m’en tenir à cette solution pour le moment : ça fait les cuisses et ça force à l’économie, autant qu’à sortir de chez soi même quand je n’en ai pas trop envie.

Vu que je n’ai ni tout à l’égout, ni fosse sceptique, ni phytoépuration moderne, c’est la terre qui épure tel quel au fur et à mesure, surtout la butte. Donc autant ne pas la noyer.

Hier en début d’après-midi, on a vu un chamois sortir tranquillement du bois de l’autre côté de la route en contre-bas, traverser la route, remonter à notre droite dans le champ à l’ouest du terrain. Première fois que j’en voyais un ici.

J’en avais croisé un sur une route des Bauges, il y a plusieurs années, en revenant d’un concert punk, une nuit d’hiver. Aveuglé par la lumière de mes phares, il avait mis un peu de temps à traverser. Je croyais que ce genre d’animal ne sort que la nuit, ou bien reste cantonné en journée à des zones éloignées des habitations… Mais après tout, il y a plus d’un an, en plein hiver, j’avais observé une bande de biches en début d’après-midi aussi, à deux pas de la maison de ma mère, dans un champ entouré d’habitations…

J’écris cela à l’intérieur du chalet. Je porte juste ma chemise en laine et soie, un t-shirt en coton à manches longues, un gros gilet en laine et ça va. C’est que je me suis activée à traîner quelques rondins, un peu plus haut, il y a 30 minutes, ça réchauffe.

Avec ce temps sec et le vent, mes cheveux sèchent assez vite. Si j’avais les cheveux courts, on s’en foutrait, mais ils m’arrivent à mi-bras maintenant, et ils sont assez épais et il fait 5° dans ce chalet et cela m’émerveille de voir que je reste la tête encore un peu humide comme ça, sans grelotter.

Mercredi juste avant la fermeture de la fruitière, sous la giboulée de neige, les flocons dans la figure, je suis allée m’acheter une terrine de porc. Moi, l’ex-végétalienne qui rêve de le redevenir, je sens bien qu’ici, mon corps réclame du gras, du lourd, du dense, de la graisse d’animal costaud. L’huile de coco ne suffit pas à me contenter. Alors le porc, j’en mange peu mais j’en mange, et de bon cœur. Et c’est la seule viande qui me fasse envie.

Il y a une sorte de dicton que me ressort ma mère de temps en temps :

« – Qu’est-ce que tu préfères ? Le lard ou ta mère ?
– J’aime mieux le lard ! », en faisant bien traîner le a : « laaaard » !

Je suppose que ça contribue à aider à « tenir », ça et la maca (de Buywholefoodsonline), le magnésium (glycinate et lysinate, en poudre sans additifs, de Doctor’s Best, via iherb), la vitamine C en poudre sans additifs (de Now Foods, via iherb), les plantes pour le foie en ampoules buvables de chez Dietaroma, le cacao cru, le chocolat.

Bon je fais la maline mais mes petits doigts commencent à avoir froid et je commence à avoir faim, donc voilà, je vais pique-niquer au soleil, et bronzer encore un peu.

16h25 :

Trouvé des chenilles processionnaires !!!! Au secours !! Elles rampent par terre un peu plus haut dans la pente au-dessus du chalet, heureusement pas chez moi mais je l’ai ai trouvées en faisant ma chasse au crottin de cheval…


Elles tissent des espèces de cocons et puis se dessèchent… :


… C’est bien d’avoir des voisins qui ont des chevaux et qui les mettent souvent dans le champ d’à côté… C’est bon pour le futur jardin… Mais  ces chenilles processionnaires, par contre, je m’en passerais bien. Ce matin en faisant ma chasse aux rondins, je me demandais ce que c’était que ces espèces de grands voiles-cocons, comme des toiles d’araignées, ici et là, à même le sol… Bah voilà, j’ai la réponse.
Reste plus qu’à savoir quoi faire. Les laisser en paix, j’ai pas envie. Les éviter oui mais je les arroserais bien d’huiles essentielles, de loin, ou de xylophène.

J’ai donc commencé non seulement à ramener des rondins, mais aussi du vieux crottin bien desséché et quelques grosses pierres. J’ai commencé à créer une bande de terre cultivable, au pied de la butte. Ca fait les bras et la corne des mains. Je vais poser des pierres le long de la butte, histoire qu’elle ne s’affaisse pas, maintenant qu’elle est entamée. Les rondins feront la bordure du bas.

Enfin en tout cas, pour le moment c’est ça le « plan ».

Post scriptum : les chenilles ne sont probablement pas des « processionnaires » sticto-sensu, puisqu’elles sont cantonnées au sol, mais des cousines. En mai, on en trouve aussi à côté du chalet. Il vaut mieux se contenter de les laisser tranquille.

– – –

22 avril 2017, La Pesse, 15h15, 11° à l’ombre dans le chalet, mais nettement plus quand on a le dos au soleil.

Le soleil est un merveilleux masseur.

C’est un peu un luxe ultime de pouvoir se faire bronzer en toute tranquillité chez soi. Je me passe volontiers de l’eau courante ou de l’électricité mais me passer de séances de bronzette, ça se serait dur.
A une autre époque – époque qui dura peut-être 15-20 ans, j’avais horreur de m’exposer au soleil, j’avais tout le temps des lunettes de soleil dans mon sac, même en hiver, je préservais mon teint de vampire avec soin.

Depuis fin 2012, et les importantes modifications alimentaires opérées cette année-là durant l’été (mise en place progressive d’un végétalisme à tendance crudivore/alimentation « vivante »), je suis devenue fan du soleil.

Je ne suis plus végétalienne, je garde juste une alimentation aussi « vivante » que possible (crue, fermentée, séchée, pressage à froid pour les huiles, etc.), mais le goût pour le soleil est resté.

Ce matin j’ai continué la création d’une bande de terre cultivable, ramené quelques rondins et grosses pierres supplémentaires trouvés dans le bois juste derrière.

Avant:

earth1

Après (pas encore fini):

earth2

C’est fou la quantité de bois que les bûcherons laissent sur place après une coupe.

J’ai bien éclaté mes ampoules faites hier en remaniant ma serfouette.

Je vais passer la fin de la journée chez un cousin qui habite non loin et qui pourra peut-être me donner sa vieille cuisinière à bois dont il n’a plus guère l’usage, si elle n’est pas trop large pour ma porte d’entrée…

A Oyonnax:

Je retourne voter dans mon ancienne commune de Haute-Savoie demain, vu que je m’y suis inscrite fin décembre in extremis, ce serait dommage de ne pas en profiter et je ne suis pas encore domiciliée ici. Ca devrait être fait prochainement. Mais, pour moi, les démarches administratives, c’est plus dur que de manier la serfouette avec des ampoules aux mains.

Bref, pour le chauffage, je vais donc peut-être opter pour une cuisinière à bois d’occasion. Reste juste à trouver la bonne taille.

Je pars demain passer quelques jours en Haute-Savoie, entre autre chez des amis qui me prêtent leur maison. Je prévoyais de revenir ici le 27, mais les prévisions météo sont franchement mauvaises, avec non seulement du froid, du gel, mais de la pluie, voir de la neige. Les prévisions à une semaine sont rarement parfaitement fiables, mais sans chauffage décent, c’est le genre de temps humide que je ne peux guère supporter.

Donc au programme ces prochains jours : orgie d’internet, farfouillage sur leboncoin.fr, peut-être publication d’un ou deux articles pour mon blog de naturo pro… Peut-être sur le cannabis thérapeutique, vu que j’ai entendu sur France Inter un débat sur la légalisation du cannabis, entre autre avec une psychiatre qui a écrit un bouquin sur le sujet, et ils ont discuté de ça pendant eufh, plus de 30 minutes, en décidant dès le départ de ne pas discuter des propriétés thérapeutiques de la plante… Comment débattre de la légalisation/dépénalisation, sans inclure les propriétés thérapeutiques, et donc l’une des raisons de la remise en question des croyances sur lesquelles sont fondées la pénalisation…. ?? Allô ? Autrement dit, comment dépenser du temps d’antenne public en négligeant un des arguments clés de la dépénalisation… Ou comment jeter l’argent public par les fenêtre… Un tel manque de logique, ça me choque franchement. Ah la la, Radio France et son culte de la bien-pensance… Pour rappel, même l’aspirine, en vente libre, est un médicament dont l’abus peut vous conduire aux urgences pour cause d’hémorragies, c’est pour ça qu’on a créé un truc qui s’appelle les « notices », vendues avec les médocs… Bref.

Ah et j’aimerais bien aussi trouver un vieux coffre-banc à serrure, avec sa clé, de façon à pouvoir prêter le chalet, sans craindre que mes affaires les plus personnelles ne tombent entre des mains indiscrètes. J’ai toute une grosse collection de journaux intimes à stocker.

– – –

Vendredi 28 avril, 8h, Haute-Savoie.

En stationnement en Haute-Savoie pour quelques jours.

En Haute-Savoie, je retrouve les chats: la petite Pépette (officiellement « Lili »):

Et mon gros chat Nounou (officiellement Minou):

Évidemment, les prévisions météo pour la semaine prochaine ont changé. Pluie et froid pour le début de semaine. Aïe. J’y retourne ou pas ?
Attention, truc de fille : j’ai mes règles pour la seconde fois en 2 semaines. Soit c’est mon corps qui n’apprécie pas du tout une température inférieure à 5° au réveil et de multiples allées-retour entre le Jura, l’Ain, la Haute-Savoie, la Loire, avec un petit tour en nord-Ardèche pour faire bon poids, soit c’est le début de la « fin » : la ménopause.

Le petit tour en nord-Ardèche, entre autre à Annonay, m’a beaucoup plu: une ville de caractère, toute en relief, avec des lilas absolument partout, ville qui connu son heure de gloire et qu’on sent bien sinistrée, mais pas complètement morte du tout, voir en renaissance, entre autre avec son festival La bio dans les étoiles et puis…

… Le souvenir majeur d’Annonay, le parfum des lilas qui se mêle à celui des pins, au soleil:

Le joueur d’harmonica, dans les lilas du parc Mignot:

 

Bref… Demain une conférence sur l’autisme à côté d’Oyonnax. J’y vais j’y vais pas ? La météo annonce un temps sec jusqu’à dimanche soir…

Hier on est passé en même temps que la neige à La Pesse, pour rencontrer Mr le Maire et faire le point sur le statut du chalet. Un 16M2 construit sur un ex-terrain constructible, redevenu terrain agricole, construit il y a 25 ans (avec l’autorisation du Maire de l’époque), ça rend certaines choses mystérieuses.

20h. Le Maire (d’aujourd’hui) a appelé. Pour résumer, le chalet n’existe pas. Ma mère et le Maire de l’époque ont fait les punks, sans le savoir, en tout innocence… Ca rend certaines choses compliquées.

Déprimée, fatiguée, pas bouger.

– – –

 

 

 

 

 

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